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Actualité |
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Les Intamba Mu Rugamba s’apprêtent à affronter les Ecureuils du Bénin: 01/09/2010
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Des joueurs des Intamba Mu Rugamba |
Les entraînements se poursuivent. Et ce, à un rythme positif vu les schémas tactiques qu’Adel Amrouche inculque à nos joueurs. Ces schémas mettent en avant le potentiel attaque. Pour que nos garçons aient le sens du but. Le goal keeper Omar Wage venant de la Norvège impressionne plus d’un ! Pourtant, l’on nous a dit qu’il n’a pas de club là-bas ! Donc, qu’il ne joue pas ! Et bien, amis sportifs, Wage émerveille le public en faisant des arrêts spectaculaires. Des réflexes qui enflamment la foule présente au stade. S’il fait les mêmes gestes lors des éliminatoires, le Burundi pourra faire une bonne prestation. Pour autant, bien évidemment, que nos défenseurs fassent correctement leur travail. Un gardien de but esseulé, parce que sans défense, ne peut pas faire grand-chose devant des attaquants habiles et fins marqueurs.
Côté joueurs locaux : Tambwe Amisi, attaquant de Vital’O FC et meilleur buteur du championnat, a préféré ne pas répondre aux entraînements pour s’en aller au Rwanda. Il aimerait, nous dit-on, jeter son dévolu sur Kiyovu Sport du Rwanda. Actuellement, il a regagné le pays. Quelle erreur que de ne pas répondre présent aux entraînements de l’Equipe Nationale ! Grossière erreur ! Voilà qui prouve l’immaturité de nos joueurs et surtout leur mental excessivement faible. C’est très dommage ! Un comportement de cette nature le discrédite vis-à-vis de l’entraîneur et de l’opinion sportive. Car, faire partie de l’Equipe Nationale est un honneur sans pareil. Et une bonne vitrine pour se faire connaître à l’extérieur. C’est de cette façon que les clubs professionnels achètent les joueurs venant de nos clubs très peu nantis et de surcroît mal organisés.
Le deuxième meilleur buteur du championnat, à savoir Abdulazak Fiston de Lydia Ludic Burundi Academic, a fait la même bêtise ! Au moment où les entraîneurs de notre Equipe Nationale ont fait appel à lui, il n’a pas trouvé mieux que d’aller au Rwanda tenter sa chance dans la formation d’Etincelle. Equipe, nous apprend-on, qui participera l’an prochain à la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF). Peu importe ! Est-ce vraiment une raison de boycotter les entraînements de notre Equipe Nationale ? Fiston est très jeune et plein de talents comme attaquant. En faisant ses preuves dans les Intamba Mu Rugamba, il pourrait peut-être intéresser les clubs professionnels venant d’un peu partout. Qui sait ? Voilà un joueur qui vient de laisser passer à côté ses chances d’émerger en Equipe Nationale. Car, en adoptant un tel comportement, il aura du mal à regagner la confiance des entraîneurs. Tant pis et dommage pour lui !
Les joueurs Nzokira Joseph de Vital’O FC (goal keeper), Habarugira Jean-Paul d’Athletico, Karekezi Etienne dit Ramadhani d’Inter Star, Sulemani d’Inter Star et Christophe Ndayishimiye venant du Botswana ont été boutés dehors ! Les entraîneurs les ont jugés peu compétitifs et peu convaincants lors des exercices de préparation. Pas de discussion, c’est comme ça ! Nous verrons si ces décisions donneront raison à nos responsables techniques. Pour l’heure, pas de polémiques à quelques jours de notre première confrontation contre les Ecureuils du Bénin. Nous avons besoin de concentration et non des esclandres qui viendraient perturber nos joueurs. Match prévu à Cotonou ce dimanche 05 septembre 2010 et non ce samedi 04 septembre comme annoncé. Veuillez nous excuser pour cette erreur.
Côté joueurs venant de l’extérieur : certains sont déjà là ! Il s’agit de : Omar Wage (goal keeper) venant de la Norvège, Niyonkuru Vladimir (goal keeper) venant du club Azam de Tanzanie, Fuwadi Ndayisenga de Kiyovu Sport du Rwanda (milieu offensif et capitaine de cette équipe), Nizigiyimana Karim (arrière latéral droit) de l’Association Sportive Vita Club de la RDC, Papy Faty (milieu offensif ) évoluant dans les rangs de Maastricht en Hollande. Est attendu à Bujumbura ce lundi 30 août 2010 à 10 heures du matin : Nahayo Valéry (capitaine des Intamba Mu Rugamba et défenseur central) de Kaiser Chiefs en Afrique du Sud. Sont attendus incessamment avant ce choc de Cotonou : Ndabashinze Dugary (ailier droit) jouant pour le Racing Genk en Belgique et Tambwe Floribert (milieu défensif ou défenseur central) venant d’Azerbaïdjan au FC Bakou et Irambona Abdallah dit Ndjali (milieu offensif) venant d’Oman.
Ont été contactés par Adel Amrouche et ont refusé de servir notre pays : Ciza Cédric (milieu offensif ou ailier droit) jouant en Belgique à Charleroi et Nahimana Christophe (attaquant de pointe) jouant pour le compte de l’Olympic ROCCM de Belgique.
Pourront peut-être venir pour le match qui opposera le Burundi à la Côte d’Ivoire au début du mois d’octobre courant : Ntibazonkiza Saido (attaquant de pointe ou milieu offensif) jouant au Krakow en Pologne, Berahino Saido de West Bromwich Albion FC d’Angleterre (attaquant de pointe jouant pour l’équipe B de West Brom) et Gaël Bigirimana (milieu défensif) de l’Académie de Football de Coventry en Angleterre. Il faudra faire appel à ces garçons avec tact et doigté pour qu’ils défendent notre patrie. Nous avons besoin d’eux ! Absolument !
Il y a incertitude pour le cas de Mohamed Tchité dit Mémé évoluant dans les rangs du Racing Santander en Espagne. La FFB lui a envoyé une invitation. Récemment, nous avons appris que la FIFA l’a stoppé net alors qu’il s’entraînait dans les Diables Rouges de Belgique (équipe nationale belge). Préparatifs pour les prochaines éliminatoires de l’Euro 2012. Mohamed Tchité a joué pour le Burundi (Intamba Mu Rugamba junior et senior) avant d’aller en Europe. Le règlement de la FIFA est clair comme le jour à ce sujet : impossible de jouer pour une autre équipe nationale quand on a servi son pays dans la catégorie junior et/ou senior. Donc, Mohamed Tchité ne peut que jouer pour nos Intamba Mu Rugamba. Reste à savoir s’il va accepter de défendre les couleurs du Burundi. Jusqu’ici, tout porte à croire qu’il n’est pas « tout chaud tout flamme » pour venir. Il faut dire que nos responsables ne font rien pour l’intéresser ! Il devrait y avoir au sein de la FFB un service spécial chargé de suivre de très près nos joueurs évoluant à l’étranger. Les accueillir chaleureusement quand ils viennent pour les vacances. Les inviter dans des hôtels hyper classe pour leur donner une certaine importance. Importance qu’ils méritent du reste ! Et discuter avec eux en long et en large la manière d’opérer pour que le Burundi ait une place de choix sur la scène footballistique mondiale. Rôle dévolu aussi au Directeur Technique National (DTN).
De ce point de vue, la FFB est véritablement molle et a besoin d’un cours approfondi en marketing. Pour intéresser et attirer nos joueurs venant de l’étranger. Certains parmi eux sont des professionnels à part entière. En les alléchant, il y a lieu de stimuler les germes de patriotisme qui dorment en eux. Car, nous n’avons aucun doute qu’ils aiment leur patrie. La balle se trouve dans le camp de nos responsables sportifs, Fédération et Ministère des Sports confondus. Qu’ils fassent montre de vivacité et d’efficacité !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Interview avec Monsieur Bahama Désiré : 01/09/2010
« Le football moderne a considérablement évolué et exige des moyens colossaux pour obtenir de bons résultats »
L’invité de notre journal cette semaine n’est autre que Monsieur Joseph Désiré Bahama, Président de Vital’O Football Club. Il nous dit pourquoi son équipe domine depuis un bon nombre d’années le football burundais. Mais ne manque pas de montrer les obstacles aux performances positives de son équipe sur le plan international. Ces barrières freinent toutes nos équipes y compris l’Equipe Nationale dit-il. Des voies de sortie sont proposées via une série de recommandations contenues dans cette interview. A la fin, notre hôte plaide en faveur des Intamba Mu Rugamba pour que chaque joueur bénéficie d’une prime motivante à la veille des éliminatoires de la CAN 2012.
Monsieur le Président, bonjour. Vital’O Football Club que vous présidez remporte sa vingt et unième coupe en Ligue A. C’est le meilleur palmarès national. Selon vous, où réside la force de votre équipe ?
Bonjour Monsieur Patrick Sota. D’emblée, sachez que je ne vous cache pas mon entière satisfaction liée au palmarès de notre club. C’est très encourageant pour les fans et dirigeants de Vital’O FC. En dépit des difficultés financières auxquelles nous faisons face, notre équipe se maintient et parvient à garder la tête hors de l’eau. Notre force repose sur quatre facteurs :
- Vital’O FC est une légende vivante, un club emblématique dans ce pays. Ce qui pousse toutes les nouvelles recrues à vouloir imprimer leurs marques pour perpétuer cette image prestigieuse de notre équipe depuis les années soixante-dix.
- Les fans, le comité directeur et le staff technique sont soudés et unis autour d’un même objectif : faire de notre formation le plus grand club burundais et l’un des meilleurs clubs africains.
- Nos joueurs suivent ad litteram nos directives et ceux qui tentent de s’adonner à des actes d’insubordination sont sévèrement punis pour que la discipline soit le maître mot dans le groupe.
- Dieu merci, nous avons la chance d’avoir un entraîneur sage, pédagogue, psychologue, expérimenté dont le savoir-faire n’a pas d’équivalent au Burundi. Pour nous, Yaoundé est vraiment un cadeau du ciel, une mine d’or. Nous sommes très fiers de l’avoir à nos côtés et très ravis de ses prestations.
Les mauves et blancs dominent sans coup férir le Championnat National depuis un certain nombre d’années. Arrivés en Ligue Africaine des Clubs Champions, ils sont éliminés dès les préliminaires. Que comptez-vous faire pour relever ce défi ?
Pas d’illusions à se faire ! Aussi longtemps que les clubs affiliés à la Fédération de Football du Burundi (FFB) ne marcheront pas au rythme du professionnalisme, nos équipes auront beaucoup de peine à dépasser le cap des préliminaires en coupes africaines y compris et par voie de conséquence notre Equipe Nationale. Voilà pourquoi Vital’O FC a du mal à redevenir ce qu’il était jadis sur le plan international. Le football moderne a considérablement évolué et exige des moyens colossaux pour obtenir de bons résultats. D’où la nécessité de sponsoriser nos clubs pour alléger les souffrances qu’endurent leurs dirigeants qui creusent dans leurs maigres ressources ! Croyez-moi, nous finirons par craquer ! Là, nous sommes presqu’à bout de souffle !
Je saisis cette opportunité pour faire un clin d’œil à la FFB et au Ministère des Sports afin que ces deux institutions vitales pour la bonne marche de notre football prennent conscience de ce grave problème. Et sachent qu’une équipe allant défendre sur la scène internationale les couleurs du Burundi devraient bénéficier d’un appui sérieux et substantiel. Or, notre club fait cavalier seul quand il va en coupe d’Afrique. Connaissant nos moyens, il y a fort à parier que notre formation soit battue par des équipes beaucoup plus nanties qu’elle. Parce qu’ailleurs, le football est sérieusement soutenu par les privés et les pouvoirs publics. Chose que nous attendons impatiemment dans notre pays.
Où en sommes-nous avec la fameuse Loi sur le sponsoring ? Votre club peut-il compter sur cette dernière pour entamer des pourparlers avec certaines entreprises et sociétés commerciales ?
Sincèrement parlant, je ne saurais vous dire où nous en sommes avec cette loi. Je sais qu’elle a été adoptée et promulguée, pas plus !!! Je vous demanderais de poser la question au Ministère des Sports pour de plus amples informations. Les présidents des clubs sauraient s’il faut ou non commencer à engager des pourparlers avec les entreprises et sociétés commerciales.
Et puis, il faut que cette loi soit suivie d’effets positifs et pratiques pour qu’elle ne soit pas caduque. Quand nous posons la question concernant cette loi à ces entreprises, elles nous rétorquent en ces termes : « Où est cette loi, montrez-la nous ! » Et d’ajouter : « Quels profits en tirerons-nous ? » Pour vous dire que cette loi, jusqu’ici, n’existe qu’en théorie ! En pratique, seul l’espoir nous fait vivre ! Or, qui vit d’espoir meurt de faim ! Qui plus est, cet espoir ne peut pas nous permettre de répondre aux multiples besoins de nos joueurs !
Aurez-vous besoin de recruter l’année prochaine de nouveaux éléments pour renforcer votre dispositif tactique et technique afin de faire une bonne prestation en Coupe d’Afrique ? Si oui, dans quel(s) compartiment(s) (défense, milieu, attaque) ?
Absolument ! Recruter est un impératif pour avoir un meilleur rendement. Quant aux compartiments à renforcer, notre entraîneur est la personne la mieux indiquée pour répondre à cette question.
Venons-en maintenant au football burundais en général. Vous avez suivi avec un grand intérêt le déroulement du championnat. Comment jugez-vous le niveau actuel du football burundais ?
Le niveau de notre football est assez bon. Hélas, le problème crucial de moyens nous handicape fortement et revient sans cesse telle une douleur lancinante survenant suite à une plaie béante qui a du mal à guérir ! Dommage ! Me référant à la prestation de Vital’O au Cameroun devant Tiko United et au Rwanda lors de la CECAFA Kagame Cup, nos joueurs ont affiché une belle image. Puisqu’ils ont croisé le fer avec des formations professionnelles qui, contrairement à nos équipes, ont dépassé le cap de l’amateurisme. Malgré cette différence de moyens et d’organisation, Vital’O FC a joué et ne s’est pas mal défendu, attirant la sympathie de plusieurs observateurs. Les équipes qui nous ont battus n’ont pas fait une promenade de santé. Parfois, nous avons été victimes d’erreurs d’arbitrage, sinon on aurait fait une bien meilleure prestation. Preuve est faite que nos garçons peuvent aller très loin dans leurs carrières avec un encadrement répondant aux normes du football moderne.
Comment jugez-vous la gestion technique, administrative et financière de notre ballon rond par la FFB ?
Ecoutez, un effort a été fourni pour la normalisation du calendrier de notre championnat. C’est un pas en avant. Maintenant, il serait souhaitable que nous débutions la saison 2010-2011 en même temps que les autres clubs de la sous région voire de toute l’Afrique et du monde entier pour être en conformité avec les recommandations de la FIFA.
Toutefois, tous les acteurs clés dans le domaine du football devraient s’asseoir ensemble et voir pourquoi les amateurs du ballon rond semblent avoir déserté le Stade Prince Louis Rwagasore. Présence vraiment insignifiante des fans ! D’où les recettes minables que nous percevons ! Je m’écarte un peu de votre question pour chercher à comprendre pourquoi les entreprises publiques et privées se sont désintéressées du football ici chez nous. Chose qui n’existait pas les années passées. La crise déclenchée en 1993 et les années de braise qui ont suivi sont une explication à ce phénomène. Mais la crise est maintenant finie. Il faut gérer l’après-guerre en prenant à bras-le-corps les problèmes qui nous assaillent. Le football en fait partie.
Quels remèdes proposeriez-vous pour rehausser le niveau du football burundais ?
C’est simple. Et je vais les énumérer très brièvement :
- Soutenir autant que faire se peut les équipes qui participent dans le Championnat National via des actions énergiques de sponsoring : ce sont ces équipes qui produisent les joueurs de nos équipes nationales toutes catégories confondues.
- Convoquer d’urgence les états généraux du football.
- Eviter le sentimentalisme frisant le ridicule et le favoritisme dans le choix des joueurs des Intamba Mu Rugamba.
- Promouvoir une réelle politique sportive en matière de football et y mettre tous les moyens nécessaires
- Rendre opérationnelle la Loi sur le Sponsoring.
Yaoundé, votre sélectionneur, n’a pas été retenu dans l’Equipe Nationale senior malgré son meilleur palmarès comme entraîneur national (douze fois champion en Ligue A). C’est le plus grand record au Burundi. Comment interprétez-vous sa mise à l’écart par Madame Lydia Nsekera, Présidente de la FFB ?
Cette injuste et choquante mise à l’écart étonne et déçoit plus d’un ! Vous devriez poser cette question à la Présidente de la FFB pour qu’elle vous donne les raisons intimes de cette mise à l’écart. Je n’ose pas croire que Yaoundé paye le prix des accrochages médiatiques entre lui et Madame Lydia Nsekera la saison passée. Un dicton kirundi dit : « Intibagira ntibana ! » veut dire que celui qui n’oublie pas les querelles passées ne cohabite pas harmonieusement avec les gens ». Du reste, si le respectable Yaoundé peut apporter sa pierre d’édifice dans notre Equipe Nationale, il faut faire appel à lui. Et effacer d’un revers de la main ce passé sombre entre lui et Madame la Présidente afin d’augmenter nos chances de qualification pour la CAN 2012. En sport, le fair-play et l’intérêt général doivent être privilégiés au détriment des conflits entre individus. Punir Yaoundé de manière injuste revient à punir les joueurs des Intamba Mu Rugamba vu son savoir-faire et son expérience. Faut-il rappeler qu’il est, jusqu’à preuve du contraire, le meilleur entraîneur national compte tenu de son palmarès !
Notre Equipe Nationale se retrouve dans le groupe 8 pour les éliminatoires de la CAN 2012 avec la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Rwanda. Selon vos analyses, quelles sont nos chances de qualification ?
Au football, rien n’est impossible. Tout peut arriver ! Mais rien ne s’obtient au petit bonheur la chance. Il faut travailler assidûment et sérieusement. Le football est un investissement lourd qui demande une très bonne préparation et des moyens adéquats. Nos dirigeants en sont-ils conscients ? Il faut motiver les joueurs en leur octroyant des primes dignes de respect et non les malheureux trente mille francs bu (30.000 frs bu) qu’ils reçoivent pour un match international. C’est une insulte à leurs yeux ! Surtout qu’au Rwanda, pays se trouvant dans notre groupe, la prime des joueurs varie entre cinq cent dollars (500 dollars) et mille cinq cent dollars (1500 dollars) selon l’importance des rencontres livrées. Quel fossé abyssal entre les primes rwandaises et celles de nos joueurs ! Tant que ce problème ne sera pas résolu, il est impossible d’atteindre les résultats escomptés.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010 : 18/08/2010
Vingt-deuxième journée de la phase retour (Ligue A) : dernière journée du Championnat National Primus Ligue 2009-2010
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Samedi |
1408/2010 |
14h |
Bujumbura |
LLB Academic |
Athletico |
1-2 |
|
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15h |
Rumonge |
Muzinga |
Wazee |
0-2 (forfait) |
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15h |
Gatumba |
Flamengo |
Delta Star |
2-0 |
|
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16h |
Bujumbura |
Inter Star |
Prince Louis |
0-0 |
Dimanche |
15/08/2010 |
14h |
Bujumbura |
Espoir |
Vital’O |
2-6 |
|
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16h |
Bujumbura |
Union Sporting |
Academie Tchité |
0-1 |
Classement définitif du Championnat National Primus Ligue (2009-2010)
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
56/66 |
+ 41 |
Inter Star |
45/66 |
+ 25 |
Athletico |
44/66 |
+ 26 |
LLB Academic |
35/66 |
+ 23 |
Academie Tchité |
32/66 |
+ 8 |
Prince Louis |
32/66 |
- 1 |
Muzinga |
27/66 |
+ 2 |
Espoir |
22/66 |
- 18
|
Flamengo |
21/66 |
- 15 |
Union Sporting |
20/66 |
- 21
|
Wazee |
19/66 |
- 21
|
Delta Star |
4/66 |
- 47
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Amis sportifs,
La saison 2009-2010 a pris fin le week-end dernier. Inter Star, qui n’avait besoin que d’un match nul, a rempli son contrat en égalisant avec une étonnante formation de Prince Louis par un nul vierge de zéro but partout. Ainsi, Inter Star gagne la deuxième place et son ticket pour représenter le Burundi en Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF), saison 2011.
La formation de Flamengo, l’enfant chéri de Ngagara, s’en tire à bon compte en évitant la relégation. Bravo ! En s’imposant à Gatumba face à Delta Star, elle s’adjuge la neuvième place qui, jusqu’ici, était occupée par Union Sporting. Wazee de Rumonge chute en deuxième division malgré sa victoire obtenue sur forfait face à Muzinga.
Il se passe des choses dans ce pays ! Muzinga FC s’est rendu à Rumonge en portant des maillots de couleurs identiques à celles portées par les joueurs de Wazee. Bizarre ! Chose qui ne se fait jamais ! Et, de grâce, n’allez pas me dire que la formation de Muzinga ignore le règlement. Personne n’est dupe ! Avec raison, l’arbitre du match a demandé aux joueurs de Muzinga (équipe visiteuse) d’aller changer leurs maillots pour se conformer au règlement. Car, pas question de porter les mêmes couleurs que l’équipe visitée à savoir Wazee.
Le temps d’aller s’exécuter et de revenir sur terrain, l’arbitre avait déjà fait tomber son verdict : forfait ! Décision irrévocable malgré les protestations véhémentes des joueurs de Muzinga. D’ailleurs, quand ces derniers sont revenus, ceux de Wazee étaient déjà partis suite à ce forfait déclaré par l’arbitre. Score de la rencontre : deux buts à zéro en faveur de Wazee, résultat que l’on donne à une équipe bénéficiant d’un forfait.
L’on est en droit de savoir ce qui se tramait derrière cette histoire. Mais c’est difficile ! Les dirigeants de Flamengo, fous furieux, n’y vont pas par quatre chemins : c’est un coup bas orchestré par la Fédération pour faire chuter leur équipe en deuxième division disent-ils sans mâcher les mots !
La Fédération, affirme Flamengo, misait sur une victoire de Delta Star devant leur équipe à Gatumba. Et une défaite concomitamment programmée de Muzinga face à Wazee. Ce qui, automatiquement, aurait maintenu Wazee en première division. Et fait descendre Flamengo en deuxième division ! La raison, renchérit le sta ff de Flamengo, est que le président de cette équipe n’émet plus sur la même longueur d’onde que Madame Lydia Nsekera. Histoire d’affaiblir les opposants ! Vrai ou faux ?
Personnellement, je ne saurais vous dire la vérité et les raisons intimes qui expliquent ce comportement affiché par les joueurs de Muzinga à Rumonge. Dans tous les cas, ça n’a rien de catholique ! Et ça dégage plutôt une odeur de coup fourré aux objectifs inavoués ! Voilà qui fait reculer notre football. C’est très dommage ! Nous en saurons probablement plus dans les prochains jours.
Faisons alors les comptes finaux du Championnat National Primus Ligue (2009-2010). Est champion Vital’O Football Club avec 56 points sur 66, goal average de + 41. C’est lui qui représentera le Burundi en Ligue Africaine des Clubs Champions pour la saison 2011. Et ira à la Coupe Kagame Cup 2011 (CECAFA des Clubs Champions).
Est vice champion le club d’Inter Star avec 45 points sur 66, goal average de + 25. C’est lui qui représentera le Burundi en Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF) pour la saison 2011.
Sont relégués en deuxième division les clubs de Delta Star de Gatumba avec 4 points sur 66, goal average de – 47 et Wazee de Rumonge avec 19 points sur 66, goal average de – 21.
Montent en première division (Ligue A) Maniema Fantastique pour le compte de la Ligue B Bujumbura et Royal FC de Muramvya pour le compte de la Ligue B Intérieur du pays. Royal FC a battu Zèbre de Gitega en finale par la plus petite des marges : un but à zéro (1-0).
Au total, il y aura douze clubs en Ligue A dont deux nouveaux venus à savoir Maniema Fantastique de Bujumbura et Royal FC de Muramvya. L’esprit sportif nous recommande de dire coup de chapeau à ces deux équipes. Bravo ! Nous leur souhaitons d’effectuer l’an prochain un parcours couronné de succès.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Saido Ntibazonkiza s’envole pour la Pologne au Cracovia Kraków : 15/08/2010
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Marché conclu entre le club hollandais de Nec Nimègue et Cracovia Kraków de Pologne.
L’excellent footballeur burundais est la nouvelle recrue du Cracovia Kraków. Il vient tout droit du championnat néerlandais. A l’âge de 23 ans, Ntibazonkiza est un ailier très agile, bon dribbleur et capable de marquer des buts (10 buts en plus de 60 matchs d'Eredivisie avec le Nec Nimègue). Pour les non initiés, Eredivisie est le championnat hollandais (Ligue A). Sa polyvalence sera également un atout : jouer sur l'une ou l'autre aile, ou en position d'avant-centre, ne l'handicape absolument pas. Talent hors pair. Au Cracovia Kraków d’apprécier ! |
Saido Ntibazonkiza |
Ntibazonkiza fait une ascension fulgurante en allant servir l’un des meilleurs clubs polonais. Qui plus est, participe très fréquemment à la Coupe de l’UEFA (actuelle Europa Ligue). Très bonne expérience pour l’international burundais.
Dommage qu’il ait refusé de jouer pour le compte des Intamba Mu Rugamba, la sélection nationale du Burundi. D’après les informations livrées par notre confrère Styves Derrick, journaliste sportif et animateur de l’émission Rema Sport qui passe sur les ondes de la station Rema FM, ce refus résulterait d’une mésentente née entre Ntibazonkiza et l’actuel sélectionneur des Intamba Mu Rugamba en la personne d’Adel Amrouche.
Ce dernier aurait approché Ntibazonkiza en Hollande il y a deux ans pour qu’il serve notre Equipe Nationale. Hélas, ce premier contact n’aurait pas été porteur de fruits. L’accoutrement de Ntibazonkiza aurait déplu Amrouche. Mauvaise impression dès le départ ! La suite devenait alors compliquée. Amrouche au tempérament nerveux n’aurait pas eu le contact facile avec Ntibazonkiza qui, en ce moment-là, jouait pour Nec Nimègue. Ntibazonkiza l’accuserait d’avoir poussé le bouchon trop loin en demandant aux dirigeants de Nec Nimègue de le punir exemplairement pour manque de patriotisme. Et ce, étant donné qu’il aurait refusé de servir nos Intamba Mu Rugamba pour les éliminatoires de la CAN 2010. Vrai ou faux ?
Une chose est sûre : Ntibazonkiza demande à être reçu par le Chef de l’Etat avant de jouer pour l’Equipe Nationale. Certaines personnes s’en offusquent. Mais pas Patrick Sota !
Ecoutez, quoi de plus normal qu’un joueur venant défendre les couleurs nationales soit entendu par le Président de la République ? Trouvez-vous cela anormal ? Personnellement, je n’y vois aucune marque d’impolitesse ou de folie de grandeur !
Seulement voilà, Ntibazonkiza ne devrait pas en faire une histoire privée entre Son Excellence Pierre Nkurunziza, Chef de l’Etat, et lui-même.
A mon humble avis, il serait souhaitable que tous les joueurs de l’Equipe Nationale s’entretiennent avec le Président de la République avant l’entame des éliminatoires de la CAN 2012. Sous d’autres cieux, c’est du déjà vu, du déjà vécu ! Et ça se fait même maintenant. N’allons pas loin du Burundi et prenons l’exemple du Rwanda. Le Président Paul Kagame a l’habitude d’aller voir les joueurs des Amavubi (les Abeilles : nom de l’Equipe Nationale) avant leurs rencontres internationales. Pour s’enquérir de leurs problèmes. Et trouver des solutions idoines afin que les Abeilles disputent ces matchs dans de bonnes dispositions psychologiques. Très important pour le moral et le mental des joueurs ! En France, l’ex capitaine des Bleus Thierry Henry n’a-t-il pas été reçu à l’Elysée par le Président Nicolas Sarkozy ? Pour expliquer les raisons ayant causé la débâcle du onze tricolore français en Coupe du Monde 2010. Je ressasse ma question : quoi d’étonnant ou de surnaturel qu’un joueur de l’Equipe Nationale s’entretienne avec le Président de la République ? Cela ne pourrait-il pas se faire au Burundi ? Je laisse à chacun de vous le soin d’y répondre.
Pour finir, saluons le parcours effectué par Ntibazonkiza, l’ancienne gloire de Vital’O Football Club. Quand il brille, l’on parle d’un Burundi retentissant de talents à l’image de Valéry Nahayo dans Kaiser Chiefs, Karim Nizigiyimana dans l’AS Vita Club de la RDC et bien d’autres encore… C’est bon pour notre chère patrie !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010 : 15/08/2010
Vingt et unième journée de la phase retour (Ligue A) : avant dernière journée du Championnat National
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Vendredi |
06/08/2010 |
14h |
Bujumbura |
Athletico |
Inter Star |
1-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Muzinga |
Vital’O |
0-2 |
Samedi |
07/08/2010 |
14h |
Gatumba |
Wazee |
Espoir |
0-1 |
|
|
14h |
Bujumbura |
LLB Academic |
Prince Louis |
2-3 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Union Sporting |
Flamengo |
2-2 |
Dimanche |
08/08/2010 |
16h |
Bujumbura |
Delta Star |
Academie Tchité |
0-6 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
53 |
+ 37 |
Inter Star |
44 |
+ 25 |
Athletico |
41 |
+ 25 |
LLB Academic |
35 |
+ 24 |
Prince Louis |
31 |
- 1 |
Academie Tchité |
29 |
+ 6 |
Muzinga |
27 |
+ 4 |
Espoir |
22 |
- 14
|
Union Sporting |
20 |
- 20 |
Flamengo |
18 |
- 17
|
Wazee |
16 |
- 23
|
Delta Star |
4 |
- 45
|
Amis sportifs,
Comme vous le savez depuis la semaine passée, Vital’O FC est bel et bien déjà champion. Sa victoire le week-end passé sur Muzinga confirme et conforte sa position de leader. Avec 53 points sur 63 (21 matchs joués), aucune autre équipe ne peut rattraper les mauves et blancs. Mathématiquement, c’est impossible ! Il ne reste qu’une journée à disputer avant la fin du Championnat National Primus Ligue (2009-2010).
Inter Star et Athletico se disputent âprement la deuxième place qualificative pour la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF). Mais, les chances de gagner cette place reviennent à Inter Star qui n’a besoin que d’un match nul face à Prince Louis pour être sacré second. Tandis qu’Athletico devra absolument battre Lydia Ludic Burundi Academic par une avance d’au moins deux buts. Et espérer que Prince Louis fasse autant devant Inter Star. Pas facile, mais pas impossible ! Wait and see ! La dernière journée du Championnat National sera riche en suspense. Et ce, pour les matchs LLB Academic contre Athletico et Prince Louis contre Inter Star. A suivre…
Autres rencontres intéressantes prévues le week-end prochain : Wazee contre Muzinga à Rumonge et Flamengo contre Delta Star à Gatumba. En fait, Flamengo et Wazee lutteront de pied ferme pour éviter la relégation. Flamengo a une avance de deux points sur Wazee et doit coûte que coûte s’imposer à Gatumba pour ne pas descendre l’an prochain en deuxième division. Wazee de Rumonge accueillera Muzinga. Et bien, Wazee doit impérativement gagner et espérer que Delta Star (la lanterne rouge) batte Flamengo à Gatumba. Dans tous les cas, Wazee et Flamengo n’ont pas droit à l’erreur pour leurs derniers matchs. Là aussi, il y a suspense. Vous en saurez plus la semaine prochaine…
Digression : L’Equipe Nationale débute ses entraînements ce mardi 17 août 2010. Les entraîneurs désignés pour encadrer cette formation des Intamba Mu Rugamba sont : Adel Amrouche (coach principal), Amars Niyongabo (premier coach adjoint et entraîneur de LLB Academic qui est quatrième au classement) et Olivier (deuxième coach adjoint et entraîneur d’Union Sporting qui est neuvième au classement). Voilà les décisions qui émanent de Madame Lydia Nsekera, Présidente de la Fédération de Football du Burundi. Le collège des entraîneurs s’est réuni pour la forme car les décisions qui devaient être prises étaient à priori connues.
De sources bien informées, nous apprenons que Monsieur Dominique Niyonzima, Directeur Technique National (DTN), a tenu à défendre le nom de Yaoundé vu son savoir-faire et son palmarès. Mais s’est heurté à l’entêtement de Lydia Nsekera. Elle a carrément rejeté la personne de Yaoundé, l’accusant d’avoir fait montre d’indiscipline quand il a osé dévoiler les raisons intimes de son limogeage. Confère nos parutions antérieures. Vous le savez déjà, nous n’allons pas y revenir ! Nsekera ne met pas en avant les critères de mérite et de compétence ! Tel est le gage le plus sûr de tuer le football burundais ! Dommage ! Elle veut diriger la Fédération d’une main de fer ! Mais oublie que plus c’est rigide et mieux ça casse !
Sachez que tous les amateurs du ballon rond réclament à cor et à cri la venue de Yaoundé dans l’Equipe Nationale. Dans son émission très célèbre Rema Sport, Styves Derrick, journaliste sportif émérite et animateur de la dite émission, reçoit des appels téléphoniques incessants demandant l’insertion de Yaoundé dans l’Equipe Nationale. Hélas, ceux-ci se heurtent, jusqu’ici, à un niet intransigeant et choquant de Lydia Nsekera. Inutile de continuer à polémiquer sur ce sujet, attendons les résultats de nos Intamba Mu Rugamba. Après tout, nous voulons tous des performances positives de notre pays. Adel, Amars et Olivier, à vous de jouer ! Et surtout, espérons que vous aurez les coudées franches pour composer la liste des joueurs. Pas question de recevoir des injonctions venant de je ne sais qui !
Toutefois, Adel Amrouche a fait venir le retraité Wembo Sutche de Vital’O dans le staff technique de l’Equipe Nationale. Il reconnaît en lui un ancien joueur qui avait un sens remarquable du but. Et veut l’amener à lui donner un coup de main pour encadrer les attaquants des Intamba Mu Rugamba. Là aussi, une vive polémique entoure cette décision qui, certes, ne fait pas l’unanimité dans les milieux sportifs.
Prochainement, nous vous donnerons la liste des joueurs retenus pour affronter les Ecureuils du Bénin à Cotonou le 4 septembre courant. Y compris les joueurs professionnels attendus incessamment à Bujumbura. A très bientôt amis sportifs.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010 : le 08/08/2010
Vingtième journée de la phase retour (Ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Mardi |
03/08/2010 |
15h |
Gatumba |
Vital’O |
Delta Star |
5-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Muzinga |
Academie Tchité |
0-1 |
Mercredi |
04/08/2010 |
14h |
Gatumba |
Flamengo |
Espoir |
2-1 |
|
|
15h |
Rumonge |
Wazee |
Union Sporting |
0-0 |
|
|
14h |
Bujumbura |
Prince Louis |
Athletico |
2-3 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Inter Star |
LLB Academic |
2-1 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
50 |
+ 35 |
Inter Star |
44 |
+ 26 |
Athletico |
38 |
+ 24 |
LLB Academic |
35 |
+ 25 |
Prince Louis |
28 |
- 2 |
Muzinga |
27 |
+ 6 |
Academie Tchité |
26 |
0 |
Espoir |
19 |
-
15
|
Union Sporting |
19 |
- 20 |
Flamengo |
17 |
-
17
|
Wazee |
16 |
-
22
|
Delta Star |
4 |
-
38
|
Amis sportifs,
Cette fois-ci, la mayonnaise n’a pas pris pour Lydia Ludic Burundi Academic. Cette formation présidée par Marandura s’est inclinée devant Inter Star par deux bus à un (2-1) hier mercredi 04 août 2010 au Stade Prince Louis Rwagasore. Rencontre attendue avec ferveur et passion.
L’équipe de LLB Academic est venue jouer en croyant que la partie allait être facile comme la fois passée face à Vital’O. Rien du tout ! Elle a croisé le fer avec une équipe d’Inter Star aguerrie pour les matchs décisifs. Après tout, Inter Star fait partie des grandes équipes à Bujumbura et compte un grand nombre de supporters comme Vital’O. D’ailleurs, les seules équipes ici dans la capitale ayant un nombre significatif de fans sont Vital’O et Inter Star (éternels rivaux). Comment voulez-vous qu’elles ne soient pas en tête du Championnat National ?
Sur deux rencontres restantes pour chaque équipe, Vital’O est déjà champion et Inter Star n’a besoin que d’un match nul pour décrocher la seconde place qualificative pour la Coupe de la CAF. Dans le meilleur des cas, Inter Star serait deuxième en gagnant son prochain duel face à Athletico. Mais, répétons-le, même un match nul lui garantirait la seconde place. Les noirs et blancs entraînés par Mupenda Mohsin sont bien partis pour représenter le Burundi en Coupe de la CAF. A eux de confirmer leur force comme ils l’ont fait hier en battant LLB Academic.
A mes aimables lecteurs, je voudrais m’excuser. Le parcours historique de Vital’O que je vous ai envoyé la fois passée contient quelques erreurs. Il a fallu que mes aînés ayant vu le jour bien avant moi me corrigent. Car, Patrick Sota ne connaît Vital’O que depuis 1979 quand cette formation emblématique ici chez nous a remporté son premier titre national. Ceux qui la connaissent depuis 1957 (Rwanda FC) m’ont alors indiqué les rectifications à apporter.
De 1976 à 1977 : Tout-Puissant BATA change d’appellation suite à sa fusion avec une équipe nommée Rapide et devient Espoir. Mais, à partir de 1977, Espoir change de nom et devient Vital’O FC, appellation que les mauves et blancs portent jusqu’à ce jour.
De 1979 à 1980 (quelques mois) : Le syndicaliste Augustin Ntamagara a présidé le club de Vital’O. Il n’a pas fait long feu à la tête de ce club suite à une mésentente née entre lui et les membres des mauves et blancs. Ntamagara voulait changer Vital’O FC en Kiganda FC, sa commune natale. Pas question de politiser Vital’O FC ont martelé ses camarades ! Et Augustin Ntamagara dû partir et abandonner sa fonction.
De 1984 à 1986 : Un brave entraîneur belge et de surcroît qualifié du nom d’André Vanderka a mis Vital’O sur un piédestal inoubliable. Très bon ce belge. C’est lui qui formait Vital’O FC en 1984 quand ce dernier a, contre toute attente, battu Tonnerre de Yaoundé, formation célèbre qui a fait à l’époque les beaux jours du football camerounais. Avec des talents hors série comme Ernest Ebongué, Bonaventure Djonkep, Jean-Louis Mama, etc. Certains parmi eux venaient de remporter la Coupe d’Afrique des Nations tenue à Abidjan en Côte d’Ivoire avec les Lions Indomptables. Et avaient disputé deux avant (1982) la Coupe du Monde tenue en Espagne. Les Lions Indomptables participaient pour la toute première fois de leur Histoire à une phase finale du Mondial, et sortaient dès le premier tour la tête haute en ne perdant aucune rencontre face à l’Italie (1-1) championne cette année, la Pologne (0-0) et le Pérou (0-0). Vital’O FC s’était imposé par la plus petite des marges à Bujumbura au stade mythique de l’AFB par un but à zéro grâce à une somptueuse reprise de volée de son attaquant vedette Malik Jabir. Vanderka savait coacher ses poulains. Jamais je ne l’oublierai ! Ce jour-là, quand Vital’O a battu l’équipe championne du Cameroun, votre serviteur était au stade. J’ai versé dans une liesse indescriptible autant que mes concitoyens. C’était pour nous les barundi un moment d’intense bonheur que de battre la meilleure équipe du Cameroun. Les radios étrangères ont longuement parlé de cet exploit.
Vital’O FC a été jusqu’ici douze fois vice champion (de 1970 à 2010) et non neuf fois comme je vous l’avais annoncé. Et ce, en 1970, 1972 (derrière Burundi Sport Dynamique, 1974 (derrière Inter FC), 1976, 1977, 1978, 1982, 1987, 1989, 1991, 1993, 2008.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Vital’O Football Club remporte son vingt et unième titre national : le 04/08/2010
C’est chose faite. Comme nous vous l’avions annoncé, Vital’O FC n’avait besoin que d’une seule victoire sur ses quatre matchs restants pour être sacré Champion National (édition 2009-2010).
Les mauves et blancs se sont imposés à Gatumba face à Delta Star (lanterne rouge du championnat) par un score sans appel de cinq buts à zéro (5-0). A vaincre sans péril on triomphe sans gloire me diriez-vous, mais cette précieuse victoire permet à Vital’O FC de remporter le titre national avant terme. Puisqu’il reste encore deux journées à disputer avant que ne prenne fin le dit championnat.
Aussi, cette victoire ragaillardit les fans des mauves et blancs déçus par l’échec cuisant de leur équipe le week-end passé face à une séduisante formation de Lydia Ludic Burundi Academic. Défaite amère de quatre buts à deux (4-2) ! Ainsi va le foot ! Il y a des jours sombres où la mayonnaise ne prend pas ! Mais cette déroute n’enlève en rien le titre de Champion National à Vital’O.
Ainsi, Vital’O remporte sa vingt et unième coupe en Ligue A. Palmarès national inégalé jusqu’à ce jour.
Une Histoire et un Nom : Vital’O Football Club
L’an 1957 voit la naissance d’une formation sportive nommée Rwanda Football Club. Initiative d’un groupe de rwandais vivant au Burundi. Cette appellation changera de noms au fil des ans. Pour des raisons de publicité (visibilité) et de sponsoring.
Ainsi, de 1957 à 1967, l’équipe s’appelle Rwanda FC. De 1968 à 1971 : Rwanda FC devient Alteco FC (usine fabriquant le matériel pour faire les toits des maisons). De 1972 à 1976 : Alteco FC devient Tout-Puissant Bata (entreprise de chaussures). De 1977 à nos jours : TP Bata devient Vital’O FC (eau gazeuse).
Il importe de mentionner les dirigeants qui ont poussé cette équipe à devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Et ce, de 1957 à 2010.
De 1957 à 1966 : Monsieur Karuretwa
De 1966 à 1974 : Monsieur Batsinda Samuel
De 1974 à 1976 : Monsieur Kazungu Emile
De 1976 à 1978 : Major Nduwingoma Samuel
De 1978 à 1986 : Monsieur Batsinda Samuel
De 1987 à 1994 : Monsieur Muramira Grégoire
De 1995 à 1998 : Monsieur Irambona Nestor
De 1998 à 2001 : Monsieur Batsinda Samuel
De 2002 à 2003 : Monsieur Kampanda Augustin
De 2004 à ce jour : Monsieur Bahama Désiré
Les mauves et blancs ont connu des entraîneurs qualifiés. Lesquels ?
De 1981 à 1985 : Monsieur Mavekele (congolais)
De 1985 à 1986 : Monsieur Jumaine Anthar (burundais)
De 1987 à 1988 : Monsieur Kanyankore Jean Gilbert (rwandais)
De 1989 à 1992 : Monsieur Rachid Cheradi (algérien)
De 1993 à 2001 : Monsieur Kanyankore Jean Gilbert
De 2002 à 2003 : Messieurs Okoko Godefroid et Mwilambwe Kazadi (burundais)
De 2004 à 2006 : Monsieur Ramadhani Maulidi (burundais)
De 2006 à ce jour : Monsieur Kanyankore Jean Gilbert
Que dire maintenant du palmarès de Vital’O FC ?
Palmarès national de 1976 à 2010
Neuf fois vice champion : 1976-1977-1978-1982-1987-1989-1991-1993-2008
Vingt et une fois champion : 1979-1980-1981-1983-1984-1985-1986-1990-1992-1994-1995-1996-1997-1998-1999-2000-2001-2006-2007-2009-2010
Palmarès international (Coupe d’Afrique des Clubs Champions et Coupe d’Afrique des Vainqueurs de Coupe confondues). Vital’O FC a débuté ces compétitions africaines en 1982. C’est le club burundais ayant participé à un plus grand nombre de compétitions étrangères. Et le seul, jusqu’ici, à avoir atteint une finale de Coupe d’Afrique (1992)
Les seizièmes de finale : 1982-1984-1989-1993-2006
Les huitièmes de finale : 1983-1986-1991-1995-1996-1997-1998-1999-2000-2001
Les quarts de finale : 1985-1987-1990-1994
Les demi-finales et la finale : 1992. Les mauves et blancs ont été battus par l’Africa Sport d’Abidjan.
Pour mettre un terme à ce parcours du meilleur club burundais, signalons que Kanyankore est l’entraîneur ayant gagné le plus grand nombre de trophées avec Vital’O. Même sur le plan national, son record est inégalé jusqu’ici. Tenez, il a été champion de 1994 à 2001, soit huit coupes gagnées d’affilée ! Et champion encore de 2006 à 2010 sauf en 2008, soit quatre coupes gagnées. Il totalise à lui seul douze coupes nationales remportées. Chapeau ! Je ne suis pas à côté de la plaque quand j’affirme qu’il est le meilleur entraîneur national.
Hommage mérité et sincère à Vital’O FC qui, sans conteste, est la formation la mieux organisée du pays. D’où ses nombreuses consécrations. Les opérateurs privés et publics devraient la soutenir pour qu’elle refasse de bonnes prestations sur le plan international.
Parce que jadis, les mauves et blancs faisaient partie des acteurs nationaux ayant donné une image positive du Burundi à l’extérieur. A quand la renaissance de cette époque mémorable ?
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010 : le 02/08/2010
Dix-neuvième journée de la phase retour (Ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Jeudi |
29/07/2010 |
15h 30 |
Bujumbura |
Union Sporting |
Athlético |
2-2 |
Vendredi |
30/07/2010 |
15h |
Gatumba |
Inter Star |
Espoir |
2-0 |
|
|
14h |
Bujumbura |
Flamengo |
Academie Tchité |
1-2 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Muzinga |
Delta Star |
2-0 |
Samedi |
31/07/2010 |
14h |
Bujumbura |
Prince Louis |
Wazee |
1-2 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Vital’O |
LLB Academic |
2-4 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
47 |
+ 30 |
Inter Star |
41 |
+ 25 |
LLB Academic |
35 |
+ 26 |
Athlético |
35 |
+ 23 |
Prince Louis |
28 |
- 1 |
Muzinga |
27 |
+ 7 |
Academie Tchité |
23 |
- 1
|
Espoir |
19 |
- 14
|
Union Sporting |
18 |
- 20 |
Wazee |
15 |
- 22
|
Flamengo |
14 |
- 18
|
Delta Star |
4 |
- 33
|
Amis sportifs,
Vital’O FC a été battu à plate couture par une surprenante équipe de Lydia Ludic Burundi Academic. Victoire nette et sans bavures de LLB Academic par quatre buts à deux (4-2). Coup de chapeau à cette équipe coachée par Amars Niyongabo et présidée par le juriste Marandura. Il est vrai que les mauves et blancs sont à deux doigts du titre car, sur trois matchs restants, ils ne doivent en gagner qu’un seul. Pour être sûrs de terminer en tête du Championnat National Primus Ligue 2010. Et ainsi remporter leur vingt et unième coupe nationale. Donc, Vital’O FC est venu jouer avec un excès de confiance, voire de négligence. Voilà le prix d’un tel état d’esprit : défaite cuisante de quatre buts à deux !
Les fans de Vital’O, venus assez nombreux soutenir leur équipe, sont rentrés à la maison déçus. Mais que voulez-vous ? Le foot, c’est ça ! Il y a des jours moroses ! Et les défaites font partie du ballon rond. Faut savoir les digérer pour faire mieux la prochaine fois. Ces mauves et blancs, ça leur apprendra ! Ils doivent savoir que le titre ne leur est pas encore acquis. Il faut absolument qu’ils décrochent ces trois points oh combien précieux pour verser du baume au cœur chez leurs supporters affectés par cette défaite sévère.
Ce mardi 3 août 2010, les mauves et blancs doivent se rendre à Gatumba y croiser le fer avec Delta Star, la lanterne rouge du Championnat National. Une victoire leur garantirait le titre. A eux de mouiller à fond leurs maillots. La balle est dans leur camp !
Lydia Ludic Burundi Academic devient un prétendant sérieux pour la deuxième place. En battant Inter Star et Athlético, LLB Academic prendrait de sérieuses options pour terminer deuxième. Cela va se savoir au cours de cette semaine. Match très attendu ce mercredi 4 août entre LLB Academic et Inter Star. Six points les séparent au profit d’Inter Star qui jure de remporter la deuxième place qualificative pour la Coupe de la CAF (édition 2010-2011). LLB Academic promet de corriger les noirs et blancs. Le sort réservé à Vital’O attend au tournant Inter Star martèle Marandura ! Après sa victoire face à Vital’O FC, je l’ai approché. Il avait le sourire aux lèvres. Et, confiant, il m’a dit ceci : « Tu as vu Patrick comment mes garçons viennent de corriger Vital’O ! » Absolument lui ai-je répondu ! Et d’ajouter : « c’est une victoire amplement méritée et bravo ! » Marandura a alors renchéri : « Ecoute Patrick, Inter Star et Athlético vont souffrir quand ils rencontreront mes garçons ! » Taquin comme je le suis, je lui ai alors rétorqué : « Pas évident que la mayonnaise prenne tous les jours ! »
Attendons alors l’issue de ces rencontres tant attendues. Au cours de cette semaine, vous aurez de plus amples détails. Et très bientôt, nous vous parlerons de notre Equipe Nationale senior qui, le 04 septembre 2010, affronte les Ecureuils du Bénin à Cotonou. Premier match du Burundi comptant pour les éliminatoires de la CAN 2012 prévue au Gabon et en Guinée Equatoriale. D’ici là, portez-vous bien !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Interview avec Al Hadj Yusuf Mossi : le 02/08/2010
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« Il faut que les burundais soient capables de transformer leur pays au point d’en faire une mégalopolis japonaise »
El Hadj Yusuf Mossi est une pièce maîtresse à la Fédération de Football du Burundi (FFB). D’aucuns affirment qu’il est la tête pensante numéro un. Sa participation dans le Comité d’Organisation de la Coupe du Monde 2010 tenue en Afrique du Sud n’est certainement pas le fruit du hasard. |
Yusuf Mossi, fou de joie, quand les USA ont remonté deux buts face à la Slovénie |
Ceux qui l’ont envoyé au pays de Nelson Mandela connaissent pertinemment ses qualités d’organisateur. Surtout qu’il a une expérience remarquable dans ce domaine. Ici, il nous parle de ce qu’il a vécu en Afrique du sud. Et met en exergue son entière satisfaction quant à la réussite de cette prestigieuse compétition organisée pour la toute première fois de son Histoire en terre africaine. Pour finir, il donne son appréciation sur les fiascos orchestrés par les pays africains à l’exception du Ghana. Et invite les fans de notre Equipe Nationale à ne pas perdre espoir vu sa préparation tardive pour les prochaines éliminatoires de la CAN 2012 prévue au Gabon et en Guinée Equatoriale.
Al Hadj Yusuf Mossi, bonjour. Vous présidez la Commission des Compétitions au sein de la Fédération de Football du Burundi (FFB). La FIFA vous a choisi pour faire partie de la commission d’organisation de la Coupe du Monde qui vient de se tenir en Afrique du Sud. Pourquoi a-t-elle jeté son dévolu sur votre personne ?
Bonjour Monsieur Sota. Une petite mise au point pour commencer : je n’ai pas été désigné par la FIFA. Ma participation résulte d’une demande introduite par les autorités de la CECAFA auprès des dirigeants du Comité Organisateur Sud-Africain (L.O.C) de la Coupe du Monde 2010. Après accord de principe, la CECAFA a demandé à la Fédération de Football du Burundi (FFB) de désigner deux candidats. J’ai été choisi avec le Secrétaire Exécutif de la FFB en la personne de Jérémie Manirakiza. Mais j’ai dû partir seul car le Secrétaire Exécutif n’a pas pu être disponible. Compte tenu de mon expérience dans ce domaine, notamment ma participation à l’organisation des compétitions internationales dont les jeux méditerranéens, tournois de la CECAFA et autres, le Comité Organisateur de la Coupe du Monde m’a affecté au département chargé du service Marketing. Précisément, j’étais chargé d’encadrer les équipes nationales du Portugal, du Nigeria, du Brésil, de l’Argentine et de l’Espagne qui s’entraînaient au Stade Ellis Park de Johannesburg. Les jours des rencontres, je devais orienter les spectateurs à leurs places prévues selon les billets achetés. Ceci pour permettre une circulation ordonnée et fluide des personnes dans le stade. C’est une des préventions aux différents accidents pouvant arriver.
Au sein de votre commission, combien étiez-vous ? Et avec qui étiez-vous ?
Je suis parti seul, et dans ma commission, nous étions à dix-huit. Il faut dire que j’étais le seul étranger contrairement à d’autres commissions qui regroupaient plusieurs nationalités.
Sous tous les angles, quel bilan faites-vous quant à l’organisation de la dite compétition ?
Honnêtement parlant, l’organisation de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud a été une très grande réussite. La FIFA et bon nombre d’observateurs ont donné à l’Afrique du Sud une cote de 90% sur tous les plans. La qualité des stades et des infrastructures nous a fortement impressionnés. Des routes impeccables. Des hôtels de haute gamme qui, avouons-le, sont chers. Certains pays européens n’ont pas ces infrastructures, croyez-moi ! Côté transport, des bus dernier cri ont été commandés pour la circonstance et une ligne de métro hyper sophistiquée a été mise en place. Côté communication, tout le matériel utilisé est ultramoderne et répond aisément aux exigences de la communication moderne. Côté sécuritaire, beaucoup avaient peur, craignant des attaques perpétrées ça et là par des malfaiteurs de tout acabit. Rien du tout ! La sécurité a été assurée de manière exceptionnelle, sauf bien entendu de petits dommages isolés qui ne pouvaient pas gâcher la fête. Cela arrive même dans les nations occidentales très développées. Côté organisation, je l’ai susmentionné, les choses ont été faites professionnellement. Ce mondial sud-africain est une source de fierté pour toute l’Afrique vu la présence de plusieurs nationalités africaines dans l’organisation du dit mondial. Je ne manquerais pas de dire à vos aimables lecteurs qu’au sein de cette organisation figurait un compatriote vivant en Afrique du Sud et répondant au nom de Minani Pascal.
Toute organisation, fût-elle réussie, comporte sûrement des anicroches, la perfection n’étant pas de ce monde. Dans le cas d’espèce, quelles ont été les difficultés rencontrées ?
Au début de la compétition, il y a eu grève des stewards (les gardiens des stades) qu’il a fallu remplacer par des policiers. Cet incident a failli ternir l’image de marque du Comité Organisateur. Mais rien de grave n’est à signaler puisque tout est rentré dans l’ordre avec rigueur et rapidité.
Comment jugez-vous le comportement affiché par le peuple sud-africain lors de ce mondial ? Et les dirigeants ?
Le peuple sud-africain a, en grande partie, participé à cette grande fête tenue chez lui. Toutefois, je n’ai pas vu beaucoup de sud-africains noirs dans les stades car le prix d’entrée n’était pas à la portée de tous. Coup de chapeau aux dirigeants sud-africains qui ont manifesté un engouement sans pareil en répondant présents à tous les matchs. Y compris le Chef de l’Etat, Jacob Zuma, qui n’a manqué que les rencontres coïncidant avec sa participation au sommet du G20 tenu au Canada.
Financièrement parlant et en termes de gain escompté, l’Afrique du Sud a-t-elle gagné son pari ? Si oui, avez-vous une idée ayant trait au bénéfice obtenu suite à cette Coupe du Monde ?
Ecoutez, l’Afrique du Sud a dépensé à peu près 4 milliards d’euros pour préparer cette Coupe du Monde. Le cahier des charges de la FIFA en termes d’infrastructures exige beaucoup de fonds. Surtout pour des pays où tout est à reconstruire. L’Afrique du Sud n’en fait pas partie. Elle se savait capable d’organiser ce mondial étant donné qu’elle avait pu organiser la Coupe du Monde de rugby. Donc, des infrastructures développées étaient déjà en place. Mais, beaucoup de refontes ont été effectuées pour répondre aux attentes de la FIFA. Sachez aussi que l’objectif majeur des sud-africains n’était pas de récupérer l’argent dépensé. Mais de montrer à la face du monde que l’Afrique est capable aussi d’organiser l’un des évènements sportifs les plus importants de la planète. Opération réussie. Je rends un hommage vibrant et mérité à Monsieur Sepp Blatter qui a tout fait pour que la FIFA contribue financièrement à la réussite de ce mondial. Et ce, en dépit des critiques acerbes et injustifiées de certains dirigeants sportifs européens. Des milieux défaitistes qualifiés de jaloux par le Président de la FIFA.
Très brièvement, quel sera l’impact de ce gain sur l’économie sud-africaine ?
L’impact positif sur l’économie sud-africaine est une évidence qui crève les yeux. Notez qu’il y a eu entre 500.000 et 700.000 visiteurs qui ont fait rentrer des devises. Trop d’argent a été dépensé par ces visiteurs au profit de l’Afrique du Sud. Les hôtels et autres infrastructures d’accueil, bien qu’étant onéreux, étaient pleins à craquer ! D’ailleurs, n’eût été la mauvaise publicité faite à l’endroit de la nation arc-en-ciel par certains médias européens, le pays aurait gagné plus ! Ces infrastructures étant sur place, l’Afrique du Sud compte organiser les Jeux Olympiques (JO). Mon problème est de savoir comment seront baptisés ces jeux car, ailleurs, quand c’est l’été, en Afrique du Sud, c’est l’hiver. Tenez, le jour où on a fait jouer le Brésil et la Corée du Nord, il faisait – 6 degrés Celsius ! De quoi faire trembloter de froid un non habitué !
Quelles leçons le Burundi peut-il en tirer pour qu’il parvienne un jour à organiser sur son sol au moins la Coupe d’Afrique des Nations ?
Notre grand problème, nous autres barundi, est le manque criant d’infrastructures. C’est pratiquement le lot quotidien de plusieurs pays africains. De ce côté, des efforts considérables doivent être fournis par nos dirigeants pour doter le pays d’infrastructures répondant aux exigences du monde moderne. La formation des gens est primordiale pour construire et entretenir ces infrastructures. Car, on ne va pas compter éternellement sur l’apport extérieur. Il faut que les burundais soient capables de transformer leur pays au point d’en faire une mégalopolis japonaise. Pourquoi pas ? Formons notre jeunesse, et vous verrez qu’elle relèvera tous ces défis.
Le mondial est un des gages les plus sûrs pour renforcer la diversité culturelle entre les peuples venant de partout. Avez-vous l’impression que cette diversité a été renforcée ? Si oui, comment ?
Absolument ! J’ai vu de mes propres yeux des argentins danser chaleureusement avec des nigérians après le match qui les a opposés. De même que des sud-africains blancs venaient souvent au stade avec leurs employées noires (grosses dames zouloues à l’allure très sympathique). Bref, ce mondial sud-africain aura été une excellente école de cosmopolitisme, de tolérance et de démocratie. Du reste, le sport-roi à savoir le football n’est-il pas fait pour réunir les gens et renforcer leurs relations ? Je pense que oui.
Exception faite pour le Ghana qui a tiré son épingle du jeu, les équipes africaines ont été éliminées au premier tour. A quoi attribuez-vous ces fiascos ?
Ces fiascos ont été causés par une préparation frivole voire mauvaise de ces équipes-là. Pour preuve, le Nigeria et la Côte d’Ivoire ont embauché leurs entraîneurs à peine un mois avant la Coupe du Monde. Outre cette erreur, ils sont arrivés en Afrique du Sud quelques jours avant le début de la compétition au lieu de venir tôt pour s’acclimater au froid et à l’altitude. Les camerounais, quant à eux, ont souffert d’une méfiance née entre la nouvelle génération et l’ancienne d’après ce que m’a avoué un membre de la fédération camerounaise de football. A ce stade de la compétition, était-ce vraiment le moment de s’entredéchirer ? Imaginez-vous ! Des joueurs qui se perdent dans des querelles mesquines au lieu de focaliser toute leur attention sur les matchs à livrer ! Au moment où j’assistais aux entraînements des équipes européennes et africaines, une différence de comportement était très perceptible ! Il faut avoir le courage de le dire. Chez ces formations d’Europe, l’on voyait et l’on sentait une envie de gagner en se préparant très sérieusement. Chez nos camarades africains, une certaine légèreté aura caractérisé leurs entraînements. Pas beaucoup d’efforts et d’assiduité ! Exception faite pour le Ghana qui a un entraîneur très respecté par ses joueurs. Et qui vit au Ghana depuis deux ans si pas plus. Il a eu le temps d’imprimer ses marques et de connaître à fond ses poulains. Les résultats sont là ! Dommage qu’Asamoah Gian a raté le penalty qualificatif pour les demi-finales face à l’Uruguay. Les ghanéens ont montré l’un des plus beaux jeux de ce mondial. Un football de très haut niveau. Et puis, cette équipe ghanéenne est très jeune. Idem pour la sélection nationale d’Allemagne qui a donné du fil à retordre à l’Argentine. Pour vous dire que le football actuel offre plus de places aux jeunes qu’aux vieux. Regardez comment la vieille Italie, avec des joueurs usés et fatigués, a fait piètre figure ! Regardez comment la France, avec des éléments dépassés par les évènements, a fait une mauvaise prestation. Même le Brésil, avec des joueurs contestés dès le départ, n’a pas convaincu. Le roi Pelé avait tiré la sonnette d’alarme, mais le sélectionneur Dunga a fait la sourde oreille. Ce qui devait arriver est arrivé !
Parlons pour finir des problèmes de notre Equipe Nationale senior qui, prochainement, dispute les éliminatoires de la CAN 2012. Jusqu’à l’heure où nous parlons, les Intamba Mu Rugamba n’ont toujours pas d’entraîneur et personne ne voit l’ossature qui défendra nos couleurs vu que les entraînements n’ont pas encore commencé. Et ce, à un mois de leur première confrontation à Cotonou face aux Ecureuils du Bénin. Dans ces conditions, ne faudrait-il pas s’attendre à un parcours chaotique de notre Equipe Nationale ?
L’équipe technique chargée de préparer notre Equipe Nationale sera très bientôt à pied d’œuvre pour faire bouger les choses. Le temps qui lui est imparti est court, mais en travaillant efficacement et intelligemment, il y a moyen d’arriver à quelque chose de tangible. Vu que le Championnat National Primus Ligue se poursuit, nos joueurs locaux sont en jambes et ont du rythme. Espérons que nos joueurs évoluant en dehors de nos frontières ont, à leur tour, acquis un rythme qui leur permettra de disputer ces éliminatoires sans difficultés.
Contrairement à l’opinion sportive ahurie et découragée par cette triste situation, El Hadj Yusuf Mossi a-t-il une lueur d’espoir l’incitant à espérer des résultats positifs de nos ambassadeurs sportifs ? Que pouvez-vous dire à cette opinion inquiète et chauffée à blanc pour la rasséréner ?
Il ne faut jamais perdre espoir ! C’est la seule chose qu’il faut garder jalousement comme un don sacré reçu du Tout-Puissant. Malgré ce retard, si nous y mettons du sérieux, nous pouvons obtenir de bons résultats. Notre premier match se joue à l’extérieur. Il est très important pour la suite des éliminatoires parce qu’il va donner le la à notre sélection nationale. Donc, dès notre première entame à Cotonou, il faudra que nos garçons mouillent leurs maillots avec foi et détermination. Nous avons un mois pour les motiver ! La balle est dans notre camp. A nous de jouer !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010: le 29/07/2010
Dix-huitième journée de la phase retour (Ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Jeudi |
22/07/2010 |
15h 30 |
Bujumbura |
Flamengo |
Vital’O |
0-3 |
Samedi |
24/07/2010 |
15h |
Gatumba |
Delta Star |
Espoir |
0-1 |
|
|
14h |
Bujumbura |
Prince Louis |
Academie Tchité |
2-1 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Wazee |
LLB Academic |
1-5 |
Dimanche |
25/07/2010 |
14h |
Bujumbura |
Inter Star |
Union Sporting |
2-1 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Athletico |
Muzinga |
3-0 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
47 |
+ 32 |
Inter Star |
38 |
+ 23 |
Athletico |
34 |
+ 23 |
LLB Academic |
32 |
+ 24 |
Prince Louis |
28 |
0 |
Muzinga |
24 |
+ 5 |
Academie Tchité |
20 |
- 2
|
Espoir |
19 |
- 12
|
Union Sporting |
17 |
- 20 |
Flamengo |
14 |
- 17
|
Wazee |
12 |
- 23
|
Delta Star |
4 |
- 31
|
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Kanyankore alias Yaoundé est le meilleur entraîneur national
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Le Championnat National Primus Ligue (2009-2010) s’achemine vers la fin. La dix-huitième journée a été disputée le week-end passé. Encore quatre journées à jouer avant la fin du dit championnat. Apparemment, la première place devrait revenir à Vital’O (47 points sur 54) qui n’a besoin que d’une seule victoire sur les quatre matchs qui lui restent. A moins d’une énorme surprise, on voit mal comment les mauves et blancs perdraient cette place. Notez que les surprises font partie du ballon rond. Donc, à Vital’O de confirmer sa position de leader depuis un certain nombre d’années. |
Et surtout, depuis que Yaoundé est redevenu coach principal de cette formation emblématique au Burundi.
Pour la petite histoire, quand Yaoundé est revenu au Burundi en 2006, la phase aller du Championnat National Amstel Ligue venait de se terminer. Il a regagné le Burundi juste avant la phase retour, et Vital’O était en mauvaise posture. Les mauves et blancs occupaient la quatrième place. Grâce à son indéniable savoir-faire, il a inculqué à son équipe une discipline et des schémas tactiques aptes à remporter des victoires. Si bien que ses poulains ont battu tous leurs adversaires au cours de la phase retour. Parcours sans la moindre faille ! Ainsi, Vital’O pourra se relever et gagner haut la main son dix-huitième titre national en battant au finish Prince Louis par la plus petite des marges : un but à zéro (1-0). Depuis 2006, Kanyankore Jean Gilbert alias Yaoundé domine incontestablement le football burundais.
En 2007, il est redevenu champion avec d’excellents joueurs comme Tambwe Floribert, Fwadi Ndayisenga, Karim Nizigiyimana, Erasto Nyoni, Bangama, Wembo Sutche, etc.
En 2008, il a été vice champion derrière Inter Star (rival éternel de Vital’O) qui, sous l’impulsion d’Amars Niyongabo, a remporté le Championnat National.
En 2009, Yaoundé s’est juché sur le perchoir le plus élevé en regagnant le titre avec une équipe new look. Bon nombre de titulaires étaient allés se frayer une place au soleil sous d’autres cieux. Les mauvaises langues prédisaient un parcours chaotique de Vital’O vu l’arrivée de nouveaux éléments sans grande expérience ! Une équipe amoindrie qui devait chuter en deuxième division disait-on ! Yaoundé riait à plein tube et se refusait de polémiquer avec ses détracteurs ! Le terrain sera notre juge martelait-il ! Sachez qu’au terme de la phase aller seulement, Vital’O a réalisé un parcours impressionnant en larguant tous ses adversaires. A telle enseigne que dix points séparaient les mauves et blancs et la deuxième équipe au classement à savoir Athletico Olympic ! La phase retour ne devait causer aucun problème vu le rythme qu’avait pris Vital’O. Ceux qui annonçaient la déconfiture des mauves et blancs en sont restés bouche bée ! Comme quoi il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu !
Et voilà qu’en 2010, Yaoundé est bien reparti pour permettre à ses poulains de remporter leur vingt et unième sacre national ! Les mauves et blancs sont devenus impériaux au Burundi. Et doivent, depuis 2006, leurs nombreuses consécrations à Yaoundé. Du haut de ses 56 ans, l’homme reste imperturbable et ne s’enflamme guère ! Même quand son équipe gagne, pas question de gesticuler ou s’agiter outre mesure. C’est le même Yaoundé qui fait montre d’un fair-play sans pareil quand ses joueurs perdent. Spontanément, il va vers l’équipe adverse, tend loyalement la main à l’entraîneur et les joueurs ayant battu sa formation. Chose que tous les entraîneurs burundais ne font pas ! N’oublions pas que Yaoundé était aux côtés de Rachid Cheradi (coach algérien) quand Vital’O Football Club est arrivé en finale de la Coupe d’Afrique des Vainqueurs de Coupe (actuelle Coupe de la CAF) en 1992. Son expérience en matière de football ne fait pas l’ombre d’un doute.
La deuxième place de cette édition 2009-2010 est très disputée. Le suspense reste total ! Inter Star, étroitement surveillé par Athletico, n’a plus droit à l’erreur. Car, quatre longueurs séparent ces deux grandes formations de la capitale. Inter Star avec 38 points sur 54 occupe la deuxième place et entend s’y accrocher jusqu’à la fin du championnat. A l’image d’un mollusque qui s’accroche à son rocher ! Notez que Lydia Ludic Burundi Academic n’a pas encore dit son dernier mot. Si Inter Star trébuche deux fois et Athletico une fois, LLB Academic deviendrait un prétendant sérieux pour la deuxième place. A condition bien sûr que cette équipe présidée par le juriste Marandura remporte ses quatre matchs non encore livrés. Attendons voir ! Les derniers week-ends nous promettent des affiches alléchantes. Particulièrement grâce à Inter Star, Athletico (34 points sur 54) et LLB Academic (32 points sur 54). A suivre…
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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CLASSEMENT DES EQUIPES DE DEUXIEME DIVISION (LIGUE B BUJUMBURA): 25/07/2010
EQUIPES |
|
MATCHES |
BUTS |
GOAL AVERAGE |
POINTS |
JOUES |
GAGNES |
PERDUS |
NUL |
MARQUES |
ENCAISSES |
- MANIEMA
|
12 |
9 |
3 |
0 |
24 |
13 |
+9 |
27 |
- NILE OLYMPIC
|
12 |
6 |
2 |
3 |
17 |
12 |
+5 |
21 |
- SOLIDARITE
|
12 |
5 |
5 |
2 |
13 |
18 |
-5 |
17 |
- KAMENGE FC
|
12 |
3 |
3 |
6 |
17 |
15 |
+2 |
15 |
- MERIDIAN
|
12 |
3 |
5 |
4 |
19 |
15 |
+4 |
13 |
- BROTHER’S MEN
|
12 |
2 |
5 |
5 |
15 |
17 |
-2 |
11 |
- BUYENZI STARS
|
12 |
2 |
6 |
4 |
11 |
17 |
-6 |
10 |
POUR LA COMMISSION DES COMPETITIONS
YUSUF MOSSI
Président
Observations
Ce classement ne concerne que les équipes jouant en deuxième division mais à Bujumbura. La Ligue B intérieur se poursuit. Incessamment, vous aurez les résultats issus de ce championnat quand il prendra fin. Il ne reste que quelques journées à disputer. Prière de patienter un tout petit peu.
Pour rappel, sachez que deux équipes venant de la Ligue B (à l’échelle nationale) monteront en Ligue A pour la saison 2010-2011. Il s’agit de la meilleure équipe en Ligue B Bujumbura et la meilleure équipe en Ligue B Intérieur du pays. Parmi ces deux équipes, une est déjà connue : Maniema Fantastique qui est sacrée championne de la Ligue B Bujumbura, saison 2009-2010. Coup de chapeau à cette formation qui compte un grand nombre de supporters et membres originaires de la République Démocratique du Congo (RDC). Ces derniers habitent, pour la plupart, dans la commune urbaine de Bwiza.
Espérons que Maniema Fantastique nous refera vibrer comme du temps de Modela, Indele, Kazadi Mwilambwe, Joseph Kitambala, Duniya (ex goal keeper), Kamo, Kembo, etc. Ce fut une très bonne équipe. J’ai vu de mes propres yeux tous ces éléments susmentionnés jouer.
Hélas, j’ai appris que certains parmi eux nous ont déjà quittés dont Modela, Indele et Kitambala. C’est fort dommage car ces joueurs ont, à un moment donné, fait les beaux jours du football burundais. Il faudrait que des festivités honorant leur mémoire soient organisées. Idem pour tous les joueurs disparus et ayant servi la patrie avec dévouement. Et que leurs familles soient soutenues moralement et financièrement. Tout de même de la reconnaissance ! Non à la patrie ingrate !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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L’Erythrée organise la CECAFA junior 2010 : 25/07/2010
 |
Messieurs Nicholas Musonye, Secrétaire Général de la CECAFA et Osman Ramadan, Commissaire Général des Sports en Erythrée, ont animé un point de presse à Asmara. Première fois depuis 20 ans que l’Erythrée organise un évènement sportif majeur. Il s’agit d’un tournoi qui opposera les équipes nationales juniors venant des pays affiliés à la CECAFA. Tournoi qui aura lieu du 14 au 28 août 2010. |
Nicholas Musonye |
Le gouvernement érythréen s'est engagé à prendre en charge toutes les délégations conviées à cette grande fête footballistique. Y compris les billets d'avion, l’hébergement, le transport et les prix qui seront décernés aux gagnants.
Ce même gouvernement a déjà rénové deux stades à Asmara prêts pour la dite compétition. Ainsi, les érythréens seront fiers de prouver aux pays membres de la CECAFA leurs compétences organisationnelles venant d’une grande volonté affichée par les dirigeants.
Les équipes seront transportées par avion à Asmara en charter spécial à partir de Nairobi (Kenya) le 11 août 2010.
Nicholas Musonye s'est rendu à Asmara et a tenu une série de réunions avec les responsables gouvernementaux du 25 au 29 juillet 2010. Le Commissaire Général des Sports de l’Erythrée a assuré que cette CECAFA junior aura lieu dans de très bonnes conditions pour marquer l’importance de cet évènement.
A l’exception du Burundi, les pays ayant déjà confirmé leur participation sont les suivants : le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, la Somalie, le Soudan, le Zanzibar et l'Erythrée (pays hôte de la compétition). Le gouvernement érythréen va également couvrir les frais d'hébergement d'un journaliste représentant chaque pays invité à ce tournoi.
La CECAFA a également engagé les Nations Unies pour soutenir cette compétition. Les bureaux des Nations Unies à Nairobi et à Asmara coordonnent une série d'activités allant de la recherche de la paix jusqu’à la lutte contre le VIH Sida. Ces activités sont placées sous le signe : « Unis contre le paludisme et le VIH Sida ». Le sport est un moyen efficace de lutte contre ces deux grands fléaux. Et le football étant considéré comme le sport-roi à travers toute la planète, c’est lui qui sera mis à l’honneur durant ce séjour.
Nous avons le regret d’annoncer à nos aimables internautes que le Burundi s’est retiré de cette compétition prévue en Erythrée du 14 au 28 août 2010. Dans une correspondance adressée à Monsieur Nicholas Musonye, Secrétaire Général de la CECAFA, Madame Lydia Nsekera, Présidente de la Fédération de Football du Burundi (FFB), a invoqué une série de raisons justifiant l’absence de notre pays au dit tournoi.
Il s’agit de la poursuite du Championnat National Primus Ligue qui s’achève le 22 août 2010. Notre pays est en retard par rapport aux autres pays membres de la CECAFA. La FIFA recommande que les championnats locaux se terminent au mois de mai toutes les années. Pour avoir le temps de préparer les grandes compétitions internationales. Nous concernant et malgré ce retard, il faut coûte que coûte finir le championnat avant l’entame des éliminatoires de la CAN 2012 prévues dès le début du mois de septembre.
Deuxième argument : La plupart des joueurs de notre Equipe Nationale junior évoluent dans l’Equipe Nationale senior. Or, cette dernière doit préparer très prochainement ces éliminatoires combien importantes. En participant à cette CECAFA junior prévue en Erythrée, le Championnat National s’arrêterait et les préparatifs de nos seniors commenceraient à quatre jours de notre premier match à Cotonou contre les Ecureuils du Bénin. Or, la Fédération veut que débutent ces préparatifs dès le mois d’août avec l´arrivée de Monsieur Adel Amrouche, sélectionneur belgo-algérien et diplômé de l’UEFA. Nous n’aurons qu’un mois de préparation ! C’est bien peu amis sportifs ! Mais, Adel, confiant, se dit prêt à travailler d’arrache-pied durant ce mois pour impulser un rythme et un style à notre Equipe Nationale senior. Son avantage, dit-il, est qu’il connaît pratiquement tous les joueurs. Sauf les éléments nouveaux que le Burundi compte appeler. D’ci peu, nous vous dirons celui qui aura la charge d’assister Amrouche (son adjoint). Jusqu’à présent, son nom nous est inconnu.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010 : 19/07/2010
Dix-septième journée de la phase retour (Ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Samedi |
17/07/2010 |
15h |
Gatumba |
Union Sporting |
Delta Star |
1-1 |
|
|
15h |
Rumonge |
Athletico |
Wazee |
1-0 |
|
|
14h |
Bujumbura |
Inter Star |
Academie Tchité |
0-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Flamengo |
LLB Academic |
1-2 |
Dimanche |
18/07/2010 |
14h |
Bujumbura |
Muzinga |
Espoir |
5-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Vital’O |
Prince Louis |
3-1 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
44 |
+ 29 |
Inter Star |
35 |
+ 22 |
Athletico |
31 |
+ 20 |
LLB Academic |
29 |
+ 20 |
Prince Louis |
25 |
- 1 |
Muzinga |
24 |
+ 8 |
Academie Tchité |
20 |
- 1
|
Union Sporting |
17 |
- 19
|
Espoir |
16 |
- 13 |
Flamengo |
14 |
- 14
|
Wazee |
12 |
- 19
|
Delta Star |
4 |
- 30
|
Amis sportifs,
Il ne reste que cinq journées à disputer pour que prenne fin le Championnat National Primus Ligue (saison 2009-2010).
Vital’O a battu Prince Louis par trois buts à un (3-1) ce dimanche 18 juillet 2010. Ainsi, les mauves et blancs s’adjugent la première place avec 44 points sur 51. Inter Star, qui, ces derniers jours, trébuche, vient en deuxième position avec 35 points sur 51. Soit, neuf points de moins que Vital’O à cinq journées de la fin du championnat. Les mauves et blancs sont bien partis pour remporter leur vingt et unième coupe nationale. Quel palmarès ! Ce jeudi 22 juillet 2010, ils croiseront le fer avec Flamengo qui est en mauvaise posture. Match, à coup sûr, intéressant.
Vital’O Football Club peut déjà être sacré champion avant que ne se termine le championnat. Deux victoires consécutives lui conféreraient le titre. Ou une simple victoire en misant sur une défaite d’Inter Star. Là aussi, les mauves et blancs seraient sûrs et certains de finir en tête du classement final. Donc, la probabilité de remporter la coupe tend vers 1. Langage facile à comprendre pour les matheux. Les non matheux voudront bien nous excuser.
Lydia Ludic Burundi Academic fait en ce moment des merveilles. Ascension fulgurante dira-t-on. Cette équipe présidée par Marandura dit Malas n’est qu’à deux longueurs d’Athletico. Et n’est qu’à six longueurs d’Inter Star. Marandura jure de battre toutes les équipes qui n’ont pas encore croisé le fer avec la sienne. Surtout Vital’O !!! On verra ! A suivre ce match prévu le dimanche 01/08/2010 à 16 heures.
Inter Star aurait, d’après nos informations, des problèmes internes si bien qu’Ismaël, coach venant du Qatar, serait parti pour Kigali. Il aurait jeté son dévolu sur Rayon Sport du Rwanda. D’où les contre-performances que connaissent les noirs et blancs en ce moment. Attention ! A ce rythme, ils peuvent perdre la deuxième place qualificative pour la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF). Situation très délicate ! Pour ces cinq dernières journées, qui va entraîner cette équipe ?
Mupenda Mohsin serait-il resté entraîneur adjoint d’Inter Star ? Et ce, pour qu’il aide les noirs et blancs à remporter la première ou la deuxième place. Répétons-le, les chances de remporter la première place sont minimes. Mais au foot, sait-on jamais ?
Athletico Olympic de Léopold Gisage talonne Inter Star et peut toujours remporter la deuxième place. Mathématiquement, c’est fort possible. Surtout que ces deux grandes formations de la capitale ne se sont pas encore affrontées pour cette phase retour. A l’aller, Inter Star s’était difficilement imposé par deux buts à un (2-1). Et maintenant, qu’en sera-t-il ? Attendons ce choc prévu le vendredi 13/08/2010 à 16 heures.
Pour l’heure, la seconde place est âprement disputée. Nul ne peut vous dire celui qui la remportera. Les prochains jours nous le diront.
NB : vos réactions sont attendues pour aider notre Equipe Nationale à sortir de son impasse. Pour toute contribution, prière de contacter Patrick Sota au +257 75 788 326. Ou, écrivez-lui ! Son mail vous est connu : patrisylve@yahoo.fr
Autre information : Styves Derrick est un grand animateur d’une émission sportive passant sur les stations de Rema FM. Cette émission en langue nationale très appréciée par les milieux sportifs du pays s’intitule Rema Sport. De lundi à Jeudi, elle commence à 21 heures cinq minutes et se termine à 22 heures. Tous les vendredis, cette émission commence à 22 heures et prend fin à minuit, soit deux heures de temps. Derrick reçoit souvent des appels téléphoniques venant de l’extérieur entre 21 heures 05 minutes et 22 heures au +257 22 22 10 00. C’est ce numéro qu’il faut utiliser pour le joindre lors de son émission.
Sinon, le portable de Styves Derrick est +257 78 854 575 pour de plus amples détails. Les Intamba Mu Rugamba vous concernent. Allez-y !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Ciza Cédric est un joueur burundais évoluant en Belgique et plein d’avenir: 15/07/2010
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Le Sporting de Charleroi a annoncé avoir conclu un partenariat avec le Sporting d'Anderlecht. Ainsi, Cédric Ciza est prêté au Mambourg pour une durée de six mois. A l'âge de 19 ans, le jeune milieu défensif s'apprête à faire le grand saut.
Cédric Ciza est actuellement le capitaine de l'équipe Espoirs du Sporting d'Anderlecht qui domine cette compétition. Le jeune joueur peut évoluer au poste de milieu droit ou défensif selon le choix de l'entraineur. Il quitte donc le Parc Astrid pour une durée de 6 mois. Une occasion de se forger une expérience avant de peut-être intégrer l'effectif d'Ariel Jacobs dans le futur. |
Ciza Cédric |
Source : FG
Fidel à ses habitudes de fouiner, Patrick Sota est tombé sur une interview accordée par Ciza Cédric à FOOTBELGE.BE le 03 janvier 2010 où il justifie son départ temporaire pour Charleroi. Bonne réception amis sportifs.
Comme nous vous l'annoncions la semaine dernière, le jeune Cédric Ciza a rejoint le Sporting de Charleroi. Grâce à son manager Chris Romano Duma, nous l'avons rencontré pour une petite interview.
"Je suis né le 02 février 1990 à Bujumbura et je suis le cadet d'une famille de deux filles et un garçon. J'habite à Bruxelles."
Quelles sont vos motivations pour rejoindre le sporting de Charleroi ?
"J'aimerais avoir une expérience au sein d'un noyau A, parce que j'ai longtemps évolué dans l'équipe espoir du RSC Anderlecht, et également par souci de prouver mon statut de joueur professionnel. Le chemin est long mais je continue ma route en regardant droit devant moi.
Avez-vous été sollicité par d'autres clubs à part le Sporting de Charleroi ?
"Oui des clubs belges et hollandais, mais je préfère ne pas en dire plus… (Rire)."
Serait-ce un transfert à court ou long terme ?
"Tout dépendra de mon intégration au sein du groupe et bien évidement de mes prestations sur le terrain. Une chose est sûre, je me dirige vers Charleroi avec un esprit très positif et le moral gonflé à bloc."
Notes personnelles
Cette interview montre un jeune burundais courageux, téméraire et fort mentalement. Il sait ce qu’il veut et se fixe des objectifs pour la suite de sa carrière. Chez nous, nos joueurs, faute d’un encadrement non conforme aux exigences du football moderne, naviguent à vue ! Normal, car le ballon rond ne leur permet pas de subvenir à tous leurs besoins. L’ère du professionnalisme n’a pas encore retenti ! Il faudra qu’on y arrive, même si un long chemin reste à parcourir. Atteignons d’abord l’étape du semi-professionnalisme. Ensuite, le professionnalisme à part entière verra le jour moyennant rigueur, clairvoyance et patriotisme de tous les acteurs ayant en charge le sport-roi. Y compris les supporters qui doivent s’organiser pour collecter des fonds et répondre à pas mal de besoins de nos clubs. Surtout pour nos Intamba Mu Rugamba toutes catégories confondues.
Ciza Cédric est une valeur sûre qui peut aider notre Equipe Nationale senior à imprimer ses marques sur la scène internationale. A coup sûr ! Il faut alors l’approcher et l’intéresser. La Fédération de Football du Burundi (FFB) et le Ministère des Sports ont un grand rôle à jouer. Nous espérons le voir à Bujumbura pour les éliminatoires de la CAN 2012. Son apport mettrait probablement en déroute nos adversaires connus pour leur efficacité. Et oui ! Rabâchons-le, ivoiriens, béninois et rwandais ne sont pas des morceaux faciles à triturer ! Ne nous leurrons pas ! Les matchs qui nous attendent obligeront nos garçons à mouiller leurs maillots à fond. Sans réserve ! D’où l’importance de les motiver à outrance. Nous sommes tous concernés pour les aider à remporter des victoires. Tous et sans exception !
Les cas liés aux burundais jouant à l’étranger deviennent légion. Preuve est faite que le talent de nos enfants dépasse les frontières de notre pays. Dernièrement, j’ai appris qu’un burundais ferait les beaux jours d’un club se trouvant à Hong-Kong en Chine (première division). C’est une affaire à suivre… Identifions tous ces dignes fils du Burundi. Et faisons appel à eux pour qu’ils servent leur pays.
Du reste, et d’un point de vue publicitaire, leur visibilité s’en trouverait grandie s’ils parvenaient à décrocher leurs billets pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2012). Le monde entier parlerait d’un Burundi regorgeant de talents malgré sa taille lilliputienne. En somme, une petite merveille de la nature cachée au cœur de l’Afrique et ayant pas mal de choses à montrer.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010 : 14/07/2010
Seizième journée de la phase retour (Ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Vendredi |
09/07/2010 |
14h |
Bujumbura |
LLB Academic |
Delta Star |
9-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Vital’O |
Union Sporting |
2-1 |
Samedi |
10/07/2010 |
14h |
Bujumbura |
Wazee |
Academie Tchité |
1-1 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Muzinga |
Prince Louis |
1-1 |
Dimanche |
11/07/2010 |
14h |
Bujumbura |
Inter Star |
Flamengo |
1-1 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Athletico |
Espoir |
1-1 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
41 |
+ 27 |
Inter Star |
34 |
+ 22 |
Athletico |
28 |
+ 19 |
LLB Academic |
26 |
+ 19 |
Prince Louis |
25 |
+ 1 |
Muzinga |
21 |
+ 3 |
Academie Tchité |
19 |
- 1
|
Espoir |
16 |
- 8
|
Union Sporting |
16 |
- 19 |
Flamengo |
14 |
- 13
|
Wazee |
12 |
- 18
|
Delta Star |
3 |
- 30
|
Avant de parler de notre championnat, ouvrons une petite parenthèse pour féliciter l’Espagne qui, pour la première fois de son Histoire, a remporté la Coupe du Monde face à une vaillante équipe des Pays-Bas. Match qui nous a tenus en haleine jusqu’au bout et qui s’est soldé par une victoire espagnole au terme des prolongations (115ème minute). Score : un but à zéro (1-0).
Fermons cette importante parenthèse pour rappeler que l’Espagne a, en 2008, remporté l’Euro (Coupe d’Europe des Nations). Ce qui, en l’espace de deux ans, lui confère une double consécration. Chapeau ! La France de Zinedine Zidane et Lilian Thuram l’avait fait en 1998 (championne du monde chez elle) et championne d’Europe en 2000 avec ce but d’or inscrit par David Trézéguez face à l’Italie. Là aussi, il a fallu recourir aux prolongations.
Chez nous, le Championnat National fait petit à petit sa route. Et nous sommes à la seizième journée, ce qui veut dire qu’il reste encore six journées à disputer. Car, au total, notre championnat compte vingt deux journées pour désigner un vainqueur et un vice champion.
Pour rappel, le vainqueur participera à la Ligue Africaine des Clubs Champions (édition 2010-2011) et le second disputera la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF) au cours de la même édition. Aussi, les deux dernières équipes au classement général chuteront en deuxième division pour la période 2010-2011.
A n’en pas douter, Delta Star de Mutimbuzi y sera. Quant aux formations de Wazee, Flamengo, Union Sporting et Espoir de Mutimbuzi, la bataille reste serrée pour éviter la relégation. Une parmi elles devra tomber l’an prochain en deuxième division. Ces six dernières journées seront déterminantes et décisives.
Concernant la première place, Vital’O, comme d’habitude, prend de sérieuses options pour remporter le titre. Inter Star, son rival de toujours, a sept points de moins au classement provisoire. Mais attention, ce n’est pas fini. Les mauves et blancs de Yaoundé doivent rester sur la même lancée et poursuivre sans relâche leurs efforts pour gagner leur vingt et unième titre national (21 fois). Pas mal amis sportifs ! Attendons le verdict final dans un mois.
Finissons en rappelant qu´une question tient à la gorge : qui va entraîner notre Equipe Nationale à deux mois de notre premier duel contre les Ecureuils du Bénin ? Match comptant pour les éliminatoires de la CAN 2012 prévue au Gabon et en Guinée Equatoriale. Quelle est la liste des joueurs sélectionnés ? Quand débuteront les séances d’entraînement ? Toutes ces interrogations dénotent un sens aigu d’irresponsabilité de nos responsables.
Dans tous les cas, les fans du football burundais veulent en découdre avec le refrain toujours claironné par nos dirigeants comme quoi le pays manque de moyens. Ces fans persistent et signent en disant qu’un compte bancaire doit être ouvert pour nos Intamba Mu Rugamba. Pour subvenir à certains de leurs besoins. Et là, même vous, burundaises et burundais de la diaspora, devriez intervenir pour apporter votre pierre d’édifice. Le Burundi vous concerne au même titre que nous. Les amis du Burundi (africains, européens, américains et asiatiques) peuvent aussi nous donner un sacré coup de main. Nous sommes ouverts à eux pour mettre en branle une franche et fructueuse collaboration. N’est-ce pas ?
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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L’heure de prendre le taureau par les cornes est arrivée !: le 9/07/2010
Le Mondial 2010 prend fin ce dimanche 11 juillet 2010. L’Afrique a déçu plus d’un. Seul, le Ghana a su tirer son épingle du jeu. Arrivés en quart de finale, les ghanéens ont failli battre les uruguayens. N’eût été ce penalty manqué par Gian Asamoah à la fin des prolongations (deux fois 15 minutes après le temps règlementaire), le Ghana allait tout droit en demi-finale. Une grande première dans l’Histoire du football africain. Jamais, aucun autre pays africain, jusqu’ici, n’a été aussi proche de la qualification pour les demi-finales que les Black Stars. Il suffisait de transformer ce penalty à la 120ème minute de la rencontre. Inimaginable ! Triste sort pour des braves ghanéens éliminés suite à la cruelle épreuve des tirs au but. Quatre tirs uruguayens transformés contre deux tirs réussis côté ghanéen (4-2). Ainsi va le foot ! Vous pouvez dominer et au bout du compte perdre ! Car, durant ces prolongations, le Ghana a dominé sans partage son vis-à-vis. Et méritait logiquement de gagner. Mais la logique est-elle une règle absolue au football ? Non !
Il importe de cerner les causes liées aux problèmes du football africain. D’abord, la gestion des championnats prévalant au sein des fédérations africaines laisse souvent à désirer. Exception faite pour quelques pays. Il faudrait renforcer les championnats locaux via des actions énergiques de marketing auprès des sociétés et entreprises commerciales. Pourquoi renforcer les championnats locaux ? Pour avoir une symbiose nationale faite d’éléments habitués à jouer ensemble. L’exemple de l’Egypte (les Pharaons) en est une parfaite et vivante illustration. L’idée de créer le Championnat d’Afrique des Nations (la CAN des joueurs locaux appelée CHAN) est tombée bien à propos. Elle obligera les fédérations africaines à améliorer leurs méthodes de travail pour avoir des équipes nationales compétitives. Ensuite, un championnat qui n’est pas soutenu comme il se doit, financièrement parlant, ne peut pas produire de bonnes équipes nationales. Comme les subsides de la FIFA ne sont pas destinés aux clubs, nous apprend-on, les fédérations africaines devraient alors recourir aux sponsors locaux et internationaux.
Ceci dit, les fonds que la FIFA octroie aux dites fédérations sont-ils gérés de manière transparente ? Ce qui, d’ailleurs, ferait l’objet d’un débat sérieux et profond sur tout le continent. Ces subsides sont-ils utilisés à bon escient ? Réellement, quel est l’objectif premier de cet argent ? Les audits externes en rapport avec le contrôle de ces fonds sont-ils effectués régulièrement ? Sont-ils empreints de rigueur scientifique voire d’honnêteté ? Qui les font ?
Le Ghana est un modèle de bonne gouvernance en Afrique. Bonne gouvernance à tout point de vue. Là-bas, le football est géré à l’image du pays. Pas étonnant que ce pays fasse une bonne prestation en Coupe du Monde. Là-bas, le patriotisme se sent comme le hareng sent le poisson. Les performances d’une nation ne sont jamais le fruit du hasard. Le Ghana est champion du monde chez les juniors. A l’exception de quelques joueurs, c’est cette ossature victorieuse du Mondial junior qui vient de séduire en Afrique du Sud. Très bon parcours. Avec un très bon niveau. Qui n’a rien à envier à celui des grandes nations de football. Les uruguayens ne me diront pas le contraire. Ils ont terriblement souffert pour venir à bout de ces vaillants ghanéens.
Contrairement à certaines langues qui se délient pour maudire les joueurs professionnels, je pense que leur apport est nécessaire. Mais, il faut les faire venir à temps pour travailler le côté collectif. De grâce, ne comptez pas seulement sur des individualités, fussent-elles surnaturelles ou surdouées. L’Argentine de Lionnel Messi faisait figure de favorite avec sa pléiade de grands joueurs. Hélas, son système collectif a été sérieusement mis à rude épreuve par une jeune formation d’Allemagne. Une Allemagne infatigable et hyper collective. En Afrique, la Côte d’Ivoire a les meilleurs joueurs sur le plan individuel. Pourquoi alors ne remporte-t-elle pas la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ? C’est parce que son collectif présente des failles.
Aussi, ces professionnels doivent se soumettre strictement aux règles de discipline. On ne doit pas se sentir au dessus de la loi parce qu’on est professionnel. L’on apprend que le comportement de certains joueurs mérite blâme et désapprobation. Nous n’allons pas citer leurs noms. Mais sachez qu’il s’agit des joueurs évoluant dans des grands clubs européens. Dommage car, arrivés au stade d’une importante compétition comme le mondial, ils devraient faire preuve d’humilité, de professionnalisme et de sagesse. Pour montrer le bel exemple à leurs compatriotes jouant en Afrique.
Pour la nième fois, je crie à gorge déployée en rappelant à nos responsables que le Burundi n’a toujours pas d’entraîneur à deux mois des éliminatoires de la CAN 2012. C’est incompréhensible. Négligence et manque de sérieux ! Il y a d’autres chats à fouetter devrions-nous croire ! Pas d’entraîneur et pas de matchs amicaux internationaux en perspective ! Voilà pourquoi nous ramassons des raclées à notre grand dam. Et occupons la 144ème place sur les 200 pays classés par la FIFA. A ce rythme, nous pouvons tomber encore plus bas si pas plus d’attention ! Sans une bonne préparation, allons-nous résister devant les ivoiriens, les béninois et les rwandais ? Des pays qui se classent beaucoup mieux que le nôtre.
Pour finir : un clin d’œil à la diaspora burundaise venant de partout. Savez-vous qu’au Burundi les fans du ballon rond réclament à cor et à cri la création d’un compte bancaire où chaque citoyen désireux de cotiser pour l’Equipe Nationale apporterait sa contribution ? Et ce, dans tout le pays ! Avec cette idée, une substantielle somme d’argent serait récoltée et subviendrait à pas mal de besoins de nos Intamba Mu Rugamba. De l’extérieur, êtes-vous prêts à cotiser pour nos ambassadeurs sportifs ? Ce compte serait aussi à votre portée. Pas besoin de vous déplacer jusqu’ici. Les moyens actuels de transfert d’argent sont là pour faciliter tous vos services. Une certitude : il faut garantir les gens quant à la bonne gestion de ces fonds.
C’est très important. Quelles sont les personnes qui géreraient ces fonds et comment seraient-ils gérés ? Autrement dit, sans une bonne organisation, ces fonds deviendraient plutôt une source de conflits multiformes. Raison pour laquelle, il faudrait, à mon humble avis, doter cette organisation d’un statut juridique. Avec un avocat à la disposition de la dite organisation. Qu’en pensez-vous aimables internautes et amis sportifs ? Vos réactions et suggestions sont les bienvenues pour enrichir et mûrir cette idée ressassée à moult reprises dans nos milieux footballistiques. Allez-y et dites-nous ce qu’il conviendrait de faire.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Ntibazonkiza et Nahayo sont des joueurs de très haute gamme: le 9/07/2010
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Saido Ntibazonkiza fait honneur au Burundi tant sa prestation est excellente dans Nec Nimègue en Hollande. Garçon admirable et pouvant jouer aussi bien au milieu du terrain qu'à l'attaque. D'ailleurs, je trouve que Saido mérite mieux que Nec Nimègue. Sincèrement, il n'a rien à envier aux footballeurs jouant en Angleterre, en Espagne ou en Italie. Il est plus talentueux que la plupart d'entre eux. C'est un clin d'oeil que je fais aux clubs venant de ces trois pays. Certes, Saido provient d'un pays qui, pour l'heure, occupe la 144ème place au classement de la FIFA.Ce pays s'appelle le Burundi. Pas fameux ! Ce mauvais classement est dû au leadership burundais qui néglige scandaleusement le football. |
Saido Ntibazonkiza |
Car, dans ce pays, des talents existent bel et bien. Mais leur encadrement laisse à désirer. Très peu motivés et très mal payés, ils jouent pour jouer. Et le font parce qu’ils aiment leur pays. Mais ne reçoivent rien en retour. Ce qui ne cadre pas avec les exigences du football moderne. Décidément, les Saido sont des pierres précieuses au Burundi. Souvenez-vous de Saido Berahino de West Bromwich Albion d’Angleterre, un attaquant de pointe qui, jusqu’ici, impressionne plus d’un par la qualité de son jeu.
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Valéry en Equipe Nationale du Burundi |
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Valéry surveille étroitement Wayne Rooner.
Match amical entre Manchester United et Kaiser Chiefs |
Le grand défenseur de Kaiser Chiefs d’Afrique du Sud à savoir Valéry Nahayo dit Twite est un joueur admirable à plus d’un titre. Sur une de ces photos, le célèbre attaquant de pointe de Manchester United à savoir Wayne Rooner n’arrive pas à comprendre comment Valéry lui cause tant de difficultés en l’empêchant de jouer son football habituel. Avec Valéry, Rooney n’a pas les coudées franches pour percer le rideau défensif de Kaiser Chiefs. Mission très ardue car Valéry est là !
Je voudrais mettre en exergue le sens du patriotisme dont a toujours fait preuve ce brave Valéry. Il n’y a pas un burundais qui aime son pays comme Valéry. Ecarquillez bien les yeux : il n’y a pas d’erreur ! Valéry est le patriote numéro un de ce pays. Savez-vous qu’il a refusé de servir des équipes nationales beaucoup mieux traitées que la nôtre ? Grâce à son talent, il aurait très bien pu servir l’Afrique du Sud. Avec la garantie de jouer à la défense centrale. Surtout qu’aucun sud-africain ne joue comme lui à ce poste. Valéry ne jure que par le Burundi, sa patrie. Malgré les conditions déplorables dans lesquelles se trouvent les joueurs de notre Equipe Nationale, il accepte de venir jouer et défendre nos couleurs. "Jamais je n’abandonnerai le Burundi qui m’a vu naître. Et tant que j’aurai la force de servir ma patrie, je le ferai avec joie et dévouement" dit-il toujours. En retour, il ne demande strictement rien. Mais insiste sur le fait que ses coéquipiers restés au pays devraient être considérés comme des ambassadeurs sportifs. Il trouve dommage qu’ils soient traités comme des menus fretins alors qu’ils défendent l’honneur du Burundi.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Le drapeau du Burundi flotte en Afrique du Sud : le 30/06/2010
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La charmante Alexandra de la Brarudi laisse éclater sa joie en brandissant le drapeau de notre pays en Afrique du Sud. |
La Brarudi, notre brasserie nationale, est invitée à cette grande fête planétaire qu’est le mondial. Alexandra de la Brarudi est très fière de montrer au monde entier que notre pays fait partie des nations portant un regard attentionné sur le sport-roi. Voilà une image féerique que nous devons à notre brave ambassadeur sportif en la personne de Bisos Ndongozi, présent en Afrique du Sud depuis le début de ce mondial. Signalons aussi que c’est la Brarudi qui sponsorise le Championnat National du Burundi appelé Primus Ligue.
Espérons qu’un jour, le drapeau du Burundi flottera en Coupe du Monde pour signifier notre participation à ce grand rendez-vous sportif. Pourquoi pas ? Le rêve dit-on est le commencement de la réalité. Nous devons y croire dur comme fer pour réussir ce pari.
Mais, ça prendra du temps ! Il faut déjà participer à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN senior). Car, le Burundi, jusqu’ici, n’a pas encore réussi à disputer une phase finale de la CAN senior. C’est inadmissible et révoltant ! Donc, ne brûlons pas les étapes, et commençons par le commencement. Le commencement, c’est d’abord la CAN senior.
Nous tirons la sonnette d’alarme pour rappeler à nos responsables que les éliminatoires de la CAN 2012 approchent. Personne ne peut vous dire, présentement, celui qui entraînera nos joueurs. C’est grave ! Le nom de notre sélectionneur nous est inconnu à deux mois et demi de notre premier match contre le Bénin. Le Burundi se rendra à Cotonou pour sa première confrontation.
Quels sont les joueurs qui viendront défendre nos couleurs ? Les contacts ont-ils déjà été pris ? Toutes ces interrogations nous habitent. Et nous poussent à croire que des fiascos attendent notre pays au tournant suite à une préparation désastreuse. Autrement dit, les erreurs du passé risquent de réapparaître vigoureuses et tenaces !
Pour finir, nous aimerions que le drapeau du Burundi flotte en compétitions internationales pour marquer des victoires. Que nos Intamba Mu Rugamba nous fassent honneur en montrant à la face du monde que notre pays regorge de talents. Qui n’ont rien à envier aux stars internationales les plus citées dans le domaine du ballon rond. Nos garçons sont valeureux, mais manquent d’assistance. Qui va changer cette situation des plus malheureuses ?
Regardez et admirez Saïdo Berahino de West Bromwich Albion. Idem pour Gaël Bigirimana de Coventry, le futur Mickael Essien disent les anglais qui ne tarissent pas d’éloges à son endroit. Regardez comment Valéry Nahayo confirme sa place de titulaire en Afrique du Sud dans Kaiser Chiefs. Suivez avec intérêt les prouesses de Saïdo Ntibazonkiza en Hollande dans Nec Nimègue. Qui pourrait oublier Mohamed Tchité dit Mémé jouant au Racing Santander ? Sans parler des talents évoluant ici même au Burundi : Mbakiye Miami de Vital’O, Ali Moussa dit Sova d’Inter Star, Kwizera Pierrot d’Athletico, Cédric de Prince Louis pour ne citer que ceux-là.
Croyez-moi, ces éléments susmentionnés peuvent défendre vaillamment notre pays. En les mettant ensemble à temps (mise au vert), en leur permettant de livrer des matchs amicaux internationaux, en mettant à leur disposition un entraîneur chevronné et aguerri pour les grands chocs internationaux, notre pays ne tremblerait devant aucune nation. Vous n’y croyez pas ! Pourtant, c’est la pure vérité. Time will tell !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010: le 29/06/2010
Fin de la quinzième journée de la phase retour (Ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Vendredi |
25/06/2010 |
15h30 |
Bujumbura |
LLB Academic |
Union Sporting |
3-1 |
Samedi |
26/06/2010 |
14h |
Bujumbura |
Vital’O |
Wazee |
5-0 |
|
|
15h 30 |
Gatumba |
Espoir |
Academie Tchité |
4-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Muzinga |
Inter Star |
2-2 |
Dimanche |
27/06/2010 |
14h |
Bujumbura |
Prince Louis |
Flamengo |
2-1 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Athletico |
Delta Star |
6-0 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
38 |
+ 26 |
Inter Star |
33 |
+ 22 |
Athletico |
27 |
+ 19 |
Prince Louis |
24 |
+ 1 |
LLB Academic |
23 |
+ 10 |
Muzinga |
20 |
+ 3 |
Academie Tchité |
18 |
-
1
|
Union Sporting |
16 |
-
18
|
Espoir |
15 |
- 8 |
Flamengo |
13 |
-
13
|
Wazee |
11 |
-
18
|
Delta Star |
3 |
-
21
|
Amis sportifs,
Le championnat national Primus Ligue fait son bonhomme de chemin. Et, comme d’habitude, Vital’O se juche sur le perchoir le plus élevé. Mais attention ! Ce n’est pas fini. Il y a encore sept journées à disputer avant la fin du championnat. Et là, nous verrons les deux équipes qui défendront nos couleurs en Ligue Africaine des Clubs Champions et en Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF). Apparemment, Vital’O et Inter Star semblent avoir pris de sérieuses options pour y arriver. Mais, je le répète, tout peut encore basculer. Attendons que le verdict final tombe.
Comme vous pouvez vous en rendre compte, deux surprises auront caractérisé les matchs de ce week-end passé. Muzinga a failli surprendre Inter Star qui, vraiment, a souffert. Egalisation arrachée difficilement face à une formation de Muzinga très inspirée et très en jambes aussi. Score final : deux buts partout (2-2), alors qu’Inter Star avait la faveur des pronostics avant le match. Au foot, sait-on jamais ! Qui n’a pas sursauté d’étonnement quand on a vu au mondial la Slovaquie battre et éliminer le champion du monde en titre, à savoir l’Italie ?
Autre surprise lors du championnat national : victoire nette et sans bavures d’Espoir de Mutimbuzi face à Academie Tchité. Score sans appel de quatre buts à zéro (4-0). Incroyable mais vrai ! Il est vrai que cette rencontre a eu lieu à Gatumba (Mutimbuzi), terrain qu’Espoir connait parfaitement. C’est un terrain défectueux, mais qui n’explique pas cette défaite sévère. Du reste, ce n’est pas la première fois qu’Academie Tchité y dispute une rencontre. Et n’y avait pas encore perdu un match aussi lourdement. Mais que voulez-vous amis sportifs ? Le foot, c’est ça ! Et c’est là que réside toute sa beauté. Pas de monotonie et pas d’impérialisme perpétuel. Car, parfois, il arrive que les « grands » se fassent avoir par les « petits ».
Voilà pourquoi, après avoir battu Inter Star et Athletico, Vital’O ne doit pas dormir sur ses lauriers en se disant que le titre lui est déjà acquis. Pas du tout ! Les équipes restantes dont Muzinga, LLB Academic, Prince Louis, peuvent donner du fil à retordre aux poulains de Kanyankore. So, be careful ! Toutes les rencontres sont à prendre au sérieux. Et se dire qu’il n’y a pas de petites équipes. A bon entendeur salut !
Pour finir, sachez que vous aurez prochainement le classement final des équipes jouant en deuxième division pour l’édition 2010. Les deux premières formations gagneront deux places l’an prochain en Ligue A. Et les deux dernières formations en Ligue A descendront en Ligue B.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Interview avec Monsieur Déo Ngendahayo : le 29/06/2010
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" Le Ministère des Sports et la Fédération feraient mieux de se mettre ensemble pour concevoir un plan stratégique de développement du football à court, moyen et long terme. "
L’invité de notre journal cette semaine n’est autre que Déo Ngendahayo. De part son âge et son expérience, il est très connu dans nos milieux footballistiques. |
Déo Ngendahayo |
Mais c’est surtout le côté managérial qui caractérise son champ d’action dans le domaine du football. Il y est depuis belle lurette et y va avec toute sa passion. Inquiet par la décadence du football burundais, il tire la sonnette d’alarme et en appelle à plus de vigilance pour ne pas que notre pays soit définitivement la lanterne rouge sur l’échiquier international.
Nous n’y sommes pas encore, mais nous tendons vers là. A tel point que tous les pays africains risquent de nous devancer. Et, laisse-t-il entendre, le Burundi aura très difficile à les rattraper si nous restons sur la même trajectoire. Pour finir, notre hôte propose des voies de sortie et demande que des résolutions soient prises dans les meilleurs délais. Pour entamer les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2012) dans de bonnes dispositions techniques et financières. Bonne réception.
Monsieur Déo NGENDAHAYO, bonjour. Depuis quand êtes-vous dans le monde du football et quel est votre parcours jusqu’ici ?
Bonjour Monsieur Patrick Sota. Parler de mon parcours dans le monde du foot reviendrait à parler pratiquement de toute ma vie tellement je suis tombé dedans très jeune.
Juste une petite anecdote pour illustrer mon propos : à l’âge de treize ans, mon frère et moi passions tous nos après-midis devant l’entrée principale du Stade FFB pour aller à l’Entente Sportive.
Un jour, lors d’un grand match, le gardien Patrice SAIDIYA nous a pris pour les enfants de Monsieur KATIKA Félix, Président de la FFB à l’époque, et nous a invités à entrer au Stade. Par la suite, il nous a installés dans la tribune d’honneur. Quarante cinq ans plus tard, je m’assois toujours au même endroit sauf que le Stade a maintenant changé.
Présentement et au sein d’Inter Star, quel rôle jouez-vous ?
Je suis agent de joueur officiel de la FIFA. Cette charge ne me permet pas d’exercer une fonction officielle dans un club de la FFB. Néanmoins, je suis le Conseiller Général du club d’Inter Star.
Votre club a-t-il tout ce qu’il faut pour devenir une formation professionnelle ?
Non. Car, cela voudrait dire créer une société avec un capital et des actionnaires et se soumettre aux règles de gestion d’une entreprise, nous ne sommes pas encore là. Par contre, concernant les joueurs, nous y sommes presque car ils sont payés tous les mois sur base d‘un contrat et jouissent d’autres avantages comme par exemple les primes de match. Si tout va bien d’ici l’année prochaine, nous demanderons un statut de professionnel pour nos joueurs.
A ceux qui disent que Ngendahayo est la tête pensante number one d’Inter Star, que leur diriez-vous ?
Ils ont tort. Nous sommes une équipe de quatre personnes très soudées autour du club avec NGOWEMBONA Dieudonné comme Président et ça marche très bien.
Votre équipe a trouvé un coach idoine pour la propulser cette année dans l’une des deux coupes continentales (Coupe de la CAF ou Ligue des Champions). Très brièvement, peut-on connaître les clubs qu’il entraînait auparavant sous d’autres cieux ?
Monsieur Ismaël nous vient du Qatar, et nous a proposé ses services au moment où Inter Star en avait grandement besoin. Son parcours actuel est très bon vu son âge et ses qualités tant morales que techniques. Son avenir promet des lendemains qui chantent.
Venons-en maintenant au football burundais en général. Une certitude : il n’a pas pignon sur rue ! Et pour cause : nos équipes en compétitions internationales sont éliminées dès le premier tour depuis un certain nombre d’années. Selon vous, quelles en sont les raisons ?
La raison est simple, nous n’avons plus le niveau que nous avions les années précédentes. On a fait une chute libre. Quand nos équipes sont confrontées aux autres équipes africaines, il y a une différence de niveau très remarquable ! L’on sent que le nôtre est largement en dessous de celui des autres. Cette situation est due essentiellement au manque de moyens financiers de nos équipes. N’eût été quelques mécènes passionnés du ballon rond qui creusent dans leurs ressources pour que notre football ne disparaisse pas purement et simplement, ce dernier serait déjà mort et enterré. Si rien n’est fait pour réorganiser ce secteur à moyen terme, le Burundi ne pourra se mesurer à aucun pays africain.
Idem pour nos Intamba Mu Rugamba qui sont entrés dans le creux de la vague. A qui revient la responsabilité de leurs échecs répétitifs ?
Ecoutez, il faut dire que notre Equipe Nationale est une sélection faite des meilleurs joueurs provenant des clubs. Les Intamba Mu Rugamba sont donc le reflet direct de ces clubs. Il est impossible d’avoir une bonne équipe nationale si on n’a pas de bons clubs pour former les joueurs. Et la réorganisation de notre football résoudrait justement ce problème que connait notre Equipe Nationale.
Le Ministère des Sports et la Fédération se jettent souvent la responsabilité de ces fiascos. Pourtant et selon nos sources, en 2003 à Zurich, une convention de collaboration entre le dit Ministère et la Fédération, a été négociée. Et un protocole d’accord dûment signé entre le Ministère, la FIFA et la Fédération de Football du Burundi (FFB). Seriez-vous au courant de cette convention et de ce protocole d’accord ?
Oui, je suis au courant de cela. Mais, comme vous le savez, ce ne sont pas les conventions ni les protocoles d’accord qui pourront nous sauver. Au lieu de se jeter la pierre, le Ministère des Sports et la Fédération feraient mieux de se mettre ensemble pour concevoir un plan stratégique de développement du football à court, moyen et long terme.
Cette convention et ce protocole d’accord restent-ils d’actualité ou sont-ils devenus caducs ?
Oui, ils sont toujours d’actualité.
S’ils sont toujours en vigueur, pourquoi leur applicabilité semble poser des problèmes ? L’on nous dit toujours que l’Equipe Nationale est à la charge du Gouvernement. Et que la Fédération n’est pas là que pour l’encadrement technique. Selon vous, ces deux acteurs clés dans le développement de notre football jouent-ils convenablement les rôles qui leur sont dévolus ?
Il ne faut pas chercher de l’argent là où il n’y en a pas. Le Gouvernement fait face à des défis financiers qui sont presque insurmontables vu ses moyens. Le Ministère des Sports en paye un lourd tribut parce que faisant partie de ce même Gouvernement.
La Fédération, quant à elle, dépend totalement des subsides de la FIFA, et cette dernière ne donnera jamais de l’argent aux clubs via la Fédération, ni même à l’Equipe Nationale. Il faudrait que les responsables du ballon rond puissent organiser le football autrement. Par exemple, organiser les clubs autour des communautés locales comme les communes et les zones en demandant à ces communautés de soutenir financièrement leurs représentants se trouvant dans les dits clubs.
Dans l’octroi des aides financières de la FIFA aux différentes fédérations de football, une rubrique nommée « appui aux équipes nationales » existait bel et bien si nos informations sont bonnes. Cette rubrique existe-t-elle toujours ? Si oui, notre Fédération l’utilise-t-elle à bon escient ?
Cette rubrique existe. Cependant, il faudrait voir son degré d’approvisionnement, financièrement parlant. Le montant octroyé par la FIFA doit être en dessous du minimum qu’exige notre Equipe Nationale. Cette dernière doit être coûteuse en termes de besoins financiers. Du moins, si nous voulons qu’elle soit gérée professionnellement et conformément aux exigences du football moderne.
Comment jugez-vous la gestion administrative, technique et financière de notre ballon rond de la part de la FFB ?
Vous savez que depuis l’arrivée de Madame Lydia Nsekera à la tête de la FFB, beaucoup de choses ont changé. Souvenez-vous des déchirements et du chaos que la dite Fédération a connus au début des années 2000. Toutefois, il importe de signaler qu’il subsiste encore pas mal d’anicroches liées à l’organisation technique (organisation du championnat, terrains de jeu, arbitrage, etc.) A part ça, je pense que nous pouvons nous féliciter de la gestion de notre Fédération.
Nous sommes à la veille des éliminatoires pour la CAN 2012. Et jusqu’ici, nous ne connaissons pas encore l’entraîneur de notre Equipe Nationale. Et nous ne voyons pas d’organigramme où figurent tous les éléments relatifs à sa préparation. En fin connaisseur du ballon rond, que proposeriez-vous pour venir à bout de cette situation des plus embarrassantes ?
Je ne peux malheureusement pas répondre de manière précise à cette question mais j’ose espérer que le Ministère des Sports et la Fédération sont conscients de ce problème et font tout pour qu’une solution idoine soit trouvée dans les meilleurs délais. Car, les équipes qui croiseront le fer avec notre pays ont déjà entamé leurs phases de préparation.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010 : le 19/06/2010
Premiers matchs de la quinzième journée de la phase retour (Ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Samedi |
12/06/2010 |
14h |
Bujumbura |
Prince Louis |
Delta Star |
1-1 |
|
|
16h |
Bujumbura |
LLB Academic |
Espoir |
7-2 |
Dimanche |
13/06/2010 |
14 h |
Bujumbura |
Union Sporting |
Muzinga |
0-1 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Flamengo |
Wazee |
1-1 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
35 |
+ 21 |
Inter Star |
32 |
+ 22 |
Athletico |
24 |
+ 13 |
Prince Louis (avec un match en plus) |
21 |
0 |
LLB Academic (avec un match en plus) |
20 |
+ 8 |
Muzinga (avec un match en plus) |
19 |
+ 3 |
Academie Tchité |
18 |
+ 3 |
Union Sporting (avec un match en plus) |
16 |
- 16
|
Flamengo (avec un match en plus) |
13 |
- 12 |
Espoir (avec un match en plus) |
12 |
- 12 |
Wazee (avec un match en plus) |
11 |
- 13
|
Delta Star (avec un match en plus) |
3 |
- 15
|
Amis sportifs,
Ce n’est pas parce que nous avons tous les yeux braqués sur la Coupe du Monde qu’il faut oublier notre championnat. Le mondial devrait inspirer nos joueurs pour qu’ils aient une idée sur le haut niveau, mais avant tout, occupons nous de nos oignons.
« Les grands » à savoir Vital’O, Inter Star et Athletico n’ont pas joué ce week-end. Et des surprises ont tout de même caractérisé ces premières rencontres de la quinzième journée. Que Prince Louis, au Stade Prince Louis Rwagasore, égalise avec Delta Star (la lanterne rouge) a surpris plus d’un. Idem pour Flamengo qui n’a pas trouvé mieux que de faire match nul avec la modeste équipe de Rumonge nommée Wazee. Pourtant, Flamengo avait séduit lors de son face à face avec Athletico où les bleus de Kaze Cédric s’étaient inclinés par quatre buts à deux (4-2). Surprise énorme ! Personne ne s’y attendait. Que voulez-vous ? Le foot a ses raisons que la raison ne connaît pas. Qui aurait prédit la victoire de la Suisse sur l’Espagne en Afrique du Sud ? L’Espagne étant citée parmi les grandissimes équipes favorites. Le foot, c’est ça mes chers frères ! Un match n’est jamais remporté à l’avance.
Inter Star qui n’avait pas de rencontre à livrer comptant pour le championnat a préféré se rendre à Bukavu (RDC) y disputer des matchs amicaux. Très bonne initiative. Sa première rencontre face à Bukavu Dawa a vu sa défaite devant cette équipe congolaise par deux buts à un (1-2). Les noirs et blancs du Burundi se sont aussi inclinés face à la sélection de Bukavu comprenant les meilleurs éléments des équipes phares de Bukavu. Score du match : trois buts à un en faveur de cette sélection congolaise de Bukavu (1-3). Il faut dire que ces deux rencontres se sont déroulées dans une atmosphère très peu détendue et les visages n’étaient pas du tout enjoués. Car, nous apprend-on, les arbitres ayant officié ces deux rencontres se sont très mal comportés en prenant fait et cause pour les congolais. Aucune impartialité nous dit-on ! Dommage que des arbitres puissent se méconduire de la sorte.
J’avais eu l’occasion à Kigali lors de la CECAFA de me rendre compte de certaines irrégularités dues à certains arbitres. J’ai bien dit certains arbitres. Faut jamais globaliser ! Parce qu’il y a des arbitres qui ont fait montre de professionnalisme dans leur travail.
Pour ce qui est arrivé à Bukavu, dommage que des matchs amicaux puissent tourner presque au vinaigre. Il n’y avait aucune raison de s’enflammer ou de perdre le nord ! Et puis, ce sont des rencontres qui visent prioritairement à renforcer les liens d’amitié entre nos deux peuples. Le foot est un instrument idoine pour atteindre cet objectif. Du reste, Nicolas Sarkozy, n’a-t-il pas affirmé à haute et intelligible voix, qu’une des solutions à la crise financière mondiale est la promotion du sport en général et du football en particulier ? Football pourquoi ? Parce que c’est le sport-roi a-t-il renchéri ! Voilà ce que les dirigeants burundais n’ont pas encore compris. Et ça fait mal ! C’est le même Sarkozy en personne qui a tenu à plaider pour la France afin qu’elle organise l’Euro 2016. Voyez comment le foot a un impact fort sur la vie d’une nation. Car, cette Euro 2016 va sans nul doute, et à certains égards, donner du tonus à la santé économique de la France.
Dirigeants de ce pays, suivez avec intérêt ce que font les autres. Et, tirez les leçons nécessaires pour servir votre pays avec patriotisme. Ce mot sera tout le temps ressassé pour que vous compreniez les missions qui vous sont dévolues aux commandes de l’Etat.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Une valeur footballistique précieuse que le Burundi ne devrait pas négliger !: le 19/06/2010
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Né le 04 août 1993 à Bujumbura, Saïdo Berahino fuit en 1998 les affres de la guerre civile au Burundi. Et rejoint sa mère en Angleterre déjà exilée à Birmingham. Son père, Saïdi Gatore, membre très attaché au club de Vital’O, nous a quittés suite à une mort inopinée et survenue il y a à peu près dix ans.
Les talents footballistiques de Berahino se sont révélés quelques années plus tard et attirer l’attention du club de West Bromwich Albion Football Club, célèbre formation anglaise de deuxième division et née en 1878. Ce club a déjà été champion d’Angleterre en 1920 et a remporté cinq fois la Coupe d’Angleterre. Lors de la première édition en 1966, West Bromwich a également remporté la Coupe de la Ligue. |
Saïdo Berahino |
Hélas, depuis le début des années 80, ce club a eu moins de succès. A l'issue de la saison 2007-2008, West Bromwich Albion est promu en Première Ligue pour la 4e fois depuis 2002, mais redescend la saison suivante en FL Championship.
Le jeune Berahino épate plus d’un tant ses qualités de buteur insatiable présagent un avenir radieux. Talent hors pair ! A titre illustratif, les anglais ont vite décelé ses potentialités et l’ont sélectionné dans l’Equipe Nationale d’Angleterre des cadets (les moins de 17 ans) au poste d’avant-centre. Et porte le numéro 9 comme l’inaltérable et l’inoxydable Samuel Eto’o, capitaine emblématique des Lions Indomptables du Cameroun.
Lors de la Coupe d’Europe des Nations des moins de 17 ans (Euro U 17), Saïdo Berahino a fait ses preuves et a mérité sa place de titulaire. En quart de finale face à la Turquie, il a inscrit un somptueux deuxième but synonyme de qualification pour les demi-finales. Et ce, après une rencontre riche en émotion et âprement disputée. Score final : deux buts à un en faveur des anglais (2-1). Soulignons à toutes fins utiles que cette compétition vient d’être remportée par l’Angleterre après avoir battu l’Espagne en finale. Score du match lors de cette finale : deux buts à un (2-1)
Un joueur de cette trempe mérite attention, respect et considération de la part de nos dirigeants (Fédération et Ministère des Sports confondus). Et surtout qu’ils ouvrent grandement leurs yeux pour l’amener à servir notre patrie. Le plus tôt serait le mieux car nous sommes déjà à l’approche des éliminatoires pour la CAN 2012 prévues dès septembre prochain. Faut faire vite ! Très vite ! Le règlement de la FIFA nous le permet vu l’âge de Berahino. Avec, bien entendu, son consentement. Et surtout, parce qu’il n’a pas encore servi l’Equipe Nationale junior d’Angleterre.
Selon nos informations, Saïdo Berahino est prêt à servir le Burundi. Mais attend que la Fédération et le Ministère de tutelle lui tendent la main. Pas question de s’improviser. Il a parfaitement raison. Voilà des informations que nous devons à notre cher ami Constantin Mutima, patriote burundais chargé des questions footballistiques au sein de la diaspora burundaise vivant en Angleterre. Il ne cesse d’interpeller nos responsables pour que notre football s’ouvre sur d’autres horizons internationaux. Mais déplore le fait que ces derniers ne paraissent pas « tout chaud tout flamme » pour accueillir favorablement ses projets. C’est fort dommage et ça heurte la conscience !
C’est le même Mutima qui nous a parlé d’un certain Gaël Bigirimana, joueur burundais âgé lui aussi de 17 ans, et faisant une bonne prestation à l’Académie de Football de Coventry, toujours en Angleterre. C’est un excellent milieu défensif et les anglais qui le suivent de très près le comparent déjà au ghanéen Mickael Essien vu ses qualités à l’entrejeu. Et surtout, sa façon de récupérer les balles adverses à la médiane. Encore une mine d’or qui pourrait apporter une valeur ajoutée à notre football. Le Burundi regorge de bons joueurs à l’étranger et, curieusement, certains d’entre eux sont inconnus du Ministère des Sports et de la Fédération. Grosse lacune ! Parce que ne disposant pas d’un site internet leur permettant de s’ouvrir sur le monde. Ce qui va à l’encontre des exigences du monde moderne. Vivez au rythme de la modernité scientifique chers amis !
Nous leur lançons un appel solennel pour que ces deux éléments soient approchés avec tact et doigté. Afin qu’ils fassent les beaux jours de notre Equipe Nationale. Si tel n’est pas le cas, le risque est grand que d’autres pays nous les prennent. Alors là, l’opinion sportive burundaise poursuivra ces deux instances pour manque de patriotisme et irresponsabilité notoire. La balle est dans leur camp. A bon entendeur salut !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Interview avec Monsieur Patrick Sangwa : le 16/06/2010
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Patrick Sangwa, debout en première position de gauche vers la droite, avec des jeunes footballeurs qu’il forme.
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« Les burundais de la diaspora ne peuvent pas aboutir à des résultats palpables pour leur pays si les dirigeants ne leur montrent pas qu’ils veulent réellement collaborer avec eux »
Patrick Sangwa est un burundais vivant pour le moment en Belgique. Et est licencié en Informatique. Comme lui-même nous l’a révélé, sa passion pour le football est sur une courbe ascendante depuis qu’il a quitté le Burundi. Raison pour laquelle, en dehors de son job habituel lié à sa formation, il exerce toujours son métier d’entraîneur d’une équipe de jeunes à Lièges et d’une équipe senior à l’échelon provincial. Concomitamment, il est presque à la fin de ses études d’entraîneur menant au diplôme UEFA-A qui relève d’un niveau professionnel. Et, généralement, les grands entraîneurs occidentaux possèdent ce prestigieux diplôme footballistique. Pour finir, il aimerait un jour mettre à profit la quintessence de ses connaissances en servant le Burundi. Et demande au Ministère des Sports et à la Fédération de tendre la main aux burundais de la diaspora ayant de bons projets pour leur pays.
Monsieur Patrick Sangwa, bonjour. Vous faites partie de la diaspora burundaise. Très brièvement, que faites-vous ?
Je vis actuellement en Belgique, plus précisément à Lièges. Je travaille et continue mon métier d’entraîneur de football en plus de mon job. Je suis entraîneur d’une équipe de jeunes à Lièges, mais aussi d’une équipe senior sur le plan provincial. Et poursuis ma formation d’entraîneur de football, où il ne me reste qu’une année de cours pour obtenir le diplôme UEFA-A ouvrant la voie au diplôme professionnel que possèdent tous les grands entraîneurs occidentaux.
Avant de quitter votre pays, que faisiez-vous au Burundi dans le domaine du ballon rond ?
Avant de quitter le Burundi en 2000, j’étais entraîneur de l’équipe Athletico, mais aussi coach adjoint en équipe nationale des cadets.
En Belgique, êtes-vous en contact avec des burundais s’intéressant au football comme vous ? Si oui, lesquels et sont-ils restés dans ce domaine ?
Bien entendu, je suis et reste en contact avec un certain nombre de burundais s’intéressant au football comme moi. Mais pas tous ! Vous savez, je ne changerai jamais vu que je reste toujours un homme discret pour ceux qui m’ont connu au Burundi. Quant à la question de savoir lesquels, je n’ai pas l’habitude de citer les noms des autres personnes. Mais je vous dirais que je prends contact aussi avec les plus jeunes joueurs burundais de la diaspora que je n’avais pas connus avant mon départ.
Avez-vous une association ou une organisation quelconque chargée de suivre l’évolution du football burundais ?
Non. Mais, personnellement, j’essaye avant tout de chercher des informations fiables sur le déroulement du football burundais. Et suis également en contact permanent avec certains acteurs du football belge prêts à donner un sacré coup de main au football burundais. Parmi eux figurent des entraîneurs des équipes jouant en première division ainsi que quelques présidents des clubs de deuxième et troisième division.
D’après vous, quels sont les freins entravant le progrès de notre football sur le plan international ?
Il y a une multitude de raisons causant nos fiascos. Je dirais que certaines raisons existaient déjà avant, mais personne ne les voyait car les résultats de nos équipes n’avaient pas atteint un seuil aussi bas que maintenant. D’ailleurs, à un certain moment, les résultats étaient plutôt bons. Il n’empêche que des problèmes assez sérieux existaient déjà à cette époque. J’ai connu des personnes qui, avant leurs accessions à de hautes fonctions à la FFB, promettaient monts et merveilles. Arrivés au pouvoir, ils n’ont rien fait de spécial malgré les montants que la FIFA envoyait déjà à cette époque à notre Fédération. Donc, que chacun se remette en cause. Simple question d’amour pour le Burundi et bien sûr de bonne volonté. Les fans du ballon rond n’attendent que ça pour inonder les stades, sacrifier un peu de leur temps pour notre football. Afin de manifester comme par le passé un réel engouement pour le sport-roi.
Concrètement, avez-vous des projets pour contribuer à redresser le football national ? Si oui, lesquels ?
Bien évidemment que j’ai des projets pour mon pays. A quoi auront servi mes connaissances acquises en Europe si mon pays ne peut pas en profiter ? Mais, rien ne sert de les dévoiler maintenant. Veuillez m’en excuser. Je suis plus un homme d’action qu’un homme lançant des paroles en l’air. Le moment venu, mes projets vous seront communiqués quand j’entamerai leur phase d’exécution. Attendez un peu, et comme le dit si bien Yaoundé de Vital’O, la patience est la vertu des sages. Sachez qu’un des projets me tenant le plus à cœur concerne les entraîneurs burundais. C’est là que je projette mes perspectives. Rêve deviendra-t-il réalité ? Je l’espère !
Auriez-vous des contacts avec des acteurs-clés à Bujumbura dans le domaine du football ?
J’en avais auparavant. En 2006, j’ai appelé Madame Lydia Nsekera, pour lui faire partager mes idées. J’avais des propositions concrètes à lui faire. Fort heureusement, elle devait venir durant cette période en Belgique. Heureuse coïncidence. Alors, je lui avais donné le numéro de mon portable, et elle avait promis de m’appeler, arrivée en Belgique. Mais, depuis lors, plus de nouvelles. Comme cette attitude m’a paru bizarre, j’ai opté pour ne plus l’appeler aussi. Et à partir de ce moment, plus de contacts avec elle !
Concernant le Ministre des Sports, Jean Jacques Nyenimigabo, j’avais travaillé avec lui à l’Université du Burundi, lorsque j’étais entraîneur de Rumuri F.C. Même avant, lorsqu’il donnait cours à l’Ecole Française de Bujumbura, on avait eu la chance d’organiser quelques matchs amicaux, avec mes jeunes de l’époque ( Blaise Karorero, Jimmy Gatete pour ne citer que ces deux éléments). A sa nomination, Je l’ai appelé pour le féliciter. Mais aussi pour lui faire part de mes idées et lui dire que je poursuis mes cours d’entraîneur de football. Je lui ai laissé mes coordonnées pour que nous restions en contact. Depuis lors, plus aucune nouvelle de lui aussi. Notre conversation est restée lettre morte et vœux pieux. Sinon, je reste en contact avec certains présidents des clubs et fans du ballon rond comme moi.
A votre avis, que devrions-nous faire ici au Burundi pour permettre à notre chère patrie de participer à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2012) ?
Il n’y a pas de formule miracle, c’est un travail qui concerne tout un chacun : Ministère de tutelle, Fédération, opérateurs privés et publics, public sportif venant des quatre coins du pays, etc. Tous ces acteurs ont un rôle à jouer. Et doivent apporter une substantielle contribution à l’Equipe Nationale. Contribution matérielle, financière, psychologique et morale. C’est simple, quand c’est l’Equipe Nationale qui joue, tout le monde doit être mobilisé et sensibilisé. Maintenant, qui doit sensibiliser l’opinion sportive ? C’est le Ministère des Sports et la Fédération par le biais des médias et internet. Le Rwanda a réussi ce pari, pourquoi pas nous ? C’est aussi un travail de longue haleine pour avoir des résultats. Je me souviens qu’à l’époque de Ribakare Baudouin, entraîneur de l’Equipe Nationale, nos juniors s’étaient préparés des mois durant (6 mois de mise au vert) pour atteindre les résultats escomptés. Nous sommes arrivés en finale de la CAN junior et sommes allés au Qatar pour le mondial 95. C’est une époque mémorable dans l’Histoire footballistique de notre pays.
Auriez-vous déjà entrepris des contacts avec des burundais de la diaspora pour étudier ce point bien précis ? Si oui, que comptez-vous faire à l’extérieur pour aider notre Equipe Nationale ?
Vous savez, les burundais de la diaspora ne peuvent pas aboutir à des résultats palpables pour leur pays si les dirigeants ne leur montrent pas qu’ils veulent réellement collaborer avec eux. Sans les gouvernants du Burundi, toutes nos entreprises seront vouées à l’échec parce que ne trouvant pas l’appui des décideurs. Y compris la Fédération qui doit comprendre que nous aimons notre pays et voulons le servir honorablement. De ce fait, elle doit nous prendre pour des interlocuteurs sérieux, à condition bien sûr, que nos intentions soient bonnes et dignes de foi. Là, nous irons de l’avant et vous verrez que la diaspora réalisera d’extraordinaires choses pour notre chère patrie. La balle se trouve dans le camp des responsables burundais. Entendez par là les pouvoirs publics et la Fédération.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Pensons aussi aux handicapés: le 16/06/2010
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« Ma tristesse repose sur le fait que mon pays ne prend pas à bras-le-corps le problème des handicapés mentaux »
Les sportifs que nous sommes doivent penser aussi aux personnes handicapées. Dans le cas d’espèce, il s’agit des handicapés mentaux. C’est dans ce sens que nous sommes allés à la recherche de Georges Niragira, féal compatriote vivant en Allemagne. |
Georges Niragira en Allemagne |
Qui est très engagé dans la lutte pour subvenir aux besoins des handicapés mentaux. Raison pour laquelle, il a décidé de poursuivre ses études en Europe pour enrichir son savoir acquis à l’Ecole Sociale de Gitega. Dans cette contrée située au centre du Burundi, la quintessence de sa formation n’aura pas été vaine puisqu’elle lui a permis de créer un centre pour handicapés mentaux nommé Akamuri. Ambitieux et fidel à ses objectifs, il compte renforcer son centre conformément aux exigences du monde moderne. Et demande au Gouvernement de soutenir autant que faire se peut les personnes qui prennent en charge les handicapés mentaux. Le pays, conclut-il, en tirerait un énorme profit en intégrant ces handicapés dans la vie normale que mène tout citoyen. C’est possible laisse-t-il entendre moyennant une marque de patriotisme venant des dirigeants burundais.
Bonjour Monsieur Georges Niragira . En peu de mots, pouvez-vous nous dire qui vous êtes ?
Bonjour Monsieur Patrick Sota. D’emblée et conformément à nos valeurs traditionnelles liées à la sagesse rundi, je salue très chaleureusement tous vos aimables lecteurs. Je réponds au nom de Georges Niragira, burundais âgé de 42 ans et vivant en Allemagne. Je suis marié et père de quatre enfants dont trois garçons et une fille. Au Burundi, j’ai terminé l’Ecole Sociale de Gitega en 1992. De 1992 à 2006, j’ai travaillé au centre pour handicapés mentaux de Jabe nommé Akamuri avant d’aller poursuivre mes études en Allemagne. Présentement, je fais la pédagogie sociale et espère avoir mon diplôme cet été.
A Bujumbura, vous êtes connu et présenté comme un des grands initiateurs du centre Akamuri. Peut-on savoir ce qui vous a poussé à partir en Allemagne ? Allez- vous y travailler après vos études ?
Après 13 ans d’expérience dans la prise en charge des personnes victimes de déficience mentale, j’ai toujours été hanté par un désir fort de pousser aussi loin que possible mes connaissances. Raison pour laquelle, j’ai choisi de me rendre sous d’autres cieux pour voir ce qui se fait ailleurs. Et, bien évidemment, me spécialiser dans mon domaine de prédilection. J’ai jeté mon dévolu sur l’Allemagne pour accomplir les missions que je me suis assignées. Partir seul sans ma famille a été un choix déchirant pour moi. Décision très difficile ! Maintenant que mes études vont bientôt prendre fin, je ne regrette pas d’avoir pris cette décision délicate pour un père de famille. L’occasion m’est d’ailleurs offerte pour rendre un vibrant hommage à mon épouse et à mes enfants pour la patience dont ils ont fait preuve durant mon absence. Sans oublier mes amis qui sont restés à leurs côtés pour revigorer leur moral. Du reste, c’est pendant les dures épreuves que les vrais amis viennent à votre rescousse. Et là, coup de chapeau à toutes les personnes ayant bien voulu rester tout près de ma famille. Il va sans dire qu’après mes études, je rentrerai au pays continuer mes projets en rapport avec mon centre Akamuri.
Combien de temps avez-vous travaillé au centre Akamuri et quelle fonction y exerciez-vous ?
Comme je l’ai susmentionné, j’y ai travaillé pendant 13 ans en qualité de Directeur-Adjoint.
Quelles ont été vos grandes réalisations ?
En plus de nos activités journalières liées aux personnes mentalement handicapées, nous avons bataillé ferme pour que Akamuri soit légalement reconnu et agréé. A ce moment là, j’étais le Représentant Légal et c’était en 1996. En mars 1996, j’ai choisi l’appellation Akamuri pour mon centre. Au cours de la même année, il a fallu aussi chercher un terrain à construire. Ainsi que l’élaboration et la présentation des projets de recherche de financement pour la construction du centre. Avec son corollaire habituel lié au travail de représentation, etc.
Pouvez-vous comparer le système d’encadrement des personnes mentalement handicapées en Allemagne à ce qui se fait chez nous au Burundi ?
Monsieur Sota, vous faites bien de poser cette question. Sachez qu’il n’y a aucune espèce de comparaison entre ce qui se fait ici et ce que nous observons au Burundi. C’est le jour et la nuit ! Ecoutez, en Europe, la plus grande responsabilité dans la prise en charge des personnes handicapées sur le plan mental revient aux différents gouvernements. Pour les personnes sérieusement handicapées, il existe des structures de jour et des maisons d’hébergement pour elles avec un encadrement permanent. Ces structures sont équipées de matériels modernes et très performants. Ces maisons reçoivent des flots d’aides techniques adaptées au contexte dans lequel se trouvent ces handicapés mentaux. C’est vraiment un travail professionnel.
Pour les personnes légèrement handicapées sur le plan mental, des cours (formation) leur sont donnés dans des écoles intégratives. Et sont par après engagées dans des ateliers spécialisés où elles travaillent pour gagner leur vie. Chez nous, le Gouvernement ne fait pratiquement rien pour améliorer les conditions de vie des handicapés mentaux. Comment voulez-vous faire avancer notre chère patrie si les expériences vécues ailleurs ne nous servent pas de leçons ? C’est un clin d’œil que je fais aux pouvoirs publics. Il faut absolument faire évoluer les mentalités pour un changement positif d’esprit. Ce sont d’abord les gouvernants qui doivent amorcer ce processus pour impulser une nouvelle dynamique. Les gouvernés suivraient le la donné par les gouvernants. Partout ailleurs, ça marche ainsi. Le Burundi ne saurait échapper à cette impérieuse nécessité pour faire avancer ses composantes sur la voie du progrès.
En ce moment, êtes-vous habité par une certaine tristesse. Si oui, laquelle ? En fin psychologue, que vous manque-t-il pour venir à bout de cette tristesse ?
Ma tristesse repose sur le fait que mon pays ne prend pas à bras-le-corps le problème des handicapés mentaux. Ecoutez, il est ahurissant de constater que sur une population d’à peu près 9 millions d’habitants, seules moins de 500 personnes victimes de déficience mentale soient prises en charge. Il faudrait que l’Etat burundais songe à créer d’autres centres d’accueil pour satisfaire les nécessiteux qui sont très nombreux. Ce qui me manque est bien entendu ma famille et mes amis. Eux peuvent me remonter le moral et apaiser le mal que je ressens au plus profond de moi-même quand des handicapés mentaux manquent d’assistance au Burundi. C’est très dur à supporter !
Que proposeriez-vous pour qu’il y ait amélioration dans la prise en charge des personnes handicapées au Burundi ?
Outre que le Gouvernement devrait créer beaucoup de centres pour handicapés mentaux, il faudrait soutenir les centres déjà opérationnels comme Akamuri et Mutwenzi. Vu les efforts que ces centres fournissent, il faudrait les subventionner. Ils rendent un grand service à ce pays. Et se disent prêts à poursuivre sans relâche leur noble combat.
Quelles seront vos ambitions quand vous regagnerez définitivement le pays ?
Je continuerai la lutte déjà engagée en faveur des handicapés mentaux pour pousser le Gouvernement à les reconnaître et les considérer comme des dignes fils de ce pays. Aussi, il faudrait que l’Etat burundais respecte leurs droits qui semblent être négligés. C’est du moins mon appréciation. Et je suis enclin à y croire vu que rien de palpable n’est fait pour que leurs droits soient pris en considération.
Un dernier mot à l’adresse de toute la société burundaise, surtout vos amis placés dans les hautes sphères décisionnelles de ce pays ?
Au Burundi, il existe encore des parents qui cachent ou marginalisent leurs enfants victimes de déficience mentale. C’est malheureux et va à l’encontre de la morale universelle. Et surtout, de l’éducation noble et sacrée reçue de nos aïeuls et aïeux. Chez nous, l’enfant était sacré, aimé, choyé et soutenu pour qu’il assure plus tard la relève de sa famille. Et ce, quelque soit son état physique, handicapé ou non. C’est cette époque mémorable qu’il faudrait ressusciter pour le plus grand bien de notre société. Du reste, personne ne choisit d’être handicapé mental. Ce sont des choses qui arrivent à n’importe qui.
A mes amis hautement placés dans des postes de décision, qu’ils fassent montre de patriotisme et d’altruisme en pensant aux handicapés mentaux. Ce sont leurs enfants. Parmi ces handicapés, figurent des enfants qui peuvent redevenir normaux et rendre de loyaux services à ce pays. Le Burundi aura sans doute besoin d’eux dans ses efforts de redressement national. Aussi, laisser à leur triste sort ces enfants est synonyme de non assistance à personne en danger. C’est punissable par la loi !
Propos recueillis par Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Suite de la quatorzième journée de la phase retour (Ligue A): le 09/06/2010
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Samedi |
15/05/2010 |
14h |
Bujumbura |
Solidarité |
Buyenzi Star |
0-2 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Kamenge FC |
Brother’s Men |
1-1 |
Dimanche |
16/05/2010 |
14 h |
Bujumbura |
Maniema Fantastique |
Méridien |
2-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Vital’O |
Athletico |
3-2 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
35 |
+ 21 |
Inter Star |
32 |
+ 22 |
Athletico |
24 |
+ 13 |
Prince Louis |
20 |
0 |
Academie Tchité |
18 |
+ 3 |
LLB Academic |
17 |
+ 3 |
Muzinga |
16 |
+ 2 |
Union Sporting |
16 |
-
15
|
Espoir |
12 |
- 7 |
Flamengo |
12 |
- 12 |
Wazee |
10 |
-
13
|
Delta Star |
2 |
-
15
|
Vital’O a repris la tête du classement provisoire
Ce week-end a été dominé par des rencontres opposant des équipes de deuxième division (Solidarité, Buyenzi Star, Kamenge FC, Brother’Men, Maniema Fantastique et Méridien.) Le championnat y relatif fait son bonhomme de chemin. A la fin, vous aurez le classement final des équipes de deuxième division. Sachez aussi que les deux premières équipes monteront l’an prochain en première division (Ligue A). A suivre…
Seule, une rencontre opposant deux géants de première division nous a animés ce dimanche 06 juin 2010 au Stade Prince Louis Rwagasore. Choc des chocs entre Vital’O et Athletico. Très bon match. Dès le début, Athletico semblait dominer les débats dans l’entrejeu. Mais sans réelles occasions franches de but. Les mauves et blancs accusaient un déficit dans leur ossature vu deux grosses absences : Fidel Nimubona, milieu offensif et capitaine de l’équipe et le grand défenseur central Kaze Gilbert dit Demunga. Fidel a été blessé à l’entraînement et Demunga avait écopé précédemment de deux cartons jaunes consécutifs en deux matchs. Ce qui lui a valu d’être absent contre Athletico. Lourd handicap en défense centrale de Vital’O. La fébrilité des mauves et blancs au milieu du terrain va profiter à Athletico, équipe ayant de très bons médiateurs à commencer par Kwizera Pierrot, grand talent. La première mi-temps s’achèvera sur un nul vierge avec deux occasions nettes manquées côté Vital’O. Et ce, par Divin Gateretse et Zigabe Gabriel. Ce dernier accuse une méforme depuis un certain temps et n’arrive toujours pas retrouver sa forme. Grand problème !
En deuxième mi-temps, on aura droit à un festival de buts. A la dixième minute, Léopold Nkurikiye dit Kaya effectue un corner et Bolima Matembe de Vital’O saute plus haut que tout le monde et croise la balle de la tête. But ! Vital’O libère ses fans qui attendaient impatiemment ce but. Joie de courte durée car Athletico passe à l’offensive, et y va en triangle à l’aile droite. Combinaisons entre Emery Nimubona, Fiston et Pichou. Pichou voit alors Pierrot bien démarqué dans l’axe central à dix-huit mètres des bois de Vital’O, croise un tir qui va au ras du sol et trompe la vigilance de Nzokira Joseph, goal keeper de Vital’O. But ! Egalisation ! Jolie cette action !
Yaoundé, coach de Vital’O et aguerri pour des matchs aussi durs, décèle les failles de ses poulains. Et modifie son schéma tactique. Il fait entrer Yahya, milieu offensif venant appuyer Divin. Et fait entrer aussi l’attaquant vedette Miami qui déroute les défenseurs adverses par des dribbles dont il a le secret. Tout va alors basculer en faveur de Vital’O. Yahya, réceptionne une passe de D’Amour à l’entrée de la surface de réparation et croise un tir qui finit sa course au fond des filets. Deuxième but ! Et ce, suite à des combinaisons venues du milieu du terrain et menées par Bolima, Divin et Halidi Selemani.
Pas question de lâcher prise dira Vital’O. Yahya, poursuivant ses percées offensives voit Miami bien décalé sur la droite. Et lui offre un caviar. Miami prend de vitesse un défenseur central d’Athletico et croise un tir qui va dans le coin droit des bois gardés par le goal keeper d’Athletico. Troisième but ! Les fans de Vital’O exultent !
Une pluie battante gâche la fête et inonde le terrain synthétique du Stade Prince Louis Rwagasore par des flaques d’eau. A quelques secondes de la fin du match, le défenseur central de Vital’O en la personne de Jafari Jumapili fait une passe à Kaya. La balle n’arrive pas parce que freinée par une vicieuse flaque d’eau. Nimubona d’Athletico, malin comme un singe, en profite. Et s’empare de la balle, fait un centre bien ajusté. Nzomukunda Fiston plonge et fait une magnifique tête qui bat Nzokira Joseph de Vital’O. Deuxième but d’Athletico. Juste après, l’arbitre central siffle la fin du match qui se solde par une victoire de Vital’O par trois buts à deux (3-2).
Pour finir, il faut dire que Vital’O doit sa victoire à Yaoundé pour sa vision tactique des choses. Voilà un entraîneur expérimenté qui, hélas, exerce son métier dans un pays qui étouffe les talents, c’est vraiment dommage ! En lui octroyant les moyens qu’il faut, Yaoundé peut propulser nos équipes très loin (Equipe Nationale y compris). Il connait son métier, mais les conditions dans lesquelles il travaille ne sont pas à la hauteur de ses capacités. Pauvre Burundi ! Sur le plan international, faut pas chercher des résultats quand les moyens investis sont insignifiants. On n’arrivera nulle part avec notre façon de préparer les matchs. Pas moyen ! Les mentalités de nos dirigeants doivent coûte que coûte changer ! A bon entendeur salut !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Emery Nkunzimana est invité à la Coupe du Monde 2010 par la FIFA: le 09/06/2010
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Notre confrère et ami sportif Emery Nkunzimana est un reporter-photographe connu dans tous les milieux de Bujumbura. Il est membre de l’Association des Journalistes Sportifs (AJS) agréée par l’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS). Il faut signaler qu’il est aussi membre du Comité National Olympique (CNO-Burundi).
Ses amis et confrères journalistes l’appellent affectueusement Bisos Ndongozi. Emery Nkunzimana est invité à cette grande fête planétaire par la FIFA depuis 1995. |
Ce qui lui permet de perfectionner sans cesse son métier de reporter-photographe. Il collabore étroitement avec la presse écrite de ce pays, notamment le journal gouvernemental « Le Renouveau du Burundi » et les journaux privés comme « Le Pionnier », « Arc-en-Ciel », etc…
Grâce à la FIFA, Nkunzimana a pu assister aux matchs de la Coupe du Monde qui avait eu lieu en Allemagne en 2006. Pour ce grand reporter-photographe burundais, ce n’était pas la première fois qu’il assistait à une phase finale d’une Coupe du Monde. L’on se souviendra qu’il s’était rendu au Qatar en 1995 lors de la Coupe du Monde junior. Cette dernière avait vu la participation du Burundi sous l’impulsion de Ribakare Baudouin alias Ndindi, coach émérite qui, aujourd’hui, est confronté aux méandres de la politique. C’est ce dimanche 06 juin que notre ami prendra l’avion pour l’Afrique du Sud où est prévu ce Mondial 2010 attendu avec fièvre, passion et ferveur chez les fans du ballon rond. On rappelle que ce grand évènement débute ce vendredi 11 juin 2010 à 16 heures (heure locale). Et opposera l’Afrique du Sud (pays hôte de la compétition) au Mexique.
La presse écrite burundaise, dans toute son entièreté, lui souhaite bon voyage et un agréable séjour au pays de Nelson Mandela. Nous attendons de lui beaucoup d’informations illustrées par des photos en rapport avec ce Mondial sud-africain. Ainsi, nos articles seront enrichis par des sources d’informations fiables venant d’un spécialiste nommé Bisos, notre ambassadeur.
Pour finir, Emery Nkunzimana rend un vibrant hommage à tous les bienfaiteurs ayant accepté de sponsoriser son déplacement. Parmi eux, figurent des burundais et des étrangers. Il s’agit notamment d’Inter Bank Burundi, Monsieur Jean-Jacques Nyenimigabo, Madame Jeanine Kamariza (Femme et Sport), Famille Jooris Ndongozi, Famille Valéry Manirakiza (près du Berco Star), Famille Emmanuel Nanonko (Garage Expert Motors), Famille Gasore, Famille Aimé Rumbete, Famille Marie-André Rugema, Monsieur Amani Papy Jamaïca, Jacqueline Ndogonzi, Famille Dominique Niyonzima, Monsieur Justin Mapfunsi (Président de Mukaza FC), Famille Lydia Nsekera (Présidente de la FFB), Buroflash, Mademoiselle Mireille Mugisha, Radio Télévision Nationale du Burundi (RTNB), GTC, Famille Eric Bonane Rubega, le Comité National Olympique (CNO), Flamengo FC (club de première division à la FFB), Monsieur Adel Amrouche (coach des Intamba Mu Rugamba senior), Cokoroko, Monsieur Ndushabandi Jean.
L’Equipe Rédactionnelle et Sportive d’Arc-en-Ciel souhaite à ce cher compatriote et féal confrère journaliste de vivre l’un de ses moments les plus beaux de sa carrière en Afrique du Sud. Notre pays en tirera profit, puisqu’à son retour, Bisos amènera des informations qui pourront inspirer nos décideurs. Surtout ceux qui ont en charge le sport-roi. Nous comptons grandement sur ce grand patriote qu’est Emery Nkunzimana.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Résultats de la quatorzième journée de la phase retour (Ligue A): le 02/06/2010
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Vendredi |
28/05/2010 |
15h 30 |
Bujumbura |
Kamenge FC |
Nile Olympic |
2-0 |
Samedi
29/05/2010 |
15h |
Gatumba |
Espoir |
Union Sporting |
0-2 |
15h |
Rumonge |
Wazee |
Delta Star |
1-1 |
14h |
Bujumbura |
Maniema Fantastique |
Brother’s Men |
2-0 |
16h |
Gatumba |
Vital’O FC |
Inter Star |
2-0 |
Dimanche |
16/05/2010 |
14 h |
Bujumbura |
Solidarité |
Méridien |
1-1 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Athlético |
Academie Tchité |
1-1 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Inter Star |
32 |
+ 22 |
Vital’O(avec un match en moins) |
32 |
+ 20 |
Athletico |
24 |
+ 14 |
Prince Louis |
20 |
0 |
Academie Tchité |
19 |
+ 3 |
LLB Academic |
17 |
+ 3 |
Muzinga |
16 |
+ 2 |
Union Sporting |
16 |
-
15
|
Espoir |
12 |
- 7 |
Flamengo |
12 |
- 12 |
Wazee |
10 |
-
13
|
Delta Star |
2 |
-
15
|
Le classico depuis toujours à Bujumbura opposant les deux éternels rivaux a montré un bon match. Vital’O qui venait de Kigali a joué avec des éléments fatigués après avoir livré quatre rencontres en neuf jours. Chose inhabituelle pour des équipes non professionnelles comme les nôtres. Un temps de repos aurait dû être accordé aux mauves et blancs. Mais la Fédération s’y est opposée. Victoire des mauves et blancs par deux buts à zéro, des buts inscrits en première partie dont le premier but sur penalty. Faute du défenseur Rama d’Inter Star sur Miami Mbakiye de Vital’O.Cette faute a été contestée par les fans des noirs et blancs. Y compris votre serviteur qui n’a pas vu de faute commise sur l’attaquant vedette de Vital’O. Mais que voulez-vous ?
L’arbitre était tout de même à deux mètres de l’action. Du haut de la tribune C où je me trouvais avec les grillages antipathiques séparant les tribunes et gênant la vue, Patrick Sota était certainement mal placé pour faire une bonne appréciation. En tout cas, mal placé par rapport à Onésime, arbitre ayant officié ce choc tant attendu. Avec un match en moins par rapport à toutes les équipes de première division, les mauves et blancs sont deuxièmes au classement provisoire.
Egalité de points avec Inter Star qui devance Vital’O au goal average. 22 buts pour Inter Star et 20 buts pour Vital’O. Si ce dimanche 06 juin 2010, Vital’O égalise ou bat Athlético, les mauves et blancs réoccuperont la tête du classement provisoire. Match très difficile quand on sait qu’Athletico fait montre de beaucoup de détermination face à Vital’O. Wait and see !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Interview avec Monsieur Thierry Guillou : le 31/05/2010
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« Je suis ouvert à des projets sérieux qui apporteraient vraiment une valeur ajoutée à votre football »
En matière de sport en général et du football en particulier, Thierry Guillou est le prototype de l’érudit. Ce jeune français de 25 ans est d’abord détenteur d’un baccalauréat « économique et social » au Lycée Dupuy de Lôme de Lorient avec mention assez bien. |
Ensuite, il obtient une licence « éducation et motricité » en option football à Brest. Enfin, il décroche une maîtrise en management du sport, option spécialité droit du sport à Nantes avec mention bien. Outre ces diplômes chèrement acquis, une kyrielle de stages suivis avec brio vont enrichir son savoir et lui apporter une expérience remarquable dans le domaine du sport. Mais surtout le sport-roi dont il a choisi pour mettre à profit ses nombreuses connaissances. Il se dit prêt à servir notre patrie si cette dernière sollicitait son concours, moyennant bien sûr certaines conditions de travail. Notamment la mise sur pied de ce qu’il appelle des projets sérieux. Pour finir, nous ne saurions passer sous silence le fait que notre invité fut également un ancien footballeur en France. Bonne réception.
Monsieur Thierry Guillou, bonjour
Bonjour Monsieur Patrick Sota.
Quel âge avez-vous et depuis quand êtes-vous dans le monde du football ?
J’ai 25 ans et ai commencé à jouer au football à l’âge de 5 ans. A 12 ans, j’ai été recruté par le FC Lorient Bretagne Sud (club professionnel Ligue 1). A 15 ans, j’ai intégré le centre de formation. A 18 ans, je n’ai pas pu devenir footballeur professionnel. J’ai alors décidé de transmettre ma conception du football et mon amour du jeu en passant mes diplômes d’entraîneur. J’encadre les jeunes footballeurs depuis sept saisons (je joue toujours). Actuellement, je suis salarié au FC Quimperlé où j’entraîne toutes les catégories de jeunes du club. Je suis donc tous les jours sur les terrains de football.
A part vos diplômes épatants à plus d’un titre, quelles sont jusqu’ici vos réalisations sur le plan pratique ?
Les diplômes sont une chose, l’expérience en est une autre ! Parallèlement à mes diplômes, j’ai beaucoup observé ce qui se fait au très haut niveau (FC Lorient Bretagne Sud, MUC72, LOSC). L’entraîneur doit toujours chercher à enrichir son savoir pour avancer.
J’ai une certaine idée du football et de la formation. Je suis un bâtisseur. J’aime mettre en place mes idées pour révéler les qualités footballistiques des jeunes et développer chez eux l’amour du « beau jeu ». Plutôt que d’obliger les jeunes à gagner, je préfère leur apprendre comment gagner ! Aussi, l’ensemble des équipes que j’ai dirigées jouaient un football de qualité (technique, mouvement, intelligence collective).
J’ai également eu le plaisir de voyager en Afrique. A l’Académie de Jean-Marc Guillou à Bamako (Mali) en 2008 et à l’Académie AYSA de Marc Duvillard à Harare (Zimbabwe) d’où je vous accorde cette interview.
Auriez-vous des relations avec la Fédération de Football du Burundi (FFB) ? Si oui, lesquelles ? Et le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ?
En juillet 2007, Je me suis rendu dans votre beau pays dans le cadre de la coopération entre le Burundi et le Conseil Régional des Pays de la Loire. J’ai ainsi participé à de nombreuses séances d’entraînement dans plusieurs clubs de Bujumbura et ses alentours (juniors et seniors). Lors de mon séjour, à mon grand regret, je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer des représentants de la Fédération de Football du Burundi (FFB). En revanche, j’ai rencontré à plusieurs reprises le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Monsieur Jean-Jacques Nyenimigabo.
Que savez-vous du football africain en général et du football burundais en particulier?
Je suis l’actualité du football burundais par l’intermédiaire du site internet de Vital’O Football Club. Je trouve dommageable que la FFB ne dispose pas d’un site internet qui lui donnerait un rayonnement et une ouverture sur l’international. J’ai aussi quelques amis au Burundi qui m’informent des résultats et des projets relatifs au football.
Concernant le football africain en général, je pense que des talents existent bel et bien ! Malheureusement, la formation est déficiente et les dérives nombreuses. Cela dit, certaines structures fournissent un travail remarquable. Je pense en premier lieu à Jean-Marc Guillou mais aussi à Marc Duvillard ou à l’institut Diambars basé au Sénégal. Ce sont des exemples à suivre !
Concernant notre football, quels sont d’après vous les remèdes pour rehausser son niveau ?
Il y a un élément essentiel et déterminant à mes yeux : la formation ! Si le Burundi souhaite permettre à ses jeunes talents de se révéler et de renforcer par la suite la sélection nationale (Intamba Mu Rugamba), il est nécessaire qu’ils soient soutenus et accompagnés dans leur épanouissement.
Le Burundi dispose à présent d’un centre technique, il faut maintenant l’exploiter. Certes, la formation est un projet à moyen et long terme, mais les solutions à court terme sont rarement propices à des résultats durables.
A mon sens, le développement du sponsoring est l’autre chantier principal qu’il faut promouvoir au Burundi.
Si la FFB sollicitait votre concours pour lui venir en aide, accepteriez-vous ? Si oui, dans quelle mesure apporteriez-vous votre soutien ?
Il faut savoir que j’ai un attachement particulier pour le Burundi puisque ma compagne est originaire de votre pays. Si la FFB me sollicitait, j’écouterais avec une grande attention le projet qui me serait proposé. Je suis ouvert à des projets sérieux qui apporteraient vraiment une valeur ajoutée à votre football. Je pense notamment au centre technique qui ne demande qu’à insuffler un souffle nouveau au football burundais.
Le jour où une politique de formation sera engagée et que des fonds seront trouvés (sponsors), la direction du centre est susceptible de m’intéresser fortement (fonction que je devais occuper au Tchad en lien avec l’Olympique Lyonnais avant que des problèmes politiques ne perturbent le projet).
Propos recueillis par Patrick Sota
Voici alors le curriculum vitae complet de Thierry Guillou qui, à n’en pas douter, forcera votre admiration. Jugez par vous-mêmes !
GUILLOU Thierry, né le 09.02.1985
41 rue Jules Simon 06.86.76.66.41
56100 LORIENT (France) th.guillou2@yahoo.fr
Formation Scolaire et Universitaire
2008 : MASTER 2 « management du sport – spécialité droit du sport » - UFR STAPS Nantes – mention bien
2006 : licence « éducation et motricité » - option football - UFR STAPS Brest
2003 : baccalauréat « économique et social » au lycée Dupuy de Lôme de Lorient – mention assez bien
Formation Fédérale de Football
2008 : Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré Football (BEES 1) - CREPS Dinard
2007 : certificat d’éducateur futsal I au Centre Technique de Ploufragan
2005 : diplôme d’animateur senior de football au Centre Technique de Ploufragan
2003 : diplôme d’initiateur I et II de football aux Centres Techniques de Colpo et de Châteaulin
Educateur en Afrique
2010 : académie AYSA de Marc Duvillard à Harare (Zimbabwe) – 2 semaines
2008 : académie JMG Football de Jean-Marc Guillou à Bamako (Mali) – 3 semaines
2007 : mission au Burundi – coopération Conseil Régional des Pays de la Loire/Burundi – 4 semaines
Educateur
Saison 2009-10 : entraînement U13, U15, U17 et chargé de recrutement au CEP Lorient
Séjour au club professionnel du LOSC (Ligue 1) – 1 semaine
Séjour à l’académie JMG Football de Jean-Marc Guillou à Lierse (Belgique) – 1 semaine
Saison 2008-09 : responsable technique de l’école de football du CEP Lorient (U9, U11, U13)
Juillet 2008 et 2009 : éducateur U15 et U17 au stage FC Nantes/Jean Vincent
Juillet 2008 : éducateur U11 au stage « sports foot » de Ploufragan
Saison 2007-08 : entraînement U15 et gardiens de but au CEP Lorient
Détection des meilleurs joueurs pour le District du Morbihan de football (1994, 1995, 1996)
Saison 2006-07 : entraînement U15 et gardiens de but au CEP Lorient
Saison 2004-05 : entraînement U11 à l’AS Brest
Saison 2003-04 : entraînement U13 au CEP Lorient
Stages
2007-08 : club professionnel du Mans UC 72 (Ligue 1)
Assistant technique au centre de formation (groupe CFA + entraînement gardien de but)
Réalisation d’une étude juridique sur la protection de la formation des clubs professionnels
2006-07 : club professionnel du FC Lorient Bretagne Sud (Ligue 1)
Réalisation d’une étude juridique sur la mutation temporaire dans le football professionnel
2005-06 : collège de Kérentrech à Lorient (enseignant d’EPS en classe de 3ème)
Joueur
Saisons 2002-09 : CEP Lorient en senior A (amateur)
Entraînement avec l’équipe réserve du Mans UC 72 (2007-2008) – 2 mois
Entraînement avec l’équipe réserve du Stade Brestois 29 (2003-2004) – 5 mois
Saisons 1997-02 : FC Lorient Bretagne Sud – centre de formation de 1999 à 2002
Gardien de but de l’équipe de Bretagne 1999 (participation à la coupe nationale à Clairefontaine)
Gardien de but de l’équipe du Morbihan 1998
Saisons 1990-97 : Lorient-Sport
Divers
Conférences et colloques sur le football professionnel (entraînement, droit du sport, psychologie du sport…)
Maîtrise des outils informatiques (Word, Power Point, Excel, Publisher, Internet)
Permis A et B
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Vital'o est battu en quart de final : le 31/05/2010
GROUP A GROUP B GROUP C
APR (Rwanda) RAYON (Rwanda) ATRACO (Rwanda)
TP MAZEMBE (RDC) ST GEORGE (Ethiopie) SIMBA (Tanzanie)
VITAL’O (Burundi) HEARTLAND FC (Nigeria) URA (Ouganda)
TELKOM (Djibouti) MAFUNZO (Zanzibar) SOFAPAKA (Kenya)
Avant d’accéder en quart de finale, il y a eu des matchs qualificatifs. Voici les résultats :
URA – Atraco : 0 – 4
Simba – Sofapaka : 0 – 1
Vital’O – Telkom : 3 – 1
Saint George – Mafunzo : 5 – 0
Atraco – Sofapaka : 0 – 3
URA – Simba : 2 – 1
Rayon Sport – Mafunzo : 3 – 0
APR – Mazembe : 1 – 0 (forfait pour méconduite des corbeaux)
Résultats des quarts de finale :
Telkom – Saint George : 0 – 5
Vital’O – Atraco : 0 – 2
Rayon Sport – Sofapaka : 6 tirs au but contre 7, donc Saint George a gagné
APR – Simba : 2 – 1
Résultats des demi-finales
APR – Sofapaka : 1 – 0
Saint Georges – Atraco : 3 – 1 après les prolongations
Résultats pour la troisième place
Atraco – Sofapaka : 0 – 1
Finale : APR – Saint George : 2 – 0 après les prolongations
Classement des trois meilleures équipes
APR gagne la Coupe kagame Cup 2010 et reçoit 30.000 dollars américains
Saint Georges reçoit 20.000 dollars américains
Sofapaka reçoit 10.000 dollars américains
L’aventure des mauves et blancs s’est arrêtée en quart de finale
Notre représentant n’aura pas dépassé le cap des quarts de finale. Et ce, face à une redoutable équipe d’Atraco, détentrice du trophée l’année passée au Soudan. Au cours de la première mi-temps, Mbakiye Miami de Vital’O a menacé les bois d’Atraco. Mais sans succès ! Parce qu’il a confondu vitesse et précipitation. Dommage. Le score a été paritaire et d’un nul vierge. Là, vu la physionomie de la première mi-temps, on y croyait ! Mais c’était méconnaître la détermination d’Atraco. Sa condition physique l’a emporté sur celle des mauves et blancs. Indiscutablement ! On a vu une équipe de Vital’O fébrile en défense centrale avec mésentente entre cette dernière et le gardien de but. D’où les deux buts encaissés ! Bravo à l’arbitre du match. Il a été irréprochable. Aux aguets sur toutes les actions, il a fait montre d’impartialité du début à la fin. Voilà un arbitre digne de représenter notre continent dans n’importe quelle compétition de haute gamme.
C’est fini pour les mauves et blancs concernant la coupe Kagame Cup 2010. Il faudra attendre la prochaine édition prévue l’an prochain. A condition bien sûr que les mauves et blancs redeviennent l’équipe championne du pays. Ce qui n’est pas une promenade de santé avec la montée en puissance d’Inter Star, son rival de toujours. Déjà ce week-end, le choc prévu entre ces deux grandes équipes de la capitale peut montrer le futur vainqueur du championnat. Mais attention, d’autres rencontres comptant pour le championnat restent à livrer. Et rien ne dit que ces deux géants du football burundais ne peuvent pas trébucher devant d’autres équipes réputées plus faibles. Wait and see !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
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Trésor Mputu Mabi, capitaine emblématique du Tout-Puissant Mazembe Anglebert, a craqué ! : le 24/05/2010
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Le ciel de Kigali a été horriblement scié par la rencontre ayant opposé APR du Rwanda et le Tout-Puissant Mazembe Anglebert de la RDC. Un samedi 22 mai 2010 de sinistre mémoire au magnifique Stade Amahoro de Kigali. Match sous haute tension alors que les deux formations étaient bel et bien déjà qualifiées pour les quarts de finale de cette CECAFA KAGAME CUP 2010. |
Pourquoi tant d’énervement et de crispation pour un duel comptant pour la première place ? L’essentiel avait déjà été fait. Les deux équipes auraient dû jouer en étant détendues pour nous offrir un spectacle haut en couleurs et plein de beauté.
Les premiers signes d’énervement se sont fait observer avec la sortie d’un joueur de Mazembe suite à un coup de coude que lui a donné son vis-à-vis d’APR. Je ne saurais vous dire si cet acte a été commis sciemment. Ou s’il a été fait de manière involontaire. Difficile de se mettre dans la tête du joueur d’APR pour connaître son intention. Sonné et saignant du visage, le joueur blessé de l’équipe championne d’Afrique des clubs a été évacué pour aller se faire soigner. Première grosse colère des officiels congolais venus à Kigali soutenir leur formation.
Quelques minutes plus tard, la défense de Mazembe prise dans le piège du hors-jeu laisse Mbuyi Twite d’APR se diriger vers le goal keeper des corbeaux. Et le bat d’un tir superbement bien botté. Premier but. Les fans d’APR sont déchaînés et rêvent déjà d’une belle revanche consécutive à l’élimination de leur équipe en Ligue Africaine des Clubs Champions. Et ce, à Kinshasa face à Mazembe dans un match très tendu où l’arbitre a expulsé deux joueurs d’APR. Score lors de ce match : deux buts à zéro pour les corbeaux.
Après ce but inscrit par APR, Mazembe ne va pas s’affirmer vaincu. Et va dominer de bout en bout son sujet. Que de tirs heurtant les montants d’APR ! Que de frappes allant mourir sur la barre transversale d’APR ! Que de bons gestes techniques de la part de Trésor Mputu Mabi, véritable meneur de l’équipe et chef d’orchestre remarquable pour n’importe quel observateur. Le même Mputu Trésor dribble majestueusement les défenseurs adverses, élimine le gardien et offre un caviar à un parmi ses coéquipiers. Au moment où ce dernier va marquer, le juge de touche lève son drapeau pour signaler une position de hors-jeu. En l’absence du goal keeper dans les bois, un défenseur d’APR se trouvait dans les cages pour essayer de contrer cette action. A ce moment bien précis, c’est ce défenseur qui a joué le rôle dévolu au gardien de but. A la seule différence que ce défenseur ne pouvait bien sûr pas intercepter la balle de la main.
Courroux indescriptible de Trésor Mputu Mabi qui s’en prend à l’arbitre et tente de lui donner un coup de pied. Un parmi ses coéquipiers l’en empêche vivement et essaye de calmer sa fureur devenue incontrôlable. Pas moyen ! Surtout quand l’arbitre éthiopien du match brandira le carton rouge à Trésor pour indiscipline notoire. Celui-ci laissera éclater sa colère et se précipitera vers l’arbitre pour le tabasser. Aidé en cela par un parmi ses coéquipiers, l’arbitre reçoit un coup de pied sur son rein droit et tombe par terre. Les forces de l’ordre interviennent pour limiter les dégâts. Les joueurs de Mazembe quittent le terrain. Puis reviennent sur la pelouse suite aux conseils de leurs dirigeants. Mais, après consultation de l’arbitre avec le commissaire du match et les organisateurs de la compétition, le match s’en arrête là et Mazembe écope d’un forfait synonyme d’élimination pour la suite de la compétition. Ce qui qualifie du même coup Telkom de Djibouti, lanterne rouge de ce groupe A. Quelle image avilissante pour une équipe aussi forte et respectée sur tout le continent. Et surtout, quelle image antipathique laissée par le meilleur joueur de la Ligue Africaine des Clubs Champions 2009 en la personne du très talentueux Trésor Mputu Mabi.
Fait étonnant à mes yeux : je n’ai pas compris pourquoi Trésor et ses coéquipiers sont farouchement sortis de leurs gonds. Car, Mazembe pouvait très bien égaliser et prendre le dessus en inscrivant d’autres buts. Sa domination pouvait se concrétiser en victoire. Mazembe semblait mieux maîtriser le ballon qu’APR. Au fil des minutes, l’on sentait que les corbeaux allaient marquer. Fallait donc pas craquer Monsieur le capitaine des corbeaux ! Dommage pour vous et vos coéquipiers !
Les organisateurs de cette Kagame Cup 2010 ont adressé une correspondance à la Confédération Africaine de Football (CAF) lui demandant de punir Mazembe conformément aux lois régissant la CAF. Puisque la CECAFA est affiliée à la CAF. Aussi, les corbeaux ne seront plus invités à participer dans toutes les compétitions de la Kagame Cup vu leur comportement a martelé le Secrétaire Général de la dite compétition. Toujours selon ce dernier, une telle méconduite avait déjà été affichée par les mêmes joueurs de Mazembe au Soudan lors de la CECAFA a renchéri le dit Secrétaire. C’est une récidive qu’il faut châtier avec la plus grande fermeté a conclu le Secrétaire Général de la Coupe Kagame Cup 2010.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
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Championnat National de Football 2009-2010: le 24/05/2010
Résultats de la treizième journée de la phase retour (Ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Samedi |
15/05/2010 |
14h |
Bujumbura |
Prince Louis |
Espoir |
2-0 |
|
|
16h |
Gatumba |
Inter Star |
Delta Star |
2-0 |
Dimanche |
16/05/2010 |
14 h |
Bujumbura |
LLB Academic |
Academie Tchité |
1-1 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Flamengo |
Muzinga |
0-0 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Inter Star |
32 |
+ 22 |
Vital’O(avec un match en moins) |
29 |
+ 18 |
Athletico (avec un match en moins) |
23 |
+ 14 |
Prince Louis |
20 |
0 |
Academie Tchité |
18 |
+ 3 |
LLB Academic |
17 |
+ 3 |
Muzinga |
16 |
+ 2 |
Union Sporting (avec un match en moins) |
13 |
-
17
|
Espoir |
12 |
- 5 |
Flamengo |
12 |
- 12 |
Wazee (avec un match en moins) |
9 |
-
13
|
Delta Star |
1 |
-
15
|
Voici les résultats du week-end passé (du 15 au 16 mai 2010) concernant le Championnat National 2009-2010. Votre serviteur se trouve pour le moment à Kigali et ne peut suivre lui-même le déroulement du dit championnat. Je suis obligé de faire appel à mes collègues restés à Bujumbura. Je rentrerai si Vital’O FC est éliminé. Tout va se savoir avec son match comptant pour les quarts de finale contre Atraco du Rwanda. Rencontre prévue ce mardi 25 mai 2010 au Stade Amahoro de Kigali. Wait and see ! Mais, jusqu’ici, nous, burundais présents à Kigali, déplorons le comportement de certains arbitres qui sifflent à tort des penaltys contre Vital’O. C’est déplorable ! Espérons que cela ne se reproduira pas lors de ce match qualificatif pour aller en demi-finale. Rappelons à toutes fins utiles qu’Atraco est l’équipe tenante du titre. Elle avait gagné la Coupe Kagame Cup au Soudan en 2009.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Vital’O FC est mal parti, mais peut toujours espérer une qualification pour les quarts de finale.: le 20/05/2010
Amis sportifs,
Notre ambassadeur sportif, à savoir Vital’O FC, est parti d’un mauvais pied suite à ses deux défaites consécutives, respectivement face à APR du Rwanda et Tout Puissant Mazembe Anglebert de la RDC, grand favori de cette compétition. Score à l’issue des deux matchs : défaites de deux buts à un (2-1). Une certitude : les équipes d’APR et Mazembe se sont mieux préparées que la nôtre. Et pour cause, elles sont déjà dans l’ère du professionnalisme. Chose que Vital’O ne connaît pas encore. Sur terrain, ça s’observe du premier coup d’œil.
Au Rwanda et en RDC, le ballon rond est soutenu à outrance. Les pouvoirs publics et les privés font montre d’un engouement extraordinaire. Ce qui n’est pas le cas chez nous. Difficile donc d’obtenir de bons résultats.
Nos garçons n’ont pas démérité. Face à des équipes beaucoup plus nanties, les mauves et blancs ont pratiqué un jeu assez plaisant. Des combinaisons qui, parfois, ont enflammé la foule. Beaucoup d’observateurs présents à Kigali affirment que notre équipe joue admirablement bien. Mais qu’il lui manque la conviction, la percussion et le réalisme. Surtout dans les seize mètres. La décision n’y est pas encore. Preuve est faite que le manque de matchs amicaux internationaux se fait cruellement sentir. Pour se mesurer avec d’autres équipes fortes comme APR et Mazembe, notre Championnat National (Primus Ligue), à lui seul, ne suffit pas ! De grâce, investissons dans le sport-roi comme cela se fait chez nos voisins, et vous verrez que les résultats suivront. Sans aucun doute. Au Rwanda, APR, Rayon Sport, Kiyovu et Atraco ont des académies de football. Vision à court, moyen et long terme. Dans quelques années, le football sera au top niveau dans le pays de Paul Kagame. Un homme féru du sport-roi. Et qui fait tout pour que ce sport number one au Rwanda aille de l’avant.
Mazembe, champion d’Afrique, a impressionné de par sa qualité dans le jeu. En particulier, le très talentueux Trésor Mputu Mabi a prouvé qu’il est, jusqu’ici, le meilleur joueur de la compétition. Un garçon d’une très grande classe. Il peut jouer dans n’importe quel club européen. A chaque fois qu’il fait son apparition sur la pelouse, la physionomie du match change en faveur de son équipe. C’est la pièce maîtresse numéro un de Mazembe. La nature s’est arrangée pour lui donner tout ce qu’un footballeur peut souhaiter. Il faut dire qu’il y a mis du sien aussi. Personne ne peut atteindre un tel niveau sans efforts personnels. Coup de chapeau à ce brave et séduisant joueur de Mazembe. Digne fils du football africain. Nous pouvons compter sur lui les prochains jours. Du fond du cœur, j’espère que la CAN 2012 verra sa participation.
Fait marquant durant cette compétition : l’arbitrage laisse à désirer. Du moins jusqu’ici. Les penaltys se donnent comme des cacahuètes. Pour un oui ou pour un non. Ce n’est pas sérieux ! Et ça gâche le spectacle. Lors du match ayant opposé Rayon Sport du Rwanda à Saint George d’Ethiopie (2-2), les penaltys accordés aux deux équipes n’étaient pas du tout justifiés. Plus grave et plus choquant, le penalty donné gracieusement à Mazembe face à Vital’O a surpris plus d’un. Inimaginable ! Jafari, défenseur central des mauves et blancs, a sauté plus haut qu’un attaquant de Mazembe. Celui-ci, battu de la tête, a bénéficié d’un penalty pour une soi-disant bousculade. Bousculade imaginaire entraînant du même coup un penalty imaginaire. Premier but de Mazembe. A la pause, Vital’O FC avait réussi à ne pas prendre de buts (0-0). Et s’est créé pas mal d’occasions hélas non concrétisées. C’est le lot quotidien des équipes burundaises. Elles combinent bien, mais ne parviennent pas à marquer. Motif : Pas de rencontres internationales amicales pour s’exercer. Dommage !
Le but de Miami Mbakiye face à Mazembe est académique. C’est l’un des plus beaux buts de la compétition jusqu’à l’heure où je vous parle. Débordement sur la droite de d’Amour, centre parfaitement bien ajusté et reprise de volée somptueuse de Miami qui n’a laissé aucune chance au goal keeper de Mazembe. Superbe ! Tout le monde a acclamé ce but y compris les supporters de Mazembe venus nombreux à Kigali. Geste plein de magnificence !
Pour finir, les mauves et blancs ne sont pas encore éliminés. Une victoire ou un nul face à Telkom de Djibouti suffirait pour les propulser en quart de finale. Match prévu ce jeudi 20 mai 2010 à 14 heures (heure de Kigali) au Stade Régional de Nyamirambo.
Vous serez tenus pour informés quant au score final de cette rencontre combien importante pour nos garçons. D’ici là, portez-vous bien ! Et surtout, pas d’échauffourées au Burundi suite à la fièvre des élections. Beaucoup d’encre et de salive coulent en ce moment. Comme au football, il y faut du fair-play pour surmonter les crispations et les passions dues à ces épreuves. Les sportifs que nous sommes ne veulent plus que notre patrie sombre dans la guerre civile. Trop de sang a été versé, ça suffit ! Attelons-nous maintenant aux travaux de développement. Le football en fait partie.
De Kigali et pour le compte de Vital’O Football Club
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
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Les premiers résultats de la Coupe Kagame CUP 2010 : le 20/05/2010
GROUP A GROUP B GROUP C
APR (Rwanda) RAYON (Rwanda) ATRACO (Rwanda)
TP MAZEMBE (RDC) ST GEORGE (Ethiopie) SIMBA (Tanzanie)
VITAL’O (Burundi) HEARTLAND FC (Nigeria) URA (Ouganda)
TELKOM (Djibouti) MAFUNZO (Zanzibar) SOFAPAKA (Kenya)
Résultats des matchs déjà livrés
APR - Vital’O : 2-1
Rayon Sport - Saint George : 2-2
TP Mazembe - Telkom : 8-0
Atraco - Simba : 1-2
Vital’O - Mazembe: 1-2
Telkom - APR: 1- 6
URA- Sofapaka : 0-3
NB : A la dernière minute, la formation de Heartland du Nigeria s’est désistée pour des raisons non encore élucidées. Donc, le groupe B compte trois équipes à savoir Rayon Sport du Rwanda, Saint George d’Ethiopie et Mafunzo de Zanzibar. Dans ce groupe, seront qualifiées pour les quarts de finale les deux premières équipes à l’issue des résultats obtenus. Et iront aussi en quart de finale, les trois premières équipes dans les groupes A et C
De Kigali et pour le compte de Vital’O Football Club
Patrick Sota
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Interview de Jean Gilbert KANYANKORE : le 15/05/2010
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Kanyankore Jean Gilbert est toujours disponible pour répondre à nos questions. Il nous parle cette fois-ci des préparatifs de Vital’O FC pour la Coupe de la CECAFA version de Kagame Cup 2010 débutant ce samedi 15 mai à Kigali. Optimiste comme à l’accoutumée, il se dit prêt à croiser le fer avec des équipes beaucoup plus nanties que la sienne.
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Avec une préparation ne répondant pas aux exigences voulues pour participer à une telle compétition. Il nous donne aussi son appréciation sur les échecs que connaissent nos équipes nationales. Bonne réception.
« Notre seule force réside dans le moral de nos garçons et le courage du staff dirigeant qui trime pour essayer de subvenir à tous nos besoins. »
Monsieur Kanyankore Bonjour. Votre équipe participe dès le 15 mai courant à la Coupe de la CECAFA version Kagame Cup 2010 à Kigali. Comment vont les préparatifs de Vital’O ?
Nous ne faisons malheureusement pas de préparatifs spéciaux pour la CECAFA vu les faibles moyens dont dispose notre équipe. Nous nous entraînons normalement au rythme habituel de la Primus Ligue (championnat national). Pas de mise au vert et pas de récupération spéciale pour motiver les joueurs, bref pas de valeur ajoutée dans nos préparatifs. Notre seule force réside dans le moral de nos garçons et le courage du staff dirigeant qui trime pour essayer de subvenir à tous nos besoins. C’est très dur !
Quel aura été l’apport de la Fédération de Football du Burundi (FFB) dans ces préparatifs ? Et celui du Ministère des Sports ?
Ecoutez Monsieur Sota, j’ai le regret de vous informer que ces deux grandes institutions ne nous ont pas soutenus comme il se doit. C’est dommage car Vital’O va défendre les couleurs nationales. Et, outre nos équipes nationales, tout club qui va jouer à l’extérieur mérite soutien et assistance de la part de ces deux acteurs clés et incontournables dans le développement du sport-roi au Burundi. Pourtant cette compétition de la CECAFA est connue depuis trois mois. Il est vrai que le Ministre de Tutelle et la Présidente de la Fédération voyagent beaucoup et sont souvent partis à l’étranger. Mais, avant de partir, je suppose que des instructions sont données à leurs subalternes pour mener à bien la préparation de nos équipes. Il y a une chose qui m’écœure, c’est le fait de nous refuser vingt joueurs prévus par la CECAFA pour nous imposer dix-huit ! Vraiment, ça c’est trop ! C’est une longue compétition, et des joueurs tombent souvent malades durant cette épreuve. Ou sont victimes d’inaptitude physique due à un incident survenu subitement sur terrain. Souvenez-vous de ce qui est arrivé à l’Equipe Nationale senior lors de la CECAFA en Tanzanie. Beaucoup de joueurs ont attrapé la malaria, et l’effectif de l’équipe a été fortement amoindri. Ce qui n’a pas permis à notre Equipe Nationale de remporter la coupe, alors que les pronostics penchaient en sa faveur vu sa belle façon de jouer. Dommage ! Apparemment, cette fâcheuse expérience n’a pas servi de leçon ! Puisque les mêmes erreurs se répètent tout le temps. Au cours des voyages, la priorité doit être accordée aux joueurs. Les officiels doivent venir en deuxième lieu. Pour vous dire qu’il y avait moyen de faire partir autrement les deux officiels ayant pris les places de nos joueurs. Comme ça se faisait par le passé. Maintenant, notre club est obligé de faire partir deux joueurs par ses moyens et les prendre en charge à Kigali. Chose qui n’était pas prévue par les organisateurs de la CECAFA.
Le tirage au sort n’a pas été clément pour votre équipe. Et pour cause, vous vous retrouvez avec deux malabars à savoir APR du Rwanda et le Tout-Puissant Mazembe Anglebert de la RDC. A ceux qui disent que Vital’O est le maillon faible de ce groupe, que leur diriez-vous ? Présentement, le mental de vos joueurs est-il au bon fixe ? Pas de panique devant ces deux grandes équipes ?
(Rire !) Toutes ces équipes sont ou ont été championnes dans leurs pays respectifs. De part ma nature et mon tempérament, je ne pars jamais dans une compétition avec des à priori ! Il faut d’abord jouer et attendre le verdict final. Les commentaires et autres analyses, c’est après qu’il faut les faire. Ceci dit, je reconnais absolument la force de nos adversaires. Mazembe et APR sont des clubs beaucoup plus nantis que le nôtre, il n’y a pas de honte à le dire. Or, le football actuel demande des moyens pour bien se préparer. Chose qui manque cruellement à nos équipes. D’où nos échecs répétitifs ces derniers temps. Nous concernant, on ne panique pas devant ces deux grandes équipes. Ces matchs nous seront d’une très grande importance pour évaluer le niveau de notre équipe. En somme, une très belle aventure. Et c’est de ce côté qu’il faut prendre les choses. Avec, bien évidemment, beaucoup d’engagement de la part de nos joueurs pour essayer d’avoir de bons résultats au Rwanda.
Dès l’entame des matchs internationaux, nos formations y compris la vôtre perdent les pédales (confère match entre Tiko United et Vital’O à Bujumbura) et ramassent des buts matinaux. Même nos équipes nationales tombent très souvent dans ce panneau. D’après vous, quelles sont les raisons intimes de cette trouille ? A Kigali, n’avez-vous pas peur de revivre la même mésaventure ? Quelle stratégie allez-vous mettre en place pour parer à cette éventualité ?
L’explication est très simple : nos équipes pêchent par inexpérience. Des joueurs très jeunes et pas suffisamment aguerris pour les compétitions de haute gamme. Qui plus est, le manque de matchs amicaux internationaux pèse lourd dans nos contre-performances. Aussi, il n’y a pas de stabilité dans nos équipes. J’entends par là le renouvellement perpétuel dans le recrutement des joueurs que nous faisons chaque année. Et ce, pour avoir des moyens et répondre à nos multiples besoins. A chaque début de saison, nous nous retrouvons pratiquement avec une équipe new look. A Kigali, je vais tout faire pour travailler le côté mental de mes garçons. Leur dire qu’ils peuvent vaincre n’importe quelle équipe de la compétition en y croyant fermement. Pas question de nourrir des complexes pour je ne sais quelle raison. Concernant nos équipes nationales, l’explication est la même. Tant que nos préparatifs seront toujours frivoles ou superficiels, nous connaîtrons à chaque fois des déroutes. A coup sûr ! Comme le nœud du problème est connu, pourquoi ne pas adopter un nouveau comportement pour avoir un meilleur rendement ? Allons-nous tout le temps pleurnicher suite à ces défaites apparentées à une prédestination ? Sommes-nous condamnés à perdre tous nos matchs internationaux ? Ma réponse tombe comme un couperet : non et trois fois non ! Prenons le taureau par les cornes. Surtout que nous avons des talents. Encadrons-les selon les normes voulues et exigées par le football moderne. Et vous verrez qu’on peut battre n’importe quelle équipe Je pèse mes mots : n’importe quelle équipe ! Même les Eléphants de Didier Drogba ne nous feraient pas trembler. Surtout que maintenant nous avons beaucoup de professionnels jouant à l’extérieur. L’essentiel étant de les préparer à temps et les motiver à outrance. A bon entendeur salut !
Deux parmi vos anciens joueurs à savoir Karim Nizigiyimana et Fuwadi Ndayisenga ont été irrégulièrement transférés respectivement dans l’AS Vita Club de Kinshasa et Kiyovu Sport du Rwanda. Vital’O Football Club a-t-il déposé plainte auprès des instances habilitées ? Si oui, où en sont vos démarches ?
Jusqu’à l’heure où je vous parle, nos démarches ont été vaines. Néanmoins, la Fédération de Football du Burundi (FFB) a écrit à la Fédération Congolaise de Football pour qu’elle réagisse par rapport au cas de Karim. Pour le cas de Fuwadi, nous ne cessons d’interpeller la Fédération Rwandaise de Football pour que justice soit faite. Patience est vertu des sages dit-on, nous attendons l’issue qui en sortira. Si nos attentes ne sont pas satisfaites, nous serons obligés de saisir la FIFA via notre Fédération pour trancher ces litiges. Car, à mon humble avis, il y a eu beaucoup d’irrégularités et de tricheries liées à ces deux transferts.
Merci beaucoup et bonne chance Monsieur l’entraîneur.
Tout le plaisir est pour moi Monsieur Sota.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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CECAFA KAGAME CLUB CUP 2010 : le 15/05/2010
RWANDA 15TH – 30TH MAY 2010
Amis sportifs,
La CECAFA KAGAME CLUB CUP 2010 débute ce samedi 15 mai 2010 au Stade Amahoro de Kigali. Le match d’ouverture opposera Vital’O du Burundi à APR du Rwanda à 19 heures, heure de Kigali. Votre serviteur y sera pour vous relater les faits. Les fans des mauves et blancs sont priés de répondre massivement à ce grand rendez-vous footballistique. Pour soutenir leur équipe qui, rappelons-le, n’a pas été gâtée par le tirage au sort. Jouer contre APR devant son public et TP Mazembe (champion d’Afrique) n’est une promenade de santé. Bonne chance à notre ambassadeur sportif tout de même. Vital’O, Oye ! Oye ! Oye !
Patrick Sota
GROUP A GROUP B GROUP C
APR (Rwanda) RAYON (Rwanda) ATRACO (Rwanda)
TP MAZEMBE (DRC) ST GEORGE (Eth) SIMBA (Tanzania)
VITAL’O (Burundi) HEARTLAND FC (NIG) URA (Uganda)
TELKOM (DJB) MAFUNZO (ZANZI) SOFAPAKA (KEN)
CLASSIFICATION: THE TOP TWO TEAMS AND THE BEST TWO QUALIFIERS FROM ALL THE THREE GROUPS QUALIFY TO THE QUARTER FINALS
FIXTURES
DATE |
M.No |
TEAMS |
GR |
VENUE |
TIME |
Sat15-5-10 |
1 |
APR Vs Vital’O |
A |
Amahoro |
7.00Pm |
Sun16-5-10 |
2 |
Heartland Vs Mafunzo |
B |
Amahoro |
3.00Pm |
Sun16-5-10 |
3 |
Rayon Vs St George |
B |
Amahoro |
5.00Pm |
Mon17-510 |
4 |
TP Mazembe Vs Telkom |
A |
Nyamirambo |
2.00Pm |
Mon17-5-10 |
5 |
Atraco Vs Simba |
C |
Nyamirambo |
4.00Pm |
Tue 18-5-10 |
6 |
URA Vs Sofapaka |
C |
Nyamirambo |
2.00Pm |
Tue 18-5-10 |
7 |
St George Vs Heartland |
B |
Nyamirambo |
4.00Pm |
Wed19-5-10 |
8 |
Vital’O Vs Mazembe |
A |
Nyamirambo |
2.00Pm |
Wed19-5-10 |
9 |
Telkom Vs APR |
A |
Nyamirambo |
4.00Pm |
Thu 20-5-10 |
10 |
Simba Vs Sofapaka |
C |
Nyamirambo |
2.00Pm |
Thu 20-5-10 |
11 |
Mafunzo Vs Rayon |
B |
Nyamirambo |
4.00Pm |
Fri 21-5-10 |
12 |
Vital’O Vs Telkom |
A |
Nyamirambo |
2.00Pm |
Fri 21-5-10 |
13 |
URA Vs Atraco |
C |
Nyamirambo |
4.00Pm |
Sat 22-5-10 |
14 |
St George Vs Mafunzo |
B |
Amahoro |
3.00Pm |
Sat 22-5-10 |
15 |
APR Vs Mazembe |
A |
Amahoro |
5.00Pm |
Sun23-5-10 |
16 |
Sofapaka Vs Atraco |
C |
Amahoro |
3.00Pm |
Sun23-5-10 |
17 |
Heartland Vs Rayon |
B |
Amahoro |
5.00Pm |
Sun23-5-10 |
18 |
URA Vs Simba |
C |
Nyamirambo |
3.00Pm |
Mon24-5-10 |
|
REST DAY |
|
|
|
|
|
QUARTER FINALS |
|
|
|
Tue25-5-10 |
19 |
A1 Vs Best qualifier 1. |
|
Amahoro |
TBD |
Tue25-5-10 |
20 |
C1 Vs B2 |
|
Amahoro |
TBD |
Wed26-5-10 |
21 |
B1 Vs Best qualifier 2 |
|
Amahoro |
TBD |
Wed26-5-10 |
22 |
C2 Vs A2 |
|
Amahoro |
TBD |
|
|
SEMI - FINALS |
|
|
|
Thur27-5-10 |
23 |
Winner 19 Vs Winner 20 |
|
Amahoro |
5.00Pm |
Fri28-5-10 |
24 |
Winner 21 Vs Winner 22 |
|
Amahoro |
5.00Pm |
Sat29-5-10 |
|
REST DAY |
|
|
|
|
|
Third Place Play off / Finals |
|
|
|
Sun30-5-10 |
25 |
Loser 23 Vs Loser 24 |
|
Amahoro |
3.00Pm |
Sun30-5-10 |
26 |
Winner 23Vs Winner 24 |
|
Amahoro |
5.00Pm |
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Résultats de la douzième et première journée de la phase retour (Ligue A): le 10/05/2010
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Jeudi |
06/05/2010 |
14h |
Bujumbura |
Solidarité |
Nile Olympic |
2-0 |
Vendredi |
07/05/2010 |
14h |
Bujumbura |
Buyenzi Star |
Brother’s Men |
0-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Vital’O |
Academie Tchité |
1-1 |
Samedi |
08/05/2010 |
14h |
Bujumbura |
LLB Academic |
Muzinga |
1-1 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Athletico |
Flamengo |
2-4 |
Dimanche |
09/05/2010 |
14 h |
Bujumbura |
Inter Star |
Wazee |
6-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Prince Louis |
Union Sporting |
3-3 |
Classement provisoire de la phase retour
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Inter Star |
29 |
+ 20 |
Vital’O |
29 |
+ 18 |
Athletico |
23 |
+ 14 |
Academie Tchité |
17 |
+ 3 |
Prince Louis |
17 |
-
2
|
LLB Academic |
16 |
+ 3 |
Muzinga |
15 |
+ 2 |
Union Sporting |
13 |
-
17
|
Espoir |
12 |
- 3 |
Flamengo |
11 |
- 12 |
Wazee |
9 |
-
13
|
Delta Star |
1 |
-
13
|
Note d’excuse
Aimables internautes de notre site,
Suite à une panne technique et indépendante de notre bonne volonté, notre site qui est aussi le vôtre n’a pas été opérationnel durant une semaine. Il y a eu une petite incompréhension entre ceux qui hébergent notre site et nous-mêmes. Ce sont des choses qui arrivent dans toutes les organisations. Errare humanum est disent les latinistes : l’erreur est humaine.
Nous vous prions donc de nous excuser pour cette interruption brusque. Ne pas pouvoir vous communiquer les nouvelles footballistiques de notre pays a été vécu comme une tristesse indicible. Nous en avons terriblement souffert. Et comptons sur votre sagesse et fair-play pour nous pardonner et vite oublier cette mésaventure inopinée. Gardez la bonne humeur et aidez-nous à faire avancer notre pays sur la voie du progrès.
Inter Star prend la tête du classement provisoire du championnat national
Déconvenue pour les supporters de Vital’O qui voient leur équipe perdre provisoirement la première place au profit d’Inter Star, son rival de toujours. Les mauves et blancs ont été tenus en échec par une admirable équipe d’Academie Tchité très en forme ce samedi 08/05/2010. D’aucuns ont été étonnés par la mobilité sur terrain des joueurs d’Academie Tchité. Vital’O a inscrit un but sur penalty suite à une faute commise sur Bolima Matembe en pleine surface de réparation. Le capitaine Fidel Nimubona a transformé le penalty. A la mi-temps, Vital’O menait au score.
En seconde mi-temps, Academie Tchité va profiter des failles observées à la médiane de Vital’O. Et va passer par là pour intensifier ses attaques. Ses efforts n’auront pas été vains puisque les poulains de Jimmy et Omar Ntakagero vont obtenir un coup franc situé à l’entrée de la surface de réparation. Lucio, défenseur central d’Academie Tchité, brosse la balle à la Platini. Ballon dévié par D’Amour de Vital’O. Et, Nzokira Joseph, goal keeper des mauves et blancs est pris à contre-pied. But ! Il faut dire qu’il y avait trop de tension au cours de ce match. Des cartons jaunes de part et d’autre. Cartons rouges à un joueur de Tchité et à Jimmy, un des entraîneurs de cette belle équipe. A dix, Academie Tchité, va se replier en défense pour contrecarrer les assauts de Vital’O. Qui aura tout fait pour marquer le deuxième but. Mais sans succès. Des occasions en or, mais non concrétisées ! Score final : un but partout (1-1).
Quand je vous dis que le football a ses raisons que la raison ne connaît pas, il faut me croire sur parole. Qui aurait cru un seul instant que Flamengo, en mauvaise posture, terrasserait Athletico par quatre buts à deux (4-2). Incroyable mais vrai. Et de quelle manière mes chers amis ? Quel football ? Passes à la brésilienne. Très bonne occupation du terrain. Tirs foudroyants de loin dont ce dernier but somptueux inscrit à trente cinq mètres des bois gardés par Tama d’Athletico. Quel superbe tir de l’extérieur du pied ! Et ce, de toute beauté. Croyez-moi, il y aura des surprises au cours de cette phase retour. Et les « grandes » équipes doivent se méfier des « petites » formations qui veulent prouver qu’elles peuvent aussi marquer d’une empreinte indélébile leurs noms dans l’histoire footballistique du Burundi.
Inter Star n’a pas fait de détails face à Wazee de Rumonge sur la pelouse synthétique du Stade Prince Louis Rwagasore. Six buts à zéro (6-0). Nous n’avons vu qu’une seule équipe sur terrain : Inter Star. Son adversaire a été malmené du début à la fin. Domination totale et territoriale durant toute la rencontre. Cette précieuse victoire permet aux noirs et blancs de prendre momentanément la tête du classement provisoire. Avec le même nombre de points que Vital’O (29 points). Et une meilleure différence de buts, + 20 pour les noirs et blancs, +18 pour les mauves et blancs. Le championnat est serré, palpitant et promet des affiches alléchantes. Wait and see !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Les juniors burundais ont sauvé l’honneur du Burundi : le 10/05/2010
Match retour entre le Tchad et le Burundi comptant pour les éliminatoires de la CAN junior 2011 prévue en Libye. Public très peu nombreux. Preuve est faite que les amateurs du ballon rond sont las de nos contre-performances devenues chroniques. Beaucoup ont préféré regarder à la télé le choc anglais entre Chelsea et Liverpool que de venir au Stade Prince Louis Rwagasore. Le ras-le-bol dû à nos défaites répétitives se sent comme le hareng sent le poisson.
Dès le début, les juniors burundais passent à l’offensive avec un rythme fou. Accélération dans les passes et les mouvements. A la dixième minute, Pierrot reçoit une balle de D’Amour à l’entrée de la surface de réparation et fusille le goal keeper du Tchad. Premier but ! Le peu de personnes présentes au Stade Prince Louis Rwagasore acclament ce joli but de Kwizera Pierrot. Deux minutes après, Mavugo alourdit le score suite à une passe de Nkurikiye Léopold dit Kaya à quinze mètres des bois tchadiens. Tir superbement bien croisé. Deuxième but ! L’on s’est surpris en train de rêver, voyant une formation burundaise remonter ce lourd handicap de cinq buts encaissés à l’aller (5-0). Pourquoi pas ? Au foot, tout est possible !
Notre rêve sera de courte durée quand ces « diables » de tchadiens reprendront du poil de la bête à la vingtième minute. Et oui ! Les burundais, après avoir inscrit deux buts, ont vite cru que les cinq buts sont déjà en poche. Naïveté ! C’est cela l’insouciance de la jeunesse. Tous nos joueurs se sont rués à l’attaque laissant un vide béant en défense. Lucio, arrière central, est pris de vitesse par le tchadien Esesa et celui-ci croise un tir fumant qui finit sa course au fond des filets. Le ballon est parti au ras-du-sol avec une vitesse indescriptible. Premier but tchadien. Deux minutes plus tard, le même Esesa fait une grossière simulation suite à une soi-disant bousculade du défenseur Lucio. Esesa tombe et l’arbitre soudanais se fait avoir. Penalty trop généreux ! Esesa le transforme et prend notre goal keeper à contre-pied. Alors là amis sportifs, les choses devenaient compliquées pour nos garçons. Car, il fallait qu’ils marquent huit buts, soit encore six buts ajoutés aux deux buts déjà obtenus pour se qualifier. Mission titanesque. Ce score paritaire de deux buts partout ne bougera pas d’un iota jusqu’à la mi-temps.
La seconde période se révélera identique à la première partie. Les burundais n’avaient pas d’autres choix que d’attaquer et jouer leur va-tout. L’arrière latéral droit burundais en la personne d’Emery Nimubona dit Kadogo sort et cède sa place à Halidi Selemani. Ainsi, D’Amour retrouvera son flanc droit défensif et Halidi occupera l’aile droite qu’il aime bien. Et surtout, quelle harmonie entre D’Amour et lui. Deux éléments qui jouent ensemble dans Vital’O FC.
Le match va alors basculer en faveur des burundais. Nkurikiye Léopold déborde sur l’aile gauche et fait un centre millimétré à Amisi Cédric. Ce dernier fait une magnifique reprise de volée qui ne laisse aucune chance au gardien de but tchadien. Troisième but burundais. Nous jouons la vingt-huitième de la reprise, soit la soixante treizième minute de la rencontre. Dix minutes après, soit à la quatre vingt troisième minute du match, Halidi élimine majestueusement deux défenseurs par des dribbles dont il a le secret et offre un caviar à Amisi Cédric qui crucifie le goal keeper tchadien. Très beau but ! Un but d’école ou académique, choisissez le terme qui vous convient. Les burundais vont s’adonner à un festival de passes courtes déroutant les tchadiens. Ces derniers, malmenés et à bout de souffle, vont adopter la formule de l’anti jeu. En faisant semblant d’avoir des chocs pour s’écrouler par terre. Et ce, pour un oui ou pour un non. Même pour un petit rien ! Anti jeu flagrant. La fin du match sera sifflée par l’arbitre soudanais à l’avantage des burundais par quatre buts à deux (4-2). Mais sont bel et bien éliminés suite au goal average compte tenu des deux matchs (aller et retour). Au total des buts marqués, les tchadiens auront inscrit sept. Et les burundais quatre. Donc sept contre quatre (7-4). Est qualifié pour le second tour le Tchad qui croisera le fer avec les aiglons du Mali.
Bien qu’étant éliminés, les burundais ont émerveillé le public. Qui avait soif d’une victoire. Car, ça faisait longtemps que l’on n’avait plus vu une formation burundaise remporter une victoire lors d’un match international. Même à domicile. Les sélectionneurs Kaze Cédric et Mupenda Mohsin peuvent pavoiser. Ils ont revigoré le moral des supporters. Et ont pu sauver l’honneur du pays. Bravo ! C’est déjà ça ! Ils se mettent à l’abri des critiques venant des fans qui, ces derniers temps, prennent durement à partie les entraîneurs nationaux. Comme quoi ils n’ont pas la trempe et les connaissances tactiques voulues pour entraîner nos équipes nationales. Finies les polémiques !
De toutes les façons, le Ministre Jean-Jacques Nyenimigabo a promis de doter notre Equipe Nationale senior d’un sélectionneur étranger et armé d’un savoir acquis dans les meilleures écoles. Et surtout, chevronné en la matière. Wait and see ! Nous apprenons aussi que le Ministère des Sports et la Fédération ont organisé un cocktail pour rasséréner les esprits. Le climat entre les deux semblait se détériorer suite aux échecs répétitifs de nos équipes. Les deux parties se jetant la responsabilité de ces déroutes.
Amis sportifs, vous serez tenus pour informés quant aux résolutions prises lors de cette rencontre qui, me semble-t-il, revêt une importance capitale. Si et seulement si ces résolutions sont suivies d’effets. Pas de paroles en l’air !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Le sélectionneur Adel Amrouche va-t-il continuer à entraîner les Intamba Mu Rugamba du Burundi ?: le 10/05/2010
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Adel Amrouche pourrait devenir le prochain sélectionneur de la Guinée, a appris TSA ce lundi 26 avril de source sûre. L’entraîneur algérien a entamé des discussions avec la Fédération guinéenne pour prendre en main le Syli National à la place de Mamady Mansaré. Des émissaires de la Fédération guinéenne étaient ces derniers jours à Bruxelles où réside Amrouche, selon la même source. |
Actuel entraîneur du Burundi, il serait intéressé par l’équipe nationale de football de Guinée qui jouit d’une bonne réputation en Afrique. Cinq autres entraîneurs dont Henri Michel et Henri Kasperszak figurent parmi les autres candidats. Le Sily national veut engager un entraîneur capable d’obtenir une qualification à la Coupe d’Afrique des Nations 2012. La Guinée était absente lors de la dernière CAN 2010 en Angola.
Source : Issam Sahraoui
La Fédération de Football du Burundi (FFB) via Madame Lydia Nsekera a adressé une correspondance à Monsieur Jean-Jacques Nyenimigabo, Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture afin qu’il fasse tout ce qui est en son pouvoir pour que Monsieur Adel Amrouche soit à Bujumbura au plus tard le 20 juin 2010. Objectif : suivre la phase retour du Championnat National Primus Ligue 2010 afin de mener à bien, à la tête des Intamba Mu Rugamba, leur préparation pour les éliminatoires de la CAN 2012. Rappelons à toutes fins utiles que le Burundi n’aura pas facile devant des pays comme le Rwanda et le Bénin qui, d’ores et déjà, ont commencé à se préparer. Sans parler de la Côte d’Ivoire qui est un géant sur le continent. Et participe cette année à sa deuxième phase finale d’une Coupe du Monde (2006-2010). Soit deux participations consécutives. Pas mal, amis sportifs !
D’après les échos qui nous parviennent, le Ministère de tutelle aurait décliné cette offre. Et pour cause, les conditions posées par Amrouche exigeraient des sommes faramineuses. Car, Amrouche a demandé que tous les joueurs soient assurés avant d’entamer ces éliminatoires. Pour prévenir toute forme d’accident pouvant arriver sur terrain aux séances d’entraînement ou durant les matchs. Et que, des primes motivantes allant de 1000 à 1500 dollars par joueur soient mises à leur disposition pour exciter leur tonus. Que le dit Ministère organise des rencontres amicales internationales. Et enfin, que les voyages de l’Equipe Nationale vers l’extérieur se fassent à temps. Pour éviter que les joueurs ne soient éreintés avant de jouer. Loger les joueurs dans des hôtels décents, confortables et dignes d’accueillir nos ambassadeurs sportifs. Amrouche se dit prêt à ne rien demander au Ministère de tutelle comme salaire. « Que l’on mette mes joueurs dans de bonnes dispositions psychologiques, matérielles et financières » a-t-il martelé ! « Le reste m’incombe et demandez-moi des résultats » a-t-il conclu !
Normalement, telles sont les exigences du football moderne. Dans notre sous région, le Burundi est le seul pays à ne pas appliquer ces exigences. Rien d’étonnant que nous soyons la lanterne rouge. Faut pas verser des larmes de crocodile quand on se fait battre à plate couture suite à une préparation désastreuse. L’Homme récolte ce qu’il a semé. Halte à cette comédie larmoyante quand nous nous faisons ratatiner par des scores fleuves. Les autres y mettent les moyens.
Il faut dire qu’en venant au Burundi, Adel Amrouche n’était pas du tout préparé. Et cette faute ne lui incombe pas. Cette lacune incombe à la Fédération de Football du Burundi (FFB) qui aurait dû lui faire un briefing sincère sur l’état des lieux et l’esprit prévalant dans nos milieux sportifs (y compris le mental des joueurs). Il y a trop de légèreté dans nos préparatifs. Et les joueurs manquent de rigueur parce qu’ils ne sont guère encouragés financièrement parlant. Un joueur qui doit se rendre à l’entraînement à pied, en bus, ou en taxi-vélo peut-il avoir l’engouement de bien jouer ? Et de prendre au sérieux les séances d’entraînement ? Après ces séances et comme récupération, les joueurs se voient octroyés chacun une somme modique de 1000 frs bu, soit moins d’un dollar américain. Disons-le sans états d’âme, nos dirigeants ne sont pas sérieux. Les hôtels qui abritent les joueurs sont souvent inconfortables et inappropriés pour préparer des matchs de grande envergure. Vous y verrez des va-et-vient incessants de prostitués. Des esclandres à n’en pas finir pendant la nuit et dues aux chamailles entre clients. Ou tout simplement des bruits gênants et provoqués par ceux qui passent la nuit dans des bistrots se trouvant aux alentours. Ou se trouvant carrément dans les enceintes de ces hôtels. Les joueurs, comme prime de match, reçoivent 30 000 frs bu chacun ou 50.000 frs bu quand la providence intervient pour venir à leur rescousse. Imaginez-vous !
Dites-moi : quel entraîneur au monde pourra obtenir des résultats au Burundi dans de telles conditions ? Amenez qui vous voulez : Fabio Capello, José Mourinho, Raymond Domenech, Arsen Wenger et qui sais-je encore… Vous n’aurez pas de bons résultats ! Loin s’en faut ! Jamais au grand jamais ! Adel Amrouche, en venant au Burundi, ne savait pas tout ça ! Lui voulait mettre en avant une rigueur à l’européenne. Bref, la discipline à outrance. Ici chez nous, impossible d’y arriver tant que les mentalités n’auront pas évolué. Et c’est le leadership qui doit donner le la.
Incompris, Amrouche s’est créé des inimitiés innommables pour ce nouvel état d’esprit qu’il voulait imposer. Voilà pourquoi il pose des conditions avant de revenir. Et ne veut plus travailler dans des conditions négatives pour endosser la responsabilité des échecs de notre Equipe Nationale. Il a parfaitement raison. Côté savoir-faire : Adel Amrouche m’a impressionné lors du match ayant opposé la Tunisie à notre pays lors des éliminatoires jumelées CAN/Coupe du Monde 2010. Match retour en Tunisie. L’arbitre égyptien de la rencontre donne injustement un carton rouge à notre goal keeper. Suite à une faute imaginaire contre un attaquant tunisien. Et penalty de surcroît ! Dès le début de la rencontre. J’ai fermé mes yeux et me suis dit : « ça y est ! On va ramasser une raclée de 7 buts à 0 ! » Imaginez-vous, jouer face à la Tunisie chez elle en infériorité numérique ! Adel Amrouche a, alors, mis en place un schéma tactique limitant les dégâts et permettant aussi à nos joueurs de passer à l’offensive. Croyez-moi, les burundais ont malmené les tunisiens malgré notre défaite de deux buts à un (2-1).
A dix, le Burundi a dominé la Tunisie de bout en bout. Avec un jeu de passes à la FC Barcelone. Des assauts répétitifs dans le camp tunisien avec un Ndabashinze Dugary étincelant. A deux minutes de la fin du match, Nahimana Claude manque la balle du deux buts partout. Seul et face à face avec le goal keeper tunisien, il envoie le ballon dans les nuages. Dommage ! Les journaux tunisiens parleront de victoire sans gloire de leur équipe. Avec un premier but inscrit sur penalty de manière fort douteuse. Roger Lemerre, coach de la Tunisie à ce moment, dira qu’au vu de la physionomie de la rencontre, le Burundi méritait de gagner. Et ira serrer la main d’Adel Amrouche comme pour lui dire : « Tu es un grand ! »
Aux dernières nouvelles, le Ministère des Sports serait en train de négocier la venue d’un nouveau sélectionneur français ou allemand. Et ce, dans le cadre de la coopération régissant le Burundi à ces deux pays. Là aussi, ne va-t-il pas poser des conditions que l’on peut déjà imaginer ? Et ce, pour bien travailler. Espérons qu’un aventurier ne viendra pas encadrer notre Equipe Nationale. Là, croyez-moi, nous crierons gare ! Pas de jugements hâtifs, nous lirons son CV et verrons s’il a les capacités de nous propulser à la CAN 2012. De toutes les façons, personne n’ignore que la France et l’Allemagne disposent d’excellents entraîneurs. Ce sont des nations qui savent former. Et ce, dans tous les domaines. Mais, insistons-le : en gardant les mêmes méthodes de travail, aucun résultat positif ne peut être escompté. Même en nous amenant le plus grand des sorciers au monde ! Du reste, nous ne voulons pas un charlatan, mais bel et bien un coach idoine.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Isaac au milieu de ses coéquipiers à l’entraînement
« Je serais très content de m’associer aux autres jeunes burundais comme moi pour défendre les couleurs de mon cher pays natal le Burundi. »
Le site de Vital’O Football Club est allé à la recherche d’un jeune footballeur burundais nommé Bimenyimana Isaac et évoluant en Allemagne dans le Centre de Formation de Magdebourg. C’est grâce à notre compatriote Georges Niragira vivant aussi en Allemagne que la liaison entre Isaac et nous a été établie. Isaac nous parle de ses objectifs en rapport avec sa carrière. Très patriote, Isaac se dit prêt à servir sa patrie pour que celle-ci aille de l’avant et imprime ses marques dans le concert des grandes nations footballistiques.
Bimenyimana Isaac, bonjour. Connaissez-vous le kirundi ? Si oui, formulez une phrase en kirundi pour dire bonjour à tous les burundais s’intéressant au football ?
Oui. Je parle couramment le Kirundi. Ndaramukije abakunzi bose b’inkino bari mu Burundi : « Je salue tous les amateurs du sport se trouvant au Burundi »
Depuis quand vivez-vous en Allemagne et pour quel club jouez-vous ?
Je vis en Allemagne depuis 6 ans. Et suis encore au Centre de Formation de Magdebourg. Je joue dans une équipe qui s’appelle MSV Preussen Magdebourg.
Quel âge avez-vous et à quel poste jouez-vous ?
J’ai 17 ans et joue au poste de milieu offensif gauche. Dans mon équipe, je porte le numéro 11 sur mon maillot.
Avez-vous des informations sur le football burundais ? Si oui, lesquelles ?
J’ai très peu d’informations sur le foot burundais, mais je viens d’apprendre qu’il existe un site de Vital’O FC. Je vais le consulter très souvent et espère que j’y trouverai beaucoup d’informations.
A quand date votre dernière venue au Burundi ?
En 2004. Après, je ne suis pas encore retourné au Burundi.
Etes-vous allemand ou burundais ? Ou les deux à la fois (double nationalité) ?
Jusqu’ici, je suis toujours burundais.
Si le Burundi faisait appel à vous, seriez-vous prêt à jouer dans l’Equipe Nationale junior ?
Absolument ! Je serais très content de m’associer aux autres jeunes burundais comme moi pour défendre les couleurs de mon cher pays natal le Burundi.
Etes-vous en contact avec d’autres burundais jouant en Europe dans des centres de formation ou dans certains clubs ? Si oui lesquels et où jouent-ils ?
Non je n’ai pas de contact avec eux, et ici je n’ai pas encore entendu parler de burundais jouant dans des clubs. A ma connaissance, je ne crois pas qu’il y ait des footballeurs burundais ici.
Tout joueur a forcément des ambitions liées à sa carrière. Vous concernant, quelles sont les vôtres ?
Mon ambition majeure est de continuer à apprendre à jouer au football pour devenir bientôt un grand footballeur professionnel. Et bien évidemment servir l’Equipe Nationale du Burundi dans les grandes compétitions internationales.
Quel est votre club préféré au monde ? Et votre joueur préféré ?
Pour le moment, mon club préféré est Chelsea et mes joueurs préférés sont Lionel Messi du FC Barcelone et Ronaldinho du Milan AC.
Merci beaucoup et nous vous souhaitons pleins succès dans la poursuite de votre carrière. Et espérons que les dirigeants burundais chargés du sport-roi feront appel à vous pour servir votre patrie que vous aimez tant.
Propos recueillis par Patrick Sota
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010: le 28/04/2010
Résultats de la onzième et dernière journée de la phase aller (Ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Samedi |
24/04/2010 |
14h |
Bujumbura |
Prince Louis |
Union Sporting |
1-1 |
|
|
15h |
Rumonge |
Inter Star |
Wazee |
2-2 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Flamengo |
Athletico |
0-3 |
Dimanche |
25/04/2010 |
14h |
Bujumbura |
LLB Academic |
Muzinga |
0-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Vital’O |
Academie Tchité |
1-0 |
Classement final de la phase aller
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
28 |
+ 18 |
Inter Star |
26 |
+ 14 |
Athletico |
23 |
+ 16 |
Academie Tchité |
16 |
+ 3 |
Prince Louis |
16 |
- 2
|
LLB Academic |
15 |
+ 3 |
Muzinga |
14 |
+ 2 |
Espoir |
12 |
- 3
|
Union Sporting |
12 |
-17 |
Wazee |
9 |
-7 |
Flamengo |
8 |
- 14
|
Delta Star |
1 |
- 13
|
Vital’O Football Club en tête du classement de la phase aller
La phase aller a pris fin ce dimanche 25 avril 2010. Vital’O, après avoir battu difficilement Academie Tchité par un but à zéro, se juche sur le perchoir le plus élevé avec 28 points et une différence de buts de + 18. C’est aussi l’équipe ayant le meilleur goal average.
Mais rien n’est encore fait car les équipes d’Inter Star et Athlético n’ont pas dit leurs derniers mots. Et peuvent renverser la vapeur lors de la phase retour. Wait and see. Même Academie Tchité, Prince Louis et Lydia Ludic Burundi Academic peuvent faire une remontée spectaculaire. Qui sait ? Là aussi, attendons la phase retour pour juger.
Les équipes restantes peuvent aussi créer la surprise. Surtout Union Sporting et Espoir qui ont étonné plus d’un. Et pour cause, elles étaient l’année dernière en deuxième division. Et ont pu tenir en échec certains malabars du championnat national. Voilà deux équipes que nous suivrons avec un grand intérêt
Digression : Madame Lydia Nsekera explique les raisons des échecs répétitifs de nos équipes nationales
La Présidente de la Fédération de Football du Burundi en la personne de Lydia Nsekera a animé un point de presse à l’intention de la presse sportive ce lundi 26 avril 2010 dans les bâtiments de la FFB.
A l’ordre du jour, figuraient des éclaircissements sur les échecs répétitifs de nos équipes nationales toutes catégories confondues.
En substance, Nsekera affirme que notre football n’a pas régressé. Mais qu’il est resté là où il était en 2008 alors que les pays se trouvant avec le Burundi dans notre sous région ont fortement avancé. Et sont sur les pas du professionnalisme. Contrairement au Burundi qui ne suit pas cette évolution normale des choses.
Cela est causé par la mauvaise organisation liée à la préparation de nos équipes nationales a-t-elle martelé. A qui la faute ?
Elle a pointé du doigt le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. Car, dit-elle, partout ailleurs, une équipe qui défend les couleurs d’une nation est à la charge du Gouvernement. Et celui-ci met en place une politique sportive que doit défendre le Ministère de Tutelle. La Fédération n’est là que pour l’encadrement technique et est tenue de mettre en application cette politique sportive du Ministère des Sports. A chacun son métier et les vaches seront bien gardées.
Or, elle déplore la façon dont nos équipes sont assistées sur le plan financier. Les moyens sont insuffisants : primes des joueurs qui sont une insulte aux yeux de nos ambassadeurs sportifs. Les soins médicaux sont insignifiants par rapport à ce dont a besoin une équipe nationale en termes de médicaments et de personnel soignant. Les joueurs ne sont pas assurés et peuvent connaître de terribles accidents sur terrain. Qui les dédommagerait ? Ajoutons aussi le manque de matchs amicaux internationaux pour évaluer le niveau de nos joueurs. Sans oublier la venue d’un entraîneur qualifié et expérimenté pour propulser nos Intamba Mu Rugamba en Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Toutes ces préoccupations doivent trouver des réponses appropriées au Ministère des Sports. Et non à la Fédération. Tant que ces problèmes tenaces ne seront pas résolus, nos équipes connaîtront tout le temps ces contre-performances que d’aucuns déplorent. Pourtant a-t-elle conclu, rien n’est sorcier pour franchir ces obstacles dressés devant nos joueurs. Simple question de bonne volonté venant du Ministère des Sports. Volonté politique entend-elle.
Pour finir, elle nous a appris que la Fédération a adressé une correspondance au Ministère des Sports lui demandant de mettre à la disposition de notre Equipe Nationale senior Monsieur Adel Amrouche comme sélectionneur. Et ce, en vue des éliminatoires pour la CAN 2012. Amrouche est prié d’être à Bujumbura au plus tard le 20 juin 2010 pour que commence la phase retour du championnat en sa présence. Ainsi, il pourra lui-même se rendre compte du niveau des joueurs et le mélange qu’il en fera avec les professionnels burundais jouant à l’extérieur. La détection des talents fera partie de ses priorités.
Autre information importante : deux candidatures burundaises ont été proposées à la FIFA pour doter notre Fédération d’un Directeur Technique National (DTN) à savoir le Colonel Gishikizo Jean-Pierre et Niyonzima Dominique (Instructeur CAF). La FIFA a désigné Monsieur Niyonzima Dominique au poste de Directeur Technique National à la Fédération de Football du Burundi (FFB). Car, son cursus l’a remporté sur celui de Gishikizo. C’est donc Niyonzima qui assumera cette charge combien délicate puisque la Fédération ne semble pas émettre sur la même longueur d’onde que le Ministère des Sports. Les deux se jettent la pierre concernant les fiascos orchestrés par nos équipes nationales. Manque d’harmonie et de concorde. Car n’oublions pas que le Directeur Technique National doit travailler de concert avec le Ministère de tutelle. Et applique les directives mûrement et âprement étudiées par le dit Ministère. Avec un maroquin qui ne nous a toujours pas montré sa politique sportive en matière de football, mon grand-frère Dominique pourra-t-il jouer pleinement son rôle ?
Autres temps autres mœurs dit-on, changeons de comportement pour cette CAN 2012. Car, nous sommes tous concernés. C’est l’Equipe Nationale. Je proposerais la mise sur pied d’une caisse sociale de solidarité où chaque amateur du ballon rond cotiserait pour nos joueurs. Et ce, dans tout le pays. Pourvu que la gestion de cet argent soit saine. Avec une transparence sans faille. Même les burundais de la diaspora pourraient nous faire parvenir leur contribution. Eux aussi peuvent s’organiser et faire une collecte des fonds pour nos Intamba Mu Rugamba que nous aimons tant. Cette idée est maintes fois ressassée par moult personnes. Faites-nous parvenir vos réactions. Vos critiques et vos suggestions sont les bienvenues pour autant qu’elles soient constructives.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Le Rwanda va accueillir la Coupe des clubs de la CECAFA : le 22/04/2010
Le Rwanda sera l’hôte de la Coupe des clubs de la CECAFA (Kagame Cup) du 15 au 29 mai 2010. L’épreuve réservée aux équipes championnes des pays membres de l’Afrique Centrale et Orientale se déroulera dans la capitale, Kigali.
A l’origine, la Kagame Cup devait entrer en compétition avec le deuxième tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) mais le problème a été vite réglé comme l’a indiqué Nicholas Musonye, secrétaire-général de la CECAFA. « Les matches du CHAN ont changé de date. Pour les matches aller, ce sera le 1er mai ; pour les matches retour, le 6 juin ».
L’année dernière Atraco, champion du Rwanda, avait remporté la finale aux dépens du club soudanais El Merreikh (1-0). Atraco défendra sa couronne fin avril et aura à ses côtés l’autre grande équipe rwandaise, APR FC. Sont également attendus Uganda Revenue Authority (Ouganda), Sofapaka (Kenya) et Simba SC (Tanzanie).
Il faut rappeler que depuis cinq ans, ce tournoi est largement financé par le Président du Rwanda, Paul Kagame.
Lu pour vous
Coupe Kagame Cup de la Cecafa prévue à Kigali du 15 au 29 mai
Heartland, champion du Nigeria et Vice-champion d’Afrique des clubs (édition 2009) participera cette année à la Coupe Kagame Cup de la CECAFA (Conseil des Fédérations de Football d’Afrique du Centre et de l’Est) qui se déroulera à Kigali au Rwanda du 15 au 29 mai.
L’autre équipe invitée à cette compétition, dans laquelle le gouvernement rwandais a injecté un million de dollars, c’est le Tout-Puissant Mazembe, champion d’Afrique en titre.
«Le million de dollars couvrira les billets d’avion des équipes, des officiels, l’hébergement et les primes», a expliqué mardi Nicholas Musonye, secrétaire général de la CECAFA au siège de cette institution à Nairobi au Kenya.
Le tirage au sort effectué mardi a réparti les équipes participantes en trois groupes.
Groupe A: APR (Rwanda), TP Mazembe (RD Congo), Vital’O (Burundi), Telkom (Djibouti)
Groupe B: Rayon Sport (Rwanda), St George (Ethiopie), Heartland (Nigeria), Mafunzo (Zanzibar)
Groupe C: Atraco (Rwanda), Sofapaka (Kenya), URA (Ouganda), Simba (Tanzanie)
Lu pour vous
Vital’O Football Club pourra-t-il défendre vaillamment le Burundi ?
Amis sportifs,
Notre pays sera représenté par Vital’O Football Club, équipe championne en titre. Car, seule l’équipe championne ici chez nous participe à ce trophée très important pour évaluer son niveau.
Les mauves et blancs sont tombés dans un groupe difficile. Avec le Tout-Puissant Mazembe Anglebert de la RDC et de surcroît vainqueur de la Ligue Africaine des Clubs Champions (édition 2009). Sans oublier la redoutable équipe d’APR du Rwanda qui est forte et pratiquement imbattable sur sa pelouse. Telkom de Djibouti paraît facile à triturer. Mais au foot, on ne sait jamais ! Be careful !
Habitués à voir nos équipes se faire tout le temps battre, les burundais peuvent-ils espérer que Vital’O leur remontera le moral ? Wait and see !
Nous vous demanderions d’apporter votre contribution pour notre ambassadeur sportif, à savoir Vital’O Football Club. Appui moral, financier, matériel, etc. Tout ce que vous pouvez faire sera accueilli à bras ouverts par les dirigeants de Vital’O FC.
Car, ne nous leurrons pas, les poulains de Kanyankore Jean Gilbert alias Yaoundé croiseront le fer avec des équipes beaucoup plus nanties que la nôtre. Et certainement beaucoup mieux soutenues par leurs pays que Vital’O FC. Personne n’ignore la façon dont nos clubs sont soutenus financièrement par les responsables du ballon rond burundais en l’occurrence la Fédération et le Ministère de tutelle, c’est lamentable !
Le coach de Vital’O se dit confiant en son équipe. Mais insiste sur la préparation de ses joueurs. Car dit-il, nous aurons à faire à des équipes très bien organisées. Et surtout très bien préparées renchérit-il.
N’ayons pas peur amis sportifs ! Soyons soudés et restons tous derrière Vital’O pour cette épreuve combien importante. Vos réactions sont les bienvenues. N’hésitez pas à nous écrire. Vos conseils nous sont d’une immense utilité.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Le Burundi a été honteusement ratatiné par le Tchad : score sans appel de cinq buts à zéro ! : le 19/04/2010
Qui va tirer le football burundais de la gadoue ?
Amis sportifs,
Dans le creux de la vague, nous y sommes ! Et comment ? De la tête jusqu’aux pieds ! Impensable et inimaginable que le Tchad puisse étrier le Burundi par cinq buts à zéro ! Pas possible ! Incroyable mais vrai car nos juniors sont tombés à Ndjamena sous les assauts des juniors tchadiens. Et ce, sous une canicule de 50 degrés. Est-ce cette chaleur accablante qui aurait terrassé nos garçons ? D’ici peu, nous le saurons. Quoi qu’il en soit, cinq buts c’est trop et difficile à digérer !
Quand on joue sous une telle chaleur, il importe d’opérer à un choix tactique qui vous empêche de courir tout le temps derrière la balle. Pour justement ne pas se fatiguer. Vous faites circuler le ballon le plus longtemps possible en essayant de le garder. Et faire en sorte que l’adversaire ne vous chipe pas le ballon plusieurs fois. Mais le moins de fois possible. Nos entraîneurs ont-ils inculqué cette tactique à nos joueurs ? Nous aurons les jours qui suivent de plus amples détails.
Ce score étonne plus d’un. Car, les joueurs partis au Tchad nous paraissaient rôdés pour livrer cette rencontre. C’est du moins ce que croyions. Nombreux proviennent des équipes de Vital’O FC et Athletico Olympic. Deux formations qui ont disputé le tour préliminaire des coupes africaines (Ligue des Champions et Coupe de la CAF). Ajoutez à ces deux compétitions les matchs (aller et retour) comptant pour le tour préliminaire du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2011) prévu l’an prochain au Soudan. Sans oublier le Championnat National (Primus Ligue) toujours en cours. Avec tous ces matchs livrés, l’on pensait candidement que nos garçons pouvaient faire un bon résultat au Tchad. Et non ! Nous sommes allés trop vite en besogne.
Pour refaire ce retard, il faudra impérativement remonter cinq buts à Bujumbura. Mission extrêmement compliquée voire impossible. Une telle pente est escarpée. Surtout qu’il nous manque des attaquants ayant le sens du but. C’est vraiment dommage de voir notre pays afficher une image aussi pitoyable pour ce qui est du ballon rond.
On ne peut plus rester les bras croisés face aux problèmes qui minent notre football. Crions haro sur les obstacles freinant la bonne marche du sport-roi au Burundi. La situation dans laquelle nous nous trouvons heurte la conscience. D’aucuns bouillonnent de colère !
A l’adresse du Gouvernement via le Ministère des Sports
Le Gouvernement doit comprendre que le football moderne exige des moyens financiers et matériels importants. S’il n’est pas capable de répondre à ces exigences, rien ne sert d’engager nos équipes dans des compétitions internationales. Restons à la maison, méditons et cernons les causes de nos fiascos.
Faisons un examen de conscience. Pourquoi se couvrir de ridicule en ramassant des scores fleuves face à des pays qui, à l’époque, ne nous arrivaient même pas à la cheville ? C’est idiot ! Le Ministère de tutelle via son ministre en est-il conscient ? Comment vit-il ces échecs devenus chroniques ? Comment reçoit-il la défaite du Burundi face au Tchad par cinq buts à zéro ? Est-il prêt à prendre le taureau par les cornes pour parer à ces déroutes répétitives ? Sait-il que le football est considéré comme le sport-roi sur toute la planète ? Et que son bilan sera en grande partie jugé de par les résultats de nos clubs footballistiques ? Sait-il que le compte à rebours a déjà commencé ? Sait-il que l’opinion sportive est chauffée à blanc et ahurie par la mauvaise prestation du football burundais ? Sait-il que nous sommes à quatre mois des éliminatoires de la CAN 2012 sans connaître l’entraîneur de notre Equipe Nationale ? Situation plus qu’anormale !
Le sport est une politique. Et qui dit politique sous-entend planification. Y a-t-il planification au Ministère des Sports pour permettre à nos fédérations de ne pas naviguer à vau-l’eau ? Elles marchent à tâtons parce que n’ayant pas de vision. Et ce manque de vision découle d’une absence de politique sportive. Car les fédérations sont là pour mettre en application la politique sportive du Gouvernement. Mais où est-elle cette politique ? Là réside le problème !
A l’adresse de la Fédération de Football du Burundi ?
Et la Fédération de Football du Burundi (FFB) via Madame Lydia Nsekera ? Que fait-elle pour mettre à profit sa marge de manœuvre ? Une certitude : pour l’heure, le bilan est négatif ! Et interpelle sa conscience. Les choses doivent complètement changer. Sa façon d’organiser le football n’est pas idoine. Elle doit coûte que coûte aider les clubs à subvenir à leurs besoins. Sinon, à quoi nous sert son aura sur le plan international ? Juste pour le décor et la forme ? Ses pérégrinations doivent permettre à notre Fédération de tisser des relations avec le monde extérieur au bénéfice de nos clubs et de nos équipes nationales.
Comme le fait la Fédération Rwandaise de Football. Les rwandais en sont au stade de nouer des relations avec des gens comme Juan La Porta, Président du FC Barcelone. Imaginez-vous ! Avez-vous déjà vu des grosses pointures comme Juan La Porta à la FFB ? Non ! Pourquoi ? C’est une lacune qui porte un sérieux préjudice à notre football. Le monde est devenu un village planétaire bon sang ! Comment expliquer que la FFB ne dispose pas d’un site web à l’heure où la communication dirige le monde ? Comment entrer en contact avec l’extérieur quand il vous manque un site d’identification ? Comment allez-vous vendre votre image pour attirer les bienfaiteurs ?
Des burundais se trouvant à l’extérieur se disent prêts à donner un coup de main à notre Fédération. Que fait Nsekera pour les approcher et chercher à collaborer avec eux ? A l’extérieur se trouvent des joueurs burundais non encore ciblés par la Fédération. Est-ce normal ? Que fait-elle de concert avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports pour connaître ces joueurs. Et les amener à servir notre chère patrie. Même à l’intérieur du pays se trouvent des joueurs talentueux cachés comme des mines d’or. Or, certaines fédérations nous écrivent pour nous dire que le football est au point mort dans leurs contrées. Que fait la FFB pour réanimer le football à ces endroits situés hors de la capitale ? Les lacunes sont nombreuses. Et doivent être surmontées pour sortir de l’impasse. Sinon, nous continuerons à pleurnicher comme des enfants sans défense !
Nsekera et Nyenimigabo sont les premiers responsables des fiascos orchestrés par nos équipes.
Vu sous tous les angles, Nsekera et Nyenimigabo se retrouvent en amont comme en aval dans ces échecs. Ils en sont comptables. Et tous les regards sont braqués sur eux avec une furie indescriptible. Côté football, nous sommes devenus les derniers des derniers ! Et ça nous chagrine énormément.
De la part de ces deux acteurs concernés au plus haut degré, des changements doivent voir le jour. Se mettre ensemble et réorganiser notre football. Chercher des sponsors pour le ballon rond. Aussi bien à l’intérieur de nos frontières qu’à l’extérieur. Chercher des entraîneurs qualifiés pour nos équipes nationales. Inviter des pays étrangers à venir livrer des matchs amicaux internationaux avec nos équipes. Il faut se mesurer avec les autres pour évaluer son niveau.
Nous ne pouvons plus continuer à accepter que le Burundi soit la risée et l’hilarité de tous les milieux footballistiques se trouvant à l’étranger. Pays toujours à la traîne dans notre sous région. Nos voisins se portent beaucoup mieux. Parce que plus patriotes et mieux organisés.
Si les choses doivent rester sur cette trajectoire descendante, l’esprit sportif et l’honnêteté intellectuelle veulent que Nyenimigabo et Nsekera démissionnent. Pour ne pas que notre football meurt de sa belle mort. Nous avons atteint le fond du précipice. Trop c’est trop !
Nous vous proposons in extenso la liste des joueurs partis au Tchad et les clubs pour lesquels ils jouent
Gardiens de but : Amidou Hassan (Vital’O) et Justin (Prince Louis)
Défenseurs : Kaze Gilbert dit Demunga (Vital’O)
Nkurunziza D’Amour (Vital’O)
Nkurikiye Léopold dit Kaya (Vital’O)
Emery Nimubona dit Kadogo (Athletico)
Lucio (Academie Tchité)
Karim (Muzinga)
Issa (Lydia Ludic Burundi Academic
Milieux : Kwizera Pierrot (Athletico)
Ciza (Athletico)
Halidi Selemani (Vital’O)
Saidi Selemani (Inter Star)
Styves (Academie Tchité)
Pascal (Maniema)
Franck (Lydia Ludic Burundi Academic)
Attaquants : Mavugo Lodi (Athletico)
Cédric Amissi (Prince Louis)
Au total : Vital’O compte 5 joueurs
Athletico compte 4 joueurs
Academie Tchité compte 2 joueurs
Lydia Ludic Burundi Academic compte 2 joueurs
Prince Louis compte 2 joueurs
Maniema compte 1 joueur
Muzinga compte 1 joueur
Inter Star compte 1 joueur
Soit 18 joueurs sélectionnés
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Eliminatoires CAN junior prévue en 2011 en Libye : le 16/04/2010
Champion en 2007, le Congo est exempté de ce tour préliminaire et affrontera le Rwanda au premier tour (match aller le 24 juillet à domicile et match retour le 7 août à Kigali). Sont également exemptés du tour préliminaire : le Ghana, le Cameroun, l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Bénin, la Gambie, le Soudan, la Zambie, l'Egypte, le Rwanda, le Mali, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Maroc et l'Angola.
Les affiches du tour préliminaire :
Centrafrique-RDC
Togo-Guinée
Maurice-Comores
Ouganda-Ethiopie
Sénégal-Tunisie
Lesotho-Mozambique
Erythrée-Kenya
Malawi-Tanzanie
Sierra Leone-Algérie
Namibie-Zimbabwe
Guinée équatoriale-Gabon
Tchad-Burundi
Matches aller les 16, 17 et 18 avril 2010, retour les 1er et 2 mai 2010.
Amis sportifs,
Notre cher Burundi que nous aimons tant s’est rendu au Tchad hier jeudi le 15 avril 2010 pour affronter les juniors tchadiens ce samedi 18 avril 2010. Toujours la même mauvaise habitude de voyager à la dernière minute ! Pourquoi bon sang ! A Ndjamena, il fait extrêmement chaud : chaleur torride. Aucune comparaison avec la chaleur de Bujumbura. Nos joueurs auraient dû partir assez tôt pour s’acclimater et préparer correctement cette rencontre. Mais là, ils risquent de jouer en étant éreintés puisqu’ils n’auront qu’un seul jour de repos, à savoir la journée du vendredi 17 avril 2010. Encore qu’ils doivent aussi s’entraîner ce jour-là sur la pelouse qui accueillera ce choc entre le Tchad et notre pays.
Nos dirigeants doivent changer leurs méthodes pour faire en sorte que nos joueurs partent dans de bonnes conditions. Qui veut aller loin ménage sa monture disent les français. Nous interpellons le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture pour qu’il soutienne à bras-le-corps nos footballeurs. Et mette toutes les chances de leur côté pour qu’ils gagnent. Voyager tardivement perpétue ces défaites chroniques qui irritent l’opinion sportive. Nous en sommes fatigués ! Perdre tout le temps décourage les fans de notre ballon rond. Et ça se comprend. Il est temps de revigorer leur moral.
Vous aurez tous les résultats de ces matchs comptant pour la phase aller de ce tour préliminaire. Concernant nos garçons, osons croire qu’ils défendront vaillamment l’honneur du Burundi malgré ce voyage tardif. Nous leur souhaitons pleins succès.
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010 : le 12/04/2010
Résultats de la dixième journée (ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Mardi |
06/04/2010 |
16h |
Bujumbura |
Espoir |
Union Sporting |
1-1 |
Mercredi |
07/04/2010 |
14h |
Bujumbura |
Muzinga |
Flamengo |
3-2 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Academie Tchite |
LLB Academic |
1-3 |
Jeudi |
08/04/2010 |
14h |
Bujumbura |
Inter Star |
Delta Star |
2-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Vital’O |
Athletico |
1-0 |
Samedi |
10/04/2010 |
15h |
Gatumba |
Espoir |
Prince Louis |
2-0 |
Dimanche |
11/04/2010 |
16h |
Bujumbura |
Delta Star |
Wazee |
1-3 |
Classement provisoire
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
25 |
+ 17 |
Inter Star |
25 |
+ 14 |
Athletico |
20 |
+ 13 |
Academie Tchité |
16 |
+ 4 |
Prince Louis |
15 |
-
2
|
LLB Academic |
14 |
+ 3 |
Muzinga |
13 |
+ 2 |
Espoir |
12 |
-
3
|
Union Sporting |
11 |
-17 |
Wazee |
8 |
-7 |
Flamengo |
8 |
-
11
|
Delta Star |
1 |
-
13
|
Observations
La surprise de ce week-end nous vient de l’équipe LLB Academic qui, à Bujumbura au Stade Prince Louis Rwagasore, a terrassé Academie Tchité. Score : 3-1. Etonnant ! Academie Tchité est sur une phase descendante. Be careful ! Le match ayant opposé Inter Star à Delta Star de Gatumba mérite une attention particulière. Car, au Stade Prince Louis Rwagasore, l’équipe de Delta Star s’est présentée avec huit joueurs. Dès les cinq premières minutes, Inter Star a inscrit trois buts. Deux parmi ces huit joueurs ont été blessés et ont dû quitter la pelouse. Or, le règlement stipule qu’au moins sept joueurs peuvent livrer une rencontre au foot. En dessous de sept, pas moyen de jouer ! Donc, à six joueurs, Delta n’a pas été autorisé à poursuivre le match. Forfait immédiat ! Qui donne trois points à Inter Star et deux buts s’ajoutent à son goal average. Dommage, car le trois zéro obtenu en cinq minutes est réduit à deux buts conformément au forfait écopé par Delta Star. Cette équipe a des problèmes internes qui minent son fonctionnement. Joueurs impayés, joueurs indisciplinés à l’image de celui qui a tabassé l’arbitre ayant officié au cours du match Prince Louis contre Delta la semaine passée à Gatumba. Comportement inadmissible !
Autre équipe qui va très mal : Flamengo. L’enfant chéri de Ngagara est dans une position reléguable ! Attention vraiment ! Que ses dirigeants prennent les choses au sérieux ! Il y a péril en la demeure ! Attention ! Attention ! Attention ! Il y a le feu dans la maison ! Danger ! Danger !
Vital’O FC, après avoir été battu par Inter Star la fois passée, n’avait pas droit à l’erreur face à Athletico Olympic. Victoire difficile car le match a été caractérisé par des contacts physiques très musclés obligeant l’arbitre à brandir huit cartons jaunes, trois pour Vital’O et cinq pour Athletico. Vital’O a marqué de la tête par Bolima Matembe en seconde partie suite à une remise en touche effectuée par D’Amour. En première mi-temps, les mauves et blancs ont raté trois occasions nettes qui pouvaient faire mouche si leurs attaquants avaient fait montre d’adresse devant les bois adverses. Athletico a fait circuler la balle au milieu du terrain, mais n’a pas pu percer le rideau défensif de Vital’O composé de Jafari Jumapili, Kaze Gilbert dit Demunga, Nkurikiye Léopold et D’Amour. Score final : un but à zéro en faveur de Vital’O au terme d’un match décevant et fort peu spectaculaire. Vital’O FC était sous pression vu sa défaite antérieure face à Inter Star. Il ne fallait pas que ce cauchemar se réédite pour les mauves et blancs. Athletico Olympic voulait avancer au classement pour faire partie des deux meilleures équipes. Soit deux places qualificatives pour les compétitions africaines. Dommage pour elle ! Mais on est encore loin de là ! La phase retour n’a pas commencé et c’est elle qui sera décisive. Wait and see !
Très prochainement, nous vous parlerons de notre Equipe Nationale junior qui doit se rendre au Tchad y livrer son match aller comptant pour les éliminatoires de la CAN junior prévue en 2011 en république arabe libyenne. Les deux entraîneurs choisis pour encadrer nos garçons sont Dominique Niyonzima, entraîneur de Nile Olympic (deuxième division) et instructeur CAF, sans oublier Kaze Cédric, coach d’Athletico Olympic. Affaire à suivre…
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Championnat National de Football 2009-2010 : le 06/04/2010
Suite de la neuvième journée (ligue A)
Jour |
Date |
Heure |
Lieu |
Equipes |
Score |
Samedi |
03/04/2010 |
14h |
Bujumbura |
Muzinga |
Union Sporting |
1-2 |
|
|
15h |
Gatumba |
LLB Academic |
Espoir |
0-0 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Academie Tchité |
Athlético |
1-2 |
Dimanche |
04/04/2010 |
14h |
Bujumbura |
Royal FC de Muramvya (Ligue intérieur B) |
Volontaire (Ligue intérieur B) |
0-4 |
|
|
16h |
Bujumbura |
Inter Star |
Vital’O |
2-1 |
Classement provisoire
Equipes |
Nombre de points |
Goal average |
Vital’O |
22 |
+ 16 |
Inter Star |
22 |
+ 12 |
Athletico |
20 |
+ 14 |
Academie Tchité |
16 |
+ 6 |
Prince Louis |
15 |
0 |
LLB Academic |
11 |
+ 1 |
Muzinga |
10 |
+ 1 |
Union Sporting |
10 |
- 17
|
Espoir |
8 |
- 5
|
Flamengo |
7 |
- 10
|
Wazee |
4 |
- 9
|
Delta Star |
1 |
- 9
|
NB : Seules les équipes de Flamengo et Wazee n’ont pas joué vu qu’elles avaient déjà livré leurs matchs comptant pour la neuvième journée. Match qui les a d’ailleurs opposées et qui s’est soldé par un nul vierge de zéro but partout.
Inter Star a battu Vital’O malgré une domination des mauves et blancs sur le plan du jeu
Et oui ! Ainsi va le foot ! Première défaite de Vital’O depuis le début du championnat. Il faut dire que l’on a assisté à un match plaisant qui a régalé le public venu assez nombreux. La raison en est que seules ces deux équipes parviennent à drainer des foules plus ou moins immenses à Bujumbura.
Dès le début, Vital’O FC est passé à l’offensive. Passes courtes et bien ajustées. Bonne circulation de la balle. Bon Jeu collectif. Inter Star va alors se replier en défense. A un certain moment, le jeu devenait quelque peu lassant car on ne voyait pas encore de véritables actions offensives de part et d’autre. Normal pour qui connait la tension prévalant quand ces deux malabars du football national croisent le fer. Trop de tension ! Comme quoi l’enjeu tue le jeu !
Ce n’est qu’à la vingt cinquième minute de cette première période que les choses vont commencer à se décanter. L’arrière latéral droit D’Amour de Vital’O lance en profondeur une balle à son coéquipier Halidi Selemani. Ce dernier voit le goal keeper d’Inter Star sortir de ses cages. Et le trompe habilement d’un tir croisé qui finit sa course au fond des filets. But ! Les fans de Vital’O exultent ! Mais leur joie sera de courte durée. A la vingt neuvième minute, soit quatre minutes plus tard, Inter Star revient au score suite à un magnifique coup de tête d’Abdul. Balle venue du flanc droit. Les arrières centraux de Vital’O étaient statiques et Amidou Hassan (goal keeper des mauves et blancs) a réagi tardivement en essayant de couper la trajectoire du ballon. Trop tard ! Les filets de Vital’O ont tremblé ramenant les deux équipes à égalité. Un but partout. Le score ne bougera pas d’un pouce jusqu’à la fin de cette première mi-temps. La possession de la balle était nettement en faveur de Vital’O.
Pour la petite histoire, un fait étonnant s’est produit au cours de cette première période. Est-ce inédit ? Ou pouvant faire partie des insolites ? A vous d’apprécier. Un pigeon a fait son apparition sur le terrain. Et a commencé à se promener tranquillement. J’ai appris à la fin du match qu’il s’agissait d’un fétiche (gri-gri) d’Inter Star). Le joueur Nkundwanabake Cadeau de Vital’O (milieu défensif) l’a aussitôt abattu d’un coup de pied sec, viril et plein de fureur. Le pigeon en question est mort sur-le-champ et Cadeau l’a projeté hors du terrain. Un fan d’Inter Star, assis à côté de moi a poussé un cri de désespoir. Tristesse sur son visage. Après avoir constaté la mort du pigeon, il s’est levé et est parti je ne sais où. Cela s’est passé avant que Vital’O et Inter Star n’inscrivent leurs buts. Vital’O a alors marqué. Et Inter Star a égalisé. Le fan en question est revenu réoccuper sa place qui, entre-temps, a été prise par quelqu’un d’autre. Qui va à la chasse perd sa place dit-on. A la mi-temps, il est reparti et est revenu au début de la seconde partie. Alors, un ami assis à côté de moi me fait un clin d’œil et me dit : « Toi qui ne crois pas aux gris-gris, vas-tu encore me dire que ça n’existe pas ? » Il faisait allusion au pigeon et aux déplacements incessants du gars qui était assis à côté de moi. Et a renchéri : « N’as-tu pas vu que ce type fait partie des féticheurs d’Inter Star ? » Je lui ai alors répondu : « C’est de la vaste blague, si ces trucs marchaient, notre pays ne serait pas éliminé dès les préliminaires tout le temps ! » Il a rigolé à plein tube et m’a fait comprendre qu’Inter Star doit gagner ce match vu la force de ses gris-gris. Ma réponse est tombée comme un couperet : wait and see ! Avec moi, pas de propos spéculatifs !
A la fin du match, Yaoundé, coach de Vital’O, nous a appris qu’à la pause, quatre parmi ses joueurs ont demandé de ne pas jouer en deuxième mi-temps. Motif : ils se sentent lourds et épuisés physiquement par les gris-gris des noirs et blancs. Pas question d’abandonner la partie a rétorqué Kanyankore. Tout se joue dans la tête ! Cette soi-disant fatigue vous hante parce que vous vous trouvez dans de mauvaises dispositions psychologiques a conclu l’entraîneur des mauves et blancs. C’est vous dire combien les fétiches occupent une place de choix dans le mental de nos joueurs. C’est d’ailleurs le lot quotidien des joueurs africains. Or, seules, l’assiduité au travail et la volonté sont porteuses de fruits. Avec, bien entendu, les moyens adéquats pour préparer ou monter une équipe. Point c’est tout ! Halte à ces croyances obscurantistes qui ne peuvent que maintenir nos joueurs dans l’immobilisme et la bêtise humaine.
En deuxième mi-temps, il y a eu plus d’animation sur le terrain. Des attaques et des gestes techniques prouvant la force des deux équipes. Vital’O FC a été dominateur et s’est créé pas mal d’occasions. Mais sans succès ! Surtout ce but manqué à la dix-huitième minute de la reprise par Zigabe Gabriel et servi par Epo. Diantre ! Comment peut-on ne pas concrétiser pareille occasion ? Les bois d’Inter Star étaient vides. Il suffisait de glisser la balle du plat du pied. Mais lui a voulu utiliser l’extérieur du pays, ce qui paraissait plus difficile vu la trajectoire et la vitesse de la balle. Question de jugeote. Certains parmi nos joueurs doivent apprendre à réfléchir sur terrain avant d’entreprendre quoi que ce soit. L’intelligence fait partie du jeu. Ce qui manque cruellement à bon nombre d’attaquants au Burundi.
Souvent, dominer sans concrétiser se paye cash au foot. Vital’O aurait pu marquer au moins deux buts en seconde mi-temps. Divin Gateretse, l’homme du match côté Vital’O, a manqué de peu le chemin des filets d’Inter Star suite à une tête mal effectuée devant les bois adverses. La balle est allée dans le décor alors qu’il fallait faire une tête piquée. Le gardien de but d’Inter Star était archi battu. Cela s’est passé à la vingt cinquième minute de la reprise. Notons aussi ce tir au ras du sol d’Afiz d’Inter Star qui a été dévié en corner par Amidou Hassan à la trentième minute de la reprise. Grosse frayeur chez les fans de Vital’O. Première occasion franche de but des noirs et blancs au cours de cette deuxième période. A cinq minutes de la fin du match, Afiz réceptionne un centre venu du côté droit. Il a tout le temps de contrôler la balle. Et arme un tir fumant qui ne laisse aucune chance au goal keeper de Vital’O. La défense centrale des mauves et blancs était totalement absente. Où était-elle ? Deuxième but ! Côté Inter Star, c’est le délire ! Ses fans versent alors dans une liesse indescriptible. Cris de joie accompagnent des chants de gloire. Cette victoire les a enflammés. C’est spectaculaire ! Et magnifique d’autant plus que le fair-play a été respecté entre fans des deux équipes. Il n’y a pas eu d’échauffourées au stade. C’est bon ! Score final : deux buts à un en faveur d’Inter Star.
Je déplore tout de même le geste vilain du défenseur Rama d’Inter Star qui a donné sciemment et sauvagement un coup de poing à Tambwe Amissi, attaquant de pointe de Vital’O. En plein visage ! Pire : Tambwe n’avait même pas la balle. Geste grossièrement antisportif. L’arbitre a été trop généreux car un tel comportement mérite l’expulsion du joueur. Sans autre forme de procès ! Suite à ce coup de poing, Amissi a été sonné et a dû quitter momentanément le terrain. Le carton jaune brandi par l’arbitre m’a étonné. Un cas pareil ne devrait pas faire l’objet d’une quelconque tergiversation. Carton rouge directement ! Pour sauvegarder les règles du foot et ses intérêts. Il me semble d’ailleurs que le règlement est formel à ce sujet. Les actes de barbarie sont à décourager avec la plus grande fermeté.
Nos félicitations les plus sincères à l’adresse d’Inter star car ce succès est le résultat d’une très bonne préparation. Surtout sur le plan physique. Côté condition physique : les noirs et blancs sont au top niveau grâce à leur nouvel entraîneur qui imprime positivement ses marques. Pour preuve, son équipe n’a égalisé qu’une seule fois depuis qu’il est là. C’était face à Academie Tchité. Six victoires, un nul et zéro défaite en huit rencontrées livrées. Très bon parcours. Coup de chapeau réitéré à Ismail, coach d’Inter Star, qui a tenu ses promesses. Il avait juré avant le match de battre Vital’O. C’est chose faite. Bravo ! Invaincu depuis qu’il entraîne les noirs et blancs, Ismail a été hissé sur le pavois par les supporters d’Inter Star. Ils l’ont comparé à José Mourinho d’Inter de Milan pour ses déclarations triomphalistes déroutant ses adversaires. Mais je ne pense que Yaoundé ait été désorienté par les propos d’Ismail avant cette rencontre tant attendue. Car, sur terrain, Vital’O a perdu, mais a dominé son rival de toujours sur le plan du jeu. C’est indéniable ! Même les fans d’Inter Star l’ont reconnu. En termes de pourcentage, Vital’O a eu 65% et Inter Star 35 % pour ce qui est de la possession de la balle. Et les actions offensives menées de part et d’autre. C’est du moins mon point de vue ! Que les fans d’Inter Star ne m’en tiennent pas rigueur. Ma façon de concevoir les choses ne doit pas être prise pour une parole d’évangile ou un dogme de foi. Je ne détiens pas le monopole de la vérité !
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
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Amis sportifs de la diaspora : le 01/04/2010
Quelques notes à votre intention:
Le samedi 27 mars 2010, l’Equipe Nationale junior du Burundi a livré un match amical contre Nile Olympic, équipe jouant en deuxième division. Score : trois buts à zéro (3-0) pour les Intamba Mu Rugamba juniors. Ce match avait pour but de préparer notre sélection nationale qui, au mois d’avril, croisera le fer avec l’équipe nationale junior du Tchad. La manche aller est prévue à Ndjamena et la manche retour à Bujumbura. Il s’agit des éliminatoires pour la CAN junior 2011.
Dans la même logique, nos juniors ont disputé une rencontre difficile face à Lydia Ludic Burundi Academic le dimanche 28 mars 2010, équipe entraînée par Amars Niyongabo. Mais qui, à ce moment bien précis, se trouvait à Kampala pour coacher les Intamba Mu Rugamba seniors qui, vous le savez déjà, ont été corrigés par Uganda Crans. Score sans appel de quatre buts à zéro (4-0). Match de sinistre mémoire ! Pour revenir à nos moutons, cette rencontre amicale livrée à Bujumbura a vu la victoire de nos juniors par un score de deux buts à un (2-1). Match serré et assez palpitant ! Nous rappelons que Cédric Kaze, entraîneur d’Athletico Olympic, est le coach principal de notre Equipe Nationale des moins de vingt ans.
Parlant de nos Equipes Nationales toutes catégories confondues, nous avons besoin de votre contribution amis sportifs parce que le public de Bujumbura est las de nos échecs. Trop c’est trop dit-il ! Alors, que faudrait-il faire ? Quels conseils prodigueriez-vous respectivement au Ministère des Sports et à la Fédération ? Quels types d’actions êtes-vous prêts à amorcer pour que les choses changent ? Vraiment nous souffrons ! D’échecs en échecs, nous sommes devenus la risée et l’hilarité de tout le continent. En particulier, la région des Grands Lacs et l’East African Community voient notre pays traîner les pieds derrière ses voisins. Congolais, rwandais, tanzaniens, ougandais et kenyans nous larguent honteusement, chose inimaginable les années antérieures. Elimination de nos équipes dès le premier tour ! Tout le temps ! Why my God ? So, finies les larmes et les plaintes ! Il faut trouver des solutions. Please, aidez-nous à sortir du pétrain si vous permettez l’expression ! Quand je me fâche, il m’arrive de friser la vulgarité ! Mais c’est plutôt rare
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