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Championnat National de Football 2009-2010 : le 08/03/2010

NB : Seules les équipes de Flamengo et Wazee ont livré un match à Rumonge (0-0) comptant pour la dixième journée du Championnat National. La raison en est que ces deux formations n’ont pas d’éléments dans l’Equipe Nationale senior (Intamba Mu Rugamba). Cette dernière a dû livrer des matchs amicaux avec des joueurs locaux pour préparer son duel combien important prévu ce dimanche 14 mars 2010 face à l’Ouganda (Uganda Crans). Match comptant pour les préliminaires du prochain Championnat d’Afrique des Nations (2011). Notons tout de même que les matchs opposant les équipes de la deuxième division ont bel et bien eu lieu

 

Jour

Date

Heure

Lieu

Equipes

Score

Vendredi

05/03/2010

14h

Bujumbura

Méridien (Ligue B)

Solidarité (Ligue B)

     1-2

Samedi

06/03/2010

14h

Bujumbura

Maniema Fantastique (Ligue B)

Brother’s Men
(Ligue B)

     2-1

 

 

15h

Rumonge

Flamengo

Wazee

0-0

 

 

16h

Bujumbura

Intamba Mu Rugamba senior

Muzinga

3-2

Dimanche

07/03/2010

14h

Bujumbura

Nile Olympic (Ligue B)

Kamenge FC (Ligue B)

1-0

 

 

16h

Bujumbura

Intamba Mu Rugamba senior

Intamba Mu Rugamba junior

1-0

Classement provisoire


Equipes

Nombre de points

Goal average

Vital’O (avec un match en moins)

22

+ 17

Inter Star (avec un match en moins)

19

+ 11

Athletico (avec un match en moins)

17

+ 13

Academie Tchité (avec un match en moins)

16

                    + 7

Prince Louis (avec un match en moins)

12

  1.  1

Muzinga (avec un match en moins)

10

+ 2

LLB Academic (avec un match en moins)

10

+ 1

Flamengo

8

  1.  10

Espoir (avec un match en moins)

7

                    - 5

Union Sporting (avec un match en moins)

7

          -18

Wazee

5

  1.  9

Delta Star (avec un match en moins)

1

  1.  8

 

Observations 

Le week-end du 06 au 07 mars a vu la préparation de nos Intamba Mu Rugamba qui croiseront le fer ce dimanche 14 mars avec l’Ouganda, gros morceau. Notre Equipe Nationale n’a pas livré des rencontres amicales internationales. Très dommage ! Ces dernières permettent d’évaluer le niveau des joueurs. Et constater les failles à corriger. Le Ministère de tutelle aurait dû débloquer des fonds pour inviter des équipes nationales étrangères. Telles sont les exigences du football moderne. Pas de bons résultats sans matchs amicaux internationaux pour tester les joueurs.
            Les ougandais se sont mieux préparés que les burundais. Ils se sont rendus à Mwanza et ont battu la Tanzanie chez elle par trois buts à deux (3-2). Il me semble qu’ils devaient aussi jouer contre le Kenya, toujours en vue de préparer leur match contre les Intamba Mu Rugamba. Le score issu de cette rencontre vous sera communiqué ultérieurement. Voilà comment les autres prennent les rencontres internationales au sérieux.   
Une note positive tout de même de la part du Ministère des Sports : la mise au vert a commencé relativement tôt comparativement à ce qui se faisait les jours passés. Les joueurs ont été regroupés dans un hôtel de la place le jeudi 04 mars 2010. C’est déjà ça !
Eu égard aux rencontres livrées ce week-end à Bujumbura par les Intamba Mu Rugamba, on n’a pas assisté à des matchs animés sur le plan du jeu. Pas de rythme ! Et ça se comprend car les joueurs se connaissent puisqu’ils se rencontrent très souvent lors du championnat. Difficile d’évaluer l’Equipe Nationale dans ces conditions. Il faut vraiment que les choses changent pour ce qui est du sport-roi au Burundi. Du moins, si nous voulons atteindre le haut niveau. Halte au bricolage et espérer concomitamment des victoires !
Les Intamba Mu Rugamba senior ont battu Muzinga par trois buts à deux ce samedi 06 mars 2010. D’après les échos qui me sont parvenus (je n’étais pas au Stade), le match a montré que notre Equipe Nationale doit travailler d’arrache-pied son jeu collectif. Manque d’automatisme dans les combinaisons. A force de livrer plusieurs matchs, il y a lieu de résoudre ce problème. Et dimanche le 7 mars 2010, les Intamba Mu Rugamba senior jouaient contre les Intamba Mu Rugamba junior. 
Ces derniers quant à eux  préparaient leur match prévu au mois d’avril 2010 contre le Tchad. Rencontre comptant pour les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN junior). Face à leurs aînés, ils se sont inclinés par la plus petite des marges : un but à zéro. Match terne, fatiguant et sans véritables occasions de but. L’unique but du match a été inscrit de la tête par Masudi d’Inter Star. Cette fois-ci, je m’étais rendu au Stade.
Concernant l’Equipe Nationale senior, ont été retenus comme entraîneurs Messieurs Amars Niyongabo (coach principal) et  Mupenda Mohsin (coach adjoint). Messieurs Cédric Kaze (coach principal) et Omar Ntakagero (coach adjoint) prépareront et encadreront l’Equipe Nationale junior.
Les critères de sélection relèvent de leur classement lors du récent test délivrant la licence C. Nous verrons si les leçons apprises serviront les Intamba Mu Rugamba. Attention, car la théorie n’est pas forcément cousine germaine de la pratique ! Le terrain est la meilleure école. Après avoir disputé moult rencontres internationales, un entraîneur devient aguerri et apprend à déjouer les astuces tactiques de ses adversaires. Pour mettre en branle les siennes. A titre illustratif, Mutubile Santos, ancienne gloire des Léopards du Congo Kinshasa, a permis à l’Equipe Nationale (RDC) de remporter le premier Championnat d’Afrique des Nations (CHAN). Pensez-vous qu’il détient la licence C ? Renseignez-vous ! Vous m’en direz plus !
Finissons en invitant le public sportif à venir massivement encourager nos enfants ce dimanche. Les fans ont déserté le Stade Prince Louis Rwagasore. A cause de nos échecs répétitifs vécus comme une douleur lancinante. Ne soyons pas fatalistes et luttons de pied ferme pour espérer des lendemains meilleurs. Mais rien ne s’obtient au petit bonheur la chance ! Faut travailler assidûment. Prévoir les moyens qu’il faut. Mobiliser la population. La sensibiliser. Les médias ont un grand rôle à jouer. L’Association Burundaise des Journalistes Sportifs (ABJS) en est consciente. Et se dit prête à passer à l’offensive. Elle aussi a terriblement mal des fiascos orchestrés par nos équipes. Trop c’est trop dit-elle !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Vital’O et Athletico n’auront pas dépassé le cap des préliminaires en coupes africaines : ça nous fait horriblement mal !: le 03/03/2010

            D’emblée, disons que nos deux représentants en Ligue des Champions (Vital’O) et en Coupe de la CAF (Athletico) n’ont pas démérité.
            Vital’O a fait match nul contre Tiko United du Cameroun. Score final : deux buts partout. Même score que le résultat obtenu à l’aller à Bujumbura. Egalité parfaite à l’issue des deux matchs. L’arbitre a dû recourir aux tirs au but qui se sont soldés par une victoire des camerounais : cinq tirs réussis contre quatre côté Vital’O. Ce qui est synonyme d’élimination pour les mauves et blancs. Notons que Vital’O menait au score par deux buts à un à dix minutes de la fin du match. Hélas, les cinq dernières minutes lui ont été cauchemardesques ! Les poulains de Kanyankore ont pris un but qui a permis aux camerounais de revenir à la marque (2-2). Mais il faut dire qu’en première mi-temps, c’est Tiko United qui menait au score par un but à zéro.
            Vu les conditions dans lesquelles Vital’O FC est parti au Cameroun, ce résultat prouve que nos garçons se sont vaillamment défendus. Les joueurs sont partis séparément. Problème de passeport pour les uns. Problème de carte nationale d’identité pour les autres. Le premier groupe est parti le mercredi 24 février 2010. Le deuxième groupe a pris l’avion le jeudi 25 février 2010. Les premiers arrivants ont atterri à l’aéroport de Douala et ont dû se farcir en bus un trajet de 300 kilomètres (si pas plus) pour arriver à Yaoundé. Arrivés sur les lieux, l’hôtel mis à leur disposition n’avait pas d’eau. Pas une seule goutte ! Le second groupe, quant à lui, est arrivé à Yaoundé le vendredi 26 février 2010, soit la veille du match. Car, Vital’O a joué le samedi 27 février 2010 au Stade Amadou Ahidjo de Yaoundé. Comment peut-on livrer un grand match dans de telles conditions ? Dites-le moi !
            Athletico Olympic s’est incliné devant les nigérians de Warri Wolves par la plus petite des marges : un but à zéro. Warri Wolves, devant son public, a sué sang et eau pour se défaire des burundais. Si bien que l’unique but du match a été inscrit en seconde mi-temps. A l’aller ici chez nous, les deux équipes avaient fait un score paritaire d’un but partout (1-1). Donc, à l’issue des deux rencontres, c’est Warri Wolves qui est qualifié. Rappelons que la formation d’Athletico a quitté Bujumbura séparément. Le premier groupe est parti le mardi 23 février 2010. Arrivés à Nairobi, les joueurs ont été bloqués à l’aéroport. Motif : pas de visas pour se rendre au Nigeria. Ils y sont restés sans manger pendant toute la journée. Puisque le chef de mission qui avait leur argent n’était pas avec eux lors du voyage. Ils n’ont pu manger que le soir après avoir reçu de l’argent envoyé de Bujumbura par Léopold Gisage, président de ce club. Le deuxième groupe les a rejoints le lendemain. Et ainsi, tous les joueurs ont quitté Nairobi le soir pour aller au Nigeria. Ils y sont arrivés le jeudi 25 février 2010. Et ont eu deux jours de repos parce qu’Athletico a livré son match le dimanche 28 février 2010.
            Nous demandons aux responsables des clubs de chercher à temps les passeports et les cartes nationales d’identité de leurs joueurs. Ce n’est pas à la dernière minute qu’il faut le faire ! Mais bel et bien durant le championnat.
            Ainsi s’achève cette année l’aventure de nos deux ambassadeurs sportifs. Elimination dès les préliminaires, ça fait des pincements au cœur ! Depuis un bon nombre d’années, aucune parmi nos formations n’a réussi à dépasser le cap des préliminaires. Véritable casse-tête ! Les raisons sont multiples et portent un sérieux préjudice à notre jeunesse footballistique.
            En effet, les opérateurs privés ne manifestent plus comme par le passé un engouement pour le ballon rond. Le Ministère des Sports n’apporte pas grand-chose en termes de soutien financier et/ou matériel aux clubs. Même pas à nos équipes nationales ! La Fédération présente des lacunes dans le déroulement du championnat. Dont la limitation de l’effectif total des joueurs par club à vingt cinq ! Alors que la Confédération Africaine de Football (CAF) autorise les clubs à aligner trente joueurs. C’est une mesure mûrement et âprement étudiée dans les laboratoires de la CAF. Car, au cours des championnats locaux et compétitions continentales, des blessures obligent des joueurs à ne pas jouer. Temporairement ou définitivement ! Avec des effectifs amoindris, la probabilité de faire une bonne prestation s’en trouve amoindrie aussi. Pourquoi la Fédération de Football du Burundi (FFB) fait-elle fi de cette mesure recommandée par la CAF ? Cette limitation défavorise l’apport de sang neuf dans les clubs. En outre, le service marketing de la Fédération devrait bouger beaucoup plus pour chercher ça et là des fonds qui subviendraient aux besoins des clubs. Même nos équipes nationales en tireraient profit. Aussi, attention aux magouilles maintes fois décriées où des clubs usent de la corruption pour avancer de places dans le classement général des équipes. Et ce, sous l’œil débonnaire de la Fédération. Le Championnat National 2009 illustre fort bien ce phénomène corrosif qu’est la corruption. Plusieurs cas ont été signalés. Plus jamais ça !
            Tous ces facteurs concourent au fiasco de nos équipes parce que fragilisant à outrance le football national. Dommage ! Pourtant, ce ne sont pas les talents qui manquent dans ce pays. On ne le répètera jamais assez. Il faut se ressaisir. Le style geignard via des jérémiades interminables n’est pas du tout bon, chacun pleurant dans son petit coin ! Nous devons tous réfléchir ensemble et nous impliquer.
            Saluons à ce propos quelqu’un comme Mutima Constantin, burundais vivant à Londres et féru du ballon rond, qui ne cesse de nous écrire pour proposer des solutions. Bientôt, sa visite est attendue ici à Bujumbura avec des bienfaiteurs étrangers pour faire bouger les choses. Halte à la léthargie qui entraîne une apathie de toutes nos initiatives. L’heure n’est plus aux belles paroles succulentes sans rendement. Il faut passer à l’action. Et certains burundais de la diaspora se disent prêts à apporter leur pierre d’édifice dans le redressement de notre football. C’est fort louable. Des médailles d’or jalousement conservées dans nos tiroirs les attendent avec beaucoup de chaleur.

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Résultats de la neuvième journée (ligue A) : le 03/03/2010

Jour

Date

Heure

Lieu

Equipes

Score

Vendredi

26/02/2010

14h

    Bujumbura

Buyenzi Star (Ligue B)

Kamenge FC (Ligue B)

     1-1

Samedi

27/02/2010

14h

Bujumbura

Maniema Fantastique (Ligue B)

Nile Olympic

     0-2

 

 

16h

      Bujumbura

Academie Tchite

Espoir

2-2

Dimanche

28/02/2010

14h

      Bujumbura

Solidarité (Ligue B)

Brother’s Men

2-0

 

 

16h

      Bujumbura

Union Sporting

LLB Academic

0-3

 

Classement provisoire

 

Equipes

Nombre de points

Goal average

Vital’O

22

+ 17

Inter Star

19

+ 11

Athletico

17

+ 13

Academie Tchité

16

                    + 7

Prince Louis

12

  1.  1

Muzinga

10

+ 2

LLB Academic

10

+ 1

Espoir

7

  1.  5

Flamengo

7

                     -10

Union Sporting

7

          -18

Wazee

4

  1.  9

Delta Star

1

  1.  8

 

Observations 
La surprise ce week-end nous vient de l’équipe Espoir de Mutimbuzi qui, à Bujumbura au Stade Prince Louis Rwagasore, a tenu en échec Academie Tchité. Score paritaire de deux buts partout (2-2). D’aucuns ne s’y attendaient pas du tout. Ainsi va le foot. Quand vous voyez une équipe forte comme Chelsea ramasser quatre buts à deux sur son terrain face à Manchester City (2-4), qu’est-ce qui peut encore nous étonner ?
Les poulains d’Amars Niyongabo (LLB Academic) ont terrassé l’équipe d’Union Sporting dirigée par le numéro deux de la Fédération. Score sans appel de trois buts à zéro (3-0). Ils voient ainsi leurs points augmenter  au cours de ces deux dernières semaines, mais restent toujours en septième position. Leurs prochains jours sont probablement prometteurs. Qui vivra verra ! Et nous les jugerons au vu de leurs résultats.

Petite digression pour finir
Notre pays dispute le dimanche 14 mars 2003 à Bujumbura son match aller comptant pour les préliminaires du prochain Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2011). Notre adversaire est l’Ouganda, un morceau difficile à triturer ! Du reste, en coupe de la CECAFA, les ougandais nous battent très souvent pour ne pas dire toujours !
Le public sportif est amèrement déçu par nos contre-performances répétitives. Une espèce de frustration l’habite, et ça se comprend. Le collège des entraîneurs choisi conjointement par le Ministère de tutelle et la Fédération va-t-il revigorer le moral des supporters ? Nos Intamba Mu Rugamba vont-ils battre l’Ouganda de manière confortable pour se rendre à Kampala avec une marge qui rassure ?
Amateurs du ballon rond,
Faites abstraction de vos douleurs, et venez nombreux soutenir à bras-le-corps vos enfants. Aujourd’hui, nous pleurons vu nos défaites successives en compétitions internationales. Mais peut-être que demain nous sourirons en voyant nos équipes y compris l’Equipe Nationale faire des merveilles. Gardons espoir, chose qu’il ne faut jamais perdre !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Eliminatoires CAN-2012 (tirage au sort) : Composition des onze groupes: le 22/02/2010

Composition des onze groupes pour les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations 2012 (CAN-2012), à l’issue du tirage au sort effectué à Lubumbashi (RD Congo) le samedi 20 février 2010.          

Groupe 1 :  Mali, Cap Vert, Zimbabwe, Liberia            
Groupe 2 :  Nigeria, Guinée, Ethiopie, Madagascar           
Groupe 3 :  Zambie, Mozambique, Libye, Iles Comores           
Groupe 4 :  Algérie, Maroc, Tanzanie, Centrafrique          
Groupe 5 :  Cameroun, Sénégal, RD Congo, Ile Maurice           
Groupe 6 :  Burkina Faso, Gambie, Namibie, Mauritanie           
Groupe 7 :  Egypte, Afrique du Sud, Sierra Leone, Niger           
Groupe 8 :  Côte-d'Ivoire, Bénin, Rwanda, Burundi            
Groupe 9 :  Ghana, Congo, Soudan, Swaziland            
Groupe 10 : Angola, Ouganda, Kenya, Guinée-Bissau           
Groupe 11 : Tunisie, Malawi, Tchad, Botswana
Seront qualifiés à la phase finale qui sera organisée conjointement par le Gabon et la Guinée-équatoriale, les 11 premiers et les trois meilleurs seconds.
En cas de retrait d’un pays de son groupe, seuls les résultats des  trois équipes en lice seront pris en considération.   

Voici par ailleurs les dates des matchs qualificatifs :           
3/4/5 septembre 2010         
8/9/10 octobre 2010          
25/26/27 mars 2011         
3/4/5 juin 2011         
2/3/4 septembre 2011         
7/8/9 octobre 2011

Nos commentaires
Amis sportifs et burundais de la diaspora,
Notre cher Burundi se retrouve dans le groupe 8 avec la Côte d’Ivoire (un géant), le Bénin et le Rwanda.
Mise à part la Côte d’Ivoire, le Rwanda et le Bénin sont à notre portée. Mais, ressassons-le, à condition que nous prenions conscience de l’enjeu et l’importance que revêt la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Car, avoir de bons joueurs est une chose. Les préparer convenablement en est une autre. Notre pays dispose d’une pléiade de joueurs évoluant à l’étranger. Et qui, à force de disputer des grands matchs internationaux, ne peuvent pas trembler devant les ivoiriens, les béninois et les rwandais. Citons parmi eux Valéry Nahayo (le capitaine emblématique des Intamba Mu Rugamba), Saido Ntibazonkiza, Mohamed Tchité Mémé, David Habarugira, Ciza Cédric, Ndabashinze Dugarry, Ndikumana Selemani, Makenzi Karim, Ndayisenga Fuwadi, Papi Fati, Tambwe Floribert (toujours à la recherche d’un club en Europe), Niyonkuru Vladimir et d’autres éléments idoines que nous n’avons pas encore réussi à détecter. A ce sujet, les burundais de la diaspora serviraient notre patrie (qui est aussi la leur) en nous aidant à identifier les joueurs burundais que nous ne connaissons pas encore.   
Qui plus est, se trouvent ici chez nous des joueurs capables de défendre vaillamment le Burundi. Et ce, dans les clubs de Vital’O, Inter Star, Athletico, Academie Tchité, Prince Louis, LLB Academic, Flamengo, etc. Eux aussi méritent une attention particulière et un encadrement propice à leur épanouissement.
Pour la nième fois, nous lançons un appel patriotique aux burundais issus de tous les milieux socioprofessionnels, de toutes les classes sociales, et venant des quatre points cardinaux du globe pour qu’ils apportent leurs contributions dans la préparation de notre Equipe Nationale. A chacun son grain de sel, et c’est la victoire de tout un peuple !
Burundais de la diaspora, rencontrez-vous, organisez-vous, écrivez-nous, contactez les joueurs burundais que la Fédération ne connaît pas. Sensibilisez-les pour qu’ils se sentent fiers d’être burundais. Ouvrez un compte bancaire où seront récoltés les fonds destinés à soutenir financièrement et matériellement nos Intamba Mu Rugamba si chers à nos cœurs. Nos grands ambassadeurs sportifs.
Ici chez nous, l’heure est venue pour se mettre ensemble, serrer les coudes, réfléchir, voir comment mettre toutes les chances de notre côté. Et avoir un rendement positif : la participation de notre pays en Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2012). Une grande première dans l’Histoire footballistique du Burundi. A elle seule, la Fédération ne peut pas y arriver ! A lui seul, le Ministère de tutelle ne peut pas réussir ce pari. C’est une mission qui revient à chacun de nous.
Pour ce faire, nous demanderions au trio (Fédération, Ministère des Sports et Presse sportive) d’organiser dès maintenant une campagne de sensibilisation dans tout le pays. Pour amener tous les amateurs du ballon rond (et Dieu sait qu’ils sont nombreux) à soutenir notre Equipe Nationale via une caisse sociale de solidarité destinée à récolter ça et là des fonds pour répondre aux multiples besoins liés à la préparation des Intamba Mu Rugamba. Une certitude : Il faut rassurer les gens quant à la bonne gestion de ces fonds. Et cela dépendrait de l’organisation mise en place par ce trio. Pas question de voler l’argent du contribuable qu’il gagne à la sueur de son front !
Opérateurs privés et pouvoirs publics, levez-vous et servez avec amour et altruisme votre pays. De votre part, un sursaut patriotique s’impose ! Et de grâce, faites-le d’initiative sans que l’on soit obligé de toquer à vos portes. En propulsant notre pays à la CAN, vous y gagneriez beaucoup en marketing et ouverture sur le monde, celui-ci étant devenu un village planétaire.
Nous sommes las de ne pas pouvoir aller à la CAN par manque de moyens. Alors que nous regorgeons de talents. C’est idiot comme fétiche ! Changeons alors nos mentalités et ravivons la flamme du passé qui s’est éteinte pour faire place à des contre-performances fort regrettables. Nous en souffrons au plus profond de nous-mêmes. Nous, les sportifs, sommes appelés à aimer et servir ce beau petit pays auquel nous tenons comme à la prunelle de nos yeux. Même les politiciens s’en référeraient pour changer de trajectoire en mettant au rancart leurs intérêts sectaires.
Tous derrière nos Intamba Mu Rugamba ! 

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Résultats de la huitième journée (ligue A) : le 22/02/2010

Jour

Date

Heure

Lieu

Equipes

Score

Samedi

20/02/2010

14h

  Bujumbura

Maniema Fantastique (Ligue B)

Kamenge FC (Ligue B)

  2-1

 

 

16h

Bujumbura

Flamengo

Prince Louis

   0-1

 

 

15h

      Rumonge

Vital’O

Wazee

   1-0

 

 

15h

      Gatumba

Athletico

Delta Star

   1-0

Dimanche

21/02/2010

14h

      Bujumbura

   Buyenzi Star (Ligue B)

Meridien (Ligue B)

   1-4

 

 

16h

      Bujumbura

Inter Star

Muzinga

     2-1

 

Classement provisoire

 

Equipes

Nombre de points

Goal average

Vital’O

22

+ 17

Inter Star

19

+ 11

Athletico

17

+ 13

Academie Tchité avec un match en retard

15

+ 7

Prince Louis

12

- 1

Muzinga

10

+ 2

LLB Academic avec un match en retard

7

- 2

Flamengo

7

  1.  10

Union Sporting avec un match en retard

7

  1.  15

Espoir avec un match en retard

6

  1.  5

Wazee

4

  1.  9

Delta Star

1

  1.  8

 

Observations 
Comme vous pouvez le constater, la Ligue B a bel et bien commencé. Raison pour laquelle, les équipes Academie Tchité, LLB Academic, Union Sporting et Espoir de Mutimbuzi n’ont pas joué ce week-end. Elles joueront le week-end prochain au moment où Vital’O et Athletico disputeront leurs matchs comptant pour la phase retour des coupes africaines (Ligue des Champions et Coupe de la CAF) respectivement face à Tiko United du Cameroun et Warri Wolves du Nigéria.  Quant aux formations d’Inter Star, Prince Louis, Muzinga, Flamengo, Wazee et Delta Star, elles seront au repos la semaine prochaine.
Pour revenir à la Ligue B, les matchs livrés ce week-end étaient d’un niveau moyen. Nous avons découvert quelques talents qui, dans l’avenir, pourront valablement imprimer leurs marques. Il suffit qu’ils soient bien encadrés par les opérateurs publics et privés. Chose que les burundais comprennent très difficilement.
Quant aux matchs de la Ligue A, c’est sans surprise que les grandes équipes se sont imposées. Entendez par là Vital’O face à Wazee, Inter Star face à Muzinga, Athletico face à Delta Star. Mais ça n’a pas été facile pour elles. Vital’O FC, non habitué aux terrains défectueux, a battu Wazee de Rumonge devant son public par la plus petite des marges : un but à zéro (1-0). Signalons que d’entrée de jeu, soit à cinquième minute de la première mi-temps, le buteur maison des mauves et blancs Tambwe Amissi a raté un penalty. Se rattrapant vers la fin du match, c’est lui qui inscrira l’unique but de la rencontre. Ce qui permet à Vital’O de rester en tête du classement provisoire avec 22 points sur 24 et un goal average de + 17. Pas mal ! Souhaitons pleins succès aux poulains de Kanyankore au Cameroun face à Tiko United. Car, Vital’O n’aura certainement pas la tâche facile !
Inter Star a battu difficilement Muzinga par deux buts à un (2-1). Bravo à Ismail, nouveau coach des noirs et blancs, qui réalise un très bon parcours puisqu’il reste invaincu depuis son entrée en fonction. La seule équipe susceptible de lui faire peur et qui n’a pas encore croisé le fer avec Inter Star est Vital’O. Match attendu avec beaucoup de passion. Lors du match Inter Star contre Muzinga, les noirs et blancs ont terminé la rencontre à dix suite à l’expulsion de Bangama. Il a posé un geste idiot et maladroit en cognant  méchamment le tibia d’un joueur de Muzinga. Carton rouge sans la moindre hésitation ! Une gaffe qui relève de l’inconscience car son équipe pouvait perdre ce match. Parce qu’étant en infériorité numérique. Attention ! Faut pas faire des bêtises de ce genre ! Surtout pour un joueur expérimenté comme Bangama. C’est incompréhensible !
Athletico a fait l’essentiel à Gatumba en allant battre Delta Star sur son terrain. Score : un but à zéro (1-0). Là aussi, match difficile pour les bleus et blancs. Mais qui a vu la victoire des poulains de Kaze Cédric qui restent parmi les favoris pour gagner le championnat. Une équipe à prendre avec beaucoup de sérieux. Cette victoire difficilement arrachée permettra à Athletico de se rendre au Nigeria dans de bonnes dispositions psychologiques pour rencontrer Warri Wolves. Espérons-le ! Good luck nos enfants ! Et soyez à la hauteur de nos attentes en rentrant à Bujumbura avec une qualification en poche. Pourquoi pas ? Cédric y croit. Et c’est tant mieux pour le moral de ses joueurs. Tout le peuple est derrière lui et Yaoundé. A ces deux entraîneurs de faire la fierté de notre pays en s’imposant au Cameroun et au Nigeria. Yaoundé et Cédric, allez-y !
Prince Louis a encore confirmé que Runge Runge reste un outsider sérieux. Les rouges et blancs ont battu Flamengo de Ngagara après une nette domination des poulains de Jean-Paul Kebe. Très bonne circulation de la balle. Mais hélas, beaucoup d’occasions manquées car Prince Louis confond souvent vitesse et précipitation. Dommage pour Runge Runge car l’addition aurait pu être salée. Ce qui lui aurait permis d’améliorer son goal average. Qu’à cela ne tienne, avec 12 points sur 24 et occupant provisoirement la cinquième place, Prince Louis n’a pas fini de nous étonner. Je suis sûr que Runge Runge fera mal à beaucoup d’équipes lors de la phase retour. Il faut aussi dire que Jean-Paul Kebe est un bon coach. Sage et expérimenté, il inculque de très bons schémas tactiques à ses joueurs. Mais se heurte à l’immaturité de ces derniers. En travaillant assidûment, ça viendra ! La maturité vient avec le travail. Et à force de livrer des matchs, l’on devient aguerri. Cela étant, Kebe a-t-il les moyens de ses ambitions ? Je ne pense pas. Et c’est là le grand problème de nos entraîneurs. Y compris leurs joueurs.
De même que Yaoundé, Kebe ne fait pas partie du collège des entraîneurs mis sur pied par la FFB pour préparer les Intamba Mu Rugamba qui affronteront l’Ouganda le 14/03/2010 à Bujumbura. Match comptant pour les préliminaires du prochain Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2011). Prétexte avancé : il n’a pas passé le test visant l’obtention de la licence C. Or, on ne lui a pas mis sur la liste des lauréats devant passer ce test. Exactement comme Yaoundé. Une grosse aberration ! Comment peut-on exclure des entraîneurs chevronnés en la matière ? La FFB devrait se ressaisir et éviter de se perdre aveuglément dans des considérations futiles. Cela m’écoeure ! Car, c’est notre football qui en pâtira. Et vous serez tous mes témoins !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Commentaires de la Rédaction Sportive du journal Arc-en-Ciel: 18/02/2010

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Amis sportifs et burundais de la diaspora,

Au cours de l’assemblée générale de la Fédération de Football du Burundi (FFB) tenue dans les immeubles d’Orphan’s Aid le dimanche 24 janvier 2010, les journalistes sportifs d’Arc-en-Ciel n’étaient pas présents sur les lieux. A cause qu’ils avaient d’autres missions à accomplir.

D’après les informations que nous détenons, la Présidente de la Fédération de Football du Burundi a cité notre journal comme faisant partie des médias qui ouvrent la voie à ceux qui la salissent. Rien n’est plus faux ! Et injuste vis-à-vis de nous.


A moult reprises, Arc-en-Ciel a loué les efforts fournis par Madame Lydia Nsekera et ses collaborateurs pour faire avancer le football burundais. Et nous sommes toujours prêts à soutenir les projets qu’elle mettra en avant pour qu’aille de l’avant notre football. C’est tout ce que nous lui demandons. Et lui souhaitons pleins succès pour y arriver.


Cependant, nous ne passerons jamais sous silence les failles observées à la Fédération. En ne dénonçant pas ces tares, nous contribuerions à enterrer le football burundais. Et les chances de réussir pour nos équipes s’en trouveraient fortement amoindries. Du reste, devant l’histoire footballistique de notre pays, nous porterions une lourde responsabilité. Celle d’avoir fait montre d’inertie et de complaisance face aux entraves les plus sérieuses. Car, la presse doit être au four et au moulin non pour faire du mal aux gens, mais pour les inviter à corriger leurs erreurs. Que Madame Lydia Nsekera voit les choses du bon côté.


Pour terminer, nous ne comprenons pas pourquoi la Présidente de la FFB ne fait pas son droit de réponse dans notre journal. Ceux qui lisent nos chroniques sportives se posent la même question. Nos portes lui sont grandement ouvertes. Ne prêtons pas le flanc aux polémiques qui, dans le fond, nous font marcher à reculons ! Dénonçons les problèmes et trouvons les remèdes appropriés. Tous ensemble et sans exclure qui que ce soit.

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Les équipes de Vital’O et Athlético se sont mises en mauvaise posture pour se qualifier : 16/02/2010

            Sur le calendrier élaboré par la Confédération Africaine de Football (CAF), Vital’O devait disputer son match face à Tiko United du Cameroun le dimanche 14 février 2010. Et Athlético devait croiser le fer avec Warri Wolves du Nigéria le samedi 13 février 2010. Mais, pour des raisons que nous ne connaissons pas, Madame Lydia Nsekera a inversé ces deux dates. Elle l’a fait avant de se rendre à Vancouver (Canada) où se tiennent les jeux olympiques d’hiver. Vital’O a donc joué samedi le 13 et Athlético dimanche le 14. Du reste, aucun motif n’a été avancé ou signifié aux responsables des deux clubs. Bizarre !
           
            Compendium des deux matchs
            D’emblée, disons que nos deux ambassadeurs sportifs ont fait une mauvaise opération. Surtout pour Vital’O qui a encaissé deux buts à la maison. Lors de son duel face à Tiko United, les mauves et blancs paraissaient timorés en première mi-temps. Grosse panique dès l’entame du match. Ce qui permettra aux camerounais de se ruer à l’attaque. Forte pression ! La médiane de Vital’O perdait presque tous ses ballons au profit des camerounais. Mais le téméraire et séduisant arrière droit de Vital’O, en la personne de D’Amour, décide d’en découdre avec cette peur. Et prend d’assaut les camerounais par ses chevauchées dont il a le secret. Ces derniers seront obligés d’envoyer le ballon en corner. Vital’O commencera alors à y croire. Corner tiré par Nkurikiye Léopold dit Kaya. C’est le spécialiste des balles arrêtées. Balle en chandelle dans la surface de réparation. L’attaquant Tambwe Amissi de Vital’O reprend le ballon à mi-volée. Un défenseur camerounais ne trouve pas mieux que de dévier la balle de la main. Penalty indiscutable. Même les camerounais n’ont pas discuté tellement la faute était flagrante. Penalty transformé par Kaya comme il a l’habitude de le faire. But ! Nous jouons la cinquième minute de la première partie.
            A partir de là, les fans de vital’O pensaient tout naturellement que ce but allait donner du tonus à leur équipe. Et une certaine confiance. Pas du tout ! Les camerounais qui ne s’avouent jamais vaincus avant la fin d’un match, vont intensifier leurs attaques. Profitant des failles observées chez les médiateurs de Vital’O, les camerounais vont s’offrir deux occasions porteuses de fruits. Le premier but inscrit à la vingt cinquième minute de la première mi-temps viendra d’un corner très bien effectué. Et une mauvaise relance de la défense burundaise. En plein axe central et dans la surface de vérité, un camerounais reprend de volée la balle et marque. Surtout que le goal keeper de Vital’O était mal placé pour dévier ce ballon en corner. A défaut de capter la balle. Premier but camerounais. L’équipe visiteuse va alors se sentir poussée des ailes. Grande confiance. Et circulation facile de la balle vu que les mauves et blancs vont adopter une attitude passive, laissant jouer l’adversaire. Chose qu’il ne faut jamais faire avec les camerounais. A dix minutes de la fin de la première mi-temps, le gardien de but de Vital’O Nzokira Joseph fait une très mauvaise relance puisqu’il envoie la balle de la main à un camerounais. Ce dernier va profiter du vide béant se trouvant au milieu du terrain et en défense pour aller battre Nzokira sans la moindre difficulté. Deuxième but ! Silence de mort au stade ! La consternation est totale. Et fin de la première partie sifflée par l’arbitre quelques minutes après ce but. Ainsi, l’équipe de Tiko United a amplement mérité sa victoire en première mi-temps. Puisqu’elle a fait montre d’une meilleure prestation sur le terrain. C’est indéniable !
            La seconde mi-temps offrira un tout autre visage. Côté Vital’O, Divin Gateretse peu inspiré ce jour-là sort. Et est remplacé par Halidi, la perle que Vital’O est allé chercher chez Musongati FC de Gitega. Franck Ndayishimiye en méforme sort. Et Epo entre. A l’attaque, Dunga quitte le terrain car n’ayant pas montré grand-chose. Et le poids lourd Kiboko rentre. Face à ces joueurs camerounais d’un gabarit impressionnant, il fallait bien des contrepoids du style Kiboko. Mais il faut dire que Vital’O n’en a pas beaucoup. Les choses sérieuses vont alors commencer pour Vital’O. Les mauves et blancs se montreront plus rassérénés. Plus calmes. Et plus percutants. Jeu limpide. Balle jouée au sol. Très bonne circulation de la balle. Jolis gestes techniques avec un étincelant Matembe Bolima alias Type. Très bon milieu défensif mais disposant de qualités offensives dont ses percées. A quinze minutes de la reprise, D’Amour déborde sur le flanc droit. Et effectue un centre parfait pour Tambwe qui rate sa reprise acrobatique de volée. Mais, dans le même temps et légèrement décalé vers la gauche, Epo reprend superbement ce centre. Et réussit à marquer d’un tir croisé et fumant. Magnifique. Un but d’école ! L’arbitre central valide le but. Mais son juge de touche voit les choses autrement. Une position de hors-jeu que d’aucuns ont contestée. A côté de moi, se trouvait un arbitre international burundais qui s’en est offusqué ! « Comment peut-on faire une erreur pareille ! » s’est-il exclamé ! Et d’ajouter : « La CAF devrait interdire que des juges de touche pareils fassent partie des trios arbitraux lors des rencontres internationales, ça ternit son image ! » Voilà qui est clair comme le jour.
            Vital’O FC, dominateur, multipliera ses actions offensives. Kaya monte et déborde comme il aime le faire. Centre bien ajusté et le capitaine Fidel Nimubona reprend la balle de volée. Sans hésiter ! La balle sera déviée de la main de manière volontaire par un défenseur camerounais. Qui, de ce fait, écopera d’un carton jaune. Attitude complaisante de l’arbitre car pareil cas en pleine surface de réparation est synonyme de carton rouge. Soit ! Que voulez-vous ? Sur terrain, c’est lui qui est le seul maître après Dieu. Penalty transformé par Kaya qui aura réalisé un doublet au cours de ce match. But égalisateur. Vital’O va continuer à pratiquer son jeu de passes courtes. Passe sur passe. De la défense à l’attaque en passant par les médiateurs Epo, Type et Halidi. Des joueurs d’une certaine classe. Beaucoup d’occasions de but manquées. Et oui ! Chez nous, la concrétisation est devenue un casse-tête chinois. Pourquoi ? Demandez aux entraîneurs ! Score final : deux buts partout (2-2). Bon résultat pour les camerounais. Ainsi, Vital’O FC est obligé d’aller chercher une victoire au Cameroun. Coûte que coûte ! Ou un nul de trois buts partout ou quatre buts partout. Pourvu que ça soit un score de parité dépassant deux buts. Situation difficile. Les camerounais vont-ils perdre chez eux ? Who knows ? Au foot, tout peut arriver. A condition que Vital’O y croit. Et joue balle au sol.  Evitez ces balles aériennes favorables aux camerounais. Parce qu’étant beaucoup plus grands et plus costauds physiquement.
Et que dire d’Athlético, notre ambassadeur en Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF) ? Pas mal les poulains de Kaze Cédric ! L’on n’a pas vu une équipe d’Athlético complexée devant ces nigérians de Warri Wolves. Pas du tout ! Il faut dire que cette dernière ne fait pas partie du carré des grandes équipes au Nigeria. Mais, voyez-vous, le championnat nigérian étant ce qu’il est par rapport à celui du Burundi, rien d’étonnant qu’une équipe moyenne là-bas fasse trembler nos grandes équipes. Croyez-moi, Athlético n’a pas tremblé ! Sauf les dernières minutes du match.
            D’entrée de jeu, les burundais étaient en jambes. Et certainement plus en jambes que les nigérians. D’où ces deux occasions en or manquées en première mi-temps par Henri Mbazumutima et Nahimana Claude dit Papa Claude. Première mi-temps agréable avec de chaque côté une bonne circulation de la balle. Côté burundais, les Mbilizi Christian, Jean-Paul, Fiston, Papa Claude et Henri ont fait de bonnes combinaisons. Mais, à l’image de Vital’O en seconde mi-temps face à Tiko, pas moyen de marquer ! Diantre, que faut-il administrer à nos joueurs comme portion magique pour qu’ils aient le sens du but ? Belle première mi-temps malgré ce score nul et vierge de zéro but partout.
            En seconde mi-temps, les burundais vont appuyer sur l’accélérateur. Avec le soutien d’un public peu nombreux comparativement à celui venu au stade lors du match ayant opposé Vital’O FC à Tiko United.
 Alors que l’on commençait à désespérer en attendant que vienne ce but libérateur de tout un pays, Nahimana Claude servi par Fiston trompe la vigilance du goal keeper nigérian et envoie un tir foudroyant dans la lucarne. But ! Les spectateurs exultent ! Notre représentant en coupe de la CAF nous a enfin libérés. Mais, face à ces joueurs venant des grandes nations de football comme le Nigeria ou le Cameroun, ne dîtes pas que vous avez gagné avant le coup de sifflet final. Les défenseurs d’Athlético ont relâché vers la fin du match croyant déjà que la victoire leur est acquise. Et bonjour les dégâts ! Coup franc des nigérians suite à une faute inutile d’un défenseur burundais. Là aussi, but d’école ! Coup franc magistral. Qui a fini sa course dans la lucarne des bois gardés par le gardien de but d’Athlético. But somptueux. A ce moment là, panique chez les joueurs d’Athlético ! Mais, heureusement que le score n’a pas été alourdi en leur défaveur. Malgré cette peur, ils vont tenir bon pour ne pas prendre un autre but. Score de la rencontre à l’issue du temps réglementaire (temps additionnel y compris) : un but partout (1-1). Dommage pour Athlético qui pouvait décrocher une victoire sur son terrain. Comme Vital’O, pas question de « déposer les armes ». Il faut que Cédric dise à ses poulains d’y croire dur comme fer. Une victoire au Nigeria est possible. Pourquoi pas ? Athlético a sûrement compris que Warri Wolves n’est pas la mer à boire ! Bonne chance Cédric !

Des leçons à tirer
Malgré ces deux nuls orchestrés par nos équipes, il n’y a pas lieu de dire que nos joueurs ne valent pas grand-chose. Il leur manque un encadrement adéquat pour qu’ils soient épanouis. Le football, ils l’ont dans leurs jambes. Et de quelle manière ? Nous avons des talents qui, hélas, sont inexploités. Du diamant qui dort ! Des métaux précieux en état d’apathie parce que nos dirigeants se fichent d’eux comme d’une guigne ! Ailleurs, ça se passe autrement. Et le ballon rond fait partie intégrante des matrices du développement économique.
Nos équipes ont joué contre des formations beaucoup plus nanties qu’elles. Et beaucoup mieux préparées. En observant la prestation de Vital’O et Athlético, l’on s’est rendu compte que nos joueurs n’ont absolument rien à envier aux camerounais et nigérians. Puisque balle au sol, les burundais étaient plus à l’aise que leurs adversaires. Seul, le travail manque ! Et qui dit travail sous-entend effort continu sur une période plus ou moins longue. Il faut par conséquent y mettre les moyens. Un appel lancinant est lancé aux opérateurs privés pour qu’ils appliquent la fameuse loi sur le sponsoring récemment promulguée par le Chef de l’Etat.
Après tout, notre football pourrait, sous un certain angle, sauver les meubles d’un pays acculé par tant d’ignominies !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Interview avec le journaliste sportif Steeve Derrick de la Radio Rema FM : 16/02/2010


« J’ai le devoir de tendre le micro à ceux qui ont des critiques et des suggestions à émettre. »

 

Notre confrère Steeve Derrick de la radio Rema FM est l’invité de notre journal cette semaine. Dans l’interview qu’il a bien voulu nous accorder, il s’insurge contre les propos tenus à son endroit par la Présidente de la Fédération de Football du Burundi (FFB) lors de l’assemblée générale de cette institution tenue dans les immeubles d’Orphan’s Aid le 24/01/2010. Pour finir, il prodigue des conseils riches et amicaux à Madame Lydia Nsekera pour créer un bon climat entre elle et certains médias.

Et lui demande de mettre en avant les critères de mérite et de compétence dans le choix des acteurs clés pour faire avancer le football national. Bonne réception.

Steeve Derrick, bonjour. Vous étiez présent lors de la récente assemblée générale de la FFB tenue dans les enceintes d’Orphan’s Aid. Madame la Présidente de la Fédération de Football du Burundi s’est, d’après les informations que vous avez livrées au public sportif, directement attaquée à votre personne. Quelles en sont les raisons ?

stev

Bonjour Monsieur Patrick Sota. Merci d’avoir pensé à m’interviewer pour éclairer les amateurs du football. Que ces derniers sachent que j’ai été choqué par les propos tenus par la Présidente de la Fédération de Football du Burundi. Elle a dit qu’elle ne m’accordera plus d’interviews parce que je tends le micro à ceux qui veulent la rudoyer ! C’est vraiment injuste et gratuit vis-à-vis de moi. Car, avant de diffuser quoi que ce soit, je veille à ce que les

critiques formulées à l’endroit de Madame Lydia Nsekera ne contiennent pas des injures.

Du reste, ma profession interdit formellement que des insultes faites contre quelqu’un soient diffusées. C’est pour cela que la censure existe bel et bien ! Sinon, les radios deviendraient des ponts pour traiter les gens de tous les noms ! Or, cela ne préfigure pas du tout dans les objectifs des journalistes. Patrick Sota, vous le savez autant que moi.

Concrètement, a-t-elle étayé les preuves de ses accusations. Autrement dit, sur quoi s’est-elle basée pour affirmer que vous tendez le micro aux personnes qui l’insultent ?
Elle ne s’est basée sur rien du tout. C’est ça qui ma fait mal ! Elle n’a fait que citer les médias qui, d’après elle, ouvrent la brèche à ceux qui ont l’intention de ternir son image de marque. Il s’agit, toujours selon elle, de Rema FM via mon émission Rema Sport et l’hebdomadaire Arc-en-Ciel. Voilà les deux médias mal vus et appréciés négativement par Madame Lydia Nsekera. Ce qui fait encore plus mal, c’est d’accuser quelqu’un, séance tenante, en sachant qu’il ne peut se lever pour contredire vos propos. Car, lors des assemblées générales de la FFB, les journalistes n’ont pas le droit de poser quoi que ce soit. Je comprends parfaitement cela car nous n’avons pas le droit d’intervenir tant que les séances de travail ne sont pas terminées. Les journalistes doivent attendre la fin des travaux pour poser des questions aux participants. Partout ailleurs et ici chez nous, ça se passe ainsi. Madame Lydia Nsekera n’aurait pas dû m’attaquer en public. Il fallait qu’elle m’attende à la sortie des travaux pour me faire des reproches. A partir de là, je lui aurais expliqué comment j’anime mon émission et les règles déontologiques qui régissent mon métier. Je peux même vous dire que beaucoup n’ont pas apprécié sa façon de réagir ! Nombreux sont venus vers moi pour me demander de ne pas me mettre en colère suite à ces attaques verbales. Fair-play oblige, je ne lui en veux pas du tout. Mais j’estime très sincèrement qu’elle devrait m’adresser des excuses publiques. Car, dans l’exercice dans mon métier, je n’ai commis aucune faute ! Surtout qu’elle accuse Rema Sport et Arc-en-Ciel  de manquer de professionnalisme. Il faudrait qu’elle le démontre. Car, montrer les failles observées à la Fédération ne veut pas dire que nous manquons de professionnalisme. Cela étant, tout n’est pas négatif ! Les choses positives sont dites aussi. J’ai lu plusieurs fois votre journal. Et ai remarqué que vous mentionnez les bienfaits observés à la FFB. Rema Sport fait autant. Pourquoi alors s’en prendre à nous ?

D’après vous, quelles sont les raisons intimes d’un tel acharnement ?
Ecoutez, les critiques faites à l’endroit de Madame Lydia Nsekera sont pertinentes. Et ceux qui les ont émises n’y sont pas allés par quatre chemins pour réfuter les accusations portées contre eux.
Monsieur Joseph Désiré Bahama s’est exprimé pour démontrer que Vital’O n’a pas simulé une défaite face à Prince Louis. Ses arguments ne contenaient absolument aucune espèce d’injure vis-à-vis de Madame Lydia Nsekera. Il a osé dire que la défaite de Vital’O face à Prince Louis revêt des non-dits. Prince Louis étant, selon lui, dans la ligne de mire de la Présidente de la Fédération (antagonisme Rugambarara-Nsekera). Certaines personnes à la Fédération auraient voulu que Prince Louis chute en deuxième division. C’est Bahama qui le dit ! Et non Steeve Derrick ! Et c’est son droit de concevoir les choses ainsi. Pourvu qu’il ne profère pas d’injures envers qui que ce soit. Et Bahama n’a insulté personne ! Les auditeurs de Rema Sport sont témoins.
L’entraîneur de Vital’O, Kanyankore Jean Gilbert, nous a donné les raisons de son limogeage. C’est long, je n’y reviens pas. Mais, en toute sincérité, y avait-il des mots déplacés ou des injures dans ses propos ? Je ne pense pas ! En revanche, certaines personnes m’en ont voulu car, m’ont-elles dit, je n’ai pas censuré les paroles sévères et agressives de Madame la Présidente vis-à-vis de Yaoundé. Souvenez-vous qu’elle est allée jusqu’à dire que Yaoundé a été remercié au Rwanda pour alcoolisme ! Voilà plutôt des propos injurieux ! Sincèrement, ces propos ont échappé à ma vigilance. Et j’aurais dû absolument les censurer ! Je me suis trompé, l’erreur est humaine. Que Yaoundé ait l’amabilité de ne pas men tenir rigueur !
Patrick Sota d’Arc-en-Ciel est intervenu pour expliquer les raisons ayant poussé le journal Arc-en-Ciel à décerner la médaille de la honte à la Présidente de la Fédération. Le nom de Patrick Sota avait été cité dans l’émission Rema Sport par Madame Lydia Nsekera. Quoi de plus normal que Patrick Sota réagisse dans la même émission ? Le joueur de Vital’O FC, Nkurikiye Léopold dit Kaya, a démenti le contenu de la lettre écrite par Madame Lydia Nsekera au Ministre des sports et faisant état d’une blessure qu’il a eue aux entraînements de l’Equipe Nationale. C’est moi qui ai contacté ce joueur pour avoir sa version. N’ai-je pas fait mon travail ?  En quoi suis-je fautif ? Surtout que la même question a été posée à la Présidente de la Fédération. Et, elle a répondu qu’elle s’est basée sur les dires des entraîneurs. Sachez que j’ai accordé beaucoup plus de temps à la personne de Lydia Nsekera qu’aux autres intervenants. C’est une critique qui m’a été faite ! Et je dois tenir compte de toutes ces critiques pour faire des progrès dans mon travail. Le fair-play, c’est ça !
J’invite Madame Lydia Nsekera à oublier ce qui s’est passé au cours de 2009. Pour corriger en 2010 ce qui n’a pas marché l’année passée. Le prochain Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2011) mérite une attention particulière. Et, à mon avis, exclure un joueur comme Kaya de l’Equipe Nationale pour les propos qu’il a tenus dans mon émission sportive n’est pas un signe de fair-play. Après tout, Kaya fait partie des meilleurs arrières latéraux (côté gauche) que le Burundi a. De même pour le sélectionneur Yaoundé de Vital’O qui, me semble t-il, fait partie de la commission technique. Aurait-il été radié de cette commission ? Dans tous les cas, Yaoundé peut servir notre Equipe Nationale vu son expérience. Ce n’est pas pour rien que son équipe domine actuellement le football burundais. C’est parce que Vital’O a un bon coach. Notre Equipe Nationale devrait alors profiter de son savoir-faire. L’exclure est une erreur.
Je tiens à dire à Madame Lydia Nsekera que je la respecte vu le rôle et la fonction qu’elle exerce à la FFB. Je ne suis là ni pour l’enfoncer, ni pour taire les problèmes prévalant à la FFB. Et j’ai le devoir de tendre le micro à ceux qui ont des critiques et des suggestions à émettre. Pourvu qu’ils le fassent sans la rudoyer.

Présentement, que demanderiez-vous à la Présidente de la Fédération ?
De prévoir une rencontre avec tous les journalistes sportifs. Afin que tous les problèmes entre elle et certains médias soient débattus. De ne pas faire «uko ishavu rigize » veut dire : se laisser emporter par la colère. Ce n’est pas bon du tout quand on a en charge le football national. C’est une mission difficile qui demande beaucoup de sportivité et de compréhension envers le public. La presse sportive est là pour l’aider à faire avancer le football. C’est tout. Et les critiques font partie des remèdes à nos problèmes. Mais critiquer pour critiquer est négatif. Raison pour laquelle dans mon émission Rema Sport, je demande toujours aux auditeurs de proposer des solutions. Pour qu’on avance. Je demanderais aussi que soit renforcée la plateforme Ministère des Sports-Fédération-Presse Sportive. Le trio indispensable pour espérer voir le Burundi participer à la CAN 2012 au Gabon. Il faut absolument qu’on y aille ! J’en rêve !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Résultats de la septième journée (ligue A) : le 09/02/2010

 

Jour

Date

Heure

Lieu

Equipes

Score

Samedi

06/02/2010

15h

    Gatumba

Espoir

Athlético

     0-0

 

 

14h

Bujumbura

Flamengo

Inter Star

     1-3

 

 

16h

      Bujumbura

Vital’O

Union Sporting

4-1

Dimanche

07/02/2010

15h

      Gatumba

LLB Academic

Delta Star

2-1

 

 

15h 30

      Bujumbura

Prince Louis

Muzinga

1-1

 

 

15h

      Rumonge

Wazee

Academie Tchité

0-0

 

Classement provisoire

 

Equipes

Nombre de points

Goal average

Vital’O

19

+ 16

Inter Star

16

+ 10

Academie Tchité

15

+ 7

Athlético

14

+ 12

Muzinga

10

+ 3

Prince Louis

9

- 2

LLB Academic

7

- 2

Flamengo

7

  1.  9

Union Sporting

7

  1.  15

Espoir

6

  1.  5

Wazee

4

  1.  8

Delta Star

1

  1.  7

 

Observations 
Au cours de cette septième journée, des changements ont été observés. Parce que les noirs et blancs entraînés par Ismail ont pris la deuxième place. Vous l’avez compris, il s’agit d’Inter Star. Equipe mûre et aguerrie pour les compétitions nationales.


Son rival de toujours, Vital’O, reste en tête du classement provisoire avec 19 points sur 21 et un goal average de + 16. Victoire obtenue sans difficultés face à la séduisante équipe d’Union Sporting. Score : quatre buts à un. Pourtant, Union Sporting a ouvert la marque à la quinzième minute de la première partie suite à un superbe coup franc. Joli but ! Cette formation qui, l’année dernière, était en deuxième division a offert un très bon spectacle au début de la rencontre. Avec des techniciens habiles, à l’aise avec le ballon.

Ils ont enflammé les supporters d’Inter Star qui voulaient que Vital’O FC trébuche. Pour le détrôner afin de lui prendre la première place. C’est de bonne guerre ! Tout à fait compréhensible ! Mais, l’on voyait bien qu’Union Sporting n’allait pas tenir longtemps devant ce géant du football national qu’est Vital’O FC. La cadence de son jeu était trop rapide et saccadée pour garder le même rythme pendant quatre vingt dix minutes. Yaoundé, malin comme un singe, a compris qu’il faut d’abord laisser son adversaire déployer tous ses efforts. Pour le terrasser quand il sera à bout de souffle.

C’est ce qui est arrivé. Le score final lui a donné raison. Encore que les mauves et blancs pouvaient alourdir le score. Beaucoup d’occasions nettes de but manquées. Mais, Union Sporting a de l’avenir. Pourvu que son assiduité aux entraînements dure dans le temps. Petite formation très sympathique, mais naïve ! Le côté mature n’y est pas encore. Il faut qu’elle sache apprécier la valeur de son adversaire. Et jouer en fonction de cette donne. Préserver ses énergies jusqu’au bout. Le foot ne se joue pas en vingt minutes seulement !

Côté Vital’O, bonne performance pour une équipe qui, ce samedi 13 février 2010, croisera le fer avec Tiko United du Cameroun. Rencontre attendue avec beaucoup de ferveur et de fièvre à Bujumbura. L’on s’attend à un public en liesse, un stade archicomble et un spectacle plein de magnificence.

Vital’O Football Club va-t-il répondre aux attentes de ses milliers de supporters ? Wait and see ! Nous entrons cette semaine dans la dernière ligne droite avant cette grande affiche internationale.

Amateurs du ballon rond, venez nombreux soutenir à bras-le-corps notre ambassadeur sportif en Ligue Africaine des Clubs Champions. Signalons que, sur le plan africain, cette dernière est la compétition la plus prestigieuse après bien entendu la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Cette formation camerounaise participe cette année pour la première fois à une compétition continentale. Pour le championnat du Cameroun (édition 2009-2010), elle vient en troisième position. L’année dernière (2008-2009), Tiko a décroché la première place. Et ce, pour la toute première fois de son histoire.


Athlético Olympic a, me semble-t-il, fait un léger faux pas à Gatumba face à Espoir. Score nul et vierge de zéro but partout. Tenue en échec par cette modeste équipe de Mutimbuzi, la formation d’Athlético ne devrait pas perdre le nord car le championnat est loin d’être terminé. Le chemin à parcourir est encore long. Et les espoirs sont toujours permis. Surtout que cette équipe doit rester concentrée pour son duel face à Warri Wolves du Nigéria ce dimanche 14 février 2010 à Bujumbura. Match comptant pour les préliminaires de la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF).


Là aussi, amis sportifs, répondez massivement à ce grand rendez-vous international. Nous devons soutenir Athlético qui défendra les couleurs de notre cher Burundi. Autant que Vital’O, il s’agit d’une affaire nationale. Et qui dit affaire nationale sous-entend que nous sommes tous interpellés. Tous, et sans exclure personne ! C’est du moins ma façon de concevoir les choses. Ceux qui voient les choses autrement n’émettent pas sur la même longueur d’onde que moi.

Qu’ils m’excusent ! L’honneur du pays sera en jeu ce week-end du 13 au 14 février 2010. De grâce, ne jamais badiner avec ce qui engage l’honneur d’une nation. Les instincts grégaires liés aux conflits internes doivent être effacés pour faire bloc face à nos adversaires internationaux. Mais, bien évidemment, fair-play avant tout ! Gagner, nous le voulons. Mais que ça soit fait dans la gloire, la dignité, et le respect des clubs qui croiseront le fer avec nos formations. L’authenticité burundaise recommande la courtoisie envers les visiteurs. Nos aïeux et aïeuls  en ont toujours fait leur cheval de bataille. Faisons comme eux en réactivant ces valeurs qui, de nos jours, semblent avoir disparu !  


Academie Tchité qui avait nourri pas mal d’ambitions au début de ce championnat commence à déchanter. A l’issue de la quatrième journée, cette équipe soutenue financièrement par l’international burundais Mohamed Tchité avait réussi à se positionner en tête du classement provisoire. Mais là, cette belle formation se retrouve en troisième position. Régression ! Il est vrai que le championnat continue, donc pas question de se décourager maintenant. Tout est encore possible. Et cette première place tant convoitée et âprement disputée peut revenir à Academie Tchité. Qui sait ? C’est une équipe qui pratique un bon football. Jeu plaisant. Bonne circulation de la balle. Avec des éléments remarquables dont l’arrière droit Lucho.

Mais attention à ne pas se faire avoir les dernières minutes. Contre Inter Star la fois passée, les joueurs d’Academie Tchité présentaient des signes de fatigue. D’où ce but égalisateur des noirs et blancs à cinq minutes de la fin du match. Eux étaient en jambes et plus frais physiquement que leurs adversaires d’Academie Tchité. D’ailleurs, Inter Star peut revenir au score à tout moment. Même vers les dernières secondes. Moindre inattention, c’est fait ! Moindre relâchement dû à la fatigue, vos filets peuvent trembler ! C’est l’une de ses caractéristiques positives : l’endurance !


Muzinga FC et Prince Louis FC se sont quittés sur un résultat paritaire d’un but partout. Les deux équipes se sont neutralisées et ont fait jeu égal. Match agréable m’a-t-on dit pour ceux qui étaient au stade. Je n’y étais pas. Un cas de force majeure ne m’a pas permis d’y aller.

 
Lydia Ludic Burundi Academic se rachète quelque peu. Et a eu raison de Delta Star de Gatumba. Score : deux buts à un. Rencontre livrée à Gatumba. Bon résultat à l’extérieur qui permet à LLB d’avancer de trois places au classement provisoire. Le week-end passé, LLB était en dixième position. Là, l’équipe entraînée par Amars Niyongabo s’adjuge momentanément la septième place. Légère ascension qui peut revigorer le moral de cette formation pour la suite du championnat. On verra !


Flamengo de Ngagara inquiète pas mal d’observateurs. Défaite de trois buts à un face à Inter Star. Plusieurs parmi ses joueurs sont allés se frayer une place au soleil ailleurs. Vers d’autres clubs comme Inter Star, LLB Academic et Vital’O. D’où sa déroute au cours de cette phase aller. Les joueurs partis n’ont-ils pas été valablement remplacés ? Au staff technique de nous le dire. Ce dernier a-t-il misé sur le dynamisme de la jeunesse vu la moyenne d’âge de cette équipe qui oscille autour de 20 ans ? Des nouvelles recrues qui, manifestement, manquent d’expérience. Et ont, par conséquent, de la peine à faire le poids devant des équipes comme Inter Star et Vital’O. Espérons qu’avec la phase retour, Flamengo se ressaisira car nous aurions du chagrin si cette formation chutait en deuxième division. La balle est dans son camp ! 

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Résultats de la sixième journée (ligue A) : le 02/02/2010

Jour

Date

Heure

Lieu

Equipes

Score

Vendredi

29/01/2010

15h 30

    Bujumbura

Prince Louis

Vital’O

     0-1

Samedi

30/01/2010

15h

Gatumba

Espoir

Muzinga

1-1

 

 

14h

      Bujumbura

Athlético

Wazee

4-1

 

 

16h

      Bujumbura

LLB Academic

Flamengo

0-1

Dimanche

31/01/2010

14h

      Bujumbura

Union Sporting

Delta Star

2-1

 

 

16h

      Bujumbura

Inter Star

Academie Tchité

1-1

 

Classement provisoire

 

Equipes

Nombre de points

Goal average

Vital’O

16

+ 13

Academie Tchité

14

+ 7

Athlético

13

+ 12

Inter Star

13

+ 8

Muzinga

9

+ 3

Prince Louis

8

- 2

Flamengo

7

- 7

Union Sporting

7

  1.  12

Espoir

5

  1.  5

LLB Academic

4

  1.  3

Wazee

3

  1.  8

Delta Star

1

  1.  6

 

Observations 
L’équipe championne en titre, à savoir Vital’O, a eu du mal à battre Prince Louis. Victoire sans gloire par la plus petite des marges : un but à zéro. Les mauves et blancs ont manqué beaucoup d’occasions. Surtout au cours de la première mi-temps. Vitesse et précipitation ont été plusieurs fois confondues. A la pause, les deux équipes se sont séparées par un nul vierge de zéro but partout.

En seconde mi-temps et d’entrée de jeu, le milieu offensif de Vital’O, à savoir Nimubona Fidel, fait un vilain geste à son adversaire. Et écope bêtement d’un carton rouge vu qu’il avait déjà obtenu un carton jaune en première mi-temps. Numériquement amoindris, les mauves et blancs devenaient désavantagés. Mais, malgré ce gros handicap, Tambwe Amissi, servi lumineusement par D’Amour, marque l’unique but de la victoire à la 28ème minute de la reprise.

Tambwe domine jusqu’ici le classement des buteurs avec, à son actif, huit réalisations en six matchs. Pas mal ! Dans l’ensemble, Vital’O n’a pas fait plaisir à ses nombreux fans. Mais que voulez-vous ? Au foot, tous les jours ne se ressemblent pas. Et ne sont pas toujours peints en rose. Parfois, ça va mal. Faut chercher à comprendre pourquoi au lieu de faire la moue ! Disons tout simplement que nous n’espérons pas voir Vital’O afficher la même physionomie le 13/02/2010 à Bujumbura face aux camerounais de Tiko United. Match comptant pour les préliminaires de la Ligue Africaine des Clubs Champions. Allez les mauves et blancs ! Nous vous soutenons ! Représentez vaillamment notre si belle et chère patrie !


Academie Tchité a failli se défaire d’Inter Star. A la mi-temps, cette belle équipe sponsorisée par l’international burundais Mohamed Tchité dit Mémé a fait une bonne prestation. Rappelons que cette star burundaise évolue dans les rangs du Racing Santander en Espagne. A la mi-temps, Academie Tchité menait par un but à zéro. Et c’était amplement mérité vu le visage de cette première partie. Avec un étincelant arrière latéral droit en la personne de Lucho. Très bon ! Mais attention à sa nervosité. De temps en temps, il laisse craquer ses nerfs. Pas bon ! D’où ce carton jaune pris de manière un peu naïve. Sinon bravo Lucho. Beaucoup d’avenir. Continue sur la même lancée !

 Les noirs et blancs, expérimentés, ne s’avouent jamais vaincus avant le coup de sifflet final. Suite à un pressing mené par Inter Star, le but égalisateur viendra à la quatre vingt cinquième minute de la rencontre. Après une nette domination. L’on sentait ce but venir. D’ailleurs, cette pression va s’accentuer si bien qu’à la dernière minute du match, Inter Star va doubler la mise. But refusé par l’arbitre Christine Nifashe au grand dam des fans des noirs et blancs. Christine y a vu une position de hors-jeu. Mais Inter Star conteste véhémentement cela. Je n’étais pas au stade pour faire une appréciation personnelle. Il faudrait que je pose la question à un supporter neutre, ça veut dire ne soutenant pas Inter Star.

J’ai suivi en direct ce choc entre ces deux grandes équipes à la radio. D’après les dires des journalistes (Tungabose et Mwitasoni), ça été un très bon match. Avec de bons gestes techniques. Et de très bonnes combinaisons. Ce nul creuse un écart de deux points entre Vital’O FC, premier (16 points sur 18), et Academie Tchité, deuxième (14 points sur 18). Inter Star perd provisoirement la troisième place au profit d’Athlético. Les deux comptent le même nombre de points (13/18). Mais Athlético devance Inter Star suite au goal average. +12 pour Athlético. Et +8 pour Inter Star qui occupe pour l’instant la quatrième place.


Et que dire d’Athlético, notre ambassadeur en coupe de la CAF. Bonne performance face à la modeste équipe de Wazee de Rumonge. Score sans appel de quatre buts à un. Ce qui présage une bonne prestation en coupe d’Afrique. Qui sait ? De même que Vital’O, nous attendons beaucoup de cette formation en coupe de la CAF. Courage et défendez honorablement le Burundi. Nous voulons des victoires. Et sommes las des défaites. Avec 2010, il faut que ça change !  Nous sommes derrière vous !


Flamengo de Ngagara s’est ressaisi après une série de défaites lourdes. Coup de chapeau à cette équipe qui est venue à bout de Lydia Ludic Burundi Academic (LLB) de notre ami Marandura. Et entraînée par Amars Niyongabo, un faisant partie du collège des entraîneurs retenus pour préparer l’Equipe Nationale. Flamengo se positionne ainsi en septième position sur les douze équipes se trouvant en première division. Mais ce n’est qu’un classement provisoire. Faut pas émettre des jugements hâtifs. C’est encore trop tôt !


Par contre, les choses se compliquent pour LLB Academic. Avec 4 points sur 18, ça paraît plutôt mal barré ! Que se passe-t-il avec cette formation ayant un arsenal de bons joueurs ? Dix-huit nouvelles recrues sur vingt-cinq joueurs prévus par le règlement. Difficile à comprendre. Seul Amars peut nous répondre. Probablement que ses joueurs n’ont pas encore assimilé le système collectif qu’il leur inculque. Ou cette équipe serait-elle minée de l’intérieur ? I don’t know. Mais, des interrogations fusent de partout. Parce que LLB joue bien. Mais ne gagne pas. Why ? Je persiste à croire que cette équipe reprendra du poil de la bête en terrassant ses adversaires. Bref, son dernier mot n’a pas encore été dit ! Wait and see !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Résultats de la cinquième journée (ligue A) : le 31/01/2010

Jour

Date

Heure

Lieu

Equipes

Score

Samedi

23/01/2010

14h

    Bujumbura

Muzinga

Athlético

     1-1

 

 

16h

Bujumbura

Union Sporting

Inter Star

0-6

 

 

15h

      Rumonge

Wazee

LLB Academic

0-1

 

 

16h

      Gatumba

Espoir

Delta Star

1-1

Dimanche

24/01/2010

14h

      Bujumbura

Academie Tchité

Prince Louis

0-0

 

 

16h

      Bujumbura

Vital’O

Flamengo

6-0

 

Classement provisoire

 

Equipes

Nombre de points

Goal average

Vital’O

13

+ 12

Academie Tchité

13

+ 7

Inter Star

12

+ 8

Athlético

10

+ 9

Muzinga

8

+ 3

Prince Louis

8

- 1

LLB Academic

4

- 2

Espoir

4

  1.  5

Flamengo

4

  1.  8

Union Sporting

4

  1.  13

Wazee

3

  1.  5

Delta Star

1

  1.  5

 

Observations 
 Inter Star et Vital’O ont étrié leurs adversaires !
Et oui ! Revirement de situation ! Vital’O a repris du poil de la bête et a sérieusement surclassé Flamengo de Ngagara. Score sans appel de six buts à zéro. Ainsi, les mauves et blancs reprennent provisoirement la tête du classement avec 13 points sur quinze et un compteur de quatorze buts marqués et deux buts encaissés, soit une différence de douze buts (+12).

Les supporters de Vital’O avaient le sourire aux lèvres. Et ont fortement apprécié la prestation de leur équipe. Jeu agréable. Passes précises. Dribbles majestueux. Et là, allez voir l’attaquant Miami. C’est le spécialiste des passements de jambes. Avec une vitesse d’exécution que les défenseurs adverses ont du mal à contrecarrer. Il a provoqué deux penaltys transformés par Amisi Tambwe venus d’Aigle Noir de Makamba.

Ce dernier prend ainsi la tête du classement provisoire des buteurs avec sept réalisations depuis le début du championnat. Beaucoup d’avenir ce jeune attaquant. Divin Gateretse venu de Flamengo fait en ce moment les beaux jours de Vital’O. Quel joueur intelligent ! Quelle aisance avec le ballon ! Quelle facilité de par ses gestes techniques ! Très séduisant ce brave milieu offensif et véritable meneur dans l’animation du jeu. Il faut dire que tous les poulains de Kanyankore ont émerveillé le public sauf Yahya venu d’Aigle Noir de Makamba qui paraissait en méforme.

Pas mal de ballons perdus au profit de ses adversaires. Manque de concentration vu qu’il avait du mal à suivre le rythme de ses coéquipiers. Mais, faut pas le décourager ! Au staff technique de continuer à l’encadrer. Et chercher à comprendre pourquoi il traverse en ce moment une phase de régression. Ce sont des choses qui arrivent même aux stars internationales.
Et que dire d’Inter Star ? C’est la renaissance des noirs et blancs depuis qu’Ismail entraîne cette équipe. Ce nouveau coach provenant de la RDC voisine a remporté, jusqu’ici, tous les matchs livrés par Inter Star. Quatre victoires successives face à Athlético, LLB Academic, Espoir de Mutimbuzi et Union Sporting. Et de quelle manière face à Union Sporting ? Six buts à zéro !

De même que Vital’O, son rival de toujours, Inter Star n’a pas fait de détails face à cette nouvelle équipe en première division. Car, la formation d’Union Sporting était l’année dernière en deuxième division. Et est montée en première division en empruntant des voies pas très nettes ! Avec, malheureusement, le soutien de la Fédération via son vice-président qui est le président de cette équipe ! Ceci explique cela dit-on !

Comme quoi, bien mal acquis ne profite jamais vu ces lourdes défaites enregistrées par Union Sporting en ce moment. A cette équipe de se ressaisir, mais ça ne sera pas facile vu son immaturité sur terrain, ça se voit et ça se sent ! Bonne chance tout de même !
Athlético Olympic, un parmi les favoris, n’a pas eu facile face aux solides gaillards de Muzinga. L’équipe des militaires. Fait étonnant : Muzinga se fait souvent avoir par les « petits », mais parvient à tenir en échec les « grands » ! Souvenez de son duel face à Vital’O : un but partout !

Dans l’ensemble, les mauves et blancs avaient dominé cette rencontre, mais s’étaient heurtés à des garçons costauds physiquement. Et surtout, très athlétiques ! Athlético Olympic est tombé dans le même panneau. C’est un signal fort pour Inter Star qui n’a pas encore croisé le fer avec Muzinga. Là aussi, les noirs et blancs d’Ismail doivent se méfier de cette équipe appartenant à l’armée nationale. Be careful !
Academie Tchité a égalisé avec Prince Louis. Et perd ainsi deux points, chose qui ne lui était pas encore arrivé depuis le début du championnat. Douze points sur douze en quatre matchs avant de trébucher face à Runge Runge. C’est le surnom de Prince Louis depuis toujours. Une des plus anciennes équipes dans notre histoire footballistique. Votre serviteur a un faible pour cette équipe qu’il connaît depuis 1979.

A cette époque, c’était vraiment une belle équipe avec des garçons talentueux et restant fraîchement ancrés dans ma mémoire. Mais, le grand problème de Prince Louis a toujours été l’inconstance de ses résultats. Difficile de rester sur la même trajectoire sur une période plus ou moins longue ! Des  hauts et des bas en un laps de temps très court ! Au foot, ce n’est pas bon !  Toutes les équipes trébuchent à un moment donné. Mais essayent de se maintenir sur un bon diapason sans forcément rester premières éternellement. Félicitons quand même les rouges et blancs (Prince Louis) pour leur présence en première division depuis moult années.

Ils sont toujours là ! Preuve est faite que cette équipe peut redevenir la grande formation d’antan en remportant le championnat national. Qui sait ? Une certitude : Vital’O, Inter Star et Athlético ne lui rendront pas la tâche facile ! A elle de batailler très ferme. Car, tout s’obtient à la sueur de son front. Au foot comme partout ailleurs, pas de résultats sans travail ! Qui dit travail sous-entend investissement donc déblocage des fonds. Chose que nos dirigeants ont du mal à comprendre.

Digression
Nous sommes ravis de constater que l’Equipe Nationale est déjà mise sur pied pour affronter l’Ouganda. Rencontre comptant pour les préliminaires du prochain Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2011. Une présélection de 30 joueurs a été faite. Avec un collège de cinq entraîneurs renommés ici chez nous. Il s’agit de Messieurs Mupenda Mohsin d’Inter Star, Amars Niyongabo de LLB Academic, Kaze Cédric d’Athlético, Omar Ntakagero d’Academie Tchité et Prudence Ndayishimiye de Muzinga. Nous ne savons pas encore s’ils seront tous retenus lors de la sélection finale des joueurs. Notons la mise à l’écart de Kanyankore Jean Gilbert alias Yaoundé de Vital’O.

Alors qu’il est incontestablement le meilleur entraîneur national de par son palmarès et son expérience au Burundi. Nous nous étonnons de la passivité du ministère de tutelle qui n’a pas réagi pour rejeter cette exclusion ! Après tout, les Intamba Mu Rugamba ne sont pas la propriété exclusive de la Fédération. C’est l’Equipe Nationale ! Nous avons tous des suggestions à émettre. Et là, croyez-moi, on ne restera jamais inerte face à des cas d’injustice entravant la bonne marche de notre football.

Yaoundé a sans été doute victime de son franc-parler lors de sa mésentente avec la Présidente de la FFB. Point c’est tout ! Avec un esprit revanchard, on ne résoudra jamais les problèmes qui minent notre football. Du reste, nous sommes en démocratie. A Madame Lydia Nsekera, nous lui disons sportivement et tendrement ceci : « Laissez les gens s’exprimer non pour vous invectiver, mais bel et bien pour vous amener à rectifier le tir là où les choses vont mal » Fair-play tout de même !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Résultats de la quatrième journée (ligue A) : le 18/01/2010

 

Jour

Date

Heure

Lieu

Equipes

Score

Samedi

16/01/2010

14h

    Bujumbura

Inter Star

Espoir

2-1

 

 

16h

Bujumbura

LLB Academic

Vital’O

1-2

 

 

15h

      Rumonge

Wazee

Prince Louis

0-1

 

 

16h

      Gatumba

Delta Star

Muzinga

0-2

Dimanche

17/01/2010

14h

      Bujumbura

Flamengo

Academie Tchité

1-3

 

 

16h

      Bujumbura

Athlético

Union Sporting

7-1

 

Classement provisoire

 

Equipes

Nombre de points

Goal average

Academie Tchité

12

+ 7

Vital’O

10

+ 6

Athlético

9

+ 9

Inter Star

9

+ 2

Muzinga

7

+ 3

Prince Louis

7

- 1

Flamengo

4

- 2

Union Sporting

4

  1.  7

Wazee

3

  1.  4

Espoir de Mutimbuzi

3

  1.  5

LLB Academmic

1

  1.  3

Delta Star

0

  1.  5

 

NB : Le match prévu entre Academie Tchité et Union Sporting le 24/12/2010 a bel et bien eu lieu le 13/01/2010 à l’avantage d’Academie Tchité par deux buts à zéro (2-0). Jusqu’ici, Academie Tchité a remporté tous ses matchs et prend la tête du classement provisoire avec 12 points sur 12. Parcours sans faille !

Commentaires
Comme vous pouvez vous en rendre compte, le championnat reste serré. Très serré. Impossible d’affirmer  l’équipe qui sortira vainqueur de cette édition 2010. Tant mieux pour le suspense. Il faut dire que l’on a assisté à un alléchant duel entre Vital’O et LLB Academic ce samedi 16/01/2010 à 16 heures pétantes. Très bon match.

Le public, venu assez nombreux, s’est régalé. Des gestes techniques qui nous ont enflammés. Des passes bien ajustées. Et un arbitrage irréprochable. Excellent ! LLB Academic  a ouvert le score suite à une perte du ballon côté Vital’O au milieu du terrain. La défense, surprise, n’a pas pu contenir l’assaut de LLB Academic mené par un percutant milieu offensif venu d’UVira (RDC). Tir foudroyant et croisé, parti au ras du sol qui n’a laissé aucune chance au goal keeper des mauves et blancs. Magnifique but !

A la mi-temps, les poulains d’Amars Niyongabo menaient au score par un but à zéro. L’équipe de Vital’O s’est créée des occasions de but, mais sans succès ! Les mauves et blancs devaient alors changer la physionomie du match en seconde mi-temps pour espérer revenir au score. Et pourquoi pas remporter le match ? C’est ce qui s’est fait ! Kanyankore a dû opérer à des changements pour y arriver.

Zigabe Gabriel et Fidel Nimubona, peu inspirés, ont cédé leurs places à Miami et Halidi. Yahya, en méforme, est sorti au profit d’Epo. Suite à un pressing mené par Vital’O, les défenseurs de LLB Academic, acculés et retranchés dans leur surface de réparation, ont craqué. Et un défenseur latéral a dévié le ballon de la main pour freiner la trajectoire qu’empruntait  Miami. Penalty indiscutable qui n’a pas échappé à la vigilance de l’arbitre.

Bien vu Claude ! Penalty transformé par le défenseur latéral gauche de Vital’O en la personne de Nkurikiye Léopold dit Kaya. Vital’O va alors y croire et multiplier ses assauts en défense adverse. Pression très forte. Surtout que les joueurs de LLB Academic paraissaient quelque peu fatigués.

A quinze minutes de la fin du match, Miami de part son remarquable démarrage  prend de vitesse un défenseur de LLB. Et ce dernier, ayant vu que son vis-à-vis se dirige vers le but pour marquer, n’a pas trouvé mieux que de le faucher en pleine surface de réparation. Quelle vitesse d’exécution ce Miami ! C’est l’un de ses points forts. Pénalty incontestable là aussi ! Et transformé de pied de maître par le même Kaya qui aura réalisé un doublet au cours de cette rencontre tant attendue. Score final : deux buts à un en faveur des mauves et blancs.

Mais, ça n’a pas du tout été facile pour Vital’O. Victoire obtenue de dur labeur !  Match âprement disputé jusqu’à la fin avec une séduisante formation de LLB qui nous a offert un spectacle affriolant. Merci Amars ! Je m’étonne du classement provisoire de LLB qui n’a, jusqu’ici, qu’un seul point sur douze !  Très bizarre ! Car, sur terrain, c’est l’une des meilleures équipes de par son jeu et ses individualités. Comme quoi le football a ses raisons que la raison ne connaît pas !

De toutes manières, le championnat n’est pas encore terminé. LLB peut toujours renverser la vapeur en faisant une ascension fulgurante. Et ce, quitte à se classer parmi le carré des quatre premiers. Qui sait ? Mais tout se décide dans la tête des joueurs. Et dans celle du coach. Il faut y croire dur comme fer ! C’est tout à fait possible.


Inter Star a sué sang et eau pour se débarrasser de la modeste équipe de Mutimbuzi : Espoir. Score : deux buts à un ! Là aussi, pas facile du tout ! Rencontre serrée et palpitante jusqu’au coup de sifflet final. Espoir a surpris plus d’un de par son animation sur le plan du jeu. Pas de complexe face à l’une des meilleures formations de la capitale. Jeu aéré et limpide via moult passes. Mais beaucoup de peine à concrétiser. Pas mal d’occasions franches de but manquées.

La fatigue, côté Espoir, s’est fait sentir vers les dernières minutes. Et disons tout simplement que l’expérience l’a remporté sur l’insouciance de la jeunesse. Car, en faisant montre de maturité, Espoir pouvait créer la surprise en battant ce grand gabarit qu’est Inter Star. Prince Louis alias Runge Runge que je connais depuis mon enfance a effectué une belle opération à Rumonge en allant battre Wazee sur sa pelouse combien défectueuse par un but à zéro. Runge Runge a, dans l’ensemble, été dominé. Mais a tenu bon jusqu’à la fin. A Rumonge, pas facile d’arracher les trois points de la victoire. Même des équipes comme Vital’O et Inter Star s’y plantent ! Généralement, elles y décrochent un match nul. Pour vous dire que Prince Louis  a fait un sacré coup de maître ! Congratulations ! Idem pour Muzinga Football Club qui a battu Delta Star de Gatumba sur son terrain par deux buts à zéro. Trois points précieux sur un terrain qui n’est pas le sien : coup qui en vaut la chandelle. Bravo !


Flamengo, en perdant face à Academie Tchité, file en ce moment du mauvais coton. Attention ! Deuxième défaite consécutive en deux week-ends, ce n’est pas requinquant pour le moral de ses supporters. Loin de là ! Le dimanche 10/01/2010, Espoir avait donné du fil à retordre à Flamengo en lui infligeant une défaite de deux buts à un. Et là, Academie Tchité a enfoncé le clou en terrassant Flamengo par trois buts à un. Rien n’est perdu pour l’enfant chéri de Ngagara qui, provisoirement, ne compte que quatre points sur douze. Mais, une déroute est probable si pas plus de concentration dans la préparation et le déroulement de ses prochains matchs. A bon entendeur salut !


Athlético Olympic, faisant partie des favoris, a massacré Union Sporting par sept buts à un ! Massacre ! C’est le mot utilisé par mon confrère Antoine Batumubwira qui retransmettait le match en direct sur les ondes de la Radio Télévision Nationale du Burundi (RTNB). Quand c’est Antoine qui commente, je lui prête une oreille attentive. Parce qu’il le fait bien ! Malgré cette lourde défaite, il n’y a pas, mutatis mutandis, de petites équipes ! Attention aux « grandes » équipes. Qu’elles ne versent pas dans le triomphalisme précoce en croyant avoir facile face aux « petites » équipes ! Dans la gueule du loup, elles y tomberaient ! Le football recèle pas mal de cas pareils. Tous les matchs sont à prendre avec beaucoup de sérieux.

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Changeons d’esprit et de mentalité: le 14/01/2010


Témoignage personnel : j’ai vu de mes propres yeux à la télé comment le Chef de l’Etat béninois et son Ministre des Sports participent très activement dans la préparation des Ecureuils du Bénin (c’est le nom de l’Equipe Nationale). Et ce, pour la CAN 2010 en Angola. Ce sont des images saisissantes ! Ces deux personnalités de marque sont allées vers les joueurs et le staff technique pour s’enquérir de tous les besoins à couvrir. « Pas de soucis à se faire concernant la facture, le Gouvernement via mon Ministre des Sports s’en charge. En contrepartie, nous vous demandons de représenter vaillamment et honorablement notre chère patrie ! » a martelé Yayi Boni, Président de la République. La veille du départ pour l’Angola, un dîner garni de mets succulents a été offert aux joueurs pour leur souhaiter bonne chance. Et où silvouplaît ? Tenez-vous bien : au palais présidentiel !  N’est-ce pas là une marque de patriotisme évidente ? Et surtout, un signe éloquent de respect vis-à-vis d’une équipe qui va défendre les couleurs de son pays ? Amis sportifs, qu’en pensez-vous ? Sachez qu’une équipe nationale a valeur d’une compagnie aérienne ou maritime. Elle incarne l’honneur et le prestige d’une nation. Quand nos dirigeants s’en imprégneront-ils ? L’on nous dit souvent qu’il y a manque de moyens pour soutenir l’Equipe Nationale ! CANULAR !!! Moi je n’y crois pas ! Il suffit de voir les sommes faramineuses détournées dans ce pays ou gaspillées parce qu’utilisées à mauvais escient pour se rendre compte que ce refrain mainte fois ressassé ne tient guère la route ! De grâce : « changez de comportement chers dirigeants de ce pays et surtout aimez le Burundi pour donner le la à vos successeurs qui, pour la plupart, seront vos enfants. Qu’allez-vous leur léguer comme héritage? Le mensonge, le vol et le crime ? Non quand même ! Vendez une image affriolante du Burundi à l’extérieur. Nous sommes las d’être les premiers en crimes économiques, crimes de sang, sous-développement, etc. Et les derniers en bonne gouvernance, respect des droits humains, développement économique, football, etc. » Les patriotes dignes de ce nom vivent cette maussade situation comme une grosse et amère déconvenue ! Il faut que ça change ! A n’importe quel prix ! Trop c’est trop !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Résultats de la troisième journée (ligue A) : le 14/01/2010

Jour

Date

Heure

Lieu

Equipes

Score

Vendredi

08/01/2010

14h

    Bujumbura

LLB Academic

Inter Star

0-1

 

 

16h

Bujumbura

Prince Louis

Athlético Olympic

0-3

Samedi

09/01/2010

14h

      Bujumbura

Union Sporting

Wazee

1-0

 

 

16h

      Bujumbura

Academie Tchité

Muzinga

2-0

Dimanche

10/01/2010

14h

      Bujumbura

Vital’O

Delta Star

1-0

 

 

16h

      Bujumbura

Espoir

Flamengo

2-1

 

Classement provisoire

 

Equipes

Nombre de points

Goal average

Vital’O

7

+ 5

Athlético

6

+ 3

Academie Tchité avec un match non encore joué

6

+ 3

Inter Star

6

+ 1

Muzinga

4

+ 1

Union Sporting avec un match non encore joué

4

+ 1

Flamengo

4

0

Prince Louis

4

- 2

Wazee

3

- 3

Espoir de Mutimbuzi

3

- 4

LLB Academmic

1

- 2

Delta Star

0

- 3

 

Déroulement de certains matchs et commentaires y relatifs
Le championnat 2009-2010 contiendra beaucoup de rebondissements. Et c’est tant mieux pour le spectacle. Aucune équipe, fût-elle grande, n’est à l’abri d’une défaite ! Prince Louis et Muzinga qui, pourtant, avaient bien commencé le championnat ont perdu respectivement face à Athlético (0-3) et face à Academie Tchité (0-2). Prince Louis avait tenu bon en première mi-temps, score (0-0).

Au cours de la deuxième mi-temps, les choses ont complètement basculé en sa défaveur ! Et ce, suite à une défense centrale très mal organisée, fébrile et fort perméable ! Nous n’avons vu qu’une seule équipe sur le terrain : Athlético. Domination territoriale tout à fait nette. Supériorité dans la maîtrise du ballon. Meilleure occupation du terrain. Et surtout, meilleure circulation de la balle. Avec un Papa Claude très remuant et percutant. Victoire amplement méritée.


L’équipe de Muzinga quant à elle a déçu plus d’un. Le week-end passé, elle avait tenu en échec Vital’O pas dans un grand jour. D’aucuns pensaient qu’elle va terrasser Academie Tchité. Rien du tout ! A l’image de Prince Louis, c’est une équipe de Muzinga mal placée en défense avec beaucoup de tâtonnements qu’on a pu voir. Son jeu n’a pas été limpide comme la fois passée. Les joueurs paraissaient lourds et sans grande vitesse d’exécution. Au foot, ça se paye cash ! D’où sa défaite. A elle de se ressaisir.


Inter Star a battu LLB Academic par un but à zéro. Mais n’a pas mieux joué que les poulains d’Amars Niyongabo. Sportivement et sincèrement parlant, LLB Academic méritait de gagner vu la physionomie de la rencontre, surtout la deuxième mi-temps. Mais que voulez-vous ? Au foot, il faut marquer des buts pour gagner. Dominer sans concrétiser se retourne contre soi-même. Saluons tout de même les débuts prometteurs d’Ismaël, nouveau coach d’Inter Star et de nationalité congolaise (RDC). Son équipe vient de réaliser deux bonnes performances consécutivement face à des poids lourds : Athlético et LLB Academic. Six points bien arrachés en deux week-ends, c’est pas mal ! Et les supporters d’Inter Star ont, jusqu’ici, confiance en lui. Cette année, ils espèrent remporter le titre vu le travail que fait ce nouvel entraîneur. Bonne chance !


Que dire de Vital’O, notre prochain ambassadeur en Ligue Africaine des Clubs Champions ? Son nul le 03/01/2010 face à Muzinga n’avait pas du tout émerveillé ses nombreux fans ! Et ça se comprend. D’où, l’on espérait voir ce dimanche 10/01/2010 une équipe de Vital’O plus entreprenante. Avec de sérieuses options offensives. Loin de là ! Beaucoup de peine à trouver le chemin des filets. Heureusement que Tambwe Amissi venu d’Aigle Noir de Makamba a sauvé les meubles en inscrivant l’unique but du match face à la modeste équipe de Delta Star de Gatumba. Soit, trois points obtenus de dur labeur ! Face à Delta, ça paraît assez inquiétant ! Signalons en passant que Divin Gateretse récemment acheté chez Flamengo de Ngagara a pu tirer son épingle du jeu.

Il a été l’un des rares joueurs à faire montre d’une bonne prestation sur le terrain. Un peu émoussé avant le coup de sifflet final d’où son remplacement en deuxième mi-temps, il doit assidûment travailler sa condition physique pour être au top niveau. Il est armé d’un savoir acquis pour la technique et l’intelligence. A lui de rester sur cette trajectoire qui enchante supporters et dirigeants de Vital’O FC.


Que se passe-t-il en ce moment avec les mauves et blancs ? Pourquoi cette méforme ? Pourquoi ce manque de concentration ? Pourquoi ce jeu décousu barricadant toute initiative d’aller marquer ? Ce n’est pas de cette manière que Vital’O battra Tiko United du Cameroun. Des occasions manquées comme celles observées le week-end passé peuvent être fatales à Vital’O en Coupe d’Afrique. Pay attention ! Mais ne désespérons pas pour notre ambassadeur sportif dans la compétition africaine la plus prestigieuse après la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Au foot, il y a des jours moroses ! Pourvu que ça ne dure pas ! Déjà ce samedi 16/01/2010, les poulains de Yaoundé doivent montrer un tout autre visage pour venir à bout de LLB Academic. Une équipe qui, pour l’heure, n’a qu’un seul point sur neuf. Mais qui se cherche encore vu ses nombreuses et nouvelles recrues. A force de livrer des matchs, l’on sent que son système collectif ira s’améliorant. Vital’O FC aura donc en face de lui un morceau difficile à croquer ! Attention ! Une rencontre à prendre avec beaucoup de sérieux. Au cours de ce choc tant attendu, on espère voir un jeu plaisant, agréable, attrayant et valant la peine d’aller au Stade Prince Louis Rwagasore. Une foule nombreuse est attendue.


Il faut dire que l’on est déçu par les matchs auxquels nous assistons pour le moment. Rares sont les équipes qui parviennent à jouer balle au sol. Avec un jeu de passes digne des grandes formations. Beaucoup de ballons aériens dégagés à l’emporte-pièce, des bourdes dans tous les compartiments du terrain et une condition physique pour certaines équipes qui laisse encore à désirer. Manifestement, les entraîneurs ont encore du pain sur la planche pour amener leurs équipes à déployer un football moderne et compétitif. Se heurtent-ils au manque de moyens ? C’est sûr ! La fameuse loi sur le sponsoring, déjà promulguée par le Chef de l’Etat, devrait leur venir en aide. Le Ministère de tutelle et la Fédération doivent se mettre ensemble pour aider les clubs à aller de l’avant. Sans parler de l’Equipe Nationale. Concernant cette dernière, c’est surtout le Gouvernement via le Ministère des Sports qui doit subvenir à tous ses besoins.

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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RESULTATS DU TEST POUR ENTRAINEURS, « LICENCE C DE LA CAF- 2009 » : le 08/01/2010

 

Noms et Prénoms

Clubs

Résultats sur 100

1

MUPENDA Mohsin

Inter Star

70,4

2

NIYONGABO Amars

LLB Académic

70,2

3

KAZE Cédric

Athlético

66,5

4

MUSANINYANGE Maurice

Havana

65

5

NTAKAGERO Omar

Academie Tchité

64

6

NDAYISHIMIYE Prudence

Muzinga

62,5

7

MULAMBA Shindano

Brother’s Men

62

8

TUHABONYE Michel

Athlético

61,03

9

NDAYIZEYE Jimmy

Academie Tchité

60

10

KAZADI Mwilambwe

Le Messager

60

11

NTIBUTUMIRWA Pierre Claver

Musaga United

59,4

12

HARIMENSHI Alexis

Royal FC

59,3

13

RADJABU Abdoul

Havana

59,3

14

HARINGINGO Christian Francis

Flamengo

57,2

15

BAHATI Vivier

Nile Olympic

54,2

16

RAMADHANI Maulidi

Le Messager

54

17

FERUZI Haruna

Vital’O

54

18

BARAKAMFITIYE Melchior

Prince Louis

52,5

19

HARERIMANA Haruna

AFB

52

 

POUR LA FEDERATION DE FOOTBALL DU BURUNDI
NSEKERA Lydia

 NB : La FFB n’a pas permis à Kanyankore Jean Gilbert dit Yaoundé de Vital’O et Jean-Paul Kebe de Prince Louis de passer ce test. Ce niveau est-il jugé inférieur par rapport à leur niveau ? Ou est-ce un moyen de les exclure pour ne pas accéder à d’autres épreuves conduisant à la licence B et A. L’avenir nous le dira. Time will tell ! Nous saurons vous répondre dans les prochains jours. Pour l’heure, pas de conclusions hâtives !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Un clin d’œil au ministère des sports : le 05/01/2010

Le week-end du 13/02/2010 au 14/02/2010, Vital’O FC et Athlético Olympic feront leurs premières entames en coupes africaines (Ligue des Champions et Coupe de la CAF). Ne faudrait-il pas commencer dès maintenant à soutenir nos deux ambassadeurs sportifs, matériellement et financièrement ?

Va-t-on encore une fois se réveiller à la dernière minute pour préparer ces deux équipes ? Et de surcroît espérer des résultats ? Idem pour les Intamba Mu Rugamba qui disputent un match très important comptant pour les préliminaires (CHAN 2011) face à l’Ouganda. Un pays qui, ces derniers temps, nous bat à plate couture !

Pour les non initiés, le CHAN est le Championnat d’Afrique des Nations qui ne concerne que les joueurs africains évoluant dans les championnats locaux. Pas de joueurs professionnels comme à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Cette importante échéance est prévue le dimanche 28 mars 2010 à Bujumbura (match aller). Dans notre sous région, les préparatifs des équipes nationales rwandaise, ougandaise, kenyane, zanzibarite et tanzanienne vont bon train. Des matchs amicaux sont livrés pour tester les joueurs.

Chez nous, c’est à peine si l’on connaît les joueurs qui seront alignés et le nouvel entraîneur national. Puisque des bruits se murmurent comme quoi le ministère de tutelle serait en train de chercher un nouveau coach national. Avec une direction technique appropriée. Est-ce la vérité ? Dans tous les cas, ce retard par rapport aux autres pays joue considérablement en notre défaveur ! Face à l’Ouganda, c’est la mer à boire, croyez-moi ! La condition physique des ougandais peut, à elle seule, envoyer le Burundi aux vestiaires dès ce match préliminaire.

Alors, quand notre appel sera-t-il entendu ? Toujours des préparatifs superficiels et faits à la va-vite à la dernière minute. Pourquoi bon sang ? Même la Fédération doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider ces trois équipes (Vital’O, Athlético et Intamba Mu Rugamba) à mener à bien leurs entraînements et autres exigences connexes. Comme le dit si bien en kirundi ma consoeur Domitille Kiramvu de la Radio Publique Africaine (RPA) : « Ndavuga simvura ! » veut dire : « Je parle sans pouvoir décisionnel ! » Si ce pouvoir me revenait, il y a belle lurette que les choses auraient déjà changé !

Nos échecs répétitifs me font souffrir autant que bon nombre de mes concitoyens. Amis sportifs et burundais de la diaspora, nous en sommes excessivement malades ! A force d’y penser, certains piquent des névroses à n’en pas finir.

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Résultats de la deuxième journée (ligue A) : le 05/01/2010

Jour

Date

Heure

Lieu

Equipes

Score

Samedi

02/01/2010

15h

Rumonge

Wazee

Espoir

1-0

 

 

15h

Gatumba

Delta Star

Academie Tchité

1-2

 

 

14h

Bujumbura

Union Sporting

Flamengo

1-1

 

 

16h

Bujumbura

Prince Louis

LLB Academic

0-0

Dimanche

03/01/2010

14h

Bujumbura

Vital’O

Muzinga

1-1

 

 

16h

Bujumbura

Athlético Olympic

Inter Star

1-2

 

Classement provisoire

 

Equipes

Nombre de points

Goal average

Vital’O

4

+ 4

Muzinga

4

+ 3

Flamengo

4

+ 1

Prince Louis

4

+ 1

Academie Tchité avec un match non encore joué

3

+ 1

Inter Star

3

0

Athlético

3

0

Wazee

3

- 2

Union Sporting avec un match non encore joué

1

0

LLB Académic

1

- 1

Delta Star

0

- 2

Espoir

0

- 5

 

Observations
La deuxième journée a connu quelques surprises dont Vital’O FC, grand favori, qui a été tenu en échec par la séduisante équipe de Muzinga, score : un but partout. Les mauves et blancs n’étaient pas dans un très grand jour.

Le rouleau compresseur mis en place par Yaoundé n’a pas tourné comme d’ordinaire. Les joueurs semblaient fatigués, peu inspirés à l’image du défenseur Nkundwanabake Cadeau, responsable du but encaissé suite à un très mauvais placement en défense centrale. Et surtout, pas de chance suite à ce penalty manqué en première mi-temps. Un malheur ne venant jamais seul, il fallait que ce triste coup de sort arrive à Cadeau, lui qui, d’habitude, transforme toujours les penaltys. Ainsi va le football, ça arrive ! Même aux grands joueurs !

L’entrée sur terrain en deuxième mi-temps de Gateretse Divin a quelque peu changé la physionomie de la rencontre côté Vital’O. Une intelligence vivace en ce compris des passes bien orientées, des boulets de canon qui ont failli faire mouche dont ce tir envoyé sur la barre transversale à la vingtième minute de la reprise. Cinq minutes plus tard, Muzinga a aussi fait trembler le poteau de Vital’O suite à un tir fumant dans les dix-huit mètres. Grosse frayeur chez les fans des mauves et blancs.


L’équipe des forces armées (Muzinga) a étonné plus d’un. Des joueurs athlétiques, solides et déterminés. Preuve est faite que leur préparation a été bien menée. Muzinga pouvait même prendre le dessus et remporter le match, pourquoi pas ? Rappelons que c’est l’équipe des militaires qui a ouvert la marque à la quinzième minute de la première partie. Dix minutes après, les mauves et blancs sont revenus au score après une domination territoriale tout à fait nette.


Dans l’ensemble, c’est Vital’O qui a fait montre d’une meilleure possession de la balle en se créant beaucoup plus d’occasions de but. Mais sans succès ! D’ailleurs vers la fin, les joueurs de Muzinga, émoussés et à bout de souffle, se sont adonnés à un anti-jeu déplorable en simulant des chocs reçus pour que le chrono avance. Et que soit sifflé le plus vite possible la fin du match. Tellement la pression de Vital’O était forte. Votre serviteur a rigolé à plein tube quand des joueurs de Muzinga envoyaient sciemment la balle en dehors du terrain lors des remises en touche. Avez-vous déjà vu des joueurs qui effectuent expressément  les remises en touche à l’extérieur de la pelouse ? Amis sportifs, l’équipe de Muzinga l’a fait pour gagner du temps ! Pour elle, un nul face à Vital’O est synonyme de victoire. Alors qu’en essayant d’augmenter la pression en défense adverse, Muzinga aurait pu décrocher ses trois points vu la méforme de Vital’O ce jour-là. Il ne faut jamais se sous-estimer !


Toutefois, le fair-play et l’honnêteté intellectuelle nous recommandent de dire coup de chapeau à Muzinga qui a su résister même si le coup de pouce du destin a joué en sa faveur. Mention très bien à l’arbitre Onésime tout à fait à la hauteur de la rencontre. Nous souhaitons à cet arbitre international d’aller toujours de l’avant. Bien vue par l’arbitre et le juge de touche la main volontaire de Fidel Nimubona de Vital’O qui a fait semblant d’inscrire un but de la tête. Alors qu’il s’est servi de sa main gauche pour envoyer la balle au fond des filets. Thierry Henry l’a fait et a su tromper la vigilance de l’arbitre lors du match éliminatoire (Coupe du Monde 2010 zone Europe) ayant opposé la France à L’Eire. Mais ça ne marche pas à tous les coups ! Carton jaune à Fidel absolument mérité. C’est un acte anti-sportif qu’il faut bannir avec la plus grande fermeté.   


Autre surprise : Union Sporting a tenu Flamengo en échec. Score : un but partout. Incroyable mais vrai pour une équipe fraîchement venue de la deuxième division. D’aucuns ne s’y attendaient pas ! Décidément, il n’y a pas de petites équipes ! Dans le même ordre d’idées, Prince Louis n’a pas rendu la tâche facile à LLB Academic qui, avec un arsenal de nouvelles recrues, n’a pas pu avoir ses trois points. Prince Louis alias Runge Runge n’a pas fini de nous surprendre ! C’est un outsider tout à fait sérieux !


Le choc le plus attendu a opposé Athlético à Inter Star. Match moins attrayant que celui ayant opposé Vital’O à Muzinga à 14 heures. Mais à haute tension. Surtout pour Inter Star qui, suite à sa défaite le dimanche 27/12/09 face à Prince Louis, devait coûte que coûte remporter ce match pour rester dans la course vers le titre. Car, avec deux défaites consécutives, le mental de l’équipe aurait pris un coup très dur !

Le jeu était musclé et les balles aériennes prédominaient sur les balles jouées au sol. Pas très beau à voir ! Pas grand-chose à retenir d’une première mi-temps terne et sans occasions franches de but. En deuxième mi-temps, le visage de la rencontre a changé. Inter Star est venu avec des options offensives et se ruera à l’attaque. Après dix minutes de jeu soit à la cinquante cinquième minute, Saidi Mohamed est accroché en pleine surface de réparation. Penalty indiscutable et transformé en deux temps par un joueur d’Inter Star. La balle a d’abord été repoussée par le goal keeper d’Athlético. A huit minutes de la fin, relâchement en défense d’Inter Star, tir magnifique et foudroyant de Ciza d’Athlético dans la lucarne gauche du gardien de but. Très joli but ! A cinq minutes de la fin,  le meilleur joueur de la saison 2008-2009, Pierrot d’Athlético, fait une grossière simulation en « tombant » dans la surface de vérité.

Et ce, après avoir effectué une excellente chevauchée par des dribbles dont il a le secret. Trop c’est trop dit-on, il fallait qu’il arme une frappe pour chercher le but de la victoire. Au lieu de garder le ballon en voulant provoquer chez ses adversaires une faute ! Surtout qu’il était à quelques mètres des bois d’Inter Star. Ayant précédemment écopé d’un carton jaune, le deuxième carton est, selon le règlement, synonyme de carton rouge. L’arbitre a appliqué ad litteram le règlement. Avec raison, carton rouge à Pierrot ! Expulsion du terrain. Là aussi, bien vu Monsieur Athanase Niyongabo, un autre international burundais. Arbitrage excellent durant toute la rencontre.

Même moi qui suis sévèrement myope ai pu voir cette tricherie grosse comme un bateau. Anti-jeu crevant les yeux !  Réduite à dix joueurs, l’équipe d’Athlético sera mentalement affaiblie en perdant une de ses pièces maîtresses les plus sûres ! Si bien qu’à la dernière minute du match, un défenseur d’Athlético perd le nord et commet une faute bête et inutile sur un attaquant d’Inter Star en sautant sur sa jambe d’appui. Et ce, dans la surface de réparation.

Alors que cet attaquant n’était même pas dans une position confortable pour tirer au but. Excentré vers la gauche et le gardien d’Athlético ayant bien fermé l’angle, on voit mal comment il aurait marqué. Cela n’arrive qu’aux génies ! Chez nous, des attaquants de cette trempe ne courent pas les rues. Penalty transformé par Afiz et deuxième but. Faute due à la nervosité côté Athlético ! En particulier, le comportement de Pichou vis-à-vis de l’arbitre a exacerbé plus d’un !  Inadmissible ! Il y a des joueurs qui doivent apprendre à respecter les arbitres. Pichou en fait partie. A bon entendeur salut ! La commission des compétitions et celle des arbitres doivent sanctionner pareille attitude.


Mention spéciale au Président d’Inter Star, en la personne de Dieudonné Ngowembona, qui est parvenu à calmer les ardeurs belliqueuses de certains membres du staff technique de son équipe. Ces derniers ont voulu forcer l’entraîneur de l’équipe à effectuer des changements comme eux l’entendent ! Alors que cette mission est prioritairement dévolue au coach. Niet a dit l’entraîneur des noirs et blancs, un congolais de la république sœur du Congo Kinshasa et nouvellement recruté par les dirigeants de l’équipe. La tension étant montée d’un cran, Ngowembona a ramené l’ordre et la discipline sur le banc de touche où se trouvaient les récalcitrants. Bien joué Dieudonné ! Tel est l’un des rôles que doit exercer un président d’un club digne d’une grande équipe comme Inter Star.

Prise de position fort louable ! Geste très appréciable. Et bravo aussi à ce nouvel entraîneur qui est resté ferme sur ses étriers en refusant que des gens viennent interférer dans son travail. Un coach peut recevoir des conseils, c’est normal et humain. Mais jamais des injonctions de qui que ce soit. Surtout lorsqu’il est en train de suivre le cours du jeu pendant le match. Une forte concentration s’impose. Que ces brebis égarées d’Inter Star s’en imprègnent ! Pareil comportement ternit l’image du club. Dommage !
Pour finir, le championnat n’en est qu’à ses débuts. Trop tôt pour dire l’équipe qui remportera le trophée cette année. Et d’autres éventuelles surprises ne sont pas à exclure. Pas d’équipes à négliger !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Championnat national de football 2009-2010 : 29/12/2009

Résultats de la première journée (ligue A)

Jour

Date

Heure

Lieu

Equipes

Score

Jeudi

24/12/2009

14h00

Buja

Flamengo

Delta Star

2-1

 

 

16h00

Buja

Academie Tchité

Union Sporting

reporté

Samedi

26/12/2009

15h00

Gatumba

Espoir

Vital’O

0-4

 

 

15h00

Buja

Muzinga

Wazee

4-1

Dimanche

27/12/2009

14h00

Buja

Prince Louis

Inter Star

2-1

 

 

16h00

Buja

Athlético

LLB Academic

1-0

 

Classement provisoire

Equipes

Points

Goal average

Vital’O

3

+ 4

Muzinga

3

+ 3

Flamengo et Prince Louis sont ex aquo

3

+ 1

Athletico

3

+ 1

Inter Star et Delta Star sont ex aequo

0

  1. 1

LLB Académic

0

  1. 1

Wazee

0

  1. 3

Espoir

0

  1. 4
 

 

 

 

 

 

 

Observations
Le championnat a commencé ce jeudi 24/12/2009. Vital’O FC, champion en titre, a tétanisé Espoir de Mutimbuzi fraîchement venu de la deuxième division. Le match a eu lieu à Gatumba sur un petit terrain et de surcroît en mauvais état. Les mauves et blancs, habitués aux grands espaces, pouvaient alourdir le score de quatre buts à zéro. Les joueurs Yahya et Tambwe venus d’Aigle Noir de Makamba ont prouvé leur talent et savoir-faire.

De nouvelles recrues idoines avec un avenir prometteur si elles poursuivent les entraînements sur la même lancée. Amissi Tambwe a réalisé un doublet : deux somptueuses têtes qui n’ont laissé aucune chance au goal keeper d’Espoir. Yahya, quant à lui, est un médiateur hors norme. Balle au pied, il fait ce qu’il veut ! Bravo à Yaoundé qui les a recrutés. Cela fait partie des qualités que doit avoir un bon entraîneur. Kanyankore l’est. C’est indéniable !


Prince Louis a créé la surprise en battant Inter Star par deux buts à un. L’attaquant Cédric de Prince Louis a été l’homme du match. Grand technicien, voilà un parmi nos rares attaquants qui méritent de poursuivre leurs carrières en Europe. Très bon ! Il doit avoir sa place dans l’Equipe Nationale.


La rencontre ayant opposé Athlético à LLB Académic a déçu plus d’un. L’on s’attendait à un match d’un niveau assez élevé. Il n’en a pas été ainsi. LLB Académic a recruté beaucoup de joueurs (plus d’une dizaine si je ne m’abuse). Visiblement, c’est une équipe qui compte sur les individualités. Son système collectif laisse encore à désirer. Amars Niyongabo, coach de l’équipe, devra batailler ferme pour amener son équipe à déployer un jeu d’ensemble capable de prendre à défaut ses adversaires. Il en est capable, à lui de jouer ! Nous lui souhaitons bonne chance.


Athlético, notre prochain ambassadeur en Coupe de la CAF, a de très bons joueurs. Mais, de mon point de vue, Cédric (coach de l’équipe), a du mal à aligner ses joueurs sur terrain suivant leurs potentiels. Attention aussi à ses choix tactiques ! Comment peut-on demander à ses joueurs de se replier en défense toute une deuxième mi-temps avec seulement une avance d’un but ? Car, à la mi-temps, les poulains de Kaze Cédric menaient au score pas un but à zéro. Heureusement pour lui, l’attaque de LLB n’a pas été mordante et percutante.

Avec des attaquants ayant le sens du but, Cédric aurait fait ce dimanche 27/12/2009 une mauvaise entame du championnat. Dans tous les cas, Athlético reste un parmi les grands favoris de cette édition 2009-2010. C’est une équipe à prendre au sérieux au même titre qu’Inter Star et Vital’O.


Muzinga et Wazee de Rumonge ont offert un spectacle désolant. Match comportant des buts, mais terne. Niveau bas. Pas grand-chose à dire.
La rencontre prévue entre Academie Tchité et Union Sporting a été reportée suite à la pluie diluvienne qui s’est abattue sur Bujumbura ce jeudi 24/12/2009. Des flaques d’eau ont inondé la pelouse synthétique du Stade Prince Louis Rwagasore. Et ce, empêchant toute circulation de la balle. Pas moyen de jouer ! Le score vous sera communiqué quand ces deux formations croiseront le fer à une date ultérieure.


Pour finir, le championnat n’a pas encore atteint la vitesse de croisière. Et c’est tout à fait normal pour une compétition qui ne fait que commencer. Espérons que les prochaines rencontres offriront un spectacle plus attrayant ! Et que le déplacement vers le stade en vaudra la chandelle !


Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Aimables lecteurs du site de Vital’O FC, : 29/12/2009

Voici le calendrier du prochain championnat national de football qui a débuté ce jeudi 24/12/09. Nous vous tiendrons au courant des résultats au fur et à mesure que le championnat fera son bonhomme de chemin.

Au nom de tous les amis sportifs se trouvant au Burundi et en dehors de nos frontières, nous vous souhaitons de passer une très bonne fête de noël dans vos familles respectives. Et de connaître une kyrielle d’heureuses surprises au cours de l’année 2010.

Que l’Eternel vous protège comme un père le fait pour son enfant. Priez pour notre chère patrie afin que nous fassions de bonnes performances en 2010. Et ce, aussi bien pour les clubs qui représenteront le Burundi en coupes africaines que pour nos équipes nationales (senior, junior et cadet). Je vous aime très fort et ne cesse de penser à vous.

Lire le calendrier

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com
Tél portable : (+257) 77 788 326
Home number : (+257) 22 22 47 89

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Bakunzi b’inkino mwese hamwe na Steeve Derrick: 06/12/2009

            Ndabaramukije cane gose. Jewe nitwa Patrick Sota, umwanditsi mu kimenyesha Amakaru Arc-en-Ciel. Nagomba ngire ico mvuze kuvyashikirijwe n’umupfasoni Lydia Nsekera arongoye ishirahamwe ry’umupira w’amaguru mu Burundi (FFB) muri Rema Sport.
           
            Yaravuze ati Patrick Sota n’umu vitalo. Nukuri aho ntiyabeshe. Jewe ndakunda vitalo kuva muri 1979 kubera umukino wayo ubereye ijisho. Ariko iyo ndiko ndandika, mvuga ukuri uko gutomoye ! Kubera umwuga wanje. Kuvuga rero ngo ndahengamye, sivyo nagato ! Kandi burya aba journalistes bose barafise ama équipes bakunda, n’ibisanzwe mu gihe bitonona akazi kabo. Ntiduhendane kuko twese turazinanye ! Na Madame Nsekera, murundi, yivugiye ati n’uburenganzira bwiwe !

            Nagomba rero ndamubwire we hamwe n’abakunzi ba Rema Sport ingene Arc-en-Ciel itanga médaille de la honte hamwe na médaille d’or. Turafise un comité de direction ibijejwe. Iyo hageze gutanga amamédailles, haraba amatora. Rero, iyo majorité itoye yuko duha médaille naka kubera imvo tuba dufise, uyo muntu aca aronka médaille d’or canke de la honte. Biva kuvyo abayakoze. Kuvyerekeye le cas ya Lydia Nsekera, habaye ico bita en français vote sanction kubera 95% basavye yuko twomuha médaille de la honte. Kandi n’ukuri, murabo jewe narimwo kuko ibintu vyabaye nabi muri championnat 2009 à la FFB kubera ibiturire muri za matchs, kandi ibihano ntibifatwe, ntibagiye gutuganya nabi cane Equipe Nationale. Mwese murabibona !

            Madame Lydia Nsekera, haraheze nk’amezi abiri tuvuganye kuri téléphone. Arambarira ngo vitalo yarahebeye Prince Louis. Kandi ngo ahanini vyagize Yaoundé. Ariko, ntacemezo nakimwe yampaye ! Ndamubaza ibintu bitanguye kuvugwa kuri Yaoundé yuko bamukuye muri Equipe Nationale. Madame ambwira ngo sivyo ! Urumva yarambeshe ! Kuko yarazi neza yuko uyo mugambi wo kumukura uriho ! Ku vyerekeye iyo match ya Prince Louis na vitalo, jewe siho nari. Ariko nisunze ivyo Tharcisse Tungabose yavuze muri émission yiwe ya sport iba tous les vendredis, umunyagihugu yaramwakuye amubaza ivyerekeye iyo match. Tungabose yishura ati : “ Jewe nari kuri Stade, ntakintu cerekana yuko vitalo yahebeye Prince Louis”  Kanatsinda, Madame abivuga k’umunwa mugabo nta cemezo kigaragara (preuves matérielles) aratanga. Naduhe ivyemezo, jewe nzoca nsaba muri Arc-en-Ciel twige iyo cas, hanyuma duhe médaille de la honte vitalo nitwasanga ivyemezo bigaragara ! Kandi umunsi vitalo izokora amakosa agaragara, ntakibuza yuko Arc-en-Ciel izoyiha médaille de la honte ! Nuko Arc-en-Ciel ikora.

            Mbega muri football, n’ubwambere équipe ikomeye itsindwa na équipe ntoyi kuriyo ? Iburaya, équipes zo muri troisième division zihora zimaramaza équipes za première division, twese turabizi ! Mbega ko Muzinga yatsinze Athletico kabiri muri championnat iheze, twoca tuvuga ngo Athletico yarahebeye Muzinga ? Ko muri phase aller, Aigle Noir yirahiye Athletico, twoca tuvuga yuko Athletico yahebeye Aigle Noir ? Les cas nkizo ninyinshi cane. Erega muri histoire ya football burundais ce n’est pas la première fois Prince Louis itsinda vitalo. Jewe ndabizi kuko narabibonye !

            Reka ndabereke ingene Madame afise muriwe ingorane ya vitalo. Kandi arakwiye guhinduka kubera amabanga ajejwe. Ariko aravuga ingorane za Fédération, vitalo niyo igaruka kenshi. Kubera iki atavuga akamaramaza ka Espoir de Mutimbuzi contre Zèbre de Gitega, aho abarongoye iyo mirwi bavuganye muri mi-temps bakiri (0-0), hanyuma muri deuxième mi-temps, Espoir yinjiza 14 buts à zéro les 20 dernières minutes. Kandi Espoir barubahuka barayiha coupe. Ibara ! Steeve, hari corruption isumvya iyo ? Kandi amatwi ansumira, ngo na Madame Nsekera niho yarari igihe iyo match de la honte yaba ! Canke scandales za union sporting (sindabigarukako, mwese murabizi !) Iyo mirwi yose ibiri yaraduze muri première division biciye mumahinyu adasanzwe! Urumva rero, Fédération yarerekanye yuko ihengamye ! Kandi birababaje cane gose kuko bisubiza nk’ibirenge football yacu ! Aho kuvuga vitalo atacemezo nakimwe afise, navuge izo cas zibiri ziteye isoni mu gihugu !

            Je termine kuri Equipe Nationale. Steeve, birateye agahinda ! Kugira ngo équipe championne ironke 2 joueurs, kandi nabo bakaba des remplaçants muri za matchs tuzi inkerebutsi vitalo ifise, jewe sindavyumva ! N’ikumira ribabaje kandi ryerekana kwaguhengama kuko Athletico yatwaye 7 joueurs. Ikindi kibabaje n’uko Mbazumutima Henri yagiye arwaye genou, Nzomukunda Fiston yagiye arwaye cheville. Gutwara abajoueurs barwaye kandi dufise abakinyi beza bava muzindi équipes, birateye isoni ! Akamuna ni cas ya Hassan wa Athletico amaze umwaka hanze arondera équipe muri Turquie ; hanyuma atashe bagaca bamushira muri Equipe Nationale ! Ivyo ntibibaho ! Urumva rero ntihagiye Equipe Nationale, batwaye ahanini Athletico. Ndavyanditse ngo ndahengamye ! Ikete twese twasomye, aho Madame yandikiye Ministre des Sports yemeza yuko Kaya na Sova bafise blessure, atarivyo, rirababaje ! Urumva wewe, abishira kuba entraîneurs. Tuzobabaza twumve ingene bavuga ngo Kaya na Sova bararwaye atarivyo ! Kuko ntibintu très grave! Erega mu bindi bihugu, enquêtes ziraba la vérité ikamenyekana! Iyo amajournaux abivuze, Madame avuga ngo ni incitation à la haine ! Habanamba ! Equipe Nationale iraturaba twese ! Kandi urabona bagiye muri Kenya kutumaramaza kubera izo tricheries ! Hamwe no kudatwara abakinyi babikwiriye! Birababaje ! Ico Madame akwiye kumyenya, n’uko journal igize incitation à la haine, urwego CNC ruca rufata ibihano ruhasha kuko kizira kugumura ! Mpeze mvuga nti : ko jewe Patrick Sota nemanze yuko nkunda vitalo, na Madame Lydia Nsekera navugishe ukuri kandi yemange ati : “ jewe Nsekera Lydia Ndakunda Athletico mugabo amaéquipes yose zoyafata cokimwe kubera amabanga mfise muri Fédération “ Ndasubiye kwemeza icese yuko jewe Patrick Sota, ntashobora gushigikira vitalo mu makosa naho ndayikunda ! Kandi Fédération igize amakosa, nzokwama mvunza induru kugira ngo ndayikebure ! Muri Fédération, jewe ntamwansi mfise ! Bose tuvugana neza. Nsekera Lydia wewe, twaranakuranye, turanabana imyaka myinshi. C’est pourquoi mbabazwa cane n’amakosa aba muri Fédération ariwe ayirongoye ! Ndamusavye rero akosore ibitangenda neza !

Murakoze cane bakunzi ba Rema Sport hamwe na Steeve Derrick
Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Parcours chaotique des Intamba Mu Rugamba en Coupe de la CECAFA : 14/12/2009

            A n’en pas douter, Le football burundais va mal ! Très mal ! La récente péripétie de notre Equipe Nationale senior au Kenya est loin d’être auréolée de succès ! Un insuccès que le Burundi n’avait jamais connu lors des éditions précédentes de la CECAFA. Dans notre groupe où notre pays s’est retrouvé avec l’Ouganda, la Tanzanie et le Zanzibar, nous avons été la lanterne rouge. Outre que les Intamba Mu Rugamba ont été éliminés dès le premier tour, ils sont rentrés à la maison avec zéro point obtenu, zéro but marqué et sept buts encaissés ! Défaites successives face au Zanzibar (0-4), face à l’Ouganda (0-2) et face à la Tanzanie (0-1). Un record dans la médiocrité. Pas du tout fameux ! Nos cœurs en frissonnent.
            A y regarder de près, ce qui devait arriver est arrivé ! Tous les facteurs néfastes concourant au fiasco ont fait pencher la balance de leur côté. A commencer par un encadrement inefficace et improductif quand on sait ce qu’il faut pour préparer convenablement une équipe nationale. Des joueurs pratiquement délaissés, le ministère de tutelle ne les ayant pas assistés et soutenus comme il se doit. Pas de mise au vert. Une fédération de football qui n’a pas mis en avant les critères de mérite et de compétence. Dont le limogeage injuste et injustifié du meilleur entraîneur national. Des micmacs déplorables et orchestrés par la présidente de la dite fédération pour aligner une équipe nationale de son choix. Conséquence inéluctable : des joueurs idoines sont restés à la maison. Pendant que des éléments temporairement inaptes pour l’une ou l’autre raison ont été retenus. Très bizarre ! Henri Mbazumutima d’Athletico est parti au Kenya avec un genou malade. Idem pour Nzomukunda Fiston d’Athletico qui avait mal à la cheville. Hassan dit l’homme d’Athletico qui vient de passer toute une saison en Turquie à la recherche d’un club a été aligné. Bien que n’ayant pas livré le championnat national. Encore une gaffe inimaginable ! Comment peut-on recourir à un joueur venant de passer toute une année sans jouer ? Voilà qui dénote un sens aigu d’irresponsabilité ! Et les entraîneurs n’auraient pas dû accepter pareil ordre. Nous leur demandons de privilégier l’intérêt général de l’équipe et partant du pays. Et rien que ça !
            A l’avenir, il faudrait aussi que les journalistes sportifs soient consultés pour proposer une liste de l’Equipe Nationale. Cela n’obligerait nullement les entraîneurs à modifier la leur. Mais, ils pourraient s’en inspirer pour apporter une valeur ajoutée à notre sélection. L’union fait la force dit-on ! De grâce et insistons-le, jamais au grand jamais un entraîneur ne doit avaler des sommations de qui que ce soit pour composer la liste des joueurs. C’est la raison pour laquelle Yaoundé a été écarté comme un malpropre. Il a été victime de sa forte personnalité. Et c’est tout à l’honneur de ce sage entraîneur que notre Histoire footballistique réhabilitera. Du reste, il n’est pas prophète de malheur mais, après coup, les faits lui donnent entièrement raison. Comme quoi la rectitude est la seule voie pour mener à bien toutes nos entreprises. Voilà qui doit être considéré comme une parole d’évangile ou un dogme de foi. C’est un appel franc et solennel que nous lançons aux dirigeants de la Fédération de Football du Burundi (FFB).
            Après tous ces faits susmentionnés, force est de constater que notre ballon rond est valétudinaire. Et ne sait plus à quel saint se vouer. Il se trouve en état d’apesanteur parce que mal géré voire abandonné à lui-même. Le ministère de tutelle et la Fédération ne sont pas à la hauteur de nos attentes. L’armature issue de ce couple présente des fondations sans aucune solidité. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Nous leur demandons de rectifier le tir. Car, les efforts et le talent de nos joueurs sont annihilés par ce duo peu enclin à nous amener des résultats positifs.
            Si des changements ne sont pas opérés, les privés en ce compris les fans du football sont priés de prendre le taureau par les cornes. Et devraient le faire d’initiative sans que l’on soit obligé de solliciter leur concours. Question de patriotisme. Dans le cas contraire, adieu le football burundais ! Sur l’échiquier international, il offrirait un visage disgracieux avant de disparaître sans laisser de traces, ça fait horriblement mal !
            Au fond, inutile de maugréer. Il faut réagir de manière concrète pour que les choses changent. Plus question de pleurnicher en restant enfermés dans nos microcosmes respectifs. Sortons de notre mutisme pour plaider en faveur de nos footballeurs. Ils sont impitoyablement sous-estimés. Alors qu’ils peuvent, sous un certain angle, redorer l’image de notre pays. Comme au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Algérie, au Nigéria, etc.  
            Me concernant et via ma plume, des flots d’encre seront toujours déversés sur papier pour que les choses bougent vers un aller mieux net et remarquable. C’est le devoir de tout citoyen soucieux de voir son pays faire un sacré pas en avant. Jusqu’à preuve du contraire, j’en suis un !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr

patrisylve@gmail.com

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Lettre ouverte de Monsieur Joseph Désiré Bahama à Madame Lydia Nsekera : 06/12/2009

Le Président de Vital’O FC crie au scandale !

« Je crie gare non pour vous enfoncer dans le creux de la vague, mais pour vous tirer d’embarras ! »

            Madame la Présidente de la Fédération de Football du Burundi (FFB),

            Avec tout le respect dû à la fonction que vous exercez, j’ose porter à la connaissance du public en général et des amateurs du ballon rond en particulier, les agissements antisportifs dont vous faites preuve en ce moment. C’est absolument inadmissible !

La correspondance FFB/183/09 du 17/11/2009 que vous avez adressée au Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture prouve votre mauvaise foi couverte de magouilles maintes fois décriées ces derniers temps.

En effet, vous l’avez impudiquement menti comme quoi les joueurs Ally Moussa d’Inter Star et Nkurikiye Léopold de Vital’O FC ne peuvent participer à la Coupe de la CECAFA se déroulant au Kenya pour raison de blessure à l’entraînement. C’est un mensonge gros comme une maison ! Vous avez proposé que partent à leurs places Nkurunziza D’Amour de Vital’O FC et Nzomukunda Fiston d’Athletico.

Loin de moi l’idée de dire que D’Amour et Fiston ne sont pas méritoires. Mais, il y a des joueurs sélectionnés sur vos injonctions qui n’auraient pas dû partir. Ces manœuvres pernicieuses visent à aligner une équipe nationale taillée sur mesure et dominée essentiellement par les joueurs d’Athletico, votre club de prédilection. N’ayons pas peur des mots ! Et disons les choses telles qu’elles sont !

En témoigne la composition des Intamba Mu Rugamba. Sur les dix-huit joueurs retenus, Athletico en compte sept ! Vital’O FC, champion cette année, n’a eu droit qu’à deux joueurs ! De plus, les joueurs Nkurikiye et Moussa font indéniablement partie des meilleurs éléments de la ligue A cette saison. Tous les observateurs avisés sont formels.  Même aux entraînements, ils ont fait montre d’un savoir-faire sans pareil ! Surtout qu’ils n’ont pas la moindre égratignure contrairement à vos propos mensongers. Ceux qui ont des doutes peuvent interroger les sélectionneurs de leurs équipes respectives. Eux qui les suivent au jour le jour pour préparer le prochain championnat national.

Je m’insurge contre cette manie que de vouloir mettre en avant le sentimentalisme primaire en lieu et place de la compétence. C’est le gage le plus sûr de tuer le football burundais. Fans du ballon rond, vous serez mes témoins !

Sachez que la vérité finit toujours par triompher. Et c’est la fin qui justifie les moyens. Ainsi, si les résultats de notre sélection nationale s’avèrent désastreux à l’instar de notre cinglante défaite face au Zanzibar, vous en porterez le chapeau devant la nation et son Histoire footballistique.

Au cas où mes propos friseraient une injustice criante vis-à-vis de votre personne, je vous saurais gré de m’en informer. Et porter à la connaissance de l’opinion sportive les personnes qui vous auraient induite en erreur en vous livrant une information fausse et sans fondement.

Contrairement à ce qu’affirment les mauvaises langues, Vital’O FC ne vous veut aucun mal ! Vos pires ennemis sont ceux-là mêmes qui gravitent autour de vous pour quémander des faveurs. Ces derniers n’hésiteront pas à changer de veste quand vous serez en butte aux critiques les plus virulentes des amateurs du ballon rond. Je crie gare non pour vous enfoncer dans le creux de la vague, mais pour vous tirer d’embarras !

Pour finir, je vous invite à changer de direction pour revenir à la raison. Notre football y gagnerait considérablement. Il en a grandement besoin. Faites vôtres ces conseils sportivement et amicalement prodigués.

Joseph Désiré Bahama

Président du club Vital’O

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Suite de l'interview avec Monsieur Kanyankore Jean Gilbert alias Yaoundé : 06/12/2009

« Madame Lydia Nsekera doit absolument changer de trajectoire pour éviter le parcours périlleux qu’elle est en train d’emprunter. »

La personne de Kanyankore Jean Gilbert alias Yaoundé mérite d’être portée au pinacle. Revenu au Burundi en 2006, Yaoundé a regagné comme coach les rangs de son club d’antan : Vital’O Football Club. Et depuis cette année marquant son retour dans un pays qui l’a éduqué et formé, il ne cesse de gagner des titres. Tenez : en 2006, il a permis à Vital’O de gagner  le championnat. En 2007, il a réitéré les mêmes performances en permettant à Vital’O de faire une double consécration. En 2008, il est devenu vice champion avec son équipe, place qualificative pour la Coupe de la CAF. Cette année (2009), il redevient champion du Burundi toujours avec Vital’O.

Et ce, sans coup férir puisqu’il a réussi à creuser un écart considérable entre son équipe et ses concurrents avant que ne prenne fin le championnat. Avec insistance, il demande à toutes les bonnes volontés de soutenir financièrement les mauves et blancs pour le prochain championnat national. Et surtout la Ligue Africaine des Clubs Champions. Pour finir, Yaoundé émet des critiques acerbes sur les tares observées à la FFB. Et ce, dans un style acéré qui met en exergue toute son indignation. Bonne lecture.

 
Parlons de votre équipe à savoir Vital’O FC. Avez-vous déjà commencé les entraînements pour le championnat national 2010 et la Ligue Africaine des Clubs Champions prévue l’an prochain ? Avez-vous les moyens de vos ambitions ?


Jean Gilbert KANYANKORE: Ecoutez, nous avons déjà élaboré un calendrier comprenant les entraînements pour préparer notre équipe. Depuis le 16 novembre de cette année, les entraînements ont commencé. En parents pauvres, nous essayons de répondre aux besoins financiers et matériels de nos joueurs. Mais, ce n’est pas chose aisée ! La conjoncture actuelle ne nous épargne pas autant que bon nombre de burundais. A ce propos, l’occasion m’est offerte pour solliciter très humblement le concours de toutes les bonnes volontés. Pour qu’elles nous viennent en aide. Vital’O FC va représenter le Burundi dans la compétition africaine la plus prestigieuse après la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). A ce titre, nous méritons des traitements de faveur par rapport aux autres équipes. Nous attendons que la fameuse loi sur le sponsoring soit opérationnelle. De là, notre club ose croire qu’il aura facile à convaincre certains bailleurs pour lui octroyer des sponsors. On ne se lassera jamais de dire que le manque de moyens fait cruellement défaut à nos équipes. C’est la cause majeure de nos échecs lors des grandes compétitions. Un changement radical s’impose pour venir à bout de ce casse-tête.

Côté joueurs, quelles sont vos nouvelles recrues ?


J.G.K: Nous avons recruté de nouveaux éléments pour renforcer notre dispositif tactique et technique. Avec le récent championnat qui a vu le nième sacre de notre équipe, nous sommes arrivés au bout de notre périple avec 18 joueurs. C’est bien peu pour une équipe s’apprêtant à croiser le fer avec des géants africains. N’oubliez pas qu’il y a aussi la CECAFA des clubs champions nommée Kagame Cup qui nous attend au mois d’avril 2010 si je ne m’abuse. Pour répondre directement à votre question, nos nouvelles recrues sont : Yahya, Tambwe, Arthur (tous les trois proviennent d’Aigle Noir de Makamba), Franck Ndayishimiye du club Arafat, Komayombi Fidel venu de la RDC, Jean-Claude nommé Drogba (ancien joueur local).

Des pourparlers sont en cours pour recruter d’autres joueurs. Votre journal sera tenu pour informé quand ces négociations seront terminées.

La Fédération exige un effectif total de 25 joueurs par club. Pas plus insiste-t-elle ! Quel est votre commentaire par rapport à cette décision ?


J.G.K: C’est une erreur monumentale d’appréciation ! D’abord, une telle décision devrait être prise en pleine Assemblée Générale. Et non de manière arbitraire et unilatérale par les dirigeants de la FFB. Il faudrait que les membres de cette assemblée fassent montre d’ubushingantahe (comportement digne des sages et notables burundais) pour ne pas accepter cette décision. Elle n’avantage aucun club ! L’année passée, beaucoup parmi nos joueurs ont connu de sérieuses contusions du fait que les terrains se trouvant à l’intérieur du pays sont en piteux état ! Excepté celui de Makamba. Et Vital’O n’est pas la seule équipe à avoir connu ces problèmes.

Vous vous retrouvez à la fin du championnat avec des joueurs diminués physiquement. Peu peuvent prétendre être en forme pour aborder d’autres compétitions internationales juste après le championnat. Qui plus est, la Confédération Africaine de Football (CAF) accepte un total de 30 joueurs par club. Pourquoi ne pas se conformer à ce règlement ? Surtout que deux parmi nos équipes à savoir Vital’O et Athletico représenteront le Burundi en coupes de la CAF (Ligue des Champions et Coupe de la CAF). La FFB devrait tout mettre en œuvre pour augmenter leurs chances d’arriver le plus loin possible.

A mon humble avis, une telle décision constitue un handicap pour nos représentants. Quand les coupes d’Afrique débuteront en 2010, nous serons en plein championnat. Probablement qu’il y aura des joueurs indisponibles pour inaptitude physique due aux coups reçus ! Avec 25 joueurs, l’on risque d’aligner des équipes amoindries et peu performantes. Mention spéciale à la FFB tout de même : c’est positif de débuter le championnat bien avant l’entame des coupes africaines. Les joueurs auront livré pas mal de rencontres et acquis un rythme assez effréné. Face aux grandes équipes du continent, cela peut nous donner un sérieux coup de pouce ! C’est louable ! Pourvu que ça dure !

Une certaine opinion affirme que votre club a des problèmes fous pour recruter les joueurs Divin de Flamengo et Papa Claude d’Athletico. Est-vrai ? Si oui, pourquoi ?


J.G.K: Problèmes fous dites-vous ? Non, je ne pense pas qu’il faille voir les choses sous cet angle ! Nous ferons tout ce qui est possible et légal pour avoir les joueurs que nous recherchons. Pour les cas impossibles, Vital’O FC n’est pas preneur ! A l’impossible nul n’est tenu dit un proverbe français ! Divin est un bon joueur que nous souhaiterions avoir. Il a beaucoup de qualités techniques et une intelligence vivace sur le terrain. Voilà pourquoi nous jetons notre dévolu sur lui aux côtés d’autres joueurs déjà recrutés.

Les pourparlers avec les dirigeants de Flamengo vont bon train et sont empreints d’un climat sincère jusqu’ici. Espérons que les deux parties en sortiront gagnantes à l’issue de ces négociations. Papa Claude quant à lui est sujet à litige entre Athletico Olympic et Vital’O Football Club. Il faudrait que la FFB tranche ce litige. Nous serions agréablement surpris et fort étonnés si elle tranchait en notre faveur pour des raisons que tout le monde connaît.

Pas besoin de vous faire un dessin ! Cela étant, les responsables des deux clubs devraient faire en sorte qu’une solution soit trouvée à l’amiable. C’est possible moyennant un brin de bonne foi. Après tout, les deux ambassadeurs sportifs du Burundi en coupes africaines doivent montrer l’exemple aux autres clubs. Et non se livrer une guerre inexpiable ! C’est mauvais pour l’image du football burundais.

A entendre vos propos, vous sous-entendez que la FFB ne joue pas convenablement son rôle d’arbitre. Est-ce réellement votre point de vue ?


J.G.K: Ecoutez Monsieur Sota, Vital’O FC est traumatisé par les prises de position de la FFB. Depuis 2004, nous n’avons jamais eu gain de cause. Les exemples y relatifs foisonnent. Tenez, Le forfait que nous attendions pour le cas du joueur Kubi qu’Athletico a fait jouer irrégulièrement contre Vital’O. Niet a dit la Fédération !  Les transferts de Muhamud, Abdul, Aimé Nzohabonayo et l’affaire Selemani. Affaires Divin, Badi Badi, Christophe. Sans oublier l’affaire Tchami qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le forfait que nous avons réclamé n’a pas été accordé au grand dam de nos supporters.

Alors que Prince Louis se trouvant dans le même cas a obtenu gain de cause. D’aucuns y ont vu une justice à deux vitesses : deux poids et deux mesures. Et présentement, le cas de Papa Claude qui ne devrait pas tourner à l’avantage de Vital’O. Toutes nos plaintes sont restées lettre morte. Pire : aucune parmi nos correspondances n’a reçu de suite ! Le minimum de respect est de nous répondre. Pourquoi veux-t-on nous prendre pour des menus fretins ? Dans ces conditions, comment ne pas croire que Vital’O FC est considéré comme l’enfant maudit de la Fédération ?

Ici, je voudrais souligner un fait important. Il est inexact d’affirmer que tout le personnel de la FFB voue une haine viscérale à notre club. Il ne faut jamais globaliser ! Seules, quelques personnes (à peine une poignée) placées à la haute cour de la Fédération nous regardent d’un mauvais œil. Nos performances nationales les irritent et une jalousie indescriptible s’ensuit ! C’est dommage et anti sportif !

Ouvrons une parenthèse pour crier au scandale suite à la composition de la sélection nationale burundaise senior partie nous représenter au tournoi combien important de la CECAFA. Vital’O, équipe championne, n’a eu droit qu’à deux joueurs sur la liste des dix-huit éléments retenus ! Or, la vitrine d’une sélection nationale c’est l’équipe championne. Partout ailleurs, c’est la règle d’or ! Athletico, notre poursuivant direct, compte sept joueurs dans les Intamba Mu Rugamba. Les autres équipes se partagent les neuf places restantes. Favoritisme aveugle !!! Comment les dirigeants de la Fédération peuvent-ils commettre un acte aussi grossier ? Je donne ma tête à couper que cette triste décision n’émane pas des entraîneurs.

Et l’on veut des résultats avec des magouilles aussi détestables ! Les joueurs de Vital’O non partis y compris le brave attaquant Ali Moussa dit Sova d’Inter Star sont restés à la maison pour, soi-disant, cause de maladie ! Ce qui est un mensonge éhonté et monté de toutes pièces que les responsables de l’Equipe Nationale ont eu le toupet de dire aux gens du ministère de tutelle. Attitude pitoyable et misérable ! Croyez-moi Monsieur Sota, ça heurte la conscience ! Et les mots pour exprimer ma révolte et mon indignation sont peu représentatifs de la douleur que je ressens ! Tellement il faudrait trouver des mots très forts pour dire non catégoriquement et véhémentement à une telle pratique ! Nous devons tous rejeter ces manœuvres dilatoires pour sauvegarder les intérêts de notre football. Sinon, la descente aux enfers est à nos portes ! A bon entendeur salut !

Fermons cette importante parenthèse en réaffirmant que Vital’O FC n’a rien contre la Présidente de la FFB. Nous ne lui demandons que d’être juste vis-à-vis de notre club. Et d’asseoir une bonne gouvernance à la FFB. Si elle acceptait de revoir ses méthodes et prises de position, je la soutiendrais pour briguer un troisième mandat. Mais là, Madame Lydia Nsekera doit absolument changer de trajectoire pour éviter le parcours périlleux qu’elle est en train d’emprunter.

 

Propos recueillis par Patrick Sota

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Interview avec Monsieur Kanyankore Jean Gilbert alias Yaoundé:02/12/2009
        

« C’est un coup de poignard dans le dos que de chasser quelqu’un sans le prévenir. Et surtout sans la moindre explication. A l’image d’un vulgaire planton non à l’abri d’une délation »

Monsieur Kanyankore Jean Gilbert dit Yaoundé a été remercié au poste de sélectionneur de notre équipe nationale senior de football. Et surtout pour des raisons qui, selon lui, ne tiennent pas la route. Il s’indigne d’avoir été relevé de ses fonctions par la Fédération de Football du Burundi (FFB) sans la moindre explication. Tout de même de la décence s’offusque-t-il !

Il invite la FFB à plus de respect et de courtoisie envers les entraîneurs qui suent sang et eau pour faire avancer le football national. Pour finir, il émet son point de vue sur la préparation des Intamba Mu Rugamba partis au Kenya y livrer la Coupe de la CECAFA. Et ne manque pas de faire un clin d’œil à tous les burundais pour qu’ils soutiennent à fond nos footballeurs.

Nous vous proposons la première partie de cette interview donnée par le meilleur entraîneur du pays pour l’heure. Excellente réception.  

 

Monsieur Kanyankore Jean Gilbert alias Yaoundé, bonjour. Les entraînements de notre sélection nationale senior pour disputer la coupe de la CECAFA prévue très prochainement au Kenya ont commencé le jeudi 12/11/09. Curieusement, on ne vous a pas vu entraîner les Intamba Mu Rugamba alors qu’aux yeux de l’opinion sportive et jusque très récemment le coach principal de cette équipe était Yaoundé. Avez-vous été limogé ? Si oui, pour quelles raisons ?


Jean Gilbert KANYANKORE: Bonjour Monsieur Patrick Sota. Merci d’être soucieux du sort des Intamba Mu Rugamba pour leur préparation et je vous sais gré d’avoir pensé à m’interviewer pour lever le voile sur les propos déversés par la radio trottoir. C’est une occasion d’éclairer l’opinion sportive par le truchement de votre journal. Ecoutez, c’est un coup de poignard dans le dos que de chasser quelqu’un sans le prévenir. Et surtout sans la moindre explication. A l’image d’un vulgaire planton non à l’abri d’une délation. Tout de même de la décence et un minimum de respect vis-à-vis d’un sélectionneur d’une équipe nationale.

Il y a des entraîneurs locaux qui ont travaillé avec beaucoup de dévouement pour le football burundais. Et principalement pour notre très chère équipe nationale à savoir les Intamba Mu Rugamba. Il s’agit de Messieurs Ribakare Baudouin, Jean-Paul Kebe, Ramadhani Maulidi, Kazadi Milambwe, Niyonzima Dominique et moi-même. Présentement, saluons les efforts que fournissent Messieurs Amars Niyongabo et Kaze Cédric pour amener les Intamba Mu Rugamba senior à effectuer un parcours couronné de succès.

Nous trimons pour faire avancer le football burundais. Et ce, sans relâche puisque nous sommes toujours à pied d’œuvre pour que nos joueurs aillent de l’avant. Il nous faut donc du respect et une certaine considération. Beaucoup parmi nous sont plus âgés que tout le personnel de la FFB. Le minimum est de nous adresser une note écrite et dûment signée par Madame la Présidente de la FFB nous signifiant notre limogeage. Question d’éthique et de courtoisie !


Me concernant, les raisons de ma mise à l’écart proviennent d’une mésentente entre la Fédération et moi-même à propos de la récente sélection nationale ayant croisé le fer avec le Brésil venu nous visiter. Je n’ai pas accepté que l’on m’impose certains joueurs qui devaient gonfler la liste que j’avais faite. Cela a été considéré comme une désobéissance.

A travers la discussion que j’ai eue avec l’envoyé de Madame Lydia Nsekera en la personne de Monsieur Gishikizo, Président de la Commission Technique, j’aurais tenu des propos désobligeants envers Madame la Présidente de la FFB quand j’ai rejeté la politique de l’équilibrisme au sein des Intamba Mu Rugamba. Et le fait de vouloir satisfaire les présidents des clubs qui ont élu Madame Nsekera lors des élections passées.

En alignant leurs joueurs bien que n’étant pas méritoires. Voilà ce dont je suis victime Monsieur Sota. A ma connaissance et sous d’autres cieux, l’entraîneur d’une équipe nationale doit avoir les coudées franches pour composer lui-même la liste des joueurs. Avec, bien entendu, obligation de résultat ! A mon âge et professionnellement parlant, une certaine personnalité s’impose dans mon travail. J’ai horreur des intrigues et des coups bas.

Ce sont des sales besognes qu’il faut laisser aux thuriféraires. Et si ce système perdure, on n’ira jamais loin ! Hélas, c’est le lot quotidien de plusieurs fédérations africaines.    

Vous affirmez donc que La Fédération ne vous a jamais convoqué pour vous signifier les motifs de votre limogeage. Même pas une note écrite dites-vous ?


J.G.K: Jamais au grand jamais ! Même pas un coup de téléphone ! Quelle façon avilissante de traiter les gens ! Pourtant, j’avais reçu une lettre de nomination quand j’ai occupé ce poste.

Il me paraît alors logique que l’on m’adresse aussi une note écrite me destituant. Mais pour être sincère avec l’opinion sportive, j’ai pressenti qu’un coup fourré m’attendait au tournant au lendemain du match ayant opposé le Brésil au Burundi. Parce qu’on ne m’a pas appelé et convoqué comme d’ordinaire pour la présélection des Intamba Mu Rugamba Cadets qui devaient se rendre au Soudan y disputer le tournoi de la CECAFA.

Pourtant et jusqu’à preuve du contraire, je fais partie de la Commission Technique. Ce comportement n’est pas un fait nouveau. Je me souviens qu’en 2006, alors qu’on nous avait réunis avec mes collègues pour préparer nos cadets, juniors et seniors lors des différentes compétitions internationales, j’ai évoqué le problème de contrat pour les entraîneurs des Intamba Mu Rugamba. Et ce, afin de ne pas travailler dans un flou artistique.

Pour toute réponse, j’ai été mis au rancart pendant 3 ans après avoir été durement pris à partie ! Comment voulez-vous avoir des résultats palpables avec une telle organisation ? Un clin d’œil à Madame Lydia Nsekera : de grâce, travaillez avec ceux qui vous disent la vérité. Et non ces individus fourbes qui vous couvrent de flatteries pour vous couler ! Evitez à tout prix ces personnes mal intentionnées qui vous jettent des fleurs même quand les choses vont mal !

C’est à cette condition et à cette condition seulement que notre football imprimera ses marques dans le concert des nations. Et nous vous ferions tous confiance. Pour l’heure, vous devriez changer votre fusil d’épaule !

Comment qualifiez-vous pareille attitude ?


J.G.K: C’est une attitude déplorable ! Néanmoins, je voudrais accorder le bénéfice du doute à la FFB du fait qu’une information a circulé comme quoi Yaoundé s’apprêterait à partir en Allemagne y suivre un stage de perfectionnement. D’où son remplacement en Equipe Nationale.

De toute évidence, je devais quand même être contacté par la FFB pour me dire qu’une autre personne m’a remplacé au poste de sélectionneur. Ou, répétons-le, me faire parvenir une note écrite. De plus, vu le respect que je dois à Madame la Présidente, pensez-vous que Yaoundé puisse partir en Allemagne sans la prévenir ? Jamais !

C’est la première personne à la FFB qui doit être tenue pour informée. Education et déontologie professionnelle obligent ! De toutes les façons, mon stage est au service du football burundais. Et la garante numéro un du ballon rond au Burundi est bel et bien Madame la Présidente de la FFB.

D’où l’importance que j’attache à son rôle pour l’épanouissement de notre jeunesse footballistique. Raison pour laquelle je ne peux rien faire pour le football national sans solliciter son concours. Y compris mes stages à l’extérieur.  
 
Les relations prévalant entre la Présidente de la Fédération et vous-même seraient-elles orageuses en ce moment ?


J.G.K: Pourquoi nos relations seraient-elles orageuses ? Non pas du tout ! Il est vrai que je n’ai pas échangé avec elle depuis un certain temps. Pensez tout de même aux nombreuses missions qu’elle doit accomplir. Yaoundé n’est pas sa préoccupation majeure vu moult affaires qu’elle doit traiter. J’en suis parfaitement conscient.

Du reste, nos relations devraient normalement être constamment au bon fixe puisque nous défendons et servons la même cause : le développement du football burundais. Je peux même vous dire que Yaoundé a, à plusieurs reprises,  apprécié et défendu Madame Nsekera pour les qualités que j’ai pu déceler en elle quand nous travaillions ensemble en Equipe Nationale : volonté, assistance et participation active. Toujours aux côtés des joueurs pour s’enquérir de leurs problèmes. Afin de les rasséréner. C’est très important pour leur moral. 

Permettez que je m’écarte un peu de votre question pour interpeller sportivement et amicalement le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Il semble avoir laissé toutes les initiatives techniques aux seules mains de la Fédération. De mon point de vue, c’est une grosse bévue ! Concernant la nomination des entraîneurs de nos équipes nationales, le ministère de tutelle devrait faire pencher la balance de son côté ou au minimum avoir son mot à dire. Après tout, c’est lui qui doit signer les conventions et contrats des entraîneurs sur proposition de la FFB.

A ma connaissance, c’est au ministère que revient la tâche d’engager et de payer ces derniers. Je vous le dis en connaissance de cause compte tenu de ma présence dans le staff de l’Equipe Nationale senior depuis 1995.

Comme d’habitude, les préparatifs ont débuté tardivement. Pensez-vous que nos joueurs sauront défendre les couleurs de notre pays malgré cette grosse lacune ?


J.G.K: Préparatifs dites-vous ? Faites-moi le plaisir de chercher un autre vocabulaire. Vous n’êtes pas sans ignorer combien la préparation se fait de manière superficielle.  Disons-nous la vérité Monsieur Sota. Toutefois, je garde confiance en nos braves et stoïques garçons. Ils ont forcé mon admiration l’an passé quand ils ont réussi à accéder en demi-finale malgré une préparation frivole qu’ils avaient faite. Motif : manque de moyens !!!

Voilà qui met à mal le football burundais. Nos joueurs ont l’impression d’être pris pour des colifichets. Cette façon de les traiter devrait changer. C’est vraiment dommage ! Je leur souhaite bonne chance, surtout qu’ils sont tombés dans un groupe dit de la mort avec l’Ouganda, la Tanzanie et le Zanzibar. Pas facile croyez-moi !

Ce sont des pays ayant des autorités férues du ballon rond. Et les moyens suivent. D’où une très bonne préparation quand arrivent les échéances importantes du ballon rond. Même les privés s’investissent beaucoup pour le foot. Ce qui n’est pas le cas ici. Ne sortez pas de vos gonds si nos joueurs se plantent lors de ce prochain tournoi. En attendant d’eux la coupe de la CECAFA, vous leur demanderiez d’accomplir une mission extrêmement titanesque vu les moyens que nous leur donnons. Cette attitude doit changer si l’on veut réellement atteindre le football de haut niveau. Que tous les concernés s’en imprègnent !

Comment jugez-vous le niveau du football burundais en ce moment ?


J.G.K: C’est un niveau moyen mais tout à fait prometteur vu nos talents. Et surtout leur moyenne d’âge. Ils sont pour la plupart très jeunes (entre 20 et 23 ans). Je le ressasse à gorge déployée : tous ensemble pour faire avancer le football burundais. Tous et sans exception ! Les pouvoirs publics, les opérateurs privés, la Fédération, les clubs, la presse sportive, etc. Pourquoi ne pas créer un compte bancaire pour nos équipes nationales ? Tout le monde serait invité à cotiser pour ces équipes moyennant une gestion saine et transparente des fonds.

Mais préalablement, une campagne d’information et de sensibilisation s’impose pour que le public soit rassuré. Il faudrait que les gens sachent que leur argent ne sera pas détourné. Et la presse sportive informerait l’opinion sur toutes les dépenses effectuées par les gestionnaires de ce compte. C’est une idée parmi tant d’autres. Qu’en pensent les amateurs du ballon rond ? A suivre…

Propos recueillis par Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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La pièce maîtresse du club Alléluia a soulevé la Coupe du Monde: 17/11/2009

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Le trophée de la Coupe du Monde prévue l’année prochaine en Afrique du Sud parcourt moult pays dont cinquante trois pays d’Afrique. Le nôtre a été le trente deuxième pays à recevoir cette splendide coupe en or massif pesant 6 kilogrammes et 175 grammes avec une taille de 64 centimètres de hauteur.


            Les festivités marquant cet évènement unique en son genre ont commencé le 8 novembre 2009 à 20 heures 47 minutes quand un avion de la compagnie Coca-Cola a fait son atterrissage sur le sol de l’aéroport international de Bujumbura. A bord de cet avion se trouvaient la représentante de la firme Coca-Cola Madame Amanda Machia, Monsieur Emmanuel de la FIFA avec tout son staff venu pour la circonstance. Sans oublier le capitaine emblématique de notre sélection nationale senior de football (Intamba Mu Rugamba) à savoir Valéry Nahayo, véritable figure de proue et fervent patriote. Ce dernier est titulaire (capitaine) dans le club Kaizer Chiefs d’Afrique du Sud. Une équipe qui évolue en première division et qui, l’année dernière, s’est classée troisième au classement final.


Un accueil débordant d’enthousiasme leur a été réservé par le Ministre des Sports Monsieur Jean-Jacques Nyenimigabo qui a représenté le Gouvernement et Madame Lydia Nsekera, Présidente de la Fédération de Football du Burundi (FFB). Des paroles aussi émouvantes que captivantes ont alors été prononcées respectivement par la représentante de Coca-Cola, l’envoyé de la FIFA et notre Ministre des Sports.


Madame Amanda Machia a précisé que son rôle est de montrer à quel point l’entreprise Coca-Cola attache une importance capitale à cette grande fête planétaire du ballon rond qui n’est autre que la Coupe du Monde. Coca-Cola est d’ailleurs le sponsor officiel de la FIFA. Et intervient aussi pour beaucoup dans d’autres compétitions et aspects liés au football a-t-elle ajouté.
Monsieur Emmanuel de la FIFA a mis en évidence le fait que le continent noir via l’Afrique du Sud organisera pour la toute première fois de son Histoire le Mondial. Selon lui, le Burundi devrait se joindre aux autres pays africains pour fêter dans l’allégresse cet évènement majeur. Car, en tant que dignes filles et fils de l’Afrique, les burundais doivent aussi se sentir concernés par cette Coupe du Monde qui aura lieu en 2010. Et surtout, créer une espèce d’émulation ici chez nous pour que nos joueurs sachent qu’ils doivent batailler ferme pour remporter un jour ce trophée mondial. Qui sait ? Le rêve est le commencement de la réalité. Il faut y croire dur comme fer. Et alors, y mettre tout le sérieux voulu et exigé pour arriver à un tel résultat. Beaucoup d’efforts doivent être fournis dans la préparation à tout point de vue.

C’est un clin d’œil à nos dirigeants. Et pour nos joueurs car la discipline fait partie des facteurs concourant à la réussite. Les indisciplinés n’ont pas leurs places au Mondial ! Tout est question d’encadrement. Les encadreurs de nos équipes doivent insister sur la discipline, la technique, la tactique et la condition physique. Les responsables au plus haut niveau que sont les pouvoirs publics et les différents opérateurs privés doivent assister financièrement et matériellement nos joueurs. A chacun son rôle. A chacun son métier et les vaches seront bien gardées disent nos amis français. Voilà comment se forme l’édifice pour participer à une phase finale de la Coupe du Monde.

Rien n’est laissé au hasard. Et rien ne s’obtient gratuitement au petit bonheur la chance ! Pour finir, Monsieur Emmanuel a tenu à préciser que les personnes habilitées à toucher cette précieuse coupe sont les joueurs l’ayant déjà remporté. Et les chefs d’Etats des pays visités et parcourus par cette délégation. Inutile de vous dire qu’au Burundi, seule la personne de Pierre Nkurunziza, Président de la République, est autorisée à toucher de ses mains ce trophée en or massif.


Le Ministre Nyenimigabo a alors pris la parole. Et a salué les efforts consentis par notre pays sous l’égide du chef de l’Etat pour le retour effectif de la paix. Sans cela, cette coupe ne serait pas venue chez nous a-t-il martelé ! Il a souhaité un séjour fort agréable à ces hôtes de marque venus nous prouver l’importance qu’ils accordent à notre pays. Il a invité les burundais à venir nombreux au Stade Prince Louis Rwagasore le lundi 09 novembre pour contempler cette coupe. Qui doit être soulevée par le Président de la République. Et lui seul, faut-il le rappeler !
A l’Hôtel Club du Lac Tanganyika était prévue une soirée de gala. Signalons la présence du premier vice Président de la République le Docteur Yves Sahinguvu et d’autres hauts dignitaires de ce pays. La Coupe du Monde a été montrée aux personnes présentes sur les lieux. Des photos souvenirs ont été prises pour ceux qui veulent confectionner des albums. Les propos tenus par les personnalités de marque ont été dans le fond identiques à ceux tenus à l’aéroport. Inutile d’y revenir. La presse sportive a pu poser aux organisateurs de ces cérémonies certaines questions. Et les réponses y apportées ont été claires comme l’eau de roche.
Le moment le plus attendu était le rendez-vous pris au Stade Prince Louis Rwagasore. Public nombreux où écoliers et élèves ont massivement répondu à l’appel qui leur a été lancé. Stade archicomble. IL s’agissait de montrer à notre jeunesse montante ce trophée mondial. Ainsi que cette image mémorable où le Président Pierre Nkurunziza devait soulever cette coupe. Une première chez nous. Mais avant, un match placé sous le signe du fair-play a opposé les cadets de Kinama à ceux de Buyenzi. Le public s’est régalé car le spectacle offert par ces cadets en valait la chandelle. Preuve tout à fait tangible que ce pays regorge de talents. Et qu’à l’avenir, ces derniers pourraient valablement représenter le Burundi. A condition, insistons-le, que des moyens adéquats soient mis à leur disposition pour prouver leur savoir-faire. A ce propos, le Ministre des Sports en accord avec son collègue de l’Education Nationale veulent organiser des tournois interscolaires de football. Pour détecter les talents. Et les amener à servir notre pays dans les compétitions de haute gamme. 

C’est ce qui est ressorti du speech qu’il a tenu. Excellente idée ! Attendons alors sa concrétisation. Madame Lydia Nsekera a demandé à tous ses compatriotes de combattre farouchement un phénomène devenu endémique au Burundi à savoir la corruption. Avec raison car le foot n’est pas épargné par ce fléau !  
Le Président Pierre Nkurunziza, présent au Stade Prince Louis Rwagasore, s’est alors levé pour aller soulever la Coupe du Monde. Moment d’émotion intense ! Un tonnerre d’applaudissements frénétiques a alors accompagné ce geste que d’aucuns attendaient. C’est beau à voir. Surtout pour un joueur de football comme lui. A-t-il vécu l’extase que ressent un capitaine d’une équipe victorieuse de ce trophée ?

Si oui, qu’il pense dès maintenant à octroyer tous les moyens nécessaires aux Intamba Mu Rugamba pour répondre présent au rendez-vous de 2014 au Brésil. Mais avant, il y a le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2011) ou la CAN des joueurs locaux et la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2012). Deux coupes africaines revêtant une importance capitale dans le classement de notre pays à la FIFA.
Fait regrettable qui s’apparente à une digression : notre photographe dépêché pour la circonstance s’est vu refuser d’approcher le chef de l’Etat soulevant le trophée ! Pourquoi bon sang ? Les agents commerciaux reconnus par les services protocolaires ont eu cette opportunité. Mais pas notre photographe ! Alors qu’une image pareille est un acte populaire que tous les burundais doivent voir. Y compris ceux qui n’étaient pas présents au stade. Quelle organisation ! Toujours des impairs ! C’est déplorable ! Arc-en-Ciel s’insurge contre ces individus zélés qui s’arrogent le droit d’agir n’importe comment ! Sans le moindre sens de la logique ! Personne n’a les coudées franches pour gêner le travail des autres !


Le chef de l’Etat a alors prononcé le mot de clôture. En substance, il aimerait voir cette coupe venir au Burundi y rester. Et non y faire un court passage. D’où, un sursaut hautement patriotique de tout un chacun s’avère indispensable pour réussir ce pari. L’exemple du Ghana qui, récemment, a remporté le mondial junior pourrait inspirer les burundais a-t-il tenu à souligner. Parfaitement raison. Mais l’exemple vient toujours d’en haut. C’est lui et ses collaborateurs qui doivent impulser une nouvelle dynamique. Dynamique liée à l’effort, la compétence et l’honnêteté dans toutes nos entreprises sous le label : « Que le meilleur gagne ! » Fini le clientélisme qui, aujourd’hui comme hier, nous prend en otage. A bon entendeur salut !

Eric Nsengiyumva et Patrick Sota

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Point de vue d'un fan de notre football sur le message ouvert à Nsekera : 12/11/2009

Merci à Patrick Sota pour son "message ouvert à Mme Lydia Nsekera" paru dans le n° 277 du 6/11/09 Arc-En-Ciel. Vous avez demandé l'impossible. Ignorez-vous vraiment que Mme Lydia n'est pas étrangère à la "fraude grossière qui mérite une sanction sévère de la part de la FFB ?". Quel sportif Burundais oublierait de sa mémoire le cas tristement célèbre du match Maniema vs Etoile du Nil où le score était de 25-1.

Qui oublierait ce qui s'est passé à Makamba ? Un haut cadre du comit é exécutif de la FFB m'a confié, je cite :"les chiens aboient, la caravane passe", ceci pour dire que les préoccupations que vous évoquez n'empêcheront pas les autorités du football à dormir tranquillement. A moins que vous préferiez que la présidente de la FFB fasse un droit de réponse où elle se condamnera ou alors elle jurerait son innocence, en promettant de mener une action contre ses amis.


Seulement, et c'est déplorable, on n'éduque pas son enfant en lui faisant cadeau d'un vrai pistolet, car un jour il risque de tirer sur vous. Cautionner une telle situation, c'est rendre un mauvais service au football Burundais et une équipe n'ayant pas mérité sa victoire par la sueur de ses joueurs n'ira sûrement nulle part. Même si l'on accorde des moyens à nos représentants (Athletico), je n'escompte pas de résultats extraordinaires. Vital'O a plus de chance, vu son expérience des compétitions africaines et le savoir faire de son coatch. 
Wait and see. On verra toutes les couleurs des insolites du football.


Jean Marie Kajibwami
Un amoureux du ballon rond

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« Les fans du ballon rond ici chez nous sont terriblement frustrés ! »: 10/11/2009

Monsieur le Ministre,
Les amateurs du ballon rond sont sur le qui-vive et attentent impatiemment que la loi sur le sponsoring voit le jour. D’après nos sources, cette loi aurait déjà été adoptée et promulguée par le Parlement. Il ne resterait plus qu’à attendre la signature finale du Chef de l’Etat pour qu’elle soit opérationnelle. Espérons ici que ce ne soit des vœux pieux !
De grâce, nous vous demanderions d’appuyer sur l’accélérateur pour ne pas que les choses traînent en longueur. Côté ballon rond, les deux premiers clubs cette année à savoir Vital’O Football Club et Athletico Olympic s’apprêtent à défendre les couleurs de notre pays en coupes africaines. Sans oublier notre sélection nationale senior (Intamba Mu Rugamba) qui, d’ici peu, doit se rendre au Kenya y disputer la Coupe de la CECAFA.
Nos échecs lors des compétitions précédentes ont été, en grande partie, causés par des préparatifs frivoles. Et ce, par manque de moyens nous a-t-on toujours dit ! Or, en mettant en branle cette loi, les opérateurs privés ne seraient plus frileux pour sponsoriser nos ambassadeurs sportifs. Car, le fisc tiendrait compte de leurs soutiens financiers sur les charges fiscales que ces opérateurs doivent régulièrement payer.
Ainsi, des moyens adéquats seraient mis à la disposition de nos équipes pour que commence à temps la mise au vert connue dans le jargon footballistique sous le nom de « local ».
Nous avons manqué le coche lors des coupes africaines précédentes y compris les éliminatoires pour participer à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2010). Autres temps autres mœurs dit-on, oublions ce passé de sinistre mémoire. Et abordons le futur avec optimisme et sérénité. Mais il faut commencer dès maintenant ! Le présent conditionne le futur. Mettons-y le paquet pour que Vital’O et Athletico soient à la hauteur de nos attentes en Ligue Africaine des Clubs Champions et à la Coupe de la Confédération Africaine de Football. Faisons de même pour nos Intamba Mu Rugamba senior qui auront des morceaux difficiles à triturer à la CECAFA. Et surtout l’année prochaine quand arriveront les éliminatoires pour aller à la CAN 2012 et au CHAN 2011. Remâchons-le sans le moindre subterfuge : c’est maintenant qu’il faut commencer à se préparer ! Qui veut aller loin ménage sa monture disent les français. Jamais le Burundi n’a participé à une phase finale de la CAN senior ! Les fans du ballon rond ici chez nous en sont terriblement frustrés ! Sous quel régime vivra-t-on ce moment ineffaçable dans l’histoire footballistique de notre pays ? Avec à bord du navire un capitaine diplômé en sport et un parmi ses bras droits les plus fidels qui fut son enseignant, pourrait-on assister à ce coup d’éclat ? Une grande première qui irait à l’actif de l’actuel Gouvernement via le Ministre des Sports. C’est aussi une carte électorale à jouer ! Demandez au Président Paul Biya du Cameroun. Combien de fois le football l’a sauvé de son fauteuil éjectable ? Présentement, il vient d’octroyer tous les moyens nécessaires aux Lions Indomptables pour qu’ils aillent en Coupe du Monde prévue l’année prochaine en Afrique du Sud. Ces derniers sont en passe de réussir cette opération attendue avec forte chaleur par tout un peuple. Football et politique se rencontrent quelque part. Et se mêlent dans des ramifications parfois difficiles à démêler ! Dirigeants des temps modernes, à vous de jouer en fonction de cette donne !
Une inquiétude hante plus d’un et se répand comme une traînée de poudre. Il s’agit d’une triste nouvelle ayant trait à la construction d’un stade de football à Maramvya. Erreur monumentale ! Vous devriez plutôt défendre comme champ d’action la refonte  du stade mythique de l’AFB (Association de Football du Burundi) ou le chaudron de Bujumbura qui se  trouve au cœur de la capitale. C’est en mairie de Bujumbura que se trouvent les grands clubs. Et un nombre important de supporters. A défaut de refaire ce stade emblématique tombé en déliquescence et devenu une poubelle pour les passants, il faudrait chercher un terrain se trouvant à proximité du centre ville. Qui n’obligerait pas les spectateurs à effectuer un long déplacement. A Maramvya, c’est loin et le coût du transport n’est pas à la portée des petites gens terrassées par la paupérisation observée de nos jours. Pour preuve, les amateurs du ballon rond n’arrivent plus à occuper massivement les gradins du Stade Prince Louis Rwagasore. Présence tout à fait insignifiante ! Notre football est devenu une bagatelle dans un pays où peu parviennent à joindre les deux bouts du mois. Peut-on aller au stade quand les besoins primaires ne sont pas satisfaits ? Alors, qu’en sera-t-il quand les gens devront creuser dans leurs poches pour se rendre à Maramvya ? Même les personnes ayant leurs propres véhicules doivent économiser le carburant devenu trop cher ! Auront-elles la possibilité et l’engouement d’aller à Maramvya chaque week-end ?  
Dans notre sous région, nous connaissons des pays ayant commis la même erreur. A l’image de l’Ouganda pourtant plus vaste que le Burundi. Les stades excentrés par rapport à la capitale sont très peu fréquentés. Certains meurent de leurs belles morts parce que n’étant jamais occupés. Ne commettons pas la même bourde !  
Nous vous prions de réagir par rapport à tous ces souhaits et interrogations ? En ce moment, les regards des sportifs sont braqués sur vous comme un peuple qui attend son sauveur. Halte aux échecs répétitifs de nos équipes alors que notre si beau pays regorge de talents. Nos portes vous sont grandement ouvertes pour éclairer l’opinion sportive.
Nos remerciements les plus sincères.

 

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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« Beaucoup parmi les amateurs du ballon rond sont chauffés à blanc. »:10/11/2009

Madame la Présidente de la Fédération de Football du Burundi (FFB),
Beaucoup parmi les amateurs du ballon rond sont chauffés à blanc. Et réclament à cor et à cri un blâme sévère à l’endroit de votre personne. Après analyse minutieuse des faits, il apparaît clairement que leurs récriminations sont fondées. Le summum de la flétrissure a été atteint au cours du match de la honte ayant opposé Espoir de Mutimbuzi à Zèbre de Gitega. A la mi-temps, le score était d’un nul vierge de zéro but partout. Ce score restera intact pendant les vingt premières minutes de la seconde partie. Après concertation entre les dirigeants des deux équipes, Zèbre s’est permis d’encaisser une pluie de buts. Ecarquillez bien les yeux : quatorze buts !!! Et ce, en vingt cinq minutes ! C’est du jamais vu ! Contre toute attente et à la surprise générale, Espoir de Mutimbuzi a remporté le titre de champion en ligue B (intérieur du pays). Et ce, malgré cette fraude grossière qui méritait une sanction sévère de la FFB. Voilà qui peut porter un coup dur à la bonne marche de notre football. De grâce, plus jamais ça ! Que comptez-vous faire pour stopper net voire combattre vigoureusement des tricheries aussi flagrantes que celles observées au cours de ce match ?
En outre, les clubs (y compris nos équipes nationales) sont très peu nantis malgré votre aura sur le plan international. Vous devriez faire en sorte que la FFB tisse des relations fructueuses avec l’extérieur afin que pullulent des sponsors pour nos équipes. Et mener hic et nunc des actions énergiques de marketing pour que les sociétés locales sponsorisent nos équipes nationales Avez-vous des plans rénovateurs pour venir à bout de cette faille que d’aucuns constatent et déplorent ?
Incessamment, nous attendons votre réaction pour verser du baume au cœur chez tous ces supporters furieux contre vous. Votre droit de réponse est le bienvenu pour éclairer certains amateurs du ballon rond visiblement surchauffés ! A vous de jouer ! La balle se trouve dans votre camp.

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Vital’O FC a confirmé son titre de champion national dans une ambiance peu festive le 09/11/2009

Nous sommes dimanche le 25 octobre 2009. Match de gala marquant les cérémonies de clôture du championnat national Primus Ligue (édition 2009). Duel entre le premier et le second à savoir Vital’O FC et Athletico Olympic.
            D’emblée, disons sans sourciller les yeux que le décor et l’ambiance qui régnaient au Stade Prince Louis Rwagasore n’avaient rien d’un gala. Public très peu nombreux. Stade pratiquement vide. L’on s’attendait à des festivités hautes en couleur où seraient conviés tous les principaux acteurs ayant en charge le football burundais. Avec à la fin une grandiose réception suivie par des messages d’encouragement pour créer chez les clubs une espèce d’émulation. Rien du tout ! Tout s’est déroulé dans une simplicité absolue. La fin du championnat mérite une marque de reconnaissance beaucoup plus significative.
            Outre cette atmosphère peu enjouée, la Fédération n’a pas invité les grosses pointures parmi les opérateurs économiques. A l’exception de la Brarudi que nous remercions vivement. Parce qu’elle finance le championnat national. Avant le match, il fallait faire le tour des grandes sociétés privées. Et les amener à prendre part à ces cérémonies. Pour qu’elles s’imprègnent du bien-fondé et de la valeur que représente le football. Partant de là, des personnes ressources à la FFB entreprendraient des démarches auprès de ces opérateurs économiques. Objectif recherché : obtenir d’intéressants sponsors moyennant une extraordinaire visibilité via d’innombrables actions publicitaires menées par la FFB dans l’opinion sportive. Côté marketing : des lacunes sont perceptibles. Beaucoup de choses restent à faire !

            Aperçu succinct de la rencontre
            Venons-en au déroulement du match. Dès l’entame de la première partie, Athletico passe à l’offensive. A la huitième minute, Nzomukunda Fiston manque de peu l’ouverture du score par une excellente tête suite à un centre parfait venu du flanc droit. Le goal keeper de Vital’O détourne habilement le ballon en corner. Grosse frayeur chez les supporters des mauves et blancs. Leur équipe parviendra à jouer balle au sol. Et rencontrera sur son passage une équipe d’Athletico qui pratique aussi un bon football. Avec un rayonnant Pichou qui, hélas, a du mal à contenir sa nervosité. L’attaque de Vital’O composée de Miami et Zigabe Gabriel m’a paru fébrile et peu convaincante. Si bien que les défenseurs adverses n’ont pas eu beaucoup de peine à contrecarrer les assauts de ces deux pièces maîtresses côté Vital’O. Au cours de cette première mi-temps, on n’a pas vu de véritables actions offensives. Sauf cette tête de Fiston qui n’a pas réussi à tromper la vigilance du gardien de but de Vital’O. Même le percutant Nahimana Claude dit Papa Claude d’Athletico n’a pas, comme d’ordinaire, régalé le public par ses percées spectaculaires. Il a eu en face de lui une défense de Vital’O solide. Et animée par le séduisant Jafari. Excellent arrière central. Et ce, malgré son gabarit qui ne présage guère son superbe jeu défensif. Intelligence et anticipation sont ses armes de prédilection. Garçon très remarquable. Contrairement aux attaquants, les médiateurs des deux équipes ont été très remuants. La première mi-temps s’achèvera sur un nul vierge de zéro but partout.
            Au cours de la seconde partie et d’entrée de jeu, Athletico attaque. Vital’O se replie en défense et opère par des contre-attaques. Là aussi, le début de la deuxième mi-temps se révèlera identique à la première partie. Pas d’occasions franches de but. Dans chaque camp, les médiateurs sueront sang et eau pour inciter les attaquants à marquer. Mais sans succès !
            Kanyankore Jean Gilbert alias Yaoundé, sélectionneur de Vital’O, a vite compris que des changements doivent être effectués parmi ses poulains. Le milieu de terrain Bolima alias Type diminué physiquement suite aux coups reçus est remplacé par Epo. Tonton (milieu offensif) cède sa place à Halidi. A l’attaque, Miami peu mordant sort et le très jeune Déo fait son apparition sur la pelouse. Sa première touche de balle portera des fruits à son équipe. Il dribble deux défenseurs. Et crée un danger béant en défense adverse. Balle aux pieds, il est difficile à arrêter. Sa fulgurante conduite de balle déroute ses adversaires. Le goal keeper d’Athletico sort de ses bois pour stopper net cette percée. Déo, malin comme un renard, le feinte comme s’il allait marquer. Et offre un caviar à Zigabe Gabriel. Celui-ci, à proximité du gardien et d’une déviation bien faite, glisse la balle au fond des filets. But ! C’est fait ! Ouverture du score. But marqué à la vingt deuxième minute de la reprise. Vital’O prend alors le dessus sur son adversaire. Yaoundé n’a pas encore épuisé toutes ses cartouches. Fidel Nimubona, émoussé, sort. Tchene Mossin entre. Pour appuyer le bulldozer Claude, milieu défensif infatigable et bon récupérateur des balles adverses. Tchene servi par Epo déborde sur l’aile gauche. Il s’arrête et voit d’un coup d’œil que Halidi est bien démarqué dans les 16 mètres. Centre bien ajusté et reprise de volée d’une beauté éclatante : deuxième but ! Le goal keeper d’Athletico n’a vu que du feu ! Les fans de Vital’O exultent. Quel geste plein de magnificence ! A la Zidane ! Un but que l’on devrait enseigner dans les écoles de football. Voilà une action qui vaut le déplacement au stade. Les mauves et blancs ont inscrit le but du break à la trente huitième minute de la deuxième mi-temps. Les poulains de Kaze Cédric sont alors terrassés. Même l’entrée sur terrain de Henri Mbazumutima (valeur sûre d’Athletico) ne changera pas la physionomie du match. Halidi a prouvé son talent durant le championnat. Et a forcé l’admiration du public en marquant ce but d’anthologie. Un florilège dans les annales de notre football. A lui de confirmer son savoir-faire lors des prochaines échéances. Surtout en Ligue Africaine des Clubs Champions.
            Une petite digression comme j’en fais souvent. Adel Amrouche, ex sélectionneur des Intamba Mu Rugamba senior, m’a dit ceci : « Halidi peut faire une bonne carrière en Europe. Mais il doit assidûment améliorer sa condition physique. » Effectivement, la technique il l’a. Cela étant, pour faire carrière en Europe, il faut être apte physiquement. Sur terrain, le rythme est effréné et les contacts entre joueurs sont extrêmement musclés. Une brusquerie impitoyable. Raison pour laquelle peu parmi nos joueurs réussissent les tests d’admission dans les clubs européens. Que voulez-vous ? C’est le milieu qui fait l’individu. Le nôtre ne favorise pas l’émergence et l’éclosion d’un joueur. Il faut que ça change !
            Revenons au cas qui nous occupe : le match du week-end passé. Après le deuxième but inscrit par Vital’O, le score ne bougera pas d’un pouce. Deux buts à zéro. Tel sera le résultat final d’un match qui méritait une présence beaucoup plus accrue du public. C’est dommage !

            Octroi des prix
            Des prix d’encouragement ont été décernés à tous ceux qui ont joué un rôle au cours du championnat. Ainsi, Vital’O FC, champion national de la ligue A, a reçu une enveloppe de 1.500.000 francs bu, une coupe et 8 ballons. Athletico Olympic, vice champion national de la ligue A, a reçu une enveloppe de 1.200.000 francs bu, une coupe et 8 ballons. En ligue B (Bujumbura), le champion à savoir Union Sporting a reçu une enveloppe de 300.000 francs bu et 5 ballons. Pour la ligue B (intérieur du pays), le champion à savoir Espoir de Mutimbuzi a obtenu une somme de 300.000 francs bu et 5 ballons. Le Vainqueur Super Primus (match de gala entre le premier et le second) a reçu une enveloppe de 500.000 francs bu. Mais, sur la copie où sont mentionnés les différents prix, il est  clairement écrit que cette somme sera octroyée aux deux équipes. Bizarre ! On est alors en droit de se demander qui a remporté ce match de gala ? Puisqu’il y a eu un vainqueur et un vaincu. Clair comme le jour ! Comment cette somme peut-elle revenir aux deux équipes ? La FFB devrait nous fournir de plus amples explications.
            Le meilleur joueur du pays pour cette saison est Kwizera Pierrot d’Athletico qui a reçu une somme de 200.000 francs bu, une médaille, une coupe et un ballon. La révélation de l’année est Abdoul Razak Fiston du club Lydia Ludic Burundi Academic qui a reçu 100.000 francs bu, une médaille et un ballon. Pour la ligue A, le meilleur buteur est Nzomukunda Fiston d’Athletico qui a reçu 200.000 francs bu, une médaille et un ballon. En ligue B (Bujumbura), le meilleur buteur est Maronko Marius du Club Solidarité qui a reçu 60.000 francs bu, une médaille et un ballon. En ligue B (intérieur du pays), le meilleur buteur est Bivakumana Jimmy du club Espoir de Mutimbuzi qui a reçu 60.000 francs bu, une médaille et un ballon.
            Le prix de remerciement est revenu à Madame Havuginoti Béatrice, Gouverneur de la province de Bururi qui a reçu une médaille, un cadeau Primus et 5 ballons. Elle a fait montre d’un dévouement sans pareil en faisant progresser de manière ascendante le football dans sa province. Les arbitres de la ligue A se partagent une somme de 200.000 francs bu. Idem pour les journalistes sportifs.

Réactions à chaud du public y compris la Fédération
Les prix décernés aux deux premières équipes ont offusqué pas mal de gens. Des réactions de mécontentement ont fusé de partout et sont tombées comme la foudre. Les fans de Vital’O FC ont crié à l’injustice compte tenu de la somme donnée l’année passée à Inter Star : 2.500.000 francs bu. C’est ce club qui a remporté la coupe nationale la saison dernière. Vital’O FC, champion cette année, reçoit une somme de 1.500.000 francs bu. Soit une différence d’un million de francs bu. Deux poids et deux mesures martèlent les mauves et blancs ! Un fan de Vital’O ayant requis l’anonymat n’a pas mâché ses mots en ces termes : « Comment voulez-vous que nos joueurs atteignent le football de haut niveau vu les sommes modiques qu’on leur donne ! »  Et d’ajouter : « Une équipe qui gagne le championnat ne peut pas recevoir un montant aussi ridicule ! » Et Athletico lui ai-je demandé ? Et de me répondre : « Même Athletico méritait beaucoup mieux vu sa place qualificative pour la Coupe de la CAF. » Un certain Diomède Bishaka m’a approché et a tenu à ce que sa voix fasse boule de neige. Ahuri, il n’y est pas allé par quatre chemins en disant : « Au Burundi, le football ne peut pas progresser avec les responsables que nous avons ! » Et de renchérir : « Livrer tout un championnat national pour récolter des miettes pareilles ! C’est malheureux ! La Fédération devrait avoir honte ! »
Cette dernière ne conçoit pas les choses sous cet angle. Primo dit-elle : ces prix sont décernés symboliquement. Simple geste de bonne volonté qui n’a aucun caractère obligatoire. Il n’est mentionné nulle part dans les textes et lois qui régissent la FFB que des prix doivent être décernés aux clubs et aux joueurs à la fin du championnat. Même la FIFA ne reconnaît pas ces cérémonies qui relèvent d’une initiative personnelle des différentes fédérations. D’ailleurs, toutes les fédérations n’organisent pas ces festivités marquant la clôture d’un championnat. Secundo ajoute-t-elle : les moyens disponibles ne sont pas une constante linéaire. La Fédération n’a pas pu obtenir les mêmes moyens que l’année passée. A l’impossible nul n’est tenu. Tertio conclut-elle : l’édition 2009 a été marquée par un manque flagrant de fair-play chez certains dirigeants des clubs. D’où certaines irrégularités relevées ça et là au cours du championnat. Chose non observée l’année passée. Pour toutes ces raisons, les prix d’encouragement ont été revus à la baisse pour le championnat 2009.
Amis sportifs, êtes-vous d’accord avec la Fédération ? Vos réactions sont les bienvenues pour autant qu’elles soient constructives. Et non couvertes d’invectives comme certains ont l’habitude de le faire. Tout de même de la décence quand il y a des revendications à faire !

 

Patrick Sota

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Vital’O FC est sacré champion du Burundi avant terme : le 15/09/2009

            Pour la vingtième fois de son Histoire, le club de Vital’O remporte la coupe du Burundi. Il importe de signaler que les mauves et blancs ont été aussi neuf fois vices champions du pays jusqu’à ce jour. Soit vingt neuf titres nationaux, ça se passe de tout commentaire ! Incontestablement, Vital’O domine le football burundais. Constat qui crève les yeux. C’est l’équipe la plus titrée. Aucune autre formation n’a un tel palmarès.
            Cette vingtième consécration a été confirmée ce samedi 12 septembre 2009. Le nul d’un but partout obtenu par Inter Star et Athletico a fait les affaires de Vital’O. Avec ce score paritaire, l’équipe présidée par Joseph Désiré Bahama se juche sur le perchoir le plus élevé. Et ce, à deux semaines de la fin du championnat. Même en perdant tous les matchs qui lui restent. Sa défaite de deux buts à zéro face à Prince Louis ce dimanche 13 septembre 2009 n’inspire aucune espèce d’affliction. Les poulains de Jean Gilbert Kanyankore alias Yaoundé ont livré ce match en sachant déjà que le titre suprême leur a été acquis la veille. Dans ces conditions, à quoi bon se briser en mille morceaux quand l’essentiel a été fait ? Yaoundé n’a pas aligné ses onze meilleurs éléments. Et pour cause : il veut préparer la Ligue Africaine des Clubs Champions avec des joueurs en forme physiquement. Qui ne souffrent d’aucune contusion.
            Les prochains jours seront déterminants quand Vital’O connaîtra son adversaire en Ligue des Champions. Nous lui souhaitons un parcours couronné de succès. Cette ligue est la plus prestigieuse des compétitions continentales après la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui a lieu tous les deux ans. Les meilleurs clubs sur le plan africain croisent le fer. Et l’équipe gagnante de cette coupe décroche son billet pour participer à la Coupe du Monde des Clubs Champions. C’est vous dire l’importance que revêt la Ligue Africaine des Clubs Champions.
A n’en pas douter, Vital’O rencontrera des morceaux difficiles à triturer. Ses préparatifs doivent alors se faire conséquemment. Chercher à tout prix les moyens matériels et financiers à temps pour mener à bien cette phase préparatoire. Recruter des éléments idoines pour renforcer l’équipe. Le staff dirigeant le sait. Et en est conscient. Une armature humaine soudée et unie. Avec le meilleur entraîneur du pays pour l’heure en la personne de Yaoundé. Fin stratège et grand dénicheur de talents. Homme courtois, sage, pondéré et circonspect. Qui plus est, Yaoundé est un excellent encadreur. Les joueurs le prennent pour leur père. Et pas n’importe lequel ! Un bon père de famille.
Athletico, suite à son nul face à Inter Star, a pris de sérieuses options pour gagner la deuxième marche du podium. Place qualificative pour participer à la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF). La formation dirigée par Léopold Gisage doit remporter un match sur les deux rencontres restantes. Impérativement. Gisage a une fringale de participer à cette coupe, ça se sent comme le hareng sent le poisson. Du reste, c’est on ne peut plus légitime. Son équipe devra battre Musongati de Gitega sur son terrain. Pas très facile pour qui connaît cette formation jouant chez elle. Une équipe qui se bat bec et ongle pour ne pas perdre devant son public. Aux poulains de Cédric Kaze (coach d’Athletico) : à vous de jouer ! La balle est dans votre camp. Vous êtes à deux doigts de la qualification pour la Coupe de la CAF. Mais attention au moindre faux pas ! Inter Star vous guette. Et vous attend au tournant.
Les noirs et blancs n’ont pas encore désarmé. Avec raison, il ne faut jamais lâcher prise avant que ne tombe le verdict final. Qui sait ? Pour être deuxième, Inter Star doit absolument gagner ses deux derniers matchs. Face à Wazee de Rumonge d’abord. Et ensuite, battre l’équipe de Marandura, à savoir Lydia Ludic Burundi Academic. Concomitamment, les noirs et blancs doivent espérer qu’Athletico trébuche à Gitega face à Musongati. Et à Bujumbura face à Flamengo. En somme, Inter Star effectuerait un sans faute lors de ses deux dernières journées. Athletico essuierait de graves mécomptes en bâclant ses deux dernières rencontres. Chose très aléatoire mais pas impossible ! Au foot, tout peut arriver. Inter Star mise sur ces deux scénarios peu probables. Scénarios-catastrophes pour Athletico. Remâchons-le : un évènement peu probable ne signifie pas du tout qu’il ne peut en aucun cas se produire. A fortiori au football où les revirements spectaculaires existent assez souvent. L’écrivain André Gide n’avait pas tort de dire : «Dans toute aventure de ce genre on se lance dans l’aléatoire». Effectivement, Inter Star doit se lancer dans l’aléatoire. Pour y croire jusqu’au bout. D’ici peu, nous en saurons plus.
Les équipes de Prince Louis et LLB Academic luttent de pied ferme pour ne pas chuter en deuxième division. En témoignent leurs victoires le week-end passé respectivement face à Vital’O (2-0) et face à Flamengo (1-0). Par contre, Aigle Noir de Makamba file du mauvais coton. Défaite sur défaite, l’équipe de l’Honorable Révérien Ndikuriyo se trouve sur un glissement de terrain. En restant sur cette trajectoire, elle retrouvera le trou qu’elle avait su quitter l’an passé. Be careful !!! A moins de gagner ses deux derniers matchs. Et souhaiter qu’une parmi les formations de Prince Louis et LLB Academic manque le coche à l’issue des deux dernières journées. Wait and see ! Surtout qu’Aigle Noir doit croiser le fer ce week-end avec LLB Academic. Match d’une importance capitale. Pour éviter la relégation. Un spectacle affriolant est attendu. Là aussi, pas de propos spéculatifs avant terme. Attendons le déroulement des faits pour peaufiner nos analyses et commentaires.
Pour finir, saluons une fois de plus la bravoure dont a fait preuve cette année Vital’O. Une équipe new look qui pourtant n’avait pas la faveur des pronostics au début du championnat. Loin de là. Du fait que l’année passée ses éléments clés sont partis ailleurs se frayer une place au soleil. Ce qui a quasiment modifié de fond en comble son ossature. Raison pour laquelle beaucoup disaient que la formation de Vital’O tomberait pieds joints en deuxième division. Parce qu’amoindrie croyait-on ! En oubliant que cette équipe a fait un extraordinaire apport de sang neuf. De nouvelles recrues hyper dynamiques et douées d’un talent hors du commun. Sur terrain, les jugements hâtifs et corrosifs n’ont pas de place. Seules la qualité et l’efficacité du jeu comptent. C’est là que se trouve le secret des mauves et blancs. Depuis les années les plus reculées. Avec les Muvala, Malick, Shundu, Ndjali, Mudeyi, Dumbo, Stanley et autres de glorieuse mémoire. Aujourd’hui, les Jumapili Jafari, Demunga, Fidel Nimubona, Tonton Hakizimana, Bolima alias Type, Halidi, Léopold Kaya, Déo et autres défendront-ils vaillamment notre pays comme l’avaient si bien fait leurs aînés ? C’est la question qui revient sur toutes les lèvres. Qui vivra verra !

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisylve@gmail.com

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Interview avec Monsieur Innocent René Buhungu 22/08/2009

« La clé de notre réussite n’a rien de sorcier : la discipline et la rigueur dans le travail »

Monsieur Innocent René Buhungu dit Malubanga alias Malulu est très célèbre dans nos milieux footballistiques. Dès son très jeune âge et inspiré par son père, il se familiarise avec le football burundais. Cette passion n’aura pas été vaine puisqu’elle lui permettra de devenir quelques années plus tard le Directeur Technique de l’emblématique équipe de Vital’O FC.

Dans cette interview, il nous parle de son rôle dans ce club et les facteurs expliquant le bon classement provisoire des mauves et blancs lors du championnat Primus Ligue toujours en cours. Pour finir, il émet son point de vue sur les raisons des échecs de nos équipes lors des rencontres internationales. Et n’y va pas par quatre chemins pour montrer les failles qu’il observe à la Fédération de Football du Burundi (FFB). Nous vous souhaitons une très bonne réception.

 

Patrick Sota : Monsieur Innocent René Buhungu, bonjour. Vous êtes le Directeur Technique du club Vital’O. Depuis quand l’êtes-vous ? Et depuis quand êtes-vous dans le monde du football ?

I R B : Bonjour Monsieur Patrick Sota. Effectivement, je suis bel et bien le Directeur Technique du Club Vital’O. J’ai commencé par exercer cette fonction en 1997 jusqu’en 2001. Il y a eu interruption pendant 3 ans. J’ai repris cette fonction en 2004 jusqu’à ce jour. Depuis mon très jeune âge, le football est pour moi une passion. Et non pas par hasard. C’est grâce à mon père Monsieur Félix Buhungu que j’ai pris goût à ce sport-roi. Je suis fier de rappeler que ce dernier est le premier entraîneur national de football dans ce pays.

P.S : Vous êtes un ancien joueur de l’ancienne et belle équipe de Burundi Sport Dynamique. Qu’est devenue cette équipe ? Pourquoi avez-vous jeté votre dévolu sur Vital’O FC ?

I R B : Après plusieurs années d’absence sur la scène footballistique nationale, Burundi Sport Dynamique renaît de ses cendres. Je dis cela parce que beaucoup croyaient que cette équipe s’est évaporée dans la nature en disparaissant complètement. C’est une équipe évoluant pour l’heure en 3ème division si mes informations sont bonnes. En travaillant assidûment, j’ose espérer que Burundi Sport Dynamique réintégrera la cour des grandes équipes locales telles que Vital’O, Inter Star, Athletico, etc. J’ai jeté mon dévolu sur Vital’O suite à une demande insistante de l’ancien Président de notre club Monsieur Samuel Batsinda qui réside actuellement à Kigali. Je dois vous avouer que ce choix porté sur ma personne m’a drôlement étonné vu que j’étais, me semble-t-il, trop jeune pour ce poste. 

P.S : Revenons un peu sur votre rôle au sein de Vital’O FC. Pour les profanes en matière de football, quelles sont les missions principales d’un directeur technique ?

I R B : N’entrons pas dans les détails pour ne pas embourber vos lecteurs dans des termes trop techniques. Tout le monde n’est pas à l’aise avec ces termes. Disons tout simplement que le directeur technique est l’intermédiaire entre le staff technique et la direction du club. Avec entre autres missions assister l’entraîneur dans la formation des joueurs, motiver à fond ces derniers et apporter sa pierre d’édifice dans leur encadrement. La rigueur doit être mise en avant pour y arriver. C’est une condition sine qua non.

P.S : Votre équipe reste jusqu’à ce jour première au classement provisoire. Quels sont d’après vous les facteurs pouvant expliquer cela vu que beaucoup ne le prédisaient pas ?

I R B : Effectivement, le classement actuel de Vital’O qui caracole en tête du championnat a surpris plus d’un. Les mauvaises langues ont poussé l’effronterie jusqu’à dire que notre équipe chutera en deuxième division pour y rester tel un mollusque accroché à son rocher. Que de niaiseries ! Que d’âneries ! Après le départ massif de nos éléments clés pour d’autres cieux, nous avons été obligés de recourir à de nouvelles recrues. La clé de notre réussite n’a rien de sorcier : la discipline et la rigueur dans le travail. Le tout, ressassons-le, couvert d’un encadrement on ne peut plus sérieux et efficace. C’est aussi simple que ça. Question de volonté et c’est marche comme à la parade !

P.S : Malgré votre très bon classement, quelles sont les lacunes à relever dans le système de jeu de votre équipe ?

I R B : Nous avons fait une très bonne entame cette saison. Et avons essayé de rester sur la même trajectoire jusqu’à maintenant. Notre poursuivant direct a dix longueurs pour nous rattraper. Au foot, tout peut arriver mais à mon humble avis ça ne sera pas facile de remonter cette pente. Il nous reste encore cinq journées que je qualifierais de décisives. C’est le sprint final. Le rythme est saccadé et il faut tenir jusqu’au bout. Quant aux lacunes décelables dans notre système de jeu, je me réserve le droit de dévoiler nos faiblesses à la fin du championnat. De toutes manières, les analystes chevronnés en matière de football peuvent aisément déceler ces failles. Fair-play oblige, nous sommes ouverts à toutes les critiques visant à nous mettre sur les rails du progrès. Et non les propos acerbes et injurieux de la part de ceux qui fulminent de colère quand notre équipe gagne. Hélas, les personnes jalouses pullulent dans nos milieux footballistiques. C’est malsain et dommage pour l’avenir de notre football.

 

P.S : En tant que technicien des connaissances footballistiques, comment jugez-vous le niveau du football burundais actuellement ?

I R B : Sur le plan régional, nos clubs n’arrivent pas à imprimer leurs marques. Même chose sur le plan international à savoir nos échecs en Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF) et en Ligue Africaine des Clubs Champions. Remarquez aussi que notre équipe nationale n’enregistre pas de bons résultats. Constat malheureux ! A mes yeux, deux facteurs sont à l’origine de ces fiascos. Primo : la paupérisation que traverse notre pays n’épargne pas les clubs. Rares sont les équipes capables de satisfaire leurs besoins matériels et financiers sur une période de cinq ans. Le manque de moyens se fait cruellement sentir. Secundo : je mentionnerais la mauvaise organisation des compétitions locales par la Fédération de Football du Burundi (FFB). J’espère que vous me donnerez l’occasion d’expliciter ce dernier aspect.

P.S : Très brièvement, quelles propositions feriez-vous pour rehausser ce niveau ?

I R B : Ecoutez, le calendrier du championnat tel que programmé par la FFB ne favorise pas la préparation des clubs et celle de notre équipe nationale lors des compétitions internationales. Pour preuve, au moment où il reste encore cinq journées à disputer pour que prenne fin le championnat, ailleurs la saison 2009-2010 va bientôt commencer. Ce qui veut dire que tous les clubs issus de ces autres pays ont déjà terminé la phase de recrutement. Et préparent aisément leurs prochains championnats et les compétitions africaines susmentionnées. C’est avec ces mêmes équipes bien rôdées que nous disputerons ces grandes compétitions au mois de février 2010. Ici chez nous, il y a fort à parier que serons encore en train de vivre désagréablement les querelles mesquines entre clubs qui, généralement, sont liées aux transferts des joueurs. Surtout que la FFB assiste béate à ces querelles vu qu’elle n’est pas tranchante. Et laisse les clubs se chamailler indéfiniment alors que l’un de ses rôles majeurs est justement de mettre un terme à ces disputes préjudiciables à notre football. Croiser le fer avec une équipe mieux préparée que la vôtre diminue considérablement dans votre camp la probabilité de gagner. Voilà une des raisons principales pouvant expliquer la déroute de nos équipes lors de ces matchs internationaux. Dommage ! 

P.S : Avez-vous un message particulier à adresser à la Fédération de Football du Burundi pour relever ce niveau ? Et au Ministère de la Jeunesse et des Sports ?

I R B : A la FFB, j’interpelle sa conscience et son savoir-faire pour qu’elle parvienne à adapter le calendrier de notre championnat à celui prévalant dans les autres pays de notre sous région voire de plusieurs pays africains. Cela permettrait à nos équipes de mieux se préparer lors des grandes compétitions. Quant au ministère ayant le sport dans ses attributions, nous lui demanderions de faire voter au Parlement la loi sur le sponsoring tant attendue. Ce qui soutiendrait de manière significative les efforts déployés ça et là par les clubs. Et cet apport allègerait aussi la FFB dans certaines de ses charges financières. Nous invitons le ministère de tutelle et la Fédération à travailler en symbiose. L’union fait la force, ne l’oublions pas !

P.S : Finissons par parler un peu de votre vie privée. L’on vous surnomme Malubanga. D’où est venue cette idée ?

I R B : L’idée a commencé à germer quand mes coéquipiers ont constaté que j’inscrivais beaucoup de buts de la tête. Je fus un très bon joueur de tête. Or, il se trouve qu’un certain Malubanga, ancien capitaine de l’équipe Bilima de l’ex Zaïre marquait facilement de la tête. D’où cette appellation. Partant de ce surnom, les intimes m’appellent aussi Malulu. Vous voyez à quel point le foot peut coller des étiquettes à certaines personnes. C’est très agréable quand ces étiquettes revêtent un caractère amical et affectif dans des cercles d’amis.   

P.S : En dehors du football, avez-vous des hobbies ? Si oui, lesquels ?

I R B : Je suis féru du ballon rond. Et encore, le mot n’est pas assez représentatif de la passion que je ressens pour le football. Une joie immense m’habite quand je cause football avec des anciens joueurs comme moi autour d’un verre. Et ce, tenez-vous bien : sur fond de musique congolaise ou de reggae ! (rire très prolongé)

P.S : Merci beaucoup Monsieur Innocent René Buhungu.

I R B : Le plaisir est partagé et n’hésitez pas à faire appel à moi pour une autre occasion. Je reste à la disposition de votre journal et vous souhaite pleins succès dans l’accomplissement de vos nombreuses missions.

 

Propos recueillis par Patrick Sota

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Interview avec Monsieur Joseph Désiré Bahama : 22/08/2009

La politique de deux poids et deux mesures à la FFB

« Seule la loi doit être appliquée et rien que la loi ! Pas question d’y mettre les sentiments et les calculs arrangeant les uns au détriment des autres ! »

L’affaire Cami, joueur évoluant dans les rangs de Kiyovu Sport du Rwanda, a fait le tour de tous les milieux footballistiques. De ses deux noms Kabura Yusuf au Burundi et Kayubura Yusuf au Rwanda, Inter Star l’a fait jouer contre Vital’O et Prince Louis pour le compte de la phase retour du championnat national Primus Ligue. Suite à cette procédure irrégulière, la Fédération de Football du Burundi (FFB) a sanctionné Inter Star par un forfait au bénéfice de Prince Louis. Le club de Vital’O FC quant à lui n’a pas eu gain de cause et s’estime lésé du fait que ces deux cas présentent dans le fond les mêmes similarités. Monsieur Joseph Désiré Bahama, Président de Vital’O, crie à l’injustice. Et accuse sans mâcher les mots la Fédération d’avoir mis en avant une justice à deux vitesses : deux poids et deux mesures. Nous vous prions de lire cette interview avec beaucoup d’attention. La FFB pourra à son tour s’insurger et donner sa version des faits.

Monsieur le Président, bonjour. L’affaire Cami a tourné à l’avantage de Prince Louis. Tandis que Vital’O n’a pas eu gain de cause. Comment avez-vous accueilli ce verdict ?
J.D.B : Nous n’avons pas été étonnés par cette mesure des plus injustes. Parce que la politique de deux poids et deux mesures est monnaie courante à la FFB. Qu’une même loi pour deux cas litigieux tout à fait semblables soit lue et interprétée différemment couvre d’opprobre la Fédération. Hélas, nous nous y habituons même si cela freine considérablement l’avancée de notre football.

Vital’O et Prince Louis ont déposé plainte pour le cas bien précis de Cami, joueur litigieux que la formation d’Inter Star a fait jouer lors des matchs qui l’ont opposée à ces deux équipes. Pourtant, la FFB a tranché cette affaire en affirmant que les deux cas ne sont pas semblables. Quel est votre commentaire par rapport à ce jugement ?

J.D.B : Ecoutez Monsieur Sota, je trouve cela proprement malhonnête. Si la FFB a trouvé qu’il y a des failles dans notre plainte, pourquoi ne l’a-t-elle pas dit à temps pour que nous puissions lever tous les cas contenant des équivoques ! Me référant aux propos tenus par Madame Lydia Nsekera sur les ondes de Rema FM, un calcul de points aurait motivé le refus d’accorder le forfait en faveur de Vital’O. C’est un non sens ! Car, seule la loi doit être appliquée et rien que la loi ! Pas question d’y mettre les sentiments et les calculs arrangeant les uns au détriment des autres ! J’ai été éberlué quand elle a osé dire qu’il ne fallait pas retrancher les six points à Inter Star pour que cette équipe reste dans la course pour le titre. Imaginez-vous ! Donc, la faute commise par Inter Star est reconnue par la FFB, mais doit être sanctionnée avec légèreté pour ne pas amoindrir ses chances de remporter la coupe. Où est le sérieux dans ce jugement ? Je répète ce que je vous ai dit, seule la faute commise doit être prise en compte. Point c’est tout ! Vous savez, des jugements de cette nature prêtent le flanc aux spéculations mouvantes qui alimentent la surenchère dans l’opinion sportive. C’est très mauvais ! Dans le cas d’espèce, certaines langues se délient et affirment que la licence de Cami a été accordée sciemment à Inter Star pour augmenter ses chances de nous battre lors du match qui devait nous opposer. Effectivement, Inter Star nous a battus et Cami a marqué ! Je n’emprunterais pas cette voie pour justifier les trois points refusés à Vital’O, mais des doutes crèvent les yeux ! La lettre envoyée à Prince Louis précise qu’aucune autre équipe ne pourra obtenir le bénéfice du doute si des cas frauduleux réapparaissent. Pourtant, tout porte à croire que des cas de supercherie peuvent refaire surface parce qu’il n’y a pas eu de justice dans le jugement rendu. Donc, il me paraît difficile d’accorder le bénéfice du doute à la FFB pour les litiges qu’elle sera amenée à trancher.

Il vous est reproché de n’avoir pas fourni les preuves inculpant Cami endéans 48 heures. Et que vous n’avez formulé aucune plainte à proprement parler. Est-ce vrai Monsieur le Président ?

J.D.B : Indéniablement, notre plainte est arrivée tardivement à la FFB. C’est vrai. La raison en est que nous avons pris soin de réunir toutes les preuves à charge d’Inter Star. Pour qu’on ne vienne pas nous dire que l’on a écrit une lettre vide de sens parce que ne contenant pas les éléments inculpant Cami et l’équipe qui l’a fait jouer. Sachez aussi que le refus d’accorder le forfait en faveur de Vital’O n’a pas été motivé par ce retard. Cela ne figure nulle part dans la lettre que nous avons lue et qui a été transmise en copie pour information à tous les présidents des clubs de la ligue A.

Vous référant à la jurisprudence de la FFB, cette dernière doit-elle limiter son délai d’attente à 48 heures pour que les preuves à charge de l’accusé soient fournies ? Ou a-t-elle l’obligation de sévir à tout moment dès lors que ces preuves sont avérées ?

J.D.B : Ecoutez Monsieur Sota, c’est encore une faille aux conséquences fâcheuses que nous devons déplorer. Si les preuves à charge de l’accusé sont avérées, pourquoi dire que ces dernières n’ont pas été déposées à la FFB avant 48 heures ? Même sans plainte, si de telles tricheries apparaissent, la FFB a le devoir de sévir conformément à la loi. Et surtout, pour sauvegarder les intérêts de notre football. A mon humble avis, il faudrait accorder un délai de quatre jours pour mener à bien les investigations. En attendant, des mesures transitoires dont la suspension provisoire du joueur sujet à litige pourraient être prises.

Vous avez battu très difficilement Athletico. Vital’O a gagné, mais n’a pas fait montre d’une meilleure possession et circulation de la balle, surtout dans l’entrejeu. Ces derniers jours, votre équipe a du mal à déployer son superbe jeu collectif qui l’a toujours caractérisée ? Quelle en est la cause ? Seriez-vous enclin à dire comme Keevin Keegan (ancienne gloire du football anglais) que les grandes équipes parviennent à gagner même quand elles jouent mal ?

J.D.B : Je partage entièrement votre point de vue. Et je saisis cette opportunité pour féliciter Athletico qui a vraiment bien joué. Un bon spectacle offert par cette équipe. Vital’O est sous pression. Une fringale de remporter le titre cette année hante nos joueurs. Et cette mesure injuste prise à l’endroit de Vital’O augmente considérablement cette pression. Donc, l’objectif majeur est de gagner. Peu importe le système de jeu déployé ou le spectacle offert. Quand nos joueurs ne seront plus sous pression, vous reverrez l’équipe de Vital’O mettre en branle le superbe jeu collectif qui l’a toujours caractérisée. De toutes les façons, notre classement provisoire n’est pas le fruit du hasard. Nous sommes premiers jusqu’à l’heure où nous parlons, et nous y déloger ne sera pas facile. Croyez-moi ! Mais, nous restons prudents en respectant nos adversaires. Essentiellement, les équipes qui n’ont pas encore croisé le fer avec Vital’O lors de cette phase retour. Le suspense est toujours là !

Telle que l’ossature de votre équipe est constituée et compte tenu de son système de jeu, avez-vous espoir d’arriver loin en ligue africaine des clubs champions si Vital’O gagne le championnat national cette année ?

J.D.B : Bien évidemment ! Sinon, notre lutte acharnée pour le titre n’aurait aucune raison d’être Monsieur Sota. Ici, je dois vous rappeler que pour les compétitions africaines, nous pourrons renforcer l’équipe en recrutant cinq nouveaux joueurs. Et ce, conformément au règlement de la Confédération Africaine de Football (CAF) au lieu de 25 joueurs, nombre exigé par notre Fédération. Ceci dit, je sais pertinemment qu’il y a encore des choses à améliorer. Le staff technique le sait et s’emploie à corriger les faiblesses perçues ça et là.

Professionnalisme oblige, où en êtes-vous avec la recherche des sponsors pour renforcer matériellement et financièrement votre équipe ?

J.D.B : C’est vraiment une mission titanesque, mais pas impossible ! Nous nous battons sans relâche pour avoir des sponsors. Je n’ose pas croire que notre lutte accouchera d’une souris. Votre journal sera tenu pour informé quand ces sponsors seront trouvés. Nous vous le promettons.

Merci Monsieur le Président.

J.D.B : Tout le plaisir est pour moi. Et j’invite les journalistes sportifs à défendre vaillamment l’intérêt supérieur de notre football. Et ce, en s’insurgeant contre les tares observées à la FFB. Et pouvant porter un sérieux préjudice à notre jeunesse footballistique. C’est le rôle majeur dévolu à la presse.

Plainte

Propos recueillis par Patrick Sota

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Le suspense reste total à la FFB

  Jusqu’ici, personne ne peut vous dire l’équipe qui remportera la coupe cette année. Tant mieux pour les amateurs du ballon rond. Mais leur présence insignifiante au stade n’est pas de nature à donner du tonus aux joueurs. Public très peu nombreux et de surcroît avachi ! Au stade, les burundais sont indolents. Jamais je n’ai vu des spectateurs aussi veules. Sans omettre de dire que les faibles recettes au stade ne résolvent pas la paupérisation observée chez les différents clubs.

Aucune équipe n’a encore gagné la coupe et les enjeux sont multiformes
                        Le week-end du 04 au 05 juillet 2009 a été synonyme de surprises. Beaucoup de surprises. A commencer par l’emblématique équipe de Vital’O tenue en échec à Muyinga par la surprenante formation d’Olympic Star. Score final : un but partout. Angoisse très vive chez les mauves et blancs.

L’écart qu’ils avaient creusé entre eux et leurs poursuivants directs peut considérablement se rétrécir. Et faire basculer les choses. Attention ! Vital’O n’aurait-il pas mordu à l’hameçon en croyant que le titre de champion lui est déjà acquis à la fin de la phase aller ? Au foot, les revirements spectaculaires existent bel et bien. So, be careful ! L’équipe de Flamengo jouant sur la pelouse de la FFB a égalisé avec la lanterne rouge du classement provisoire.A savoir la modeste équipe de Musongati de Gitega. Score : deux buts partout.

Etonnant ! Surtout que l’enfant chéri de Ngagara partait largement favori avant le match. Autre surprise : Academie Tchite n’a pas pu se défaire de Delta Star de Mutimbuzi. Rencontre livrée à Gatumba. Score : nul vierge de zéro but partout. La formation de Lydia Ludic Academic de notre ami Marandura alias Malas a croisé le fer avec Volontaire de Kanyonsha.

Le match a eu lieu au Campus Kiriri et s’est soldé par un nul d’un but partout. Là aussi, l’équipe de Marandura et ses compagnons partait légèrement favorite. Seule la formation d’Athletico a su tirer son épingle du jeu en terrassant (le mot est faible) Prince Louis par six buts à zéro.

Ecarquillez bien les yeux : six buts amis sportifs !!! Nous n’avons vu qu’une seule équipe sur le terrain : Athletico. Superbe jeu collectif. Rythme imposant tout le long du match. Surtout en deuxième mi-temps. Des buts somptueux. Excellente vitesse d’exécution. Passes bien ajustées.

Impeccable circulation de la balle. Meilleure condition physique que les poulains de Ribakare Baudouin alias Ndindi. L’homme qui a propulsé en 1995 notre sélection nationale junior en Coupe du Monde des moins de 20 ans. Epoque de glorieuse mémoire. Dans Prince Louis, Ndindi a des garçons dont la moyenne d’âge atteint à peine les 17 ans. L’immaturité et l’inexpérience se font sentir sur terrain. Sinon, le côté talentueux y est.

Le sens du jeu collectif aussi. Hélas, des bourdes dues à l’insouciance de la jeunesse font défaut à Prince Louis. Mon cœur parlant en lieu et place de la raison, je n’aimerais pas voir cette ancienne équipe du pays descendre en deuxième division cette année. Vraiment pas !
 

Pour la petite histoire, saviez-vous que Prince Louis FC et Vital’O FC restent, jusqu’ici, les seuls clubs ayant réussi à se maintenir en première division. Depuis la nuit des temps. Tenez, Inter FC est en deuxième division. Très surprenant pour qui a vu et connu Inter FC de l’époque sous l’impulsion de Jean Bosco Bondo. Très forte équipe. A ne pas confondre avec le club d’Inter Star qui est tout à fait différent d’Inter FC dirigé actuellement par El Hadj Hussein Nzisabira.

Dans le même ordre d’idées, Maniema Fantastique qui fut la bête noire de Vital’O FC et Inter FC est aussi en deuxième division. Ne parlons pas de Burundi Sport Dynamique qui, me semble-t-il, se serait évaporé dans la nature. Difficile à croire ! Surtout pour ceux qui ont vu cette équipe déployer sur terrain un football plein de magnificence. Y compris votre serviteur. Ce sont des images qui restent fraîchement ancrées dans ma mémoire. L’esprit sportif nous recommande de dire coup de chapeau à Vital’O FC et à Prince Louis FC qui ont dû batailler ferme pour réussir ce combat. Sans oublier les personnes qui les ont portés sur leurs épaules durant toutes ces années. Bravo ! Mais attention à Prince Louis alias Runge Runge vu, pour l’instant, sa mauvaise posture.
                        Le championnat national Primus Ligue ne nous a pas encore montré son dénouement. Vital’O est toujours en tête. Et devance Athletico de six longueurs jusqu’au moment où je couche sur papier ces lignes. Les mauves et blancs seraient en attente d’un probable forfait qu’Inter Star pourrait écoper. Le match ayant opposé ces deux grands rivaux aurait été souillé d’irrégularités.

Notamment le fait d’avoir aligné le joueur Cami (côté Inter Star) qui, présentement, évoluerait dans les rangs de kiyovu Sport du Rwanda. Et qui aurait été sanctionné pour des raisons d’indiscipline notoire. Or, les accords prévalant entre la fédération rwandaise et celle du Burundi stipulent sans équivoque qu’un joueur (régulièrement transféré ou non) ne peut en aucun cas livrer simultanément les championnats nationaux de ces deux pays. Clair comme l’eau de roche.

Si Vital’O obtenait gain de cause, il devancerait alors Athletico de neuf longueurs. Avec 45 points sur 51. Viendrait ensuite Athletico de Léopold Gisage avec 36 points sur 51. Les noirs et blancs (Inter Star) lourdement amoindris par deux forfaits (Vital’O et Prince Louis sont dans le même cas) occuperaient la troisième place avec 28 points sur 51. Mais avec un match en retard compte tenu de leur participation au tournoi nommé Kagame Cup. Et qui se déroule au Soudan.

C’est la CECAFA des clubs champions dans leurs pays respectifs au cours de l’année passée. Inter Star a représenté notre pays. C’est cette équipe qui est détentrice du premier championnat national Amstel Ligue. Les équipes de Flamengo et Academie Tchite ont chacune 28 points sur 51. Le goal average donne pour l’heure raison à Flamengo. Muzinga vient juste après avec 24 points sur 51. Son absence au pays pour se rendre au Rwanda y disputer le championnat militaire de football (zone 5) lui a valu deux forfaits. Soit deux matchs perdus pour absences injustifiées d’après ce qui nous a été rapporté par le responsable des compétitions à la FFB. Dommage pour Muzinga. Une équipe capable de faire trembler les grands de la cour : Vital’O, Inter Star et Athletico. Muzinga n’a pas encore dit son dernier mot. Et marche à pas feutrés mais sûrement.
                        Les équipes restantes visent autre chose : éviter à tout prix la relégation. Se battre bec et ongle pour ne pas chuter en deuxième division. C’est un trou pouvant s’avérer pélagique. Pas toujours facile d’en sortir quand vous y entrez ! Confère les exemples susmentionnés. Dans tous les cas, quatre équipes devront tomber dans ce trou. Les deux meilleures équipes de la deuxième division feront leur apparition l’année prochaine en première division. La ligue A comprendra alors douze équipes. Et non quatorze formations comme aujourd’hui.
                        Au cours de cette phase retour, nous assisterons à des matchs d’une rudesse impitoyable. Tellement les enjeux sont de taille et multiformes. Les uns voulant gagner le championnat. Les autres cherchant à rester en première division. Que d’affrontements serrés ! Des chocs palpitants.

                       
Pas de recettes, pas de performances à l’extérieur !
                        Rabâchons-le : les recettes des matchs n’augmenteront jamais tant que les gens ne manifesteront pas un engouement réel pour le football. Seules les équipes d’Inter Star et Vital’O parviennent à drainer des foules assez nombreuses. A fortiori quand ces deux malabars se rencontrent pour disputer un match à haute tension.

Les autres équipes seraient-elles considérées comme des quantités négligeables ? Les joueurs issus de ces équipes restantes seraient-ils pris pour des menus fretins ? J’espère que non ! Mes chers amis, ce n’est pas de cette manière que notre ballon rond va avancer ! En tant que sportifs, nous devrions rejeter cette toquade. Mauvaise habitude ! Car, sans recettes consistantes, pas moyen que nos clubs deviennent nantis.

En marchant au rythme du professionnalisme. Les performances que nous escomptons sur le plan international accoucheront d’une souris si cette situation venait à perdurer.
                        Et la Fédération dans cette affaire ? Comment va-t-elle remédier à cette situation ? Quelle est sa politique commerciale pour raviver l’ambiance que nous connaissions autrefois au stade ? Comment doit-elle faire pour inciter les gens à réoccuper massivement les gradins ? A elle de nous le dire !

Patrick Sota

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Les mauves et blancs ont revigoré le moral de leurs supporters : 22/08/2009

            Et oui, il le fallait ! Après la cinglante défaite de Vital’O face à Inter Star le week-end passé, les poulains de Kanyankore Jean Gilbert n’avaient pas droit à l’erreur ce dimanche 28 juin 2009. Face à une équipe de Lydia Ludic Academic déterminée et bien préparée, Vital’O a sorti ses cartouches en deuxième mi-temps.

            La première mi-temps s’est soldée par un nul vierge de zéro but partout. Très sincèrement, l’équipe de Marandura alias Malas à savoir LLB academic a fait montre d’une meilleure circulation de la balle. Et partant, d’une meilleure possession de la balle. Légère domination dans l’entrejeu. A l’attaque des mauves et blancs se trouvaient Saidi Mohamed et Zigabe Gabriel peu inspirés. Maladresse et manque de combativité devant les bois adverses. A la médiane, Mossin Tchene ne s’est découvert que les vingt premières minutes.

Après, sa condition physique est allée decrescendo ! Bolima alias Type et le très sympathique Tonton ont dû manœuvrer seuls pour essayer de contrer les médiateurs de LLB Academic. Une médiane percutante et bien regroupée. Tchene doit travailler assidûment son côté physique. Sans une bonne condition physique, pas moyen de faire ses preuves avec le football moderne.

Parce que tout le monde attaque et tout le monde défend ! Sur terrain, on court sans cesse car la balle va d’un camp à l’autre très rapidement. A la défense de Vital’O, Demunga et Jafari ont prouvé qu’ils méritent amplement leurs places de titulaires. Les attaquants de LLB Academic n’ont pas eu facile face à ces deux intrépides défenseurs.

Des garçons vaillants qui savent contenir les assauts des attaquants adverses. Une très bonne anticipation de la balle stoppant net l’adversaire. Beaucoup d’avenir ces deux-là ! Le goal keeper Amidou Hassan de Vital’O a prouvé son sérieux et son savoir-faire. Avec des détentes qui m’ont rappelé l’époque mémorable de Lomami André, ex gardien de but de Vital’O durant les années 80. Très bon gardien de but.

Le sérieux est toujours payant ! Amidou répond présent à toutes les séances d’entraînement et se donne corps et âme. Une question tient à la gorge : pourquoi ne l’a-t-on pas titularisé lors des matchs précédents ? Dans tous les cas, il n’est jamais trop tard pour bien faire. A lui de continuer à prouver qu’il mérite sa place dans les onze meilleurs joueurs. Vital’O n’a jamais mis en avant le sentimentalisme primaire. Seul le côté méritoire prime. Et celui-ci ne tombe pas du ciel comme par enchantement. Il s’obtient grâce à l’effort et le courage lors des préparatifs. Celui qui se refuse à l’effort n’a pas sa place dans Vital’O. A bon entendeur salut !
           
La deuxième mi-temps a montré un tout autre visage. Le coach de Vital’O, entraîneur chevronné, a vite décelé les failles de son système collectif lors de la première partie. Voilà l’une des missions premières d’un entraîneur expérimenté. Yaoundé (c’est son surnom) en est un ! Les attaquants Saidi Mohamed et Zigabe Gabriel ont été remplacés respectivement par Déo et Halidi. Beaucoup de motivation et d’engagement à l’attaque cette fois-ci.

A la médiane, Tchene qui n’était plus que l’ombre de lui-même est sorti. Idem pour Bolima, apparemment émoussé, vu qu’il a beaucoup donné en première mi-temps. Ils ont cédé leurs places à des milieux défensifs plus frais et prêts à soutenir le virevoltant Tonton qui est plutôt offensif. La bête noire des équipes adverses. Avec une conduite de la balle sûre et mordante. Des feintes absolument dingues ! Difficile à arrêter quand la balle est dans ses pieds.

En somme, une petite machine efficace quand elle est bien huilée. La jeunesse montante de Vital’O composée de Halidi, Tonton, Déo, Demunga, Jafari, kaya a montré à LLB Academic de quel bois elle se chauffe ! Finie la récréation ! Forte pression à l’attaque avec Halidi et  Déo très en jambes. D’où ce premier but de la tête marqué par Halidi et bien servi par Déo.

Quelques minutes après, la pression va s’accentuer. Kaya, arrière gauche qui monte dans le style de Roberto Carlos, voit Halidi bien démarqué à l’attaque. Et effectue un centre assez bien ajusté. Un défenseur de LLB Academic sent derrière lui la présence de Halidi. Et commet la gaffe de dévier la balle de la main ! Quelle bêtise ! Un défenseur digne de ce nom ne doit jamais agir de la sorte.

Seul son placement compte pour être premier sur la balle quand il est aux prises avec un attaquant. Mais jamais toucher la balle de la main ! Jamais au grand jamais ! Penalty indiscutable qui ne pouvait en aucun cas tromper la vigilance de l’arbitre. Une femme correcte qui officie mieux que les Kasele et autres arbitres de sinistre mémoire. Surtout que le juge de touche n’a pas hésité à lever son drapeau.

 Encore une femme pleine d’avenir vu qu’elle suit de très près toutes les actions. Pas facile de l’avoir ! Vive les femmes officiant à la FFB. Elles font, me semble-t-il, une meilleure prestation que les hommes. Ce sont elles qui méritent de représenter le Burundi à l’extérieur. Le penalty a été transformé par Kaya connu sous le nom de Nkurikiye Léopold. Par la suite, Déo servi par Kaya reprend la balle de volée et marque somptueusement le troisième but.

Joli but ! Vital’O domine alors son adversaire et commence son festival de passes courtes. Mais, trop d’assurance peut jouer des sales tours ! A deux minutes de la fin, la défense centrale verse dans l’excès de confiance. Et se place mal (chose inhabituelle), laissant seul en plein axe central un attaquant de LLB Academic. Celui-ci servi de la tête par un de ses coéquipiers marque un superbe but. Reprise presque acrobatique de volée. La balle finit sa course dans la lucarne gauche du gardien de but. Ce petit relâchement de la défense centrale a permis à LLB Academic de réduire la marque. Score final : Trois buts à un en faveur des mauves et blancs.

Ces derniers caracolent toujours en tête du classement provisoire avec 41 points sur 48. Inter Star, son rival de toujours vient en deuxième position avec 34 points sur 48. Athletico occupe la troisième place avec 33 points sur 48. Les équipes de Flamengo et Academie Tchite se partagent chacune la troisième place avec 27 points. Mais le goal average donne jusqu’ici raison à Flamengo. Les équipes restantes visent autre chose : éviter la relégation. Ne pas, à tout prix, chuter en deuxième division. Pas facile d’en sortir quand on y entre. On peut même descendre plus bas ! Confère Burundi Sport Dynamique qui fut jadis une brillante étoile. D’ailleurs, il n’y a que Prince Louis FC et Vital’O FC qui ont su tirer leur épingle du jeu en se maintenant en première division. Maniema Fantastique et Inter FC sont en deuxième division. Je ne sais pas ce qu’est devenu Inkona FC de notre confrère Théodore Ntunga, actuel journaliste sportif à la Radio Télévision Nationale du Burundi (RTNB) et ex joueur de ce club.

Présentement, attendons la suite du championnat pour connaître les deux équipes qui représenteront le Burundi en Ligue Africaine des Clubs Champions et à la Coupe de la Confédération Africaine de Football. Le verdict finira par tomber. Les chroniqueurs sportifs auront pas mal de choses à raconter. Attendons voir. La patience est la vertu des sages.

Patrick Sota

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La phase retour du championnat national de football a commencé : le 08/07/2009

Vital’O confirme, Inter Star s’accroche et Athletico fait un faux départ

            Le week-end du 13 au 14 juin 2009 a vu la reprise du championnat national de football (phase retour). Les matchs n’étaient pas très attrayants, excepté la rencontre ayant opposé Athletico Olympic à Lydia Ludic Academic. Surprise car l’équipe d’Athletico s’est inclinée par la plus petite des marges : un but à zéro. C’est la première révélation de cette phase. Le football contient des imprévus dont lui seul a le secret. Avec cette courte défaite, la formation de Léopold Gisage perd provisoirement la deuxième place au profit d’Inter Star. Vital’O FC, grand favori de ce championnat, a fait l’essentiel face à la modeste équipe de Gatumba nommée Delta Star. Score : trois buts à zéro. Et totalise pour l’instant 38 points sur 42, soit 12 victoires, 2 matchs nuls et aucune défaite. Soit 10 points d’avance sur son poursuivant direct, en l’occurrence Inter Star qui compte 28 points sur 42. Suit Athletico avec 27 points sur 42. Vital’O a une avance confortable sur ses concurrents susmentionnés. Mais doit éviter de tomber dans le piège du triomphalisme précoce. Le championnat est loin d’être terminé ! Au foot, tout peut arriver !
Toutefois, disons sans ciller que les mauves et blancs ont fait jusqu’ici un parcours digne des grandes équipes. Comme quoi c’est le club emblématique du Burundi compte tenu de ses nombreuses réalisations depuis sa naissance. Question d’honnêteté intellectuelle et d’esprit sportif.
Son rival de toujours Inter Star a momentanément arraché la deuxième place suite à sa victoire oh combien précieuse face à l’équipe d’Academie Tchite. Score : deux buts à zéro. Cette dernière n’a pas montré grand-chose sur le terrain. Que de gaucheries dans les passes et les tirs. Que de bourdes à la défense. Un jeu décousu et peu plaisant. Ce qui, d’ailleurs, a surpris plus d’un vu son jeu aéré et limpide lors de la phase aller. La période des vacances a dû freiner le rythme que les équipes avaient acquis. Les joueurs venaient de passer trois semaines de repos après la fin de la première phase. Les jambes ont perdu certains automatismes qui ne tarderont pas à revenir quand la phase retour aura atteint sa vitesse de croisière. Ainsi va le football.
Même les équipes d’Inter Star et Vital’O n’ont pas déployé un jeu agréable qu’on leur connaît. Visiblement, elles n’ont pas encore retrouvé leur rythme. Attendons la suite du championnat pour les juger. Surtout que ces deux géants du football burundais croiseront le fer ce samedi 20 juin 2009 pour le compte de la deuxième journée de cette phase retour. Choc ! Rencontre très attendue. A n’en pas douter, il y aura de l’électricité dans l’air ! Mais de grâce, pas de violence. Pas question de rudoyer qui que ce soit. Pas de rixes anti- sportifs ! On ne se rend pas au stade pour se rentrer dedans ! Nous lançons préventivement un cri d’alarme aux fans des deux équipes. Surtout ceux d’Inter Star qui ont tendance à mal digérer les défaites. C’est du déjà vu, c’est du déjà vécu ! J’ose espérer que pareil comportement ne se reproduira plus ! Inutile de sortir de ses gonds ! Fair-play oblige, les fans des deux équipes devraient se congratuler à la fin du match. Telle est l’essence même du ballon rond. Que le meilleur gagne suis-je enclin à dire. Quand ces deux éternels rivaux livrent une rencontre, la tension monte souvent d’un cran. Depuis toujours. Ressassons-le, pas question de monter sur ses ergots suite à la rencontre. Le foot, ce n’est pas ça !!!
Parlant de violence, les fans d’Aigle Noir de Makamba méritent une sanction sévère. Leur équipe a perdu sur son terrain face à Flamengo (0-1) de Ngagara. Rien d’anormal au football. Il y a toujours trois solutions qui se dégagent à la fin du temps réglementaire : la victoire, le match nul ou la défaite. L’une des trois doit être acceptée sportivement. Sauf quand la rencontre est entachée d’irrégularités. Les supporters d’Aigle Noir ne l’ont pas entendu de cette oreille. Joutes oratoires, agressivité vis-à-vis des sympathisants de Flamengo jusqu’à endommager le véhicule qui les transportait. Le chauffeur dudit véhicule a été blessé ! Nous disons non catégoriquement et véhémentement à pareille attitude !!! Absolument inacceptable ! Un tel comportement ne vise qu’à empoisonner l’atmosphère entre clubs. Que ceux qui ont en charge le football prennent des mesures draconiennes pour imposer une discipline de fer. Sans cette dernière, point de progrès martelait sans cesse le Prince Louis Rwagasore ! Le foot n’est pas synonyme de casse ! Pas du tout ! Bien au contraire, sa mission première vise à rassembler les gens.
Néanmoins, Aigle Noir ne doit pas perdre le nord suite à cette défaite. Il y a encore beaucoup de matchs à disputer. Surtout que c’est une équipe pleine d’avenir avec un bon style de jeu. Un système collectif sur terrain digne des belles équipes. Qui plus est, les dirigeants de Makamba aiment le sport-roi. Ils en font une priorité dans leur contrée. La population est mobilisée. Tous les habitants sont interpellés pour cotiser en faveur de leur club. La collecte et la gestion des fonds se font  dans la plus grande transparence. L’équipe est constamment mise au vert. Les joueurs sont suivis avec beaucoup d’attention. Dommage que les supporters versent parfois dans le délire du fanatisme. A l’avenir, il faudra leur inculquer la notion de fair-play. Et c’est un des rôles majeurs dévolus aux dirigeants de cette belle province. Sinon, coup de chapeau à l’Honorable Révérien Ndikuriyo qui s’emploie à professionnaliser le football à Makamba. Hommage vibrant et amplement mérité. Ses intimes devraient lui dire : « Révérien, mention très bien ! ».
Avec le temps et en continuant sur la même lancée, son équipe deviendra l’une des meilleures formations du pays. L’effort est toujours payant. Mais tout est question de temps. Et petit à petit, l’oiseau fait son nid dit-on. L’année passée, l’équipe d’Aigle Noir était en deuxième division. Cette année, elle a arraché son billet pour disputer les matchs de la première division. C’est déjà un bon parcours. D’ici peu voire l’an prochain, la vitesse supérieure consistera à brandir le trophée comme l’ont fait souvent les équipes de Vital’O et Inter FC de l’époque. Quand on veut gravir les échelons correctement, il faut y aller étape par étape. Que cette équipe de Makamba ne confonde pas vitesse et précipitation. Pour ne pas rencontrer sur son passage des écueils pouvant l’induire en erreur. L’attitude anti-sportive de ses militants pourrait lui être préjudiciable ! So, pay attention disent les anglais.
La phase retour nous réserve probablement des surprises. Athletico, suite à sa défaite le week-end passé, n’est sûrement pas la seule et dernière victime. Sa défaite annonce d’autres surprises. Au Burundi, des cas similaires nous sont familiers. Des moments d’indicible tristesse s’observeront chez les « grandes » équipes. C’est fort prévisible. Comme le dit si bien le coach de Vital’O en la personne de Kanyankore Jean Gilbert, il n’y a pas de petites équipes. Ces dernières vont suer sang et eau pour éviter la relégation. Quoi de plus normal ? Elles devront alors jouer à fond pour se maintenir en première division. Donc, les « gros » morceaux doivent prendre tous les matchs au sérieux en gardant à l’esprit que toutes les équipes se valent. Pas de matchs gagnés à l’avance. Tout se détermine sur le terrain. Espérons que le spectacle offert en vaudra la chandelle.

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr

patrisylve@gmail.com

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Vital’O a trébuché face à Inter Star : le 08/07/2009

Première défaite des mauves et blancs depuis le début du championnat national Primus Ligue. C’est à l’issue de son quinzième match que Vital’O a vu sa première défaite. Le samedi 20 juin 2009 a été morne pour les poulains de Kanyankore et leurs nombreux fans. Une journée maussade et sans éclaircie. Mine abattue et alanguie pouvait se lire sur les visages des supporters de Vital’O. Fidels à leur esprit sportif, ils sont rentrés à la maison sans casse. Et espèrent que leur équipe jouera mieux la prochaine fois. C’est ça le foot !

Compendium de la rencontre et commentaires y relatifs
            En première mi-temps, les deux équipes se sont neutralisées par un nul vierge de zéro but partout. Avec une légère domination de Vital’O. Fait extraordinairement étonnant : suite à un cafouillage dans la surface de réparation d’Inter Star, un joueur de Vital’O a, semble-t-il, marqué un but. Niet a dit l’arbitre ! Selon lui, la balle a heurté le petit filet. Les fans de Vital’O ont cru au but. Et se sont levés en brandissant les bras pour manifester leur joie. Les caméramans présents lors de cette rencontre devraient nous montrer le film des évènements. Pour revoir cette action suscitant tant de controverses. Les versions divergent et chacun y va avec sa petite histoire. Du haut de la tribune A où se trouvaient certains journalistes sportifs, on a vu les filets des bois d’Inter Star bouger. Il faut dire que nous étions mal placés pour voir avec précision les actions menées dans le camp d’Inter Star. Les grillages séparant les tribunes gênent considérablement la vue. Stade mal conçu et mal construit. Dommage ! Le Burundi reste parmi les rares pays si pas le seul ne disposant pas d’un stade répondant à tous les critères internationalement reconnus. C’est malheureux mes chers concitoyens. Dans notre sous région voire en Afrique, nous sommes la lanterne rouge pour ce qui est des infrastructures sportives. Nous interpellons nos dirigeants pour qu’ils relèvent ce défi. Les sportifs en souffrent énormément. Au fait, que sont devenues les promesses électorales de 2005 ? De sources bien informées, nous apprenons que deux beaux stades sont sur le point de voir le jour. Les travaux d’achèvement vont bon train. Ces deux stades se trouvent respectivement à Ngozi et à Gitega. L’idée est bonne car il faut étendre les infrastructures de toutes sortes à travers le pays. Histoire de projeter dans le futur. Plus tard voire dans un proche avenir, nous en aurons certainement besoin. Mais pour l’heure, il aurait fallu commencer par la capitale. C’est elle qui accueille les matchs internationaux. Et compte les meilleures équipes du pays. Présentement, allons-nous monter à Ngozi et à Gitega pour assister aux différentes rencontres internationales ? A chacun d’y répondre. Fermons cette importante parenthèse et revenons à nos moutons.
            Dominer sans concrétiser se paye cash au football. Vu la physionomie de la première mi-temps, Vital’O méritait de marquer au moins un but. Pour entamer la seconde partie dans de bonnes dispositions psychologiques. L’équipe d’Inter Star a prouvé qu’elle n’est pas venue livrer une partie de kermesse. Jeu viril et très engagé. Grande détermination. Une certitude : la préparation physique des noirs et blancs a été bien faite. Mais nous déplorons cette tendance à vouloir briser l’adversaire par des contacts musclés qui vont en dehors du règlement. L’arbitre Kasele a mis du temps pour sortir les cartons jaunes. Alors qu’il fallait le faire à temps pour contraindre certains joueurs d’Inter Star à respecter le fair-play au cours du jeu. Nous pointons du doigt Bangama, Didier Kavumbagu et surtout le défenseur central Hussein Mbanza. Celui-ci est d’une très grande robustesse. Avec des interventions mécaniques et dangereuses.   
            La deuxième mi-temps a été déterminante pour Inter Star. Beaucoup d’engagement sur toutes les balles. Avec à la médiane un étincelant Didier Kavumbagu. En pleine forme ce garçon. Les fans et les joueurs de Vital’O ont reconnu son savoir-faire. Mais ont vivement critiqué sa malice anti-sportive. Il a brutalement mis par terre l’attaquant Miami de Vital’O qui venait de faire son entrée sur le terrain. Un vilain tacle par derrière. Geste très méchant. Et qui n’est pas le fruit du hasard. Parce que cet attaquant est la bête noire des défenseurs d’Inter Star. Il a des dribbles percutants. Des passements de jambes qui déroutent l’adversaire. C’est lui qui est à l’origine du penalty inscrit par Nkundwanabake Cadeau lors du match aller ayant opposé ces deux éternels rivaux. En le boutant dehors, l’attaque des mauves et blancs manquait un support consistant. Son absence a, effectivement, pesé lourd. Trois autres titulaires de Vital’O n’ont pas joué. Il s’agit de Demunga (très bon défenseur central), Fidel Nimubona (grand médiateur offensif) et Saidi Mohamed (attaquant de pointe doué pour le jeu de tête). Etaient-ils malades ? Nous le saurons d’ici peu. Un malheur ne vient jamais seul. A la 55ème minute, l’attaquant de Vital’O Zigabe Gabriel reçoit une balle de Damour, se retourne habilement et se dirige tout droit vers le but d’Inter Star. Excellente chevauchée. Arrivé en pleine surface de réparation, Bangama d’Inter Star l’accroche de derrière et le fauche sèchement. Dans ces conditions, le règlement parle haut et clair : penalty indiscutable ! Mais Kasele a vu les choses autrement. Ferait-il une autre lecture du règlement ? Bizarre ! Même le juge de touche, pourtant bien placé, n’a pas daigné lever son drapeau ! Roupillait-il ? Comment peut-on ne pas sanctionner une faute aussi grossière ? Le penalty n’a pas été accordé au grand dam des mauves et blancs. La décision de l’arbitre est irrévocable. De mon point de vue, l’arbitre n’a pas été à la hauteur du match. Pas du tout. Monsieur Kasele, ressaisissez-vous dans les meilleurs délais ! Parfois, votre arbitrage laisse à désirer ! Et ça gâche le spectacle ! J’espère que ces paroles ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd ! Ayez la sagesse de reconnaître vos erreurs. Après tout, errare humanum est : l’erreur est humaine. Même les arbitres officiant en Coupe du Monde se plantent à plein tube. Sportivement, vous êtes excusable à condition de corriger vos erreurs lors des prochaines rencontres.
            Les trente dernières minutes de la partie ont vu une domination nette d’Inter Star. Meilleure maîtrise du ballon. Très bonne circulation de la balle. Parfaite occupation du terrain. L’équipe de Vital’O a été éclipsée. Méconnaissable ! Coup sur coup, les noirs et blancs ont, à deux reprises, trouvé le chemin des filets des bois gardés par le goal keeper de Vital’O. Buts inscrits respectivement par Ali Juma et Kabura Yusuf. Le premier but est consécutif à une grosse bévue du gardien de but, sorti tardivement de ses bois, suite à une balle en chandelle venue du flanc gauche. Il n’a pas anticipé si bien qu’Ali Juma a été premier sur la balle. Le second but est venu de la médiane de Vital’O. Perte fatale du ballon au milieu du terrain. Percée de Kabura dans l’axe central qui est allé tranquillement inscrire le deuxième but. Pourtant, le gardien de Vital’O a touché la balle. Mais n’est pas parvenu à l’intercepter ! Cette dernière a terminé sa course au fond des filets lentement mais sûrement. Les défenseurs de Vital’O esseulés devaient se battre sans le concours des médiateurs. Une médiane tout à fait affaiblie et dominée par Bangama et Kavumbagu. Des garçons expérimentés et mûrs pour les matchs de grande envergure. Des loups ! Côté Vital’O : Tonto et Halidi n’ont pas réussi à sortir le grand jeu que nous leur connaissons. Au foot, il y a des jours comme ça. A la fin du match, ils ont éclaté en sanglots. Et pour cause : ils venaient de disputer quatorze matchs sans la moindre défaite. Leur première rencontre perdue a été vécue comme une amère déconvenue ! Pas la fin du monde disent les supporters de Vital’O. Il faut accepter cette défaite, la digérer et se remettre au travail. Jusqu’ici, Vital’O occupe toujours sa position de leader. Le championnat est loin d’être terminé. Le suspense continue. Et c’est tant mieux pour les spectateurs.  

Un clin d’œil aux dirigeants de la Fédération
            Une petite digression pour finir. Certains journalistes sportifs ont fulminé de colère. On leur a refusé l’accès aux tribunes B et C comme d’ordinaire. Ces dernières sont assez bien placées pour avoir une vue plus ou moins panoramique du terrain. Or, avec les grillages combien gênants et antipathiques qui séparent les tribunes, on a toutes les peines du monde à suivre certaines actions. Un journaliste sportif ne vient pas au stade pour jouer au carnaval. Mais pour recueillir certaines informations que le public doit savoir. De ce fait, on doit lui garantir des conditions optimales de travail. Nous interpellons la Fédération. J’espère qu’elle fera sien ce conseil sagement et amicalement prodigué.

 

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr
patrisyve@gmail.com

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Entretien exclusif avec Monsieur Joseph Désiré Bahama, président du club Vital’O FC : le 26/05/2009

« Nous encadrons la jeunesse burundaise et en contrepartie l’Etat devrait nous soutenir en allégeant nos charges financières qui constituent un véritable fardeau ! »

Monsieur Joseph Désiré Bahama ne passe pas inaperçu dans nos milieux footballistiques. Surtout qu’il préside l’un des clubs les plus renommés du pays, si pas le plus renommé à savoir Vital’O Football Club.

Son jeune âge ne l’empêche pas d’avoir une opinion très mûre sur le football burundais et les problèmes faisant obstacle à son épanouissement.

Dans cette interview riche en informations, il parle de Vital’O FC et son historique. Des bruits ayant alimenté la radio trottoir trouvent aussi des éclaircissements pour justement mettre fin aux ragots de la rue. Par la suite, il donne son point de vue sur les facteurs endogènes et exogènes liés au ballon rond chez nous. Nous vous proposons la deuxième partie de cette interview exclusive.

Comme tous les clubs d’ici, et à en croire les propos de Monsieur Yussuf Mossi (responsable des compétitions à la FFB), l’organisation interne de votre club ne répond pas encore aux normes exigées par la FIFA (structure et fonctionnement) ? Que vous faut-il pour y arriver ?
Certaines conditions voulues par la FIFA  ne sont pas encore remplies comme l’aménagement du siège. Sachez d’ores et déjà  que les dépenses et l’organisation de notre équipe répondent à beaucoup d’exigences de la FIFA. Nous sommes sur les pas du professionnalisme. Et c’est vers là que nous regardons. Le courage et la patience sont les vertus des sages. Cette sagesse, nous l’avons. Où en sommes-nous pour répondre aux critères exigés par la FIFA (professionnalisme) : les fiches des dépenses mensuelles des joueurs sont régulièrement tenues, nous disposons d’un compte bancaire, chaque membre du comité connaît ses tâches et la limite de ses attributions. Le programme de la FIFA « gagner en Afrique avec l’Afrique » se réalise progressivement. Vu nos faibles moyens, il faut y aller étape par étape. D’ici 2012, nous aurons gravi tous les échelons permettant à Vital’O FC de devenir un club professionnel. Avec l’équipement y relatif : ordinateurs, imprimante, copieurs, téléphone, Fax, connexion Internet, un personnel qualifié, etc. Nous devons y arriver ! C’est un défi qui nous est lancé !

L’année passée, un stage de la FIFA pour former les présidents des clubs de première division a eu lieu ici même à Bujumbura. Qui avez-vous envoyé dans votre club pour ce stage ? Quelle est sa fonction au sein de Vital’O ?
Le Secrétaire Général et la Vice-présidente chargée de la communication.

Très brièvement, peut-on savoir en quelques lignes les principales leçons que votre club a tirées de ce stage ?
La principale leçon tirée de ce stage est qu’il faut tout mettre en œuvre pour  professionnaliser notre football. Pour ce faire,  il faudrait se doter de statuts juridiques, avoir une personnalité morale, appliquer les systèmes de gestion financière et comptable répondant au standard des directives de la FIFA. Nous avons aussi remarqué avec les instructeurs de la FIFA qui animaient le séminaire qu’il faut y aller progressivement. Parce que les ressources de nos clubs ne leur  permettent pas de réaliser le programme de la FIFA à court terme. C’est financièrement et matériellement impossible ! A moyen terme, des amorces peuvent déjà être faites. A long terme, ce programme peut se réaliser moyennant une bonne organisation et l’octroi des moyens.

Certaines personnes, surtout les fans de votre équipe, ne savent toujours pas si le transfert de Tambwe a bel et bien eu lieu. Pouvez-vous les éclairer ?
Merci de me poser cette question puisqu’elle me permet d’éclairer l’opinion sportive sur ce qui s’est dit et ce qui se dit sur nos joueurs transférés sous d’autres cieux. Notamment, le refrain lancinant selon lequel Vital’O aurait vendu beaucoup de joueurs sans en recruter d’autres. Pour le cas de Tambwe, il était parti pour un stage de 6 mois, mais durant ces six mois, notre club devait percevoir les frais de recrutement. Malheureusement, celui qui devait suivre cette affaire, à savoir l’ex-entraîneur de l’équipe nationale Adel Amrouche ne s’y est pas pris professionnellement. A un certain moment, nous avons décidé d’envoyer le Certificat International de Transfert (CIT) via la Fédération de Football du Burundi (FFB) accompagné d’une lettre précisant certains aspects dudit transfert pour ne pas que Tambwe Floribert connaisse la même mésaventure qu’Henry Mbazumutima. Nous espérons que pour le mois de juin, Tambwe pourra signer un contrat s’étalant sur deux saisons ou plus. A ce moment, nous espérons que les procédures de recrutement seront appliquées. Donc jusqu’ici, Vital’O FC n’a encore perçu aucun centime ! Contrairement  à ce que pense l’opinion sportive, les seuls frais de transfert que nous avons reçus proviennent du club Inter Star pour les joueurs Bangama et Banga Kubi Lewis. Le montant reçu ne représente que 3% de nos besoins en termes de recrutement. Ceux qui croient qu’on aurait empoché des sommes colossales devraient se rendre compte de la réalité. Et éviter de salir les gens gratuitement. Je sais que les affirmations gratuites sont monnaie courante dans ce pays. Que ces diffuseurs de faux bruits prennent le temps de s’informer avant de débiter des âneries en déversant des mensonges dans l’opinion sportive. C’est d’ailleurs un comportement anti-sportif.

Souvent, des querelles mesquines surgissent entre les clubs d’ici quand il s’agit de transférer des joueurs. Confère l’année passée quand Vital’O et Flamengo de Ngagara se sont chamaillés pour les joueurs Divin et Christophe qui voulaient quitter Flamengo pour aller dans Vital’O. Et qui se sont heurtés à un refus catégorique des dirigeants de Flamengo. Selon vous, comment mettre fin à ces querelles qui risquent d’engendrer un mauvais climat entre clubs ?
D’abord, pourquoi ces querelles ? A mon humble avis, il ne devrait pas y avoir de querelles. Je n’ose pas dire que ces querelles découlent de la mauvaise foi de certains dirigeants des clubs. Mais je pense qu’elles sont le résultat de la mauvaise compréhension des principes de transfert. D’abord, nous devrions comprendre que les joueurs ne sont pas des prisonniers. Si un joueur veut évoluer ailleurs, les clubs devraient le laisser partir. Vous savez la démocratie doit s’appliquer partout. Puisqu’on y est, même au sport, appliquons la démocratie. Et qui dit démocratie, dit tout d’abord liberté de mouvement. Et liberté d’agir et d’entreprendre.  Le bât blesse quand des dirigeants des clubs refusent de dialoguer sur des cas faisant objet de querelle. C’est insensé ! Je n’arrive pas à saisir les raisons intimes d’un tel comportement ! La notion de transfert définitif d’un joueur donne le droit de transférer ce joueur et non de le garder comme une propriété privée. Peut-on interdire à une fille de faire sa vie avec l’homme qu’elle a choisi ? Voilà un exemple qui illustre bien ce cas.
Qui pouvait croire que Vital’O F.C libérerait un joueur d’une grande classe comme Bangama pour aller dans Inter Star ? Même les plus sceptiques ont compris qu’on ne pouvait pas aller à l’encontre de la volonté du joueur. De toutes les façons, je n’aurais pas fait jouer Bangama dans notre club contre son gré. Nous devrions apprendre à mettre en avant l’intérêt du joueur et ne pas se permettre de le bloquer pour nos propres intérêts. Du reste, nos intérêts ne représentent strictement rien dès lors que le joueur agit à son corps défendant parce que contraint et forcé ! Les intérêts des joueurs devraient rester au centre de toutes nos préoccupations. Tous les acteurs ayant en charge le football (la fédération et les clubs) doivent respecter et faire appliquer scrupuleusement ce principe que je qualifierais de sacro-saint.

En cette matière, la Fédération de Football du Burundi (FFB) est sujette à pas mal de critiques comme quoi elle n’est pas tranchante et laisse les clubs se quereller indéfiniment. Etes-vous du même avis ?
Vu sous un certain angle, c’est vrai ! Parce que la seule instance habilitée à résoudre ce problème est bel et bien la fédération. Les circonstances d’il y a quelques mois ne permettaient pas à la fédération d’avoir les coudées franches pour trancher ces litiges (période préélectorale). Vu sous un autre angle, ces litiges n’honorent pas les présidents des clubs ! Raison pour laquelle, ces derniers devraient faire en sorte que ces litiges trouvent des solutions à l’amiable. Et éviter de se couvrir d’opprobre en étalant ces problèmes partout. Alors que, raisonnablement, des voies de sortie peuvent être trouvées moyennant un brin de bonne foi. Pourquoi ces problèmes devraient-ils être insolubles ? Quand les présidents des clubs auront compris que la liberté du joueur est la règle d’or, il ne restera plus qu’à respecter les principes régissant les transferts des joueurs. C’est simple comme bonjour.

Votre mauvaise prestation face à Tourbillon du Tchad n’a-t-elle pas été due, en grande partie, au départ massif de vos meilleurs joueurs dans d’autres clubs ? En d’autres termes, n’avez-vous pas commis une erreur fatale en transférant ailleurs ces joueurs à la veille d’une compétition continentale assez importante ?
En grande partie oui, car les joueurs partis ailleurs étaient expérimentés. Mais pour les connaisseurs du ballon rond, vous pouvez avoir une équipe composée de véritables stars et ramasser un carton de buts. Le cas le plus récent est celui du match entre le FC Barcelone et le Real de Madrid. Les madrilènes ont pris une avalanche de buts : 6 buts à 2 ! C’est lourd à porter pour une équipe renommée comme le Real ! Concernant Vital’O au Tchad, des erreurs défensives ont été fatales pour notre équipe ! L’équipe venait d’être renouvelée, il fallait à cette dernière un certain temps pour que le coach puisse l’inculquer sa tactique. La ville de Rome ne s’est pas construite en un jour ! En outre, notre championnat se termine à un mois des compétitions africaines si bien que le temps pour préparer les équipes me paraît insuffisant !  Fort heureusement, la fédération est en train de rectifier le tir en revoyant ses méthodes.
Cela étant, j’affirme et réaffirme que nous n’avons pas commis d’erreur en laissant partir nos joueurs sous d’autres cieux. Mon équipe ne bloquera jamais un joueur qui veut tenter sa chance ailleurs. Jamais au grand jamais ! Dans une équipe, il faut un certain dynamisme où des joueurs entrent et d’autres sortent. Et ainsi de suite. Cette dynamique de changement est nécessaire pour un apport de sang neuf. Du reste, personne ne naît grand joueur ! Nos éléments partis ailleurs et que vous qualifiez de grands joueurs n’ont pas acquis leur savoir-faire dès leur naissance. L’expérience s’acquiert avec le temps. C’est un travail de longue haleine. Malgré ce que les gens disent, nos nouvelles recrues sont de très bons joueurs ! En témoignent nos résultats obtenus à l’issue de la phase aller : 35 points sur 39. Nous caracolons en tête du classement provisoire. C’est un parcours sans faute ! Jusqu’à présent, aucune équipe n’a réussi à nous battre ! Et j’espère que notre équipe deviendra encore plus forte d’ici peu. L’expérience aidant, notre système collectif ira s’améliorant ! Ceux qui disaient que nous serions la lanterne rouge cette année n’ont qu’à déchanter ! Comme je le dis souvent, ce ne sont pas nos détracteurs qui orienteront la trajectoire de Vital’O. Grand croyant et fervent pratiquant, je ne cesserai jamais de croire que c’est Dieu qui décide du sort de quelqu’un. Un dicton swahili est illustratif à cet effet «  Mpaji ni mungu »

Et à ceux qui vous accuseraient d’avoir confondu business et objectifs du club, que leur diriez-vous ?
Je leur dirais que salir les gens pour des sujets qu’ils ne maîtrisent pas relève de la médiocrité. Pour savoir la réalité, il faut toujours approcher les concernés pour s’enquérir de la vraie situation. Et ne pas se  fier aux ragots de la rue ! Mais vous savez Monsieur Sota,  nous sommes habitués à ce genre de critiques aigres dans le monde du football. J’invite les fanatiques de tous nos clubs à faire prévaloir le respect et la dignité vis-à-vis des dirigeants des clubs. Eviter les accusations gratuites qui ne font qu’envenimer l’ambiance régnant au sein des clubs. Plus tolérant et plus fair-play, je pardonne les personnes ayant tenu de tels propos. Probablement qu’elles n’étaient pas animées de mauvaise foi. La déroute de Vital’O au Tchad a dû les marquer ! Trêve de chagrin et regardons l’avenir avec plus de sérénité et d’optimisme.

Votre équipe semble être bien partie pour avoir un bon classement cette année même si c’est encore trop tôt pour pronostiquer. Pourtant, une certaine opinion disait que Vital’O risque de tomber en deuxième division cette année vu sa mauvaise prestation face à Tourbillon. Et surtout compte tenu de son ossature renouvelée du fait que beaucoup parmi ses joueurs clés sont partis sous d’autres cieux. Comment expliquer le bon départ de votre club au cours du championnat national (édition 2009) malgré le départ de vos meilleurs éléments ?
Plusieurs facteurs expliquent nos performances :

  • Nous avons recruté les meilleurs éléments du championnat passé. Des jeunes joueurs d’une excellente fraîcheur physique. Avec un entraîneur qualifié qui est en même temps un très bon éducateur.
  • Notre comité est soudé et dévoué à la cause de l’équipe.
  • Des joueurs disciplinés qui respectent les préceptes que nous leur inculquons.
  • Nous avons des amis au vrai sens du terme qui nous soutiennent pour mener à bien nos objectifs.

Tous ces atouts concourent à la réussite de notre club. Avec des joueurs qui ont une fringale de marquer leurs noms dans l’histoire du football burundais tels nos anciennes gloires : MALIK, MUVALA, MUDEYI , MBUYI, MARADONA, WEMBO, DUMBO pour ne citer que ceux- là.

Les joueurs que vous avez achetés dans d’autres clubs pour combler le vide laissé par ceux qui sont partis vous paraissent-ils compétitifs ? Pourront-ils remplacer valablement les joueurs partis ?
Absolument, moyennant beaucoup de travail.

Quel est ou quels sont les clubs qui vous font peur cette année ?
Peur non, mais respect oui !  Il y a des équipes qui font montre d’un bon jeu comme nous. Principalement, Athlético et Inter Star notre rival de toujours. Sans oublier qu’il y a d’autres équipes qui défient ces équipes susmentionnées. Nous concernant, notre devise est : pas de combat à négliger ! Toutes les formations se valent.

Comment jugez-vous le niveau de ce championnat ? Et partant celui des joueurs ?
Le niveau de ce championnat est assez bon. Beaucoup de technicité aussi. Hélas, le manque d’attaquants mordants nous fait défaut ! C’est un gros handicap ! Je dois tout de même déplorer des coups bas qui commencent à s’observer à la fin de cette phase aller. Des individus que je me garde de citer tentent d’approcher certains parmi nos joueurs en leur faisant miroiter des propositions alléchantes. Objectif poursuivi : les faire partir dans d’autres pays pour que Vital’O soit déstabilisé lors de la phase retour. Son avance en termes de points sur nos concurrents dérange ! Tous les moyens sont bons pour stopper net notre élan ! Même les sales coups ! Imaginez-vous ! On promet à ces joueurs de quitter Vital’O malgré les contrats qu’ils ont signés avec notre club. Et on leur ment honteusement comme quoi l’année prochaine, ils pourront fouler le pied en Europe pour y faire carrière ! Des précontrats sont promis à ces joueurs en attendant la fin de la phase retour. C’est le paroxysme de la flétrissure pour des gens qui, soi-disant, veulent faire avancer notre football. Mais qui ne voient que la magouille comme moyen d’accéder à leurs objectifs. C’est ahurissant ! Voilà qui risque de porter un coup dur à notre championnat si ces pratiques ne sont pas rejetées ! Je crie gare ! Et je mets en garde ces nageurs en eaux troubles pour qu’ils mesurent la gravité de leurs actes ! Les conséquences en seront désastreuses ! Et ils en porteront le chapeau car cela s’appelle jouer avec le feu ! J’interpelle d’ailleurs toute l’opinion sportive, y compris la presse sportive, pour faire en sorte que ces intentions pernicieuses soient décriées, critiquées et abandonnées. Car, l’atmosphère entre clubs risque de devenir empoisonnée ! C’est extrêmement grave !

Et les arbitres, sont-ils à la hauteur de leurs missions ?
Je ne ferais pas beaucoup de commentaires sur les arbitres. Seulement, je conseillerais aux arbitres de mettre en avant le professionnalisme. C’est très important pour leur carrière et leur réputation. Je fustige tout de même une idée assez répandue dans l’opinion sportive selon laquelle : « Il ne faut pas accorder un penalty à 2 ou à 3 minutes de la fin du match ! » Seule la faute doit être considérée ! Point c’est tout ! Et ce, en dépit du temps qui reste à jouer.  Remarquez aussi que les arbitres sont des personnes humaines et peuvent se tromper ! Au lieu de les critiquer à tout bout de champ, il serait souhaitable de travailler en synergie avec la fédération pour améliorer la situation. Pour les amener à faire montre de professionnalisme lors des matchs.

Nos entraîneurs sont-ils capables de relever le niveau de notre football ?
Franchement non. C’est du moins mon point de vue. Avec les stages et les formations reçues dans le cadre de « Gagner en Afrique avec l’Afrique », nous osons espérer que le niveau de nos entraîneurs se relèvera. Et partant le niveau de notre football. C’est une question de temps.

Toutes nos équipes (clubs et équipes nationales) n’ont pas réussi à dépasser le cap du premier tour dans les grandes compétitions internationales. Selon vous, quels sont les facteurs pouvant expliquer cette déroute générale de nos équipes ?
Le premier facteur de ces déroutes est à mon avis le manque de préparation. Nous terminons le championnat à la veille des compétitions africaines, donc le temps de recruter les nouvelles recrues (en ce compris leur adaptation dans leurs nouvelles équipes) est insuffisant. Lors dudit recrutement, certains clubs refusent de libérer les joueurs. Un autre problème est le manque de moyens pour préparer les équipes. Ces raisons sont aussi valables pour l’équipe nationale. De façon générale et excepté les dirigeants des clubs, les autres intervenants en matière de football ne manifestent pas beaucoup de volonté pour que nos équipes aient de bons résultats. C’est triste !!!

Quel est votre commentaire sur l’implication du Gouvernement dans le renforcement de nos équipes, en particulier les équipes nationales (junior et senior) ? Est-ce un soutien significatif pouvant porter des fruits ?
Nous saluons l’effort consenti par le ministère de tutelle qui donne chaque fois les moyens quand nos équipes se déplacent vers l’extérieur. Cependant, l’essentiel n’étant pas seulement de participer, mais aussi de gagner ! Je souhaiterais que le gouvernement à travers le ministère des sports consente beaucoup de moyens pour une bonne préparation de nos équipes (local et rafraîchissement lors des différentes compétitions internationales. Comme on nous dit souvent que les moyens manquent, que le ministère de tutelle fasse tout pour que soit votée et promulguée la loi sur le sponsoring. Sur ce point, le ministère des sports a un grand rôle à jouer !

Et la Fédération du Football du Burundi (FFB). Avez-vous des critiques à émettre sur son fonctionnement ? A-t-elle une part de responsabilité dans les échecs que viennent de connaître nos équipes ? Si oui, laquelle ?
La FFB est un partenaire important dans le développement des clubs et partant du football burundais. Pour cela, elle est appelée à être neutre et rigoureuse. Il ne serait pas souhaitable par exemple que le président (ou la présidente de la FFB) soit membre influent de l’un ou l’autre club. En effet, il lui serait très difficile d’être neutre et de ne pas faire peser son influence ça et là ! Pour les autres membres influents de la FFB à savoir le président du comité fédéral et celui de la commission des compétitions, nous leur demanderions de faire prévaloir la transparence et l’impartialité. Et ne devraient appartenir à aucune formation pour la bonne et simple raison qu’ils sont appelés à trancher les litiges entre clubs. Je saisis cette opportunité  pour féliciter le nouveau patron de la commission des compétitions en la personne de El Hadj Yussuf Mossi pour son sens d’organisation et son éthique liée à son impartialité. Il me paraît prématuré pour que je le porte au pinacle, mais je lui souhaite d’aller toujours de l’avant. Il est sur une bonne trajectoire. Quant à la responsabilité de la FFB dans les échecs de nos équipes, je pense que là aussi la FFB devrait dans les limites de ses moyens aider nos équipes à mieux se préparer. On aura constaté par exemple que si la FFB avait bien voulu jouer son rôle d’arbitre dans le différend ayant opposé Vital’O à Flamengo lors du recrutement des joueurs Divin et Christophe, notre équipe aurait représenté le Burundi de façon valable. Le succès de Vital’O aurait été un honneur pour nous (le club), la FFB, et le pays tout entier. Pour l’équipe nationale qui normalement doit être soutenue par l’Etat, la responsabilité de la FFB dans les échecs de nos Intamba Mu Rugamba réside dans le fait que la fédération se charge du volet encadrement technique qui demande beaucoup de moyens financiers. Et qui nous dit-on ne sont pas disponibles. Il en résulte que l’entraînement ne commence pas à temps, les récupérations ne sont pas suffisantes, les joueurs expatriés n’arrivent pas à temps, le local commence tardivement. Comment voulez vous avoir de bons résultats dans de telles conditions ? 

J’en viens à votre vie privée pour finir. En dehors de Vital’O et le football,  Monsieur Joseph Désiré Bahama a-t-il des hobbies ? Si oui, lesquels ?
Après le football, j’aime écouter la musique appartenant à tous les styles : en particulier, la rumba, la salsa, le blues, la country music et les chanteurs français comme Johny Hallyday, Francis Cabrel. J’adore le  billard, la lecture des journaux et les infos sur internet. J’aime aussi être avec les miens dans les moments de détente.

La lecture vous intéresse-t-elle ? Si oui, notre journal fait-il partie des journaux que vous lisez souvent ? Quelles critiques feriez-vous à l’endroit du journal Arc-en-ciel ?
Auparavant, je lisais beaucoup les bandes dessinées mais actuellement le temps qui m’est imparti me fait cruellement défaut. Je fais la lecture tous les vendredi quand les hebdos inondent les rues de Bujumbura. Inutile de vous dire qu’Arc-en-Ciel fait partie de mes journaux préférés Quant à la critique à faire à votre endroit, une certaine opinion vous taxe de propagandiste vis-à-vis de certaines personnes. Vrai ou faux ? De mon point de vue, tout information livrée selon les règles d’éthique et de déontologie ne constitue pas une entrave à la vie des gens. Du reste, on ne peut pas contenter tout le monde ! Il y aura toujours des rouspéteurs, voire des mécontents qui critiqueront votre journal. Parce que vous étalez au grand jour leurs gaffes !
Je vous souhaite de continuer à informer le peuple sur tous les sujets comme vous le faites si bien. Move forward comme disent les anglais !

 

Propos recueillis par Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr,

patrisylve@gmail.com  

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Le championnat national prend du rythme : Inter Star et Vital’O ont offert un spectacle haut en couleur : le 26/05/2009

Nous sommes dimanche le 03 mai 2009. Le stade Prince Louis Rwagasore résonne au rythme du tam-tam des supporters des deux équipes. Chants de gloire envahissent le stade bien avant la rencontre. De chaque côté, la victoire est précocement proclamée. Les fans s’enflamment, ça vie et ça vibre ! C’est beau à voir. Ambiance de fête due à un public en liesse. La magnificence du spectacle sur terrain est annoncée. Sans oublier de dire que la tension est perceptible. Normal quand Inter Star et Vital’O s’affrontent.

Depuis la nuit des temps ! Match au sommet entre les deux géants du football burundais.

Compendium du match et ambiance y relative
          16 heures pétantes : coup d’envoi. Dès l’entame du match, Vital’O passe à l’offensive.  Assaut. Le très sympathique Kaya Léopold manque de peu l’ouverture du score. Et se heurte à la vigilance de l’excellent Bucumi Raphaël, goal keeper d’Inter Star. C’est parti pour quatre vingt dix minutes de folie. Rythme fou et effréné. L’équipe d’Inter Star se ressaisit et prouve qu’elle n’est pas venue jouer au carnaval. Pas question de folâtrer ! Les choses sont très sérieuses. A la défense, le côté droit de Vital’O est perméable à cause d’un Nkundwanabake Cadeau peu inspiré et fort hésitant. De légères bourdes sont commises.
          Les attaquants d’Inter Star, malins comme des renards, comprennent qu’ils doivent exploiter cette faille. Et passent par ce flanc pour essayer de marquer. Fort heureusement pour Vital’O, sa défense centrale animée par Jafari et Demunga est façonnée en béton armé ! Des défenseurs d’une très grande classe. Le match s’emballe. Rencontre captivante pour ne pas dire ensorcelante. Niveau tout à fait acceptable. Véritable régal. Un certain Henriot, écrivain français, aimait dire : « Une couleur si vibrante qu’elle est un régal pour les yeux. » Paraphrasons-le en disant : « Un match si vibrant qu’il est un régal pour les yeux. » Tant mieux pour les spectateurs venus nombreux au stade. La première mi-temps est très serrée. Et se solde par un nul vierge (0-0). Les joueurs se dirigent vers les vestiaires pour y recevoir des conseils astucieux venant de leurs entraîneurs respectifs. Les supporters restent sur le qui-vive. Et ont hâte de connaître l’équipe qui empochera les trois points lors de cette mémorable onzième journée du championnat national. Quel match ! Quelle tension ! Quel « pugilat » entre les deux poids lourds du ballon rond chez nous.
La deuxième mi-temps s’annonce vigoureuse et tenace tant la fureur de vaincre est facile à déceler. Dans la tribune B où je me trouve, les pronostics des spectateurs convergent vers un match nul à la fin du temps règlementaire. Explication : les deux équipes sont tellement fortes qu’elles vont faire jeu égal et score paritaire. Mais un vieux fan de Vital’O, chauve comme moi, me regarde et sourit. Pourquoi souriez-vous, dois-je lui demander ? Il éclate de rire et ses pattes-d’oie ornant le contour de ses yeux brillent comme une montre en or abandonnée sous le soleil. Beaucoup d’assurance ce Monsieur âgé. Il pose sa main sur mon épaule et me dit : « Vital’O va inscrire un but à la dernière minute ! » Des propos tenus avec une certitude déroutante tel un prédicateur qui monte en chaire. Je lui pose encore une question : « Est-ce le cœur ou la raison qui parle ? »  Il me répond d’un ton sec mais avenant : « Les deux à la fois, mais plus la raison que le cœur ! » Et renchérit : « Les attaquants de Vital’O sont des dribbleurs avérés. Leurs dribbles vont faire mouche dans la surface de réparation. » Bon sang, quelles paroles prophétiques connaissant ce qui s’est passé par la suite !  Etais-je assis à côté d’un marabout dois-je m’interroger maintenant ? Difficile à comprendre pour moi qui ne crois guère aux histoires de fétiches ! Soit ! Je mets fin à notre conversation et braque à nouveau mes yeux sur le match.
Vital’O domine légèrement son adversaire. Les deux équipes déploient un superbe jeu collectif. Un spectacle qui vaut le déplacement. Le football moderne, c’est ça ! Les deux entraîneurs, à savoir Kanyankore Jean Gilbert côté Vital’O et Mohamed Faouzi côté Inter Star, sont aussi tendus que les supporters. Leurs batteries sont huilées et bel et bien en marche. Dans chaque camp, des changements s’opèrent. Des stratégies sont mises en évidence. La tension se sent comme le hareng sent le poisson. Quel choc ! Des deux côtés, il y a la beauté du geste et la perfection de la technique. Beaucoup de concentration car la moindre inattention peut coûter chère ! A dix minutes de la fin, Miami de Vital’O entré en deuxième mi-temps rate une occasion en or ! Placé à quelques mètres des bois gardés par Bucumi Raphaël, il envoie le ballon dans les nuages suite à une passe lumineuse offerte sur un plateau d’argent par l’une des pièces maîtresses de Vital’O, à savoir Tonton. Quelle passe ! Un caviar dirait-on dans le jargon footballistique. Inter Star réplique, notamment par ce boulet de canon de Bangama suite à une balle arrêtée. Le gardien de Vital’O est obligé de détourner le ballon en corner. Grosse frayeur !
Généralement, les mauves et blancs sont très percutants les dernières minutes. Et ça souvent été ainsi. Mon ami Amars Niyongabo, fin connaisseur du ballon rond et coach de Muzinga FC me dit toujours : « Vital’O est à craindre les quinze premières minutes d’un match et les dix dernières minutes. Quand ces deux instants arrivent, ses adversaires doivent quadrupler de vigilance pour ne pas prendre un but ! » Parfaitement raison ! C’est d’ailleurs ce qui est arrivé. Et c’est ce qui arrive souvent quand Vital’O croise le fer avec Inter Star. Le virevoltant Miami fait un somptueux passement de jambes, élimine deux défenseurs d’Inter Star avant d’être accroché en pleine surface de réparation par Munezero Fiston. Penalty indiscutable. Et l’arbitre n’a pas hésité à montrer le point de penalty. Nous sommes à deux minutes de la fin du match. Alors, qui tire le penalty ? Quelle cruelle épreuve à quelques minutes du coup de sifflet final ! Kanyankore qui connaît bien ses poulains désigne Nkundwanabake Cadeau. Celui-là même qui a bâclé sa première mi-temps, mais qui s’est bien ressaisi lors de la seconde partie. Un garçon téméraire qui pêche parfois par abus de confiance en sa personne. Cadeau, imperturbable, avance en regardant Bucumi dans les yeux et frappe la balle au ras du sol (côté droit du gardien). Le ballon termine sa course au fond des filets : but !!!  Cadeau, fou de joie, enlève sa culotte et ramasse bêtement un carton jaune. Attention à ce genre d’attitude indigne d’un joueur expérimenté comme lui. Plus jamais ça lors des matchs qui suivront ! Voilà comment les joueurs prennent des cartons bêtes et inutiles. Sur terrain, les joueurs ne doivent pas se comporter comme les supporters. Ils doivent garder le sang-froid pour que la joie ne dérape pas dans une espèce de folie hystérique ! A bon entendeur salut !
Suite à ce but libérateur, les fans de Vital’O sont déchaînés. Délire indescriptible ! Une joie aux dimensions incommensurables les plonge dans une euphorie sans pareille ! Cadeau les a libérés. Il leur a donné le coup de grâce. A côté de moi, je vois de mes propres yeux une joliesse et ravissante adolescente éclater en sanglots. Tellement elle est aux anges ! Quelle image féerique de voir ce visage étincelant de beauté fondre en larmes ! Croyez-moi, le football peut mettre certaines personnes hors d’elles-mêmes. Mais c’est toujours beau pour le spectacle. Les joueurs de Vital’O, rassérénés, maîtrisent la situation. Et provoquent des gestes de nervosité chez les joueurs d’Inter Star. Le score ne bougera pas d’un pouce jusqu’au coup de sifflet final : un but à zéro (1-0). Vital’O empoche ses trois points après une rencontre riche en émotion et en suspense. Et surtout, face à un adversaire de taille.
        Après le coup de sifflet final et chose inhabituelle, Le joueur Ali Moussa d’Inter Star a verbalement rudoyé l’arbitre. Et a, de ce fait, écopé d’un carton rouge. Comportement déplorable ! Cette colère a été provoquée par ce penalty jugé trop généreux par certains joueurs d’Inter Star. Et certains parmi ses nombreux fans. Pourtant, l’un des plus célèbres fans d’Inter Star en la personne de Haluna Gahinga a reconnu le penalty. Et a donné raison à l’arbitre. Je l’ai même vu calmer les ardeurs belliqueuses de certains supporters d’Inter Star. Voilà le prototype d’un supporter loyal et imprégné de fair-play. Un exemple à suivre. Haluna : mention très bien ! Concernant Ali Moussa, dommage qu’il soit monté sur ses ergots en proférant des injures à l’arbitre. Attitude anti-sportive ! D’ordinaire, Ali Moussa est un garçon calme et pondéré. Son comportement a surpris plus d’un ! La commission des compétitions a sanctionné Cadeau et Ali Moussa. Cadeau a été suspendu pour un match, rencontre qui opposera Vital’O à Lydia Ludic Burundi Académique. Ali Moussa quant à lui rate deux matchs. Un match contre Prince Louis et la rencontre entre Inter Star à Académie Tchite. Ces mesures sont salutaires. Sans discipline, point de progrès ! Nos footballeurs doivent le savoir.

Vital’O caracole en tête du classement provisoire
Ainsi, à l’issue de la douzième journée, Vital’O vient en tête du classement provisoire avec 32 points sur 36. A huit longueurs des mauves et blancs, suivent Athlético et Inter Star avec 24 points sur 36. Athlético devance Inter Star vu le goal average. Académie Tchite (22 points sur 36) suit de très près Athlético et Inter Star. Tel est pour l’heure le peloton de tête. La phase retour promet des affiches alléchantes. Personne ne peut prédire maintenant le détenteur du trophée. A moins de verser dans le triomphalisme précoce. Vital’O prend de sérieuses options pour remporter le titre à condition de rester sur la même trajectoire lors de la phase retour. La douzième journée a été synonyme de surprise. La modeste équipe de Delta Star de Gatumba a battu Académie Tchite au Stade Prince Louis Rwagasore par un but à zéro. Incroyable mais vrai ! Inter Star a égalisé avec Prince Louis par un score de deux buts partout. Inimaginable ! Flamengo de Ngagara n’a pas pu se débarrasser de Volontaire FC de Kanyonsha sur le terrain du campus Kiriri. Score : un but partout. Il faut dire que ce terrain là est quasi impraticable en saison des pluies. La très sympathique équipe d’Aigle Noir de Makamba a fait mordre la poussière Athlético sur son terrain par deux buts à un. C’est la grande surprise de cette douzième journée (avant dernière journée de la phase aller). Moralité : toutes les équipes se valent, et tous les matchs sont à prendre au sérieux ! Pas de petites équipes !
Vital’O a déjoué moult pronostics. Verba volant, que n’a-t-on pas dit ? Une équipe non compétitive parce qu’amoindrie du fait que presque tous ses joueurs clés sont partis. Une formation reléguable cette année ! Vital’O, c’est fini ! Une espèce qui ne réapparaîtra plus comme les dinosaures. Bye, bye, et on n’en parle plus ! Nenni devrions-nous dire ! Il ne fallait pas enterrer si vite cette formation ayant marqué le football burundais depuis les années 70. Et surtout, c’était sans compter sur un Kanyankore aguerri, mûr et expérimenté. Un homme ferme sur ses étriers pour ce qui est de la discipline et la rigueur. Forts de ces principes, les joueurs de Vital’O sont décidés à remporter la coupe cette année. Mais, ils doivent continuer à améliorer leur système collectif. Ce sont des techniciens hors pair. En travaillant assidûment, ils permettront à leur équipe de retrouver ses lettres de noblesse comme jadis. Un club uni, composé d’hommes et de femmes qui circonscrivent leurs actes autour d’un seul et même objectif : le sacrifice pour Vital’O. Sans oublier un président à la hauteur de sa mission. Voilà tout un ensemble soudé faisant la force d’un club. C’est toujours payant quand les gens conjuguent leurs efforts. Au fait, qui disait encore que les grandes équipes ne meurent jamais ? Je vous saurais gré de me le rappeler.

Patrick Sota
patrisylve@yahoo.fr

patrisylve@gmail.com

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LES JOUEURS BURUNDAIS A LA RESCOUSSE DE JEAN HAKIZIMANA « YAJEAN » : le 25/05/2009


Depuis que Hakizimana Jean dit Yajean , qui jouait à la formation d’ Inter Star est mort sur le terrain d’ entraînement , en préparant le match retour contre le Canon de Yaoundé , son nom commençait à disparaître petit à petit dans la mémoire des fans du foot. Heureusement ses coéquipiers ne l’ont pas oublié.
Pour assister sa famille, un match de gala qui opposera les internationaux burundais et les joueurs locaux est prévu ce samedi à 15H30 minutes au stade Prince Louis Rwagasore . L’argent récolté sera remis à la famille du disparu.
Les internationaux burundais qui prendront par à ce match sont :
1.    Valery Nahayo , Kaizer Ckiefs afrique , du Sud
2.    Floribert Ndayisaba Tambwe, Bakou FC , Azerbaïdjan
3.    Hassan  Hakizimana Turquie
4.     Karim Nizigiyimana Makenzi, APR, Rwanda
5.    COCO
6.    Ndabashinze Dugarry , Genk , Belgique
7.    Irambona Abdallah,  Oman
8.    Ndayisenga Fuadi, APR Rwanda
9.    Saîdi Ntibazonkiza , NEC , Hollande
10.    Selemani , Belgique
11.    Ngama Emmanuel, Dender FC, Belgique
12.    Mohamed Tchité Mémé, Santander, Espagne
13.    Papy Faty , Transersport
14.    Vladmir Niyonkuru , Azam , Tanzanie
Ils seront complétés  par des joueurs locaux et entraînés par Kanyenkore Jean Gilbert dit Yaoundé de Vital’ o et Ribakare Baudouin dit Ndindi de Prince Louis.
Ils s’entraîneront le jeudi 28 à 9 heures au Stade Prince Louis Rwagasore .

L’équipe des locaux est la suivante :
1.    Saîdi Tama, Athlético
2.    Bakevya Antoine, Muzinga
3.    Makiwa ; Inter Star
4.    Mutama , Muzinga
5.    Kado , Vital’ o
6.    Rama Inter Star
7.    Belinda, Inter Star
8.    Henry, Athlético
9.    Gaël, Flamengo
10.    Kavumbagu , Inter Star
11.    Putchu , Athlético
12.    Chene , Vital’ o
13.    Bangama , Inter Star
14.    Alexis, Inter Star
15.    Pierrot, Athletico
16.    Divin, Flamengo
17.    Kuvbi , Inter Star
18.    Fiston, Athlético
19.    Abdoul, Inter Star
20.    Cédrick , Prince Louis

Ils seront entraînés par Cédrick Kaze  et Amars Niyongabo.
L’entrainement de cette équipe locale est prévue le vendredi 29 à 9 heures au Stade Prince Louis Rwagasore .

Désiré Hatungimana

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VITAL’ O CHAMPION DE LA PHASE ALLER : le 20/05/2009

La formation de Vital’ o invaincue depuis le début du championnat a clôturé la phase aller en beauté  en s’imposant sur un score de deux buts à zéro devant l’équipe de Delta Star de Mutimbuzi .
Au début du championnat, les amateurs du ballon rond ne comptaient pas Vital’ o parmi les équipes qui allaient occuper le haut du tableau. Mais les protégés de Kanyankore ont surpris tout le monde. Des joueurs très jeunes mais mûrs sur le terrain font le bonheur des fans de ce club et de tout le staff.
Pour cette première période du championnat national de football, Vital ‘o a marqué 22 buts et en a encaissé 2. Ce club le plus aimé du Burundi a gagné 11 matches, a égalisé à deux reprises avec les formations de Wazee et Athlético, un parcours très appréciable.
Si Vital’o réalise le même parcours en phase retour, sans doute qu’il sera champion. Les joueurs contactés, ne doutent pas pour le titre de cette année.
Avec 8 points de plus que son poursuivant directe à savoir Athlético et 10 points de plus qu’Inter Star  son concurrent de tout les temps, Vital’ o est plus que jamais proche du titre même si il reste 13 matches à jouer.

CLASSEMENT DES BUTEURS :

  1. ABDOUL D’ INTER STAR : 9 BUTS
  2. FISTON D’ATHLETICO : 8 BUTS
  3. MATEMBE DE VITAL’ O : 5 BUTS
  4. POLIN DE LLB ACADEMIC : 5 BUTS

La phase retour sera sans doute compliquée puisque les équipes du bas du classement feront tout pour quitter la zone rouge et les formations les mieux placées chercheront à décrocher la place qualificative pour la coupe d’Afrique.
Rendez vous pour la phase retour le 13/06/09

CLASSEMENT PHASE ALLER


Désiré Hatungimana

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CADEAU OFFRE LA VICTOIRE A SON EQUIPE : le 05/05/2009


Le derby de ce week end à souri   à l’avantage de Vital’ o qui porte son invincibilité à 11 rencontres .Ce match entre les clubs les plus populaires de Bujumbura a attiré cette année plus de monde que les années antérieures, un public qu’on ne voit même pas au stade Prince Louis Rwagasore lors des matches internationaux .Le foot burundais redevient encore une fois attirant ? C’est pas évident puisqu’ il y a des rencontres qui se jouent sans public mais on peut affirmer sans risque  de se  tromper qu’ il y a un léger mieux par rapport à l’ année passée .Malheureusement , il y a encore des gens qui n’ ont pas encore compris le sens du fair play même du côté des dirigeants .
Comment vital’ o a t – il gagné ce match ?
Jean Gilbert Kanyenkore :
Vous avez vu que la première mi – temps s’est clôturée sans but et nous avons donné des consignes à nos joueurs pendant la pause pour qu’ils puissent gagner cette rencontre.
On avait vu en première période une défense d’ Inter Star qui n’ était pas trop sûre , j’ ai dit aux joueurs qu’ il  faut mettre le ballon au sol , qu’ il faut provoquer la surface de réparation , et ça a donné le résultat comme on l’ avait prédis  . Il fallait aussi bloquer les couloirs puisqu’ ils jouaient avec trois défenseurs, c’étaient ça les consignes du deuxième mi  - temps qui ont été payants.
Vous comptez six point de plus qu’Inter Star, est – ce un pas vers le titre de cette année ?
KJG : C’est une grande étape parce que la distance de 6 points , ça fait deux matches quand même mais nous avons d’ autres poursuivants , ce n’ est pas Inter Star seulement , c’ est pourquoi nous devons être conscients que le championnat n’ est pas terminé .Mais quand même , nous venons de faire un grand pas .Nous allons essayé de maintenir , pourquoi pas consolidé notre position et de devancer nos poursuivants directs .Donc , nous devons travailler puisque le championnat est encore long , néanmoins je dirais que c’ est un grand pas vers le titre .
Pourquoi le derby Inter Star Vital’ o cause chaque fois des problèmes ?
C’est ne pas tellement moi qui doit éduquer la masse d’Inter Star, ou de Vital’ o puisque c’est presque  la même masse. Comme tu le dis,  c’est un derby, aucune des deux équipes ne voudrait perdre le match .C’est pourquoi il y a toujours des querelles après la rencontre .Souvent c’est à cause des fanatiques,  ce n’est pas tellement les joueurs. Il faut apprendre à perdre .Il y a toujours trois résultats après un match : une défaite, un match nul et une victoire .Il faut qu’ils apprennent petit à petit à accepter qu’ils sont battus surtout aujourd’hui qu’on a dominé le match, il faut accepter la défaite.

Evidemment la défaite c’ est un comprimé amer  à avaler .Le président d‘ Inter Star n’ a pas reconnu la défaite et s’ insurge violemment à l’ arbitrage pourtant à la hauteur du match de ce samedi .Pour Dieudonné Ngowembona ancien ministre des finances reconverti au football , la Fédération de football du Burundi (FFB) devrait corriger les choses à temps si non indique t – il , il y’ aura toujours des casses .
Ce président a- t- il vraiment comprit le sens du  fair play pourtant prôné par la FIFA et toutes les instances du football ? Difficile à comprendre.
Voici les résultats des autres rencontres de la 11ème journée.

Muzinga Delta Star 2 0
Prince Louis Aigle Noir 4 1
Athletico Volontaire 4 1
Olympic Star LLB Academic 1 2
Wazee Flamengo 1 3
Musongati Academie Tchité 1 2
Vital’ o Inter Sta 1 0


Cette 11ème journée  a été très productive. Vingt trois buts on été marqués en sept rencontres soit une moyenne de plus de trois buts par match. Mais elle a été stérile pour les équipes de l’intérieur du pays qui n’ ont gagné aucune rencontre .

Désiré Hatungimana

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VITAL’ O contre Inter Star, un choc de tout les temps: le 3/05/2009


L a 11ème journée du championnat national de football, démarre ce samedi et cette journée est la plus entendue des amateurs du ballon rond .Chaque fois que Vital’ o croise Inter Star, Bujumbura est mouvementée et même des personnes de l’intérieur du pays descendent sur Bujumbura pour assister à    ce match qui a toujours attiré beaucoup de monde.
La rencontre entre ces clubs les plus populaires du Burundi, se joue souvent sous haute surveillance .Les joueurs sont sous pressions, les fans, de même que les dirigeants de ces clubs.
L’année passée, Vital’ o a gagné le match aller et le match retour a été gagné par Inter Star qui a d’ ailleurs remporté le titre.
Cette année, le premier match s’ouvre ce samedi est il n’est pas le moins important pour le titre de cette année.
Vital’ o compte trois points de plus qu’ Inter Star avant le match de ce samedi et si les mauves blanc gagnent ce match phare du championnat de football burundais , ça sera un grand pas vers le titre de tant plus que Vital’ o sera à 6 points de ses concurrents directs ( Inter Star et Athlético ).
Vital’ o a-t-il les moyens de gagner ce match ?
Au début du championnat, pas mal de gens pensaient que c’ était fini l’ hégémonie  de la formation de Vital’ o qui venait de perdre 8 joueurs tous titulaires .Match après match , Vital’ o a montré que la jeunesse recrutée ne manquait pas de talents .Aidé par certains joueurs d’ expérience comme Cadeau , Jafali , Saîdi et Gaby , Vital’ o reste invaincu depuis 10 journées , un exploit que cette équipe n’ a même pas réalisé l’ an passé .
Pour cette rencontre de ce samedi, ça sera des retrouvailles pour Saîdi qui jouait l’an passé chez les Noirs et blanc mais aussi pour Bangama et Afizi qui croiseront leurs anciens coéquipiers de Vital’ o .
Ce match promet des duels au milieu du terrain entre Bangama et le remuant Matembe dit Type. La  veille défense d’Inter composée de Mboneko Janvier , Mbanza Hussein , Abin   n’ aura pas la tâche facile à bloquer des jeunes joueurs de Vital’ o.
Ce match promet un spectacle alléchant si les arbitres ne le gâchent pas comme ils le font souvent.

Désiré Hatungimana

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VITAL’O ET INTER STAR CARTONNENT, TCHITE TREBUCHE : le 30/04/2009

La 10ème journée du championnat national de football , a très bien souri aux équipes de Vital’o et d’ Inter Star respectivement première et deuxième du classement provisoire mais le 3ème club au classement à savoir Académie Tchité s’ est incliné au stade fétiche de Rumonge.
La machine de Vital’o a bien tourné et les joueurs de Muyinga n’ont pas pu arrêté les mauves blancs en super forme à l’instar de Matembe qui a inscrit un doublé .De l’ autre côté d’ Inter Star le joueur en vue  a été Abdoul qui a marqué un triplé , le premier de ce championnat devenant d’ ailleurs du coup le meilleur buteur .
Classement provisoire


                 EQUIPES

JOURNEES

POINTS

B.P.

B.C.

GOAL AVERAGE

  1. VIATAL’O

 10

26

18

2

16

  1. INTER STAR

10

23

17

4

13

  1. ATHLETICO

10

21

15

4

11

  1. ACADEMIE TCHITE

10

19

11

10

1

  1. WAZEE

9

16

13

6

7

  1. MUZINGA

10

16

9

5

4

       7 .  FLAMENGO

9

12

13

12

1

       8 .  AIGLE NOIR

10

12

13

14

-1

       9 .  LLB ACADEMIC

9

11

9

11

-2

      10.  DELTA STAR

10

9

11

19

-8

      11.  PRINCE LOUIS

10

7

8

16

-8

      12 . VOLONTAIRE

10

5

3

9

-6

      13 . OLYMPIC STAR

10

5

4

18

-14

      14 . MUSONGATI

9

4

2

13

-11

Meilleur buteur : Abdoul d’Inter Star
Meilleure défense : Vital’ o avec 2 buts encaissés
Meilleure attaque : Vital’ o avec 18 buts marqués

Désiré Hatungimana

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VITAL ‘O, invaincu après neuf journées: le 24/04/2009


Le championnat national de football édition 2009 est plus que serré. La plupart des équipes sont séparées d’un petit point sauf la formation de Vital’o qui compte trois points de plus sur son poursuivant direct.
Les mauves blancs qui occupent provisoirement la tête du classement le doit en grande partie par une jeunesse très dynamique encadrée par un entraîneur de renon en la personne de kanyenkore Jean Gilbert dit Yaoundé.

Cet entraîneur qui est en même temps entraîneur de l’ équipe nationale , Intamba Mu RUGAMBA revient en intégralité sur les raisons de la réussite de ce début du championnat pour la formation de Vital’o .

Monsieur l’entraîneur, vous venez de passer 9 matches sans défaite, quelles sont les raisons ?

KJG : Nous avons une très bonne équipe, malgré que nous ayons perdu beaucoup de joueurs l’année passée. Pour les remplacer nous avons ciblé de bons éléments et nous les avons recrutés. Je suis entrain de les mettre sur les railles, ils s’appliquent correctement. Il faut reconnaître que les équipes du pays ne sont pas très fortes que celles de l’année passée .Toutes les grandes équipes ont perdu pas mal de joueurs .On dit que le championnat de cette année est compliqué mais il faut attendre .Nous avons un objectif d’être champion, c’ est pourquoi mes joueurs se donnent corps et âme pour tout match .Si on me donne tout les moyens nécessaires, sans doute nous serons champion. Les joueurs sont très bons, il ne nous reste que l’expérience pour les grands championnats. Avec deux championnats nous aurons l’équipe de Vital’o des années passées.

Faites une comparaison avec l’équipe de l’année passée.

KJG : Moi quand je juge Vital’ o,  je le juge à partir des deux ans et demi, quand j’ai pris l’équipe, j’ai trouvé une équipe des jeunes comme l’équipe que j’ai aujourd’hui. J’ai beaucoup plus travaillé physiquement et  tactiquement et je vous le dis souvent, les joueurs du Burundi sont très techniques. S’ils veulent travailler, ils deviendront de grands joueurs .Dans Vital’ o, mon grand travail est psychologique, j’essaie de cultiver l’esprit d’équipe en mettant dans la tête de ces joueurs qu’ils deviendront des grands joueurs.
Heureusement que j’ai une grande réputation avec les joueurs locaux .Tout le monde me croit, ils acceptent ce que je dis. Si les dirigeants me donnent le nécessaire, l’équipe de cette année sera meilleure que celle de l’an passé. Si je regarde les talents que j’ai aujourd’hui, ils sont de loin supérieurs à ceux que j’avais les années antérieures. C’est pourquoi j’ ai confiance , si j’ ai les moyens j’ aurai vraiment une grande équipe .Si nous ne perdons pas de match cette année , c’ est parce que les joueurs ont compris qu’ ils seront champions .Avec tout le staff , nous essayons de les dresser , menant , ils jouent avec objectif .

Vous marquez peu de buts, quelle est la signification,

KJG : Ce n’est pas Vital’ o seulement ou les équipes du Burundi uniquement. On a remarqué qu’ il n’ y a plus d’ attaquants aujourd’hui au vrai sens du terme . Dans notre équipe, nous arrivons le plus souvent dans des situations de marquer des buts, mais il nous manque cet attaquant mordant qui puisse marquer quand l’occasion se présente. C’est aussi un travail à faire, c’est également un travail psychologique. Qu’il y a des joueurs qui ratent des buts, qui rigolent, c’est psychologique, il nous faudra arriver à concrétiser toutes les occasions qui se présentent à nous .Il nous manque vraiment des attaquants de classe.

Quelle est le secteur qui mérite le plus du renfort ?

KJG : J’ai encore trois joueurs à recruter, en attaque, au milieu et en défense .Le problème est que la fédération nous a bloqué à 25 joueurs si non je recruterai deux à chaque compartiment.

Êtes-vous satisfait de vos gardiens ?

KJG : Autour’ hui au Burundi , il n’ y a pas de grands gardiens mais il y a de bons parce qu’ il n’ y a pas de gabarit .Nous avons des gardiens très techniques avec des réflexes incroyables mais des gardiens d’ 1 m 65 cm , c’ est compliqué .Quand on regarde comment ils font les sorties sur les balles transversales , c’ est pas uniquement chez Vital’o mais aussi dans les autres équipes , ça nous montre qu’ il n’ y a pas de grands gardiens au Burundi.

Qu’est ce qui manque pour avoir de grands gardiens ?

KJG : Au Burundi depuis les années 60 , il y avaient de très grands gardiens , je peux vous citer plus de vingt noms ,j’ étais petit je les voyer avec une taille élancée et du gabarit .Est ce qu’ on dira que cette race est perdue , je ne sais pas , mais ce qui est sûr , les jeunes préfèrent s’ entraîner sur les postes de joueurs de champ que dans les bois .

Que pensez – vous du match de ce week end contre Olympic Star ?

KJG : Cette année, je n’ ai jamais vu cette équipe jouée , je connais l’ équipe de l’ année passée que nous avons battu à deux reprises , s’ils se sont renforcées , je ne sais pas, ce que je sais est que toutes les équipes qui jouent contre Vital’o se préparent très sérieusement et nous, nous prenons les matches comme une finale .Mais je conseillerai les équipes de se préparer de la même manière durant tout le championnat .

Pensez vous que vous serez champion cette année ?

KJG : Je suis persuadé que nous jouons le titre et je suis sûr que nous allons le décrocher.

Monsieur l’ entraîneur, merci et bonne chance.

Désiré Hatungimana.

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VITAL’ O  SEULE EN TETE DU CHAMPIONNAT NATIONAL DE FOOTBALL : le 06/03/2009


Malgré la perte de nombreux joueurs titulaires partis voir ailleurs ,on citera entre autres , le capitaine Tambwe  parti  en Azerbaïdjan , Henry Mbazumitima  et le gardien Saïdi actuellement à Athlético , Bangama et Afizi qui jouent dans la formation d’ Inter Star ,Erasto Nyoni qui a regagné son pays la Tanzanie et qui évolue dans la formation d’ Azam   , Eric Gatoto parti joué au Rwanda dans l’ équipe de Rayon Sport  , Vital’o existe toujours .
Pour remplacer ces joueurs partis tenter leur chance dans d’ autres clubs , Kanyenkore Jean Gilbert entraîneur de cette équipe à miser sur la jeunesse en recrutant par exemple Demunga , Claude , Toton et même des joueurs en provenance de la troisième division qui commencent à prouver qu’ aux âmes biens nées , la valeur n’ attends point le nombre des années .
Kanyenkore est content de la prestation de ses joueurs mais reconnaît quand même qu’ il reste grand-chose à faire au niveau de l’ attaque .
Pour lui, les attaquants au Burundi sont des oiseaux rares et c’ est une des causes des éliminations précoces dans les compétitions africaines des équipes burundaises et de préciser qu’ ils n’ ont pas d’ autres choix. Yaoundé espère quand même construire une équipe très solide à la fin de la phase allée .
Pour lui , le championnat de cette année sera très différent de celui de l’ an passée . Il compte beaucoup de jeunes, très rapides et presque du même niveau .
Au premier match , les choses n’ ont pas été du tout faciles pour les mauves blanc malgré un score de deux buts à zéro devant la formation de l’ ancienne vedette de Prince lui Mohammed Tchité connu dans les rues de Bujumbura sous le nom de Mémé .
La deuxième rencontre contre Muzinga aurait dû être facile n’ eût été la maladresse des attaquants qui ont raté des buts tout fait ce qui a failli coûter très cher à Vital’o vers la fin de la rencontre . Penaltie refusé à Vital’ o à la première mis – temps, compassassions en deuxième période en refusant un penaltie à Muzinga , l’ arbitre du jour n’ a pas été à la hauteur . Un but à zéro à la fin de la rencontre ce qui a valu trois points aux poulains de Kanyenkore les propulsant du coup à la tête du classement provisoire après deux journées.
Le programme du week end du 7 et 8 est le suivant :
Samedi à 14 heures :  Vital’o vs Prince Louis
              à 16 heures :  LLB – Academic vs  Flamengo
Dimanche à 14 heures : Muzinga  vs  Academie Tchité
                    à 16 heures :  Inter Star vs Athlético
A l’ intérieur du pays samedi b :
Aigle Noir vs Olympic Star
Musongati  vs  Wazee
Delta  Star vs  Volontaire

Désiré Hatungimana

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INTER STAR CHAMPION DU BURUNDI 2008 : le 12/11/2008

Coupe_2008 Le verdict est tombé ce dimanche 9 novembre au stade Prince Louis .Les noirs et blancs gagnent le premier trophée du championnat national .Inter Star devance Vital’o d’ un point. Les deux formations dominent toujours le football burundais .
C’ était la joie pour les fans d’ Inter Star et de ses dirigeants .

Amars Niyongabo entraîneur de cette équipe précise que leur objectif a été atteint mais il indique qu’ il reste à se concentrer sur le recrutement pour affronter valablement la compétition africaine .Même son de cloche pour Kanyenkore Jean Gilbert dit Yaoundé , entraîneur de Vital’o  .
Inter Star perd Mutambalo Ismaîl recruté par la Gantoise qui joue en première division en Belgique , Papy Faty qui part pour Trabzonsport , Amrani qui est déjà parti à Gençlerbirligi , toutes des équipes de la première division turque .
Quant au club de Vital’o , il a déjà perdu Henry Mbazumutima qui se trouve dans l’ équipe turque de Sivassport .Cette équipe perdra probablement Tambwe et Bangama .
Les responsables de ces équipes sont dans l’obligation de recruter avant le début du championnat 2009 et les compétitions africaines.
Pendant cette clôture du championnat national, des prix ont été distribués aux équipes et aux individus.

Meilleurs buteurs :

1 Ligue National A :       Gatoto Eric       (Vital’o )   :         18 buts : une coupe + 300000 fbu
2 Ligue B Bujumbura :   Mbirizi Christian ( Muzinga) :  12 buts : un ballon + 60000fbu
3 Ligue B Intérieur     :   Tambwe Amisi (New Generation) : 9 buts : un ballon +60000 fbu

Meilleurs joueurs national

Meilleur joueur du Burundi : Henry Mbazumutima ( Vital’o ) : une coupe + 300000 f bu
Révélation de l’ année         : Papy Faty ( Inter Star )                : un ballon + 100000 fbu

Prix de fair play

Ligue national A        : Olympic Star
Ligue B Bujumbura   : Union Sporting
Ligue B Intérieur       : Ligals’s

Meilleurs Arbitres

Arbitre Central

1er   Hicuburundi Jean Marie Vianney
2ème Gasinzigwa Eric Kasere
3ème Nifasha Christine

Arbitre assistant

1er   Gahungu Désiré ( présélectionné pour la coupe du monde 2010 )
2ème Birumushahu Jean Claude
3ème Nizigiyimana Charles

Les coupes des champions

Champion national : Inter Star : une coupe ; 8 ballons ; Médailles d’ Or +2500000fbu
Vice champion       : Vital’o     : une coupe ; 8 ballons ; Médailles d’ Argent + 2000000fbu

Champion ligue B Bujumbura :400000fbu + 5 ballons
Champion ligue B Intérieur     : 400000fbu + 5 ballons

La super coupe aura lieu mi – décembre entre les quatre premiers clubs de la ligue A à savoir Inter Star , Vital’o , Flamengo et Athlético .
Cette super coupe sera sponsorisée par la Brarudi , une occasion de lancer PRIMUS LIGUE à la place d’ AMSTEL LIGUE .

Désiré Hatungimana

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INTER  STAR ET VITAL’O REPRESENTANTS  DU BURUNDI DANS LES COMPETITIONS
AFRICAINES
:le 05/11/2008


La 29ème journée du championnat  national de football a qualifié Inter star et Vital’o dans les compétitions africaines .Il reste à connaitre le champion de cette année qui sera déterminé par la 30ème et dernière journée .
A cette journée ; Inter Star premier avec 73 points jouera contre la formation d’ Alsafa Onze Africain , une équipe à la portée des noirs et blancs tandis que Vital’o qui compte 72 points croisera le fer  avec  Flamengo ,la redoutable équipe de Ngagara qui a crée la surprise cette année , en battant entre autre Vital’o à la première journée de la phase aller ; Athlético Olympic et Inter Star , pourtant des clubs favoris au début du championnat .
Vital’o n’ aura pas la tache facile devant cette équipe de Flamengo ce qui met dans le ballottage favorable la formation d’ Inter Star . Pour être champion , Vital’o devrait battre Flamengo et doit compter sur le faux pas d’ Inter Star devant Alsafa Onze Africain .
Si rien ne change au classement , Inter Star représentera le Burundi à la ligue des champions africaines et Vital’ o jouera la coupe de la confédération africaine .
L’ an passé à la ligue des champions , Vital’o a été éliminé au premier tour par Coton sport de Galoua qui se trouve pour le moment en finale de cette prestigieuse coupe et Inter Star n’ a pas non plus dépassé le premier tour . Il a été éliminé par Express de l’Ouganda .
Pour  n’ année 2009, ce n’ est pas évident que les équipes burundaises feront  mieux que l’ an passé dans ces compétitions africaines .
Inter Star sera sans doute privé de Mutambalo Ismail la pièce maitresse de cette équipe et du jeune Papy Faty  qui s’est imposé au milieu du terrain des noirs et blancs .Quant à Vital’o , il pourrait perdre Henry Mbazumutima , joueur clé des mauves blancs et Floribert dit Tambwe , capitaine de cette équipe .
Tout ces joueurs pourraient jouer au championnat turc sauf Mutambalo qui est attendu à la Gantoise en Belgique.
Ce vague des joueurs burundais à l’ étranger est facilité par l’ entraineur national Adel  Amourouch .C’ est une bonne chose pour le foot burundais mais reste à savoir si les dirigeants des clubs burundais sortiront leur chéquiers pour acheter les joueurs de talents pour palier à ces départs .
La sous région regorge des joueurs de talent et moins chers , aux managers de s’ y mettre.

Désiré Hatungimana

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